Twitter et la F1
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Twitter et la F1

La F1 reprend, l'occasion pour nous de nous attarder sur autre classement que celui que l'on connaît habituellement : le classement des pilotes et des écuries sur Twitter, en particulier vis à vis du nombre de fans, ou followers. L'occasion aussi pour nous d'analyser les principaux enjeux de communication autour de Twitter, car les pilotes et les équipes de F1 ne sont pas les derniers lorsqu'il s'agit d'utiliser l’outil de conversation et de microblogging aux 140 caractères.

La F1 reprend, l’occasion pour nous de nous attarder sur autre classement que celui que l’on connaît habituellement : le classement des pilotes et des écuries sur Twitter, en particulier vis à vis du nombre de fans, ou followers. L’occasion aussi pour nous d’analyser les principaux enjeux de communication autour de Twitter, car les pilotes et les équipes de F1 ne sont pas les derniers lorsqu’il s’agit d’utiliser l’outil de conversation et de microblogging aux 140 caractères.

Classement pilotes, par nombre de followers :

Lewis Hamilton : 3.22 M
Fernando Alonso : 2.39 M
Jenson Button : 2.41 M
Nico Rosberg : 1.18 M
Sergio Perez : 902 000
Felipe Massa : 798 000
Daniel Ricciardo : 641 000
Romain Grosjean : 542 000
Nico Hulkenberg : 500 000
Rio Haryanto : 388 000
Valtteri Bottas : 247 000
Kevin Magnussen : 233 000
Max Verstappen : 213 000
Esteban Gutierrez : 213 000
Carlos Sainz Jr : 202 000
Marcus Ericsson : 81 000
Felipe Nasr : 60 000
Daniil Kvyat : 52 000
Jolyon Palmer : 26 000
Pascal Wehrlein : 12 000

Une hiérarchie digitale qui n’est pas si éloignée de la hiérarchie sportive habituelle, malgré l’absence remarquée de Kimi Raikkonen et Sebastian Vettel… les pilotes de la voiture rouge n’étant pas des adeptes de l’oiseau bleu. On retrouve sans surprise les stars de la discipline en tête de ce classement, avec un peu plus loin, des pilotes qui bousculent la hiérarchie Twitter comme Sergio Perez (5e) et le rookie Rio Haryanto (10e), tous les deux étant très suivis dans leur pays respectif, le Mexique et l’Indonésie, ce qui peut expliquer une telle “performance”. Ajoutons que le quatuor de tête des pilotes qui twitte le plus est composé de : Carlos Sainz Jr (6100 tweets), Jenson Button (4920 tweets), Fernando Alonso (4110 tweets) et Lewis Hamilton (3550 tweets).

Classement écuries, par nombre de followers :

Mercedes : 1.34 M
Ferrari : 1.24 M
McLaren : 1.12 M
Red Bull : 1.08 M
Renault : 681 000
Williams : 540 000
Force India : 400 000
Manor : 385 000
Sauber : 384 000
Toro Rosso : 351 000

Du coté des écuries, on s’aperçoit que le duel Mercedes-Ferrari n’a pas lieu que sur la piste, mais qu’il continue sur Twitter, avec un avantage pour la marque à l’étoile. On notera tout de même la « perf » de Manor qui pour une fois n’est pas lanterne rouge.

La F1 à l’ère 2.0

Informatif, interactif, participatif, réactif, instantané, enthousiasmant, parfois décalé, parfois délicat et polémique, souvent créatif, l’outil Twitter s’avère aujourd’hui incontournable et stratégique en F1 : il est désormais partie prenante du plan de communication des équipes et des pilotes.

Ce lien entre les fans et les pilotes permet le partage de contenus avec l’idée d’atteindre le public dans un contexte différent de celui d’une présence devant l’écran de télévision. Outil de communication et de valorisation, Twitter permet à la F1 de rencontrer les fans, mais aussi un public complémentaire qui passe moins de temps devant la télévision. Néanmoins, ce vecteur de dialogue demeure très insuffisant, la F1 restant toujours éloignée de ses fans malgré la présence digitale : la diffusion en pay per view et les tarifs de la billetterie contribuent largement à accroître la distance entre le paddock et le public. Aussi, à force de vouloir tout contrôler, le management du Championnat du Monde de Formule 1 reste encore bien frileux lorsqu’il s’agit de réseaux sociaux, à l’image de la vidéo de Romain Grosjean montrant le roulage de sa nouvelle Haas à ses fans lors des essais hivernaux de Barcelone en février 2016 : la FOM (Formula One Management) lui a demandé de la retirer des réseaux sociaux. Une attitude pas très moderne de la part de la FOM. Pour le pilote français, “la F1 est vraiment étroite d’esprit. Les réseaux sociaux sont un phénomène de société et, en passant à côté d’une telle masse d’internautes, nous nous coupons d’une importante base populaire”.

Si la durée de vie d’un tweet demeure courte, certains sont restés dans les mémoires, à l’image du transfert de Kimi Raikkonen, fin 2013, de Lotus vers Ferrari : “Donc Kimi part pour Ferrari en 2014, ça fait un peu mal”. Il faut dire que Lotus cultivait une image fun et décalée, à l’image de la venue des Daft Punk lors du Grand Prix de Monaco 2013. Ce ton, Lotus le transposait aussi sur Twitter.

Autre tweet polémique en F1, celui de Lewis Hamilton qui révélait des éléments techniques confidentiels après les qualifications du Grand Prix de Spa 2012 : il s’agissait d’une feuille de télémétrie présentant les données de McLaren par rapport à son équipier Jenson Button. Voilà deux exemples de bad buzz… mais buzz quand même !

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