Ferrari et la malédiction latine
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Ferrari et la malédiction latine

Depuis Juan Manuel Fangio en 1956, aucun pilote latin n'a pu être titré avec la Scuderia Ferrari. Retour sur une longue liste d'échecs dans la quête du Graal de tout pilote de F1, le titre de champion du monde

– 1974 (Clay Regazzoni 2e) : fin 1973, la Scuderia Ferrari est un véritable tonneau des Danaïdes. L’argent investi dans l’écurie de F1 est de manière incompréhensible mal utilisé, et Maranello complètement dominé par l’armada d’écuries britanniques équipées par Cosworth, avec en toile de fond la volonté de Ford de resserrer l’étau contre l’écurie italienne. Vaisseaux amiral des écuries équipées par Detroit, Lotus et Tyrrell vont cependant déchanter en 1974. La première car malgré Peterson et Ickx, deux virtuoses du volant, la monoplace de Colin Chapman est désormais dépassée. La seconde, car doublement orpheline du retraité Jackie Stewart et du défunt François Cevert. Malgré le talent de Jody Scheckter, Tyrrell ne pourra lutter contre Ferrari et McLaren, phénix qui reprend son envol grâce au Brésilien Emerson Fittipaldi. Revenu chez Ferrari depuis BRM, Regazzoni a pris Niki Lauda dans ses valises, un jeune espoir ambitieux. Le Viennois est encore au stade de l’apprentissage, tandis que Regazzoni se place en rival de Fittipaldi qui l’emporte in extremis à Watkins Glen. En 1975, le Tessinois ne pourra rien contre le Viennois Niki Lauda, grand artisan du retour au sommet de la Scuderia, avec le team manager Luca Cordero Di Montezemolo et le directeur technique Mauro Forghieri.

– 1977 (Carlos Reutemann 4e) : recruté par Enzo Ferrari à la fin de l’été 1976 pour remplacer Niki Lauda que le Commendatore juge condamné pour la compétition automobile, l’Argentin est premier pilote pour l’état-major de la Scuderia en 1977, où il remplace Clay Regazzoni. Mais Niki Lauda impose sa férule chez Ferrari sur la piste, et coiffe une deuxième couronne mondiale, ses rivaux les plus tenaces étant Jody Scheckter et Mario Andretti (Lotus). Comme Alain Prost en 1989 chez McLaren Honda, Lauda résistera à un contexte psychologique défavorable.

– 1982 (Didier Pironi 2e) : coéquipier du génial Gilles Villeneuve, Didier Pironi ne possède pas le panache du funambule canadien. Par contre, le Français est un redoutable tacticien et ne manque pas de piéger le Québécois de façon sournoise à Imola, sur l’autodrome Dino Ferrari où les Ferrari signent un doublé. Se sentant trahi par ce coéquipier qu’il considérait comme un ami jusqu’alors, Gilles Villeneuve commet le péché d’orgueil à Zolder, voulant absolument battre le chrono réalisé par Pironi en qualifications … Percutant la March du pilote Jochen Mass, le héros du Québec meurt sur le coup. La malédiction s’abat une première fois sur Ferrari. Vainqueur ensuite à Zandvoort, Pironi profite aussi des abandons récurrents d’Alain Prost, la faute au moteur Renix équipant sa Renault. Prost tombe de Charybde en Scylla avec plusieurs casses mécaniques, sans parler du navrant épisode du Castellet où l’état-major du Losange permet à René Arnoux de gagner devant Alain Prost pour un doublé Renault qui arrange le troisième de la course sur le circuit provençal, Didier Pironi, solide leader d u championnat du monde. Le destin a planté une première banderille à Ferrari à Zolder, il va porter l’estocade à la campagne 1982 de Maranello à Hockenheim. Sous la pluie, en qualifications, Pironi veut prouver qu’il est le meilleur pilote du monde dans cette F1 orpheline du virtuose Gilles Villeneuve, devant les Nelson Piquet, Keke Rosberg, Elio de Angelis, Niki Lauda, John Watson, René Arnoux et autres Alain Prost. Après un vol plané lors d’une collision, la Ferrari de Pironi sort de la piste et le pilote français voit sa carrière brisée, comme ses jambes. Frôlant l’amputation, Pironi ne pourra jamais revenir en F1, alors que Patrick Tambay, le remplaçant de Villeneuve dans l’écurie italienne, gagne à Hockenheim comme un signe du destin. Reconverti dans le pilotage de bateaux offshore, il mourra en août 1987 dans une compétition au large de l’île de Wight. Fin 1982, à Las Vegas, le nouveau champion du monde a pour nom Keke Rosberg, le Finlandais de Williams ayant été le plus régulier des rivaux d’une Scuderia Ferrari victime d’une funeste hécatombe.

– 1985 (Michele Alboreto 2e) : en pleine apothéose des turbos, Alboreto réalise une campagne splendide jusqu’à l’été, avant de traverser une période creuse fatale dans son duel avec Alain Prost, champion du monde avec McLaren TAG Porsche. Mais le pilote italien aura marqué les esprits avec notamment une superbe victoire au Nürburgring, succès dont Enzo Ferrari restera nostalgique jusqu’en 1987, année où le Commendatore décidera de remplacer Alboreto par Nigel Mansell dans l’optique de 1988. En cas de titre mondial avec le Cavallino Rampante, Alboreto aurait pu succéder à Alberto Ascari comme pilote italien sacré champion du monde avec Ferrari.

– 1990 (Alain Prost 2e) : recruté en secret par Cesare Fiorio en août 1989 sur le volier de ce dernier en Sardaigne, Prost quitte McLaren fin 1989 avec Steve Nichols et le numéro dans ses valises, au grand dam d’Ayrton Senna et Ron Dennis. En Italie, le triple champion du monde ridiculise Nigel Mansell, qu’il isole en parlant la langue de Dante avec les ingénieurs, dont l’Anglais ne parle pas un traître mot. Vainqueur chanceux à Interlagos après un accrochage de Senna dans le trafic, Prost passe la vitesse supérieure à partir de Mexico, où il remporte la plus belle victoire de sa carrière avec Kyalami 1982, Adelaïde 1986 et Rio de Janeiro 1987. Ensuite lauréat sur ses circuits fétiches du Paul-Ricard et de Silverstone, le Français bascule en tête du Mondial à mi-campagne. Si la Ferrari dispose d’un meilleure adhérence et d’un châssis optimisé, la McLaren dispose du meilleur propulseur avec le V10 Honda atmosphérique. Senna reprenant du pil de la bête à Hockenheim, Spa Francorchamps et Monza, Alain Prost se retrouve avec une épée de Damoclès au moment d’aborder Estoril. Trahi par Nigel Mansell qui le tasse contre le muret des stands au départ, le Français se retrouve cinquième au premier virage, ce qui sonne le glas de ses espoirs de victoire, qui revient sur le circuit portugais à Mansell. Furieux de voir Cesare Fiorio défendre le pilote anglais, Prost gagne ensuite à Jerez mais se retrouve devant un quitte ou double au moment d’aborder Suzuka. Senna se voyant opposer un veto irrévocable de la FIA pour passer la pole position sur le côté de la piste où se situe la trajectoire, le Brésilien se venge au départ du Grand Prix du Japon. Deuxième sur la grille de départ, Prost lance sa Ferrari fort d’une meilleure adhérence, mais il n’atteindra pas le premier virage sur le juge de paix nippon, percuté par Senna qui applique la loi du talion après l’accrochage de 1989 dont il juge son rival français responsable … Le championnat du monde 1990 se termine par un coup de Jarnac qui offre une deuxième couronne mondiale au surdoué de Sao Paulo. Une fois sortis du nuage de poussière, Senna et Prost rentrent chacun vers leurs stands sans s’adresser la parole.

– 2008 (Felipe Massa 2e) : le chant du cygne de Ferrari est proche, mais la Scuderia vit encore sur l’héritage de la Dream Team montée par Jean Todt à partir de 1996, avec Michael Schumacher, Ross Brawn, Rory Byrne et Paolo Martinelli. Orpheline du Kaiser depuis fin 2006, l’écurie de Maranello a remporté le titre en 2007 grâce à la combativité de Kimi Raikkonen, même si Iceman a profité du duel fratricide entre Lewis Hamilton et Fernando Alonso. Parti de Woking fin 2007, l’Espagnol est remplacé par Heikki Kovalainen, porteur d’eau d’Hamilton. Dans le cockpit de sa flèche d’argent, le pilote au casque jaune sera le plus redoutable rival des Ferrari. Raikkonen débute le saison sur les chapeaux de roue mais se retrouve peu à peu débordé au classement par Felipe Massa. Le Brésilien s’engage dans un duel au couteau avec Lewis Hamilton, souverain à Monaco, Silverstone et Hockenheim, tandis que Robert Kubica se retrouve bridé dans sa progression par la décision de BMW Sauber de tout miser sur 2009, stoppant le développement de sa F1 pour 2008. A Interlagos, Massa gagne la course sous la pluie, passe ligne comme champion du moned mais Black Senna double Timo Glock dans les derniers hectomètres, s’offrant la couronne à 23 ans, battant le record de précocité d’Alonso datant de 2005. Champion du monde avec McLaren Mercedes, Hamilton a battu Massa in extremis, mais le Brésilien est vainqueur moral, et superbe de dignité devant son public sur le podium d’Interlagos …

– 2010 (Fernando Alonso 2e) : le colossal appétit du Pantagruel espagnol, Fernando Alonso, réduit à la disette avec le Losange de Renault en 2009, ne suffit pas en 2010 pour sublimer la Scuderia Ferrari. Car la F10 ne vaut pas la McLaren MP4/25 de Woking, ni la Red Bull RB006 designée par le génial Adrian Newey. Le refus viscéral de la défaite d’Alonso permet au natif d’Oviedo de s’accrocher au train des Vettel, Hamilton et autres Webber, ces quatre pilotes se disputant la couronne à Abu Dhabi, circuit indigne d’accueillir le money time d’une saison aussi exceptionnelle en rebondissements. Tirant la quintessence de son bolide écarlate, Alonso a cependant commis quelques erreurs : en Principauté de Monaco, détruisant sa Rossa aux essais du samedi matin, à Silverstone où il sera pénalisé face à Kubica, à Spa Francorchamps où il commet une rare erreur de pilotage. La stratégie de Ferrari sur le circuit de Yas Marina est une vraie Berezina, torpillant les chances d’Alonso pourtant parvenu à la veille de l’ultime course en tête du Mondial. C’est finalement Sebastian Vettel qui emporte le titre mondial, devenant le plus jeune champion du monde de l’Histoire à seulement 23 ans.

– 2012 (Fernando Alonso 2e) : véritable gladiateur, l’Asturien crée l’exploit à Sepang, Valence et Hockenheim. Victime des Lotus à Spa Francorchamps (percuté par Grosjean) puis à Suzuka (victime collatérale d’un écart de Raikkonen), Alonso voit Sebastian Vettel revenir du diable vauvert, l’ogre allemand marquant 100 points sur 100 possibles lors des Grand Prix asiatiques en début d’automne. La troisième couronne du pilote espagnol reste utopique, et malgré une résistance héroïque, Alonso échoue à 3 points du Graal face à Vettel qui devient triple champion du monde à seulement 25 ans, un record de précocité.

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    27 septembre 2014 a 12 h 17 min

    Je n’ai évidemment pas cité Luigi Musso, Lorenzo Bandini, Jean Alesi ou encore Rubens Barrichello, mais ces derniers n’ont jamais été en position de viser le titre suprême avec Ferrari, qui depuis Fangio fin 1956 s’en remet aux pilotes anglo-saxons (Hawthorn, Phil Hill, Surtees, Scheckter), nordiques (Raikkonen) ou germaniques (Lauda, M.Schumacher) pour conquérir les lauriers mondiaux en F1.

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      29 septembre 2014 a 12 h 08 min
      Par Jayce

      Le point de rupture semble atteint entre la Scuderia et Fernando Alonso. Marco Mattiacci n’apprécie pas la mainmise du pilote espagnol sur les ressources de l’écurie. Le pilote d’Oviedo ne sait rien de la monoplace de 2015 malgré les promesses de James Allison, son accès au simulateur a été réduit, et le team manager des Rouges ne manque pas une seule occasion de soutenir publiquement Kimi Raikkonen qui mord pourtant la poussière face au leader de Maranello.

      Entre les départs de Stefano Domenicalli et de Luca Di Montezemolo, et le décès du patron historique de Santander Emilio Botin, le duo Macchione/Mattiacci semble vouloir se défaire du talent d’Alonso, au plus grand bonheur de Ron Dennis. L’avenir du double champion du monde s’inscrit désormais en pointillés chez les Rouges, ce qui n’est pas très rassurant pour la Scuderia d’ailleurs…

      Car la situation ressemble étrangement à la saison 1991 connue par Ferrari, où Alain Prost avait été débarqué après le GP du Japon. La suite est connue, avec des saisons longues et laborieuses en 1992, 1993 et 1994. Un premier titre constructeurs en 1999 et un titre pilote en 2000, après une importante restructuration sour l’égide de Jean Todt.

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        29 septembre 2014 a 13 h 58 min

        Salut Jayce,

        Oui la situation semble irréversible entre Alonso et Ferrari, mais c’est un mal pour un bien, comme avec Prost en 1991, car le pilote espagnol est l’arbre qui cache la forêt depuis trop longtemps, depuis 2010. La Dream Team n’a jamais été remplacée, Domenicali n’était pas Todt, pas plus que Tombazis n’était Rory Byrne, pas plus que Pat Fry, Aldo Costa, James Allison ou Chris Dyer ne valent un Ross Brawn, ou un Gilles Simon un Paolo Martinelli.
        Bref, orpheline d’Alonso à court terme serait un coup terrible pour Maranello, mais forcerait leur management à regarder la vérité en face, eux qui se voilent la face depuis sept ans désormais …

        Sans un pilote de ce calibre, et à moins qu’Iceman ne retrouve toute sa verve, la Scuderia va toucher le fond en 2015, pour remonter par la suite.

        Mais à quelle vitesse ? Car un organisateur du niveau de Jean Todt, cela ne court pas les rues, et pas certain que Ross Brawn veuille revenir à Maranello.

        Qui pour remplacer Alonso sinon ? Vettel, Hulkenberg, Bianchi ? Ce sont les pistes les plus crédibles

        Je ne crois pas à la piste McLaren pour l’Espagnol, je pense que Vettel va remplacer Button à Woking, qui conservera son rookie danois Kevin Magnussen, plutôt convaincant. Le schisme de 2007 entre Alonso et Ron Dennis fut trop profond selon moi pour espérer des retrouvailles.
        Bien que manager génial, Dennis a lassé tant de pilotes par son obsession du détail et son paternalisme exacerbé, Prost, Senna, Raikkonen, Montoya, Alonso, Hamilton …
        Possible mais peu probable, à moins que Dennis et Alonso ne s’estiment mutuellement comme leurs dernières chances respectives.
        Pour Vettel, soit il relève le défi Ricciardo en 2015 pour laver l’affront, soit il part sur un échec de chez Red Bull pour se reconstruire chez McLaren ou Ferrari. Dilemme cornélien !

        Quant à Alonso, il pourrait toujours rejoindre Daniel Ricciardo chez Red Bull mais ce sera compliqué car Marko pense à Kyvat pour le baquet de Baby Schumi.

        Resterait alors le cockpit de Lotus, bref pas excitant pour le protégé de Flavio Briatore, qui verrait alors son 3e titre mondial rester utopie pour toujours …

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          29 septembre 2014 a 14 h 34 min
          Par Jayce

          Je ne crois pas que Sebastian Vettel quitte Red-Bull pour le moment. L’Allemand semble ne pas comprendre ce qui lui arrive et sa cote sur le marché descend en flèche. Seule la Scuderia semble manifester un peu d’intérêt le concernant, mais je ne le vois pas prendre le risque de s’enterrer au sein de l’équipe transalpine.

          L’hypothèse Lotus n’est qu’un écran de fumée concernant Fernando Alonso, qui n’a réellement que deux opportunités : la première, très hypothétique, concerne Mercedes, en cas de clash entre les deux pilotes actuels. Il y a bien peu de chances que ça se produise néanmoins. La seconde, la plus fiable, est la piste McLaren-Honda, car le constructeur japonais a fait savoir à Ron Dennis que le pilote espagnol faisait l’objet d’une priorité absolue. Ron Dennis sait qu’il lui faut un meneur, ce que ne sont ni Jenson Button, ni Kevin Magnussen. Un rendez-vous serait d’ailleurs programmé à Suzuka entre Honda et Alonso. En tous cas, il semble que l’histoire Ferrari-Alonso touche à sa fin, c’est indéniable.

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            29 septembre 2014 a 18 h 32 min
            Par Floyd

            Du coup Button chez Ferrari ou à la retraite ?

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            29 septembre 2014 a 18 h 42 min

            Salut Jayce,

            Possible que Honda impose Alonso à Ron Dennis, mais il faudra que ces deux là s’entendent pour que McLaren redécolle.

            Sinon, ce sera du gâchis pour Woking comme pour l’homme d’Oviedo …

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            29 septembre 2014 a 21 h 08 min

            A signaler que personne n’est jamais revenu chez McLaren sous Ron Dennis, sauf Prost en 1984, mais le Français avait été dirigé en 1980 par Teddy Mayer, avant que Marlboro et Project Four ne fusionnent pour donner naissance à McLaren International.

            Senna (mort en 1994 avec Williams et qui semblait lorgner vers Ferrari), Häkkinen (retraité fin 2001), Montoya (retraité en 2006), Raikkonen (qui discuta avec Woking fin 2009 avant son congé sabbatique en WRC), Hamilton (désormais chez Mercedes), personne n’est jamais revenu à Woking.

            Alonso est celui qui claqua la porte le plus fort lors de son départ fin 2007 pour Renault, avant son remplacement par Heikki Kovalainen. Le revoir chez les Gris serait un évènement colossal.

            Mais le nom McLaren Honda résonne dans le coeur d’Alonso comme un renvoi à l’âge d’or du duel Prost / Senna, et l’Espagnol n’est pas insensible à l’Histoire de la F1.

            Alors, pourquoi pas car les possibilités ne sont pas très nombreuses en effet. Mais j’ai vraiment du mal à y croire.

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            4 octobre 2014 a 11 h 46 min
            Par Floyd

            Officiel depuis ce matin Vettel sera chez Ferrari la saison prochaine

  2. avatar
    28 septembre 2014 a 14 h 09 min
    Par Floyd

    Petit rectificatif si je peux me permettre : Alboreto à été remplacé par Mansell pour le championnat 1989 et non 1988.

  3. avatar
    28 septembre 2014 a 17 h 33 min

    Hello Floyd,

    Oui bien vu, petite erreur de ma part, Nigel Mansell fut recruté en 1988 pour la saison 1989.

    Il fut le dernier pilote recruté du vivant d’Enzo Ferrari, avant que le Commendatore ne décède le 14 août 1988.

    Henry Peter, l’avocat de la Scuderia, vint sur l’île de Man signer le contrat de Mansell, qui fit croire au représentant de Ferrari que l’escadrille des Red Arrows était venue spécialement pour l’évènement, alors qu’il s’agissait d’un vol quotidien sur la célèbre île britannique.

  4. avatar
    30 septembre 2014 a 18 h 42 min

    Non Button je ne le vois pas chez Ferrari, il leur faut soit un jeune (Bianchi), soit une future star (Hulkenberg), soit un top driver (Vettel ou Hamilton) si Alonso part.

    Je pense que si Alonso ou Vettel vont chez McLaren, ce sera retraite anticipée, sinon il sera peut être encore à Woking en 2015 pour épauler le Danois Kevin Magnussen.

    • avatar
      2 octobre 2014 a 13 h 03 min
      Par Jayce

      Si d’aventure Alonso rejoignait McLaren, il n’est pas du tout certain qu’il remplace Jenson Button qui reste un finisseur redoutable. Et puis, deux champions du monde dans l’équipe, voilà qui aurait de l’allure pour Honda!

      Chez Ferrari, Jules Bianchi semble tenir la corde car Ulkenberg perd beaucoup de crédit face à Sergio Perez cette saison. Il se peut que l’Allemand ait laissé passer sa chance…

      Pour ce qui est d’un retour chez McLaren, on en était passé tout proche avec Alain Prost. Le Français avait été approché par Ron Dennis avant de monter sur son dernier podium, et fut courtisé pendant des semaines pour un retour. Sa relation s’apaisant avec Ayrton Senna, Prost a admis avoir réfléchi durant l’hiver à un retour à Woking pour 1995. La mort de Senna a sabordé ce projet, Prost ne voulant pas de F1 sans son meilleur ennemi.

  5. avatar
    2 octobre 2014 a 17 h 38 min

    Salut Jayce,

    Prost a refusé plusieurs fois de piloter pour McLaren après sa retraite de fin 1993.

    D’abord en 1994 où Ron Dennis le harcelait pour être leader de McLaren Peugeot afin d’épauler Häkkinen. Prost mit son veto à revenir à Woking, craignant d’être impuissant face aux Williams-Renault de Senna & Damon Hill, ainis que face à la Benetton Ford de Michael Schumacher, espoir montant de la F1. Le refus de Prost fut effectif après une séance d’essais à Estoril.

    Ensuite en 1995 dans l’optique de 1996, afin de développer le partenariat McLaren Mercedes, ce que Prost fit, mais en tant que conseiller spécial, non pas en tant que pilote.
    David Coulthard et Mika Häkkinen apprirent énormément du quadruple champion du monde français.
    Là encore, à la fin de l’été 1995, quand McLaren avait perdu son bras de fer pour recruter le Kaiser Schumacher, parti chez Ferrari (Ron Dennis ne voulant pas offrir un contrat de pilote n°1 au champion allemand), le boss de Woking songea à Prost, seul pilote qu’il jugeait capable de défier l’ogre allemand, dans une F1 orpheline de Senna, bien plus que Frentzen, Damon Hill, Alesi, Berger ou Mika Häkkinen, qu’il tenait pourtant en très haute estime depuis Estoril 93, quand le Finlandais avait devancé Senna aux qualifs du GP du Portugal, pour sa premère course comme titulaire avec McLaren Ford.

    Pour un tandem Alonso / Button en 2015, en effet il aurait bien de l’allure mais en même temps, le jeune rookie danois Kevin Magnussen fait une première saison correcte sans non plus éblouir comme Raikkonen, Vettel, Montoya ou Hamilton en leur temps.
    J’ai du mal à y croire donc, je vois plus un Alonso / Magnussen ou un Vettel / Magnussen.

  6. avatar
    2 octobre 2014 a 17 h 40 min

    Pour Ferrari, en effet plus la saison avance, moins Hulkenberg est convaincant face à Perez dont l’image avait tant souffert en 2013 chez McLaren, après sa saison 2012 où il était l’étoile montante du plateau.

    Si Ferrari ne choisit pas l’option Vettel (voire Hamilton) pour remplacer Alonso, je pense donc aussi que Jules Bianchi tient la corde, plus que l’Allemand, qui a cependant l’atout d’être suivi par Willi Weber, agent très expérimenté et qui connaît bien la Scuderia.

  7. avatar
    4 octobre 2014 a 21 h 38 min

    Vettel quitte Red Bull pour Ferrari, Alonso presque chez McLaren pour sans doute remplacer Magnussen auprès de Button

    Cela ferait donc deux Dream Teams de pilotes avec Alonso / Button à Woking en 2015, et Vettel / Raikkonen à Maranello.

    A Ferrari et McLaren d’offrir à ces 4 pilotes des F1 capables de rivaliser avec Red Bull et surtout Mercedes.

    Red Bull qui promeut l’étoile russe Daniil Kvyat aux côtés de son nouveau fer de lance, l’Australien Daniel Ricciardo.

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