F1 : bilan de la saison 2016
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F1 : bilan de la saison 2016

Rosberg champion, trois retraités, des confirmations, des promotions, et surtout l'écrasante domination des Mercedes, la saison 2016 a été finalement plus surprenante que prévue.

LES TOPS

Mercedes. La maîtrise affichée par la firme allemande lors des roulages hivernaux laissait présager une domination toujours aussi forte que lors des deux précédentes saisons. Ce fut pire pour la concurrence, en fait. 19 fois sur 21, une Mercedes a franchi la ligne en tête cette saison. Par huit fois, les deux pilotes étoilés ont occupé les deux plus hautes marches du podium. Depuis le début de l’ère Mercedes, jamais la domination n’a paru si évidente. Surtout, le team de Brackley a une fois de plus laissé ses pilotes en découdre pour le titre, sans consigne ni interférence, ce que ni Ferrari (2000-2004), ni Red-Bull (2010-2013) n’avait offert au public. Si plusieurs teams espèrent que la nouvelle réglementation puisse changer la donne, la façon avec laquelle Mercedes atomise ses poursuivants interpelle. Avec des moteurs similaires et une aéro plus poussée, est-ce que les suiveurs reviendront ? Peut-être, mais il y a fort à parier que les Flèches d’Argent seront toujours à l’avant de la grille en 2017.

Nico Rosberg. Champion du monde après deux défaites essuyées face à Lewis Hamilton, la performance est remarquable. Extrêmement solide, imbattable dans les moments-clés, il a géré avec beaucoup de métier l’avance que lui avait donné son ultime victoire au Japon, suite à l’explosion du V6 Mercedes de son équipier en Malaisie. Rien, ni les déclarations acerbes du Britannique, ni sa stratégie audacieuse à Abu Dhabi, ne l’a fait craquer. Bénéficiant d’une meilleure fiabilité que Hamilton, il a aussi été injustement pénalisé à plusieurs reprises. Rosberg a surtout bien mieux maîtrisé le retour à une procédure de départ manuelle et a durci le jeu face à son redoutable adversaire. Lorsque les deux Mercedes se sont accrochées à Barcelone durant le premier tour, l’Allemand a envoyé un message à son équipier : il ne s’écarterait plus. Sa couronne est amplement méritée, lui qui devient le seul, avec Jenson Button, à avoir réussi à battre Hamilton sur un exercice.

Lewis Hamilton. Pour ceux qui doutaient de sa motivation après son troisième sacre, la saison écoulée sonne comme une réponse implacable. Hamilton a toujours faim de victoire. Son panache fut immense, mais ses erreurs lors de plusieurs départs durant lesquels le délicat embrayage de la Mercedes lui joua des tours ont certainement scellé le sort. Hamilton a grillé des jokers, trop, et une casse moteur à Sepang a presque condamné ses chances. Jusqu’au bout, l’Anglais s’est battu. Sa stratégie lors de l’ultime épreuve fut un modèle de virtuosité, bien qu’elle ait échoué à faire vaciller Rosberg. Une fois de plus, Hamilton a conclu une belle saison. Mais depuis l’humiliation subie à Austin en 2015, Rosberg s’est impliqué comme jamais, renonçant à tout, pour enfin atteindre le Graal. Face à un pilote aussi déterminé, Hamilton, même en forme, n’a pu que s’incliner.

Max Verstappen et Daniel Ricciardo. Difficile de dissocier les deux Red-Bull Boys. Le jeune Néerlandais fut promu dès Barcelone pour remplacer un Daniil Kvyat trop court face à l’Australien. Première course et première victoire, favorisée par la stratégie perdante imposée à son équipier. Tout au long de la saison, Verstappen s’est révélé comme un pilote de tout premier plan, multipliant les manœuvres spectaculaires et s’attirant les foudres de certains de ses adversaires. En point d’orgue, un GP du Brésil absolument fou où il ridiculisa une bonne partie du peloton, déposant au passage son équipier. Mais il s’agit là de la seule ombre au tableau de la saison de Daniel Ricciardo. Le souriant Australien n’a pas tremblé, finissant toutes les courses, dominant le prometteur Max. Depuis l’Espagne, Ricciardo a inscrit 29 points de plus que le Néerlandais. Régulier, efficace, il a dû abandonner deux victoires, en Espagne à cause d’une mauvaise stratégie, et à Monaco, suite à un cafouillage de son stand. Si les projecteurs ont illuminé son voisin de garage, la confirmation de l’année, c’est bien lui.

Red-Bull Racing. Après le navrant feuilleton l’opposant à Renault l’année dernière, on s’attendait à un exercice compliqué pour l’écurie autrichienne. Mais alors que Renault (pardon, TAG-Heuer…) progressait, le châssis de la RB12 fit des merveilles. Progressivement, les Red-Bull prirent le pas sur une Scuderia Ferrari aux abois, étant finalement la seule équipe à priver Mercedes du grand chelem. De même, la décision de rétrograder Kvyat pour promouvoir Verstappen était difficile à prendre, mais le pari s’est avéré gagnant, allant au-delà de toute espérance. Confortable deuxième du classement constructeurs, on peut attendre du team de Milton Keynes un nouveau cap en 2017, pour enfin contrarier la marche en avant de Mercedes.

Carlos Sainz Jr. La confirmation de la qualité de la filière Red-Bull. Sainz aurait pu s’effondrer dans l’ombre de Verstappen, il n’en a rien été. Et si Toro-Rosso a pu contester la sixième place mondiale à McLaren, c’est uniquement grâce à lui. L’Espagnol a fait grimper sa cote de popularité cette saison, et l’intérêt porté par Renault pour le débaucher a permis de vérifier que Red-Bull tient vraiment à lui. A tout moment, il fut exemplaire, handicapé par une monoplace propulsé par un moteur 2015. Sainz ne fait pas trop parler de lui, mais il confirme qu’il est un authentique espoir, au même titre que Verstappen.

Fernando Alonso. Une dixième place mondiale devant Felipe Massa, une collection de places d’honneur, des démonstrations comme à Monaco ou à Austin, le pilote d’Oviedo démontre qu’il n’a rien perdu de sa hargne. Et surtout, il a complètement éteint Jenson Button, que ce soit en qualification ou en course. Alonso a confié qu’il pouvait enfin s’amuser au volant, et ça s’est vu. A Interlagos, repartant dernier après une faute au restart, il a remonté sept pilotes en douze tours. Plus à l’avant, Verstappen a fait mieux encore et a éclipsé ses manœuvres. 2017 sera peut-être son ultime saison, mais quand on fait le point sur son exercice, il paraît évident qu’une retraite serait une perte énorme pour la F1.

Sergio Perez. Deux podiums de plus pour le Mexicain et une domination totale de Nico Hülkenberg. Cette année encore, Perez a prouvé que sa saison 2013 sur McLaren n’était qu’un lointain et mauvais souvenir. “Checo” est fiable, rapide, doux avec ses gommes, opportuniste… Jurant fidélité à Force India, il pourrait prétendre à un team plus huppé. Opposé la saison prochaine au jeune Estéban Ocon, il se devra de prendre le dessus s’il espère retrouver un volant au sein d’un top-team.

Estéban Ocon. Promu en cours de saison au sein du team Manor, Ocon a fait ce qu’il fallait : il a prouvé qu’il méritait mieux. Sa course au Brésil fut une belle démonstration de sang-froid et de maturité et surtout son implication a séduit Force India qu’il rejoindra en 2017 avec seulement une demi-saison des les jambes. S’il ne semble pas encore avoir l’adhésion totale des observateurs, Ocon se voit offrir une chance extraordinaire de confirmer son potentiel face à Sergio Perez, valeur sûre incontestable.

Haas. Pour une première, c’est plutôt pas mal ! OK, le soutien technique de Ferrari n’est pas à dissimuler. Mais il faut reconnaître qu’au-delà d’une voiture plutôt bien née, les Américains ont fait peu d’erreurs cette saison, permettant à Romain Grosjean de décrocher quelques points. Le plus dur sera de confirmer, mais la base est plutôt bonne. Pour 2017, l’enjeu sera de poursuivre en ne ratant pas le virage dicté par la nouvelle réglementation.

La surprise de l’année : Kimi Raikkonen

On ne l’attendait plus à un tel niveau. Et encore, sa position au Mondial est franchement décevante par rapport à la qualité de sa saison. Car contrairement à ce que montre le classement, c’est bien lui qui s’est affirmé comme le fer de lance de la Scuderia au cours de l’exercice écoulé. Iceman s’est fait violence, accrochant Sébastian Vettel en qualification à de nombreuses reprises, jouant à fond le jeu de son équipe, victime d’une certaine malchance causant quelques abandons sans compter sur son équipier qui a plusieurs fois ruiné ses courses. Au-delà de ses performances, Kimi a été régulier, calme, ignorant les conflits pour maximiser le potentiel de sa décevante monoplace. Il s’en est fallu de très peu pour qu’il ne devance Vettel au championnat. Raikkonen a été bluffant, tout simplement, et se rappelle au bon souvenir de tous.

Le top de l’année : Force India

Il y a les exploits de Rosberg, de Mercedes ou de Verstappen. Mais ce qu’a réussi le team indien les surclasse. En achevant la campagne au quatrième rang mondial, Force India a frappé fort, avec un budget ridicule comparé aux autres. Bien sûr, les VJM09 bénéficient d’un V6 Mercedes… mais ça ne suffit pas à expliquer les formidables performances de la saison. En performance pure, les monoplaces de Perez et Hülkenberg ont résisté à la montée en puissance de McLaren tout en se rapprochant des Ferrari. Sur le plan comptable, elles ont réussi à déloger les Williams sans aucune contestation. Pour une écurie dont on craignait l’avenir l’hiver dernier, c’est presque un miracle. Et surtout, cela démontre une formidable capacité à maximiser les ressources dont dispose le team. Un top 4 sera sans doute difficile à rééditer. Dès lors, il est important de souligner que cette performance est tout simplement admirable.

LES FLOPS

Sebastian Vettel. Une rechute, si l’on peut dire. La saison 2015 ne serait donc qu’un feu de paille, tant Vettel fut brouillon cette année. Quelques fulgurances ont pointé, mais son bilan en qualification est désastreux face à son équipier qui est loin d’être un spécialiste du genre. En course, l’Allemand s’est illustré par ses fautes de pilotages grossières, notamment lors des départs (Chine, Belgique, Malaisie), et par ses sempiternelles pleurnicheries par l’intermédiaire de sa radio ou plus simplement après-course. Se plaignant sans cesse de manœuvres qu’il est le premier à commettre, Vettel a passablement agacé ses pairs cette saison, qu’ils se nomment Ricciardo, Verstappen ou encore Alonso. Le mystère n’est donc pas levé, et certains observateurs en Italie semblent l’avoir d’ores et déjà pris en grippe, estimant qu’il n’est pas le meneur dont la Scuderia a besoin.

McLaren-Honda. Il aurait été difficile de faire pire qu’en 2015. Pour sa deuxième campagne, l’association anglo-japonaise n’aura pas rempli son contrat, à savoir se rapprocher significativement des top-teams. Bien sûr, la MP4-31 a progressé. Mais à Abu Dhabi, les monoplaces de Woking étaient toujours moins véloces que les Force India, peinant à tenir le rythme des Williams. Au final, le bilan est nuancé, car le seul fait d’arme de l’équipe est d’avoir battu une Scuderia Toro-Rosso affublée d’un V6 Ferrari version 2015, très handicapant surtout en fin de saison. Bref, on voit mal comment Alonso et Vandoorne pourront jouer la gagne en 2017, ce qui est d’ailleurs déjà avoué par la direction de McLaren et de Honda.

Jenson Button et Felipe Massa. Les deux hommes partagent plusieurs points communs. En premier lieu, il ne seront pas sur la grille l’année prochaine, à priori en tous cas. Si la retraite de Massa est effective, l’année sabbatique de Button s’en rapproche. Tous deux ont été balayés par leur équipier respectif. Rien de nouveau concernant le Brésilien, qui a clairement fait la saison de trop, malgré quelques réactions d’orgueil face à un Bottas pas toujours brillant. C’est en revanche une surprise pour le Britannique, qui s’est complètement loupé cette année que ce soit en qualif ou en course, le GP d’Autriche mis à part. Pire, alors que les conditions dantesques du GP du Brésil étaient taillées pour lui permettre de réaliser un exploit, il a coupé la ligne d’arrivée en dernière position, derrière les Sauber et Manor. Cette saison médiocre rend son retrait presque anonyme, ce qui est forcément injuste au regard de la carrière et de la qualité de Button. Si les semaines qui viennent venaient à changer les plans de l’écurie McLaren, peut-être aura-t-il l’occasion de finir sa carrière sur une note plus conforme à son talent.

Nico Hülkenberg. L’Allemand est en train, inexorablement, de s’installer dans la catégorie des espoirs déçus. Atomisé par son voisin de garage qui a obtenu deux podiums, Hülkenberg s’est de nouveau incliné face à Perez, malgré un mieux en qualif sur la fin de l’exercice. Parti pour rejoindre Renault en 2017, il va connaître une dernière chance de prouver le potentiel que tous les observateurs avaient espéré voir éclore. Les saisons se suivent et se ressemblent pour Nico. Malheureusement pour lui, la jeune génération est déjà là et pourrait le perdre.

Renault. Mention spéciale pour l’ensemble du team, incluant ses pilotes. Que Renault ne soit pas performant, on s’y attendait. Reprenant l’hiver dernier les plans de Lotus, il n’y avait pas grand chose à espérer. Mais bon sang quel manque de compétitivité ! Avec un V6 faisant le bonheur des Red-Bull, les monoplaces jaunes se sont traînées en fond de grille, bataillant avec les Manor et les Sauber. Si le Losange nous donne rendez-vous en 2017, il semble que, comme pour McLaren, la route sera longue. Entre-temps, l’ex-espoir Kevin Magnussen a été débarqué, sans injustice ni tristesse. Quand à Joylon Palmer, il ne doit son maintien qu’à l’incapacité du team d’Enstone de trouver mieux.

Romain Grosjean. D’accord, il a marqué en début de saison les seuls points de son équipe, et c’est donc grâce à lui que Haas termine en si bonne position. Le problème du Français, c’est qu’il n’a pas maintenu son niveau. Peu à peu, Estéban Gutierrez, qui n’est pas à proprement parler un foudre de guerre, s’est rapproché de lui en qualif, jusqu’à le battre. Et puis, pour un numéro 1, Grosjean a trop souvent hurlé sa colère, faisant preuve de peu de considération pour un team dont c’est la première sortie. Qu’on se le dise, le pilote tricolore restera cantonné au milieu de grille, bien loin des espoirs que ses premières performances pouvaient susciter.

Le flop de l’année : Scuderia Ferrari

Qu’il était dangereux de d’auto-proclamer challenger de Mercedes pour la course au titre… Après une saison 2015 encourageante, la Scuderia a sombré en 2016, voyant Force India revenir très fort en terme de performance à la fin de la saison. Logiquement débordée par Red-Bull, l’écurie italienne conclut la saison sans la moindre victoire, comme en 2014. Surtout, à aucun moment une Ferrari n’a semblé en mesure de s’imposer. Sergio Marchionne a du mal à cacher son impatience, et les têtes pourraient tomber, encore et encore. James Allison a quitté le navire, sans qu’il soit pour le moment vraiment regretté. Que pourra espérer le team de Maranello en 2017 ? Bonne question… Car la dynamique est mauvaise, il faut en convenir. Et les signes perçus ne sont pas encourageants. Le dernier titre pilote remonte à 2007, celui des constructeurs à 2008. Une éternité.

La surprise : la retraite de Nico Rosberg

Personne ne s’y attendait. Pour la première fois depuis 1994, le champion du monde en titre ne sera pas sur la grille en 2017. Fatigué par sa lutte usante face à Lewis Hamilton, sevré par ce titre après lequel il courait, Rosberg quitte la F1 à 31 ans, ce qui est tôt, même pour un sportif. Surtout, il met le team Mercedes en position délicate. En effet, il est impératif pour l’écurie allemande de trouver un remplaçant de qualité pour épauler Hamilton.

Plusieurs rumeurs ont circulé : Pascal Wehrlein, prometteur mais pas encore mûr, est pour le moment libre. Mais Toto Wolf a déjà déclaré qu’il trouvait le jeune Allemand de la filière maison un peu vert. Même constat, dès lors, pour Estéban Ocon, qui en plus de son expérience encore moindre, s’est engagé avec Force India. Les pilotes Red-Bull sont verrouillés. Exit les pistes Vertappen, Ricciardo ou Sainz. Chez Ferrari, les deux pilotes sont sous contrat et ne semblent pas disposer à vouloir (ou pouvoir) quitter le navire. Avec insistance, le nom d’Alonso est revenu. Wolf a indiqué que la piste était sérieuse, tandis que Niki Lauda milite pour une embauche de l’Espagnol. Visiblement occupé à chercher une faille dans son contrat, les deux hommes ont finalement appris de la bouche de l’intéressé qu’il poursuit l’aventure McLaren-Honda. Difficile de savoir si le contrat du pilote d’Oviedo pouvait être remis en cause. En revanche, il se murmure qu’il s’agit d’un choix personnel, un choix de loyauté, peut-être de fierté aussi.

Dès lors, il n’y a plus que chez Williams que la solution pourrait être trouvée. Paddy Lowe intéresse le team de Grove. Bien qu’ayant promis de ne pas affaiblir une écurie partenaire, Wolf travaillerait à une bénédiction de l’embauche de Lowe, une réduction de la facture moteur ainsi que le placement de Wehrlein pour attirer Bottas. Il semble bien, désormais, que la solution se trouve entre ces deux hommes. Quoiqu’il arrive, on voit mal comment Lewis Hamilton pourrait être perturbé par une telle opposition.

  1. avatar
    18 décembre 2016 a 10 h 13 min

    Salut Jayce,

    Cela faisait longtemps.

    Pour Alonso chez Mercedes, cela me semble cuit sauf cataclysme. Mais je vois mal l’Espagnol, après avoir été juré sa fidélité devant les employes de McLaren à l’usine du Paragon à Woking, signer avec Toto Wolff et Niki Lauda.

    En cela, l’homme d’Oviedo reproduit ce qu’a fait Schumacher avec Ferrari, il veut construire avec McLaren Honda.
    Même si à court terme, on voit mal l’écurie anglo-japonaise rivaliser avec Mercedes, et même avec Red Bull.

    Pour Ferrari, oui c’est un naufrage et Alonso a bien fait de partir fin 2014. Les 3 victoires de Vettel en 2015 étaient un mirage.
    Le bateau coule de toutes parts et Marchionne avait largement sous-estimé la difficulté de la F1.
    Le monument est en péril.

    Pour 2017, si l’on part du principe que Bottas (ou P .Wehrlein) sera l’équipier d’Hamilton et que Mercedes devrait garder une avance confortable sur la concurrence, alors le triple champion du monde sera l’immense favori de la prochaine campagne, malheureusement orpheline de Nico Rosberg.
    Ce dernier est parti trop vite à 31 ans au sommet de son art, il ne me surprendrait pas de le revoir en F1 dans 3-4 ans quand les regrets l’auront rongé et l’adrénaline de la compétition lui aura tant manqué.

    Un mot sur Vettel si décevant en 2016 face à un Raikkonen sur le déclin depuis 2014 : comment Mercedes peut-elle avoir des vues sur Seb pour 2018 ? D’un point de vue sportif, cela n’est pas justifié. D’un point de vue marketing, ca se défend car pilote allemand et Dream Team (7 titres en cumulé avec King Lewis).

    Grand bravo à Force India sinon, et au duo Ricciardo / Max Verstappen sinon.

    Et enfin, quelle belle nouvelle que la résurrection du GP de France, le plus vieux du monde (1906).
    Il faudrait d’ici 2018 que Grosjean et surtout Renault soient dans le coup pour donner un bel élan populaire au Castellet. C’est mal parti dans les 2 cas, car le Franco-Suisse n’a plus les faveurs des top teams et le Losange a énormément de pain sur la planche.
    Reste la carte Esteban Ocon.

    • avatar
      20 décembre 2016 a 16 h 15 min
      Par Jayce

      Bonjour Axel. Je vois mal comment Wehrlein ou Bottas pourrait menacer Hamilton chez Mercedes… Le team allemand se retrouve dans une situation très délicate, car les meilleurs sont déjà sous contrat. D’ailleurs, la tentative de propagande de Toto Wolf “80% des pilotes m’ont appelé” en dit long sur le désarroi de la direction de Mercedes. Hamilton sera donc le fer de lance de l’équipe, mais est-il assez fiable pour cela? Il ne s’agit pas de douter de sa compétitivité, mais surtout de son attitude, valeur ô combien importante pour la firme étoilée.

      Pour ce qui est d’Alonso, au-delà de ses possibilités contractuelles, je vois deux choses. La première est d’aller au bout d’un projet qu’il défend depuis plus de deux ans. La seconde, est de ne pas passer pour un mercenaire, lui qui a acquis une respectabilité bien plus importante que ne le suggère son palmarès. Une victoire en GP avec McLaren vaudrait bien plus sur ce plan qu’un titre avec Mercedes…

      Chez Ferrari, la crise couve vraiment, et il vaut mieux que la nouvelle monoplace ne soit pas un four. La dynamique ne va pas dans le sens d’une amélioration, les incertitudes sont donc grandes. L’implosion pourrait guetter les premières épreuves de la saison en cas d’échec…

      Red-Bull sera à surveiller cet hiver, car le retour au sommet semble amorcé. Et puis quel duo de pilotes !!! Tout simplement le meilleur du paddock.

      Enfin, bonne nouvelle en effet que le retour du GP de France, surtout au Castellet ! Bon, Grosjean, ça fait un moment que je n’y crois plus. Reste à savoir ce que donnera Ocon. En tous cas, Renault a déjà raté une belle occasion de l’enrôler en traînant sans cesse pour se décider. Ocon va faire le bonheur de Force India tandis que Palmer rempile… Il va falloir un peu plus de sérieux chez les jaunes…

      • avatar
        21 décembre 2016 a 9 h 25 min

        Salut Jayce,

        Oui Alonso devra se défaire du prometteur Stoffel Vandoorne, on a vu à Bahrein que le Belge était un client. Mais l’Espagnol étant l’un des meilleurs de tous les temps, il devrait y arriver sans trop de mal je pense.
        Gagner une course avec Woking, sa 33e en carrière, aurait une belle signification mais l’homme d’Oviedo reste en F1 pour une 3e couronne, pas juste regagner une seule course !

        Pour Hamilton, la motivation sera triple au contraire en 2017. Reconquérir le titre perdu en 2016 face à Rosberg, écraser son nouveau coéquipier pour montrer qu’il reste le boss chez Mercedes (en attendant Vettel pour 2018 ?) et partir à la chasse aux records.

        Car avec 3 titres, 61 poles positions et 53 victoires en GP, King Lewis peut se dire qu’il a de quoi rejoindre Fangio au nombre de couronnes (5), et Schumacher / Senna au nombre de poles (68 et 65), lui qui vient de dépasser Prost (51) aux victoires.

        Pour les 2 records mythiques du Kaiser (7 titres et 91 GP), on refera un point sur les stats d’Hamilton fin 2018.

        Bottas semble tenir la corde puisque Massa devrait resigner avec Williams et donc sortir de sa (toute) jeune retraite.

        Enfin pour Red Bull, oui désormais que Rosberg et Button sont partis en retraite, leur duo de pilotes est le meilleur sans contestation possible.
        S’ils font progresser leur châssis tout comme leur moteur, et que le nouvel équipier d’Hamilton déçoit chez Mercedes, pourquoi pas espérer une lutte à 3 entre Black Senna, Ricciardo et Max Verstappen en 2017 ?
        Cela semble utopique tant le fossé est grand entre Mercedes et le reste de la meute, mais sait-on jamais.
        C’est le mieux qu’on puisse souhaiter à la F1, qui depuis l’an 2000 a vécu trop de règnes sans partage (Ferrari, Red Bull, Mercedes), avec trop peu d’années à vrai suspense : 2000, 2003, 2005, 2006, 2007, 2008, 2010, 2012, 2014 et 2016 chez les pilotes, 2000, 2003, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2012 chez les constructeurs.

        Pour le GP de France, superbe nouvelle et la possible victoire de F. Fillon aux présidentielles de 2017 devrait aider la course à se pérenniser, l’ancien Premier Ministre étant un ardent passionné de sport auto. et un défenseur du dossier France F1.

  2. avatar
    19 décembre 2016 a 19 h 58 min

    (j’avais posté une réponse mais on dirait que ça a été perdu).

    Salut Jayce, merci pour l’article, toujours un plaisir de te lire.

    Avec la victoire de Verstappen à sa première course avec Red Bull, je n’avais pas réalisé que Ricciardo l’avait surclassé. Cependant Max reste très prometteur vu son jeune âge. Il fait honneur à son nom de famille, tout comme Carlos Sainz Jr, et surtout le néo-retraité Roseberg dont le père Keke a aussi été champion du monde.

    Pour Vettel, il est difficile de croire qu’il a été champion du monde 4 fois de suite. Il a sûrement bénéficié de la fantastique Red Bull ainsi que de l’insouciance de sa jeunesse pour s’imposer. Peut-être a-t-il perdu un peu de motivation également.

    Dommage pour Alonso, ç’aurait été bien de le voir se battre pour titre. Cependant, félicitons-le pour sa loyauté envers McLaren. À ce stade de sa carrière il préfère sans doute prendre du plaisir à courir, sans la pression inhérente à un top team avec pour objectif le titre.

    Pour Roseberg, bravo à lui effectivement, il a eu du cran de résister à Hamilton qui n’est pas un deux de pique. Je pense qu’il peut se retirer en paix pour profiter de sa famille. On se donne rendez-vous dans quelques années pour voir si ta prédiction de retour est avérée (personnellement je mise contre ;) ).

  3. avatar
    20 décembre 2016 a 15 h 48 min

    Salut Fabrice,

    Vettel est un prodige du pilotage pur en terme de sprint sur un tour. Mais il apprend chez Ferrari que lutter dans le peloton est un autre atout que doit posséder un champion, comme l’avaient Prost, Senna, Schumacher et Alonso avant lui.

    Et encore une fois, le long travail de sape psychologique d’Helmut Marko en 2009 et 2010 contre Mark Webber a porté ses fruits entre 2011 et 2013, l’Australien explosant complètement une fois Baby Schumi titré fin 2010.

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