GP d’Australie : le top 5 des courses inoubliables
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GP d’Australie : le top 5 des courses inoubliables

Pays phare du sport automobile via ses champions du monde Jack Brabham et Alan Jones, l’Australie a donc accueilli quelques courses mythiques depuis 1985, le Grand Prix ayant déménagé d’Adelaïde à Melbourne en 1996.

En 1985, l’Australie arrive au calendrier du championnat du monde de F1 avec le circuit urbain d’Adelaïde, à l’époque où le mondial multiplie les expériences en pleine ville, à Monaco et  Montréal bien sûr, mais aussi Detroit ou même Dallas (1984). L’île continent n’est que le quatrième pays de l’Hémisphère Sud à recevoir la Formule 1, après l’Argentine (1953), l’Afrique du Sud (1962) et le Brésil (1973), le premier en Océanie, le deuxième en Asie – Pacifique après le Japon (1976).

-  Adelaïde 1986 (vainqueur Alain Prost sur McLaren TAG Porsche) : à son arrivée en Australie, Alain Prost a une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête, il est condamné à l’exploit, à la victoire lui qui n’a gagné que trois courses en 1986 (Imola, Monaco et Zeltweg). Le leader de Woking a mangé son pain noir durant toute la saison, la faiblesse du V6 turbo TAG Porsche l’handicapant fortement contre les implacables Williams Honda de Nigel Mansell et Nelson Piquet, malgré les qualités aérodynamiques de la MP4/2C de John Barnard. Mais comme en 1973 pour Jackie Stewart (Tyrrell), Prost a profité du duel fratricide à Didcot pour tirer les marrons du feu, duel entre coéquipiers réminiscence de celui entre le Brésilien Emerson Fittipaldi et le Suédois Ronnie Peterson chez Lotus, sous l’œil bienveillant de Colin Chapman. Frank Williams en retrait suite à son accident, Patrick Head n’arbitra pas en faveur de Nelson Piquet pourtant bien mieux payé que son coéquipier britannique qu’il considérait comme un second couteau. C’est pourtant Nigel Mansell qui arrive en leader à Adelaïde (70 points devant Piquet 64 et Prost 63), alors que le quatrième mousquetaire du paddock, le virtuose pauliste Ayrton Senna, a dû abdiquer dans la course au titre à Estoril. Mais Senna compte bien imposer sa Lotus noire et or en Australie, tandis que Keke Rosberg, pour son ultime course en F1, ne conduira pas en épicier et fera son possible pour aider Prost, qui l’a copieusement dominé chez McLaren tout au long de 1986. Servant de lièvre à Prost, leFinlandais Volant prend vite les commandes du Grand Prix devant Ayrton Senna. Au tiers de course, le titre semble utopique pour le Français victime d’une crevaison. Rentrant changer de pneus, Prost se retrouve loin des deux bolides Williams mais va refaire son retard au rythme moyen d’une seconde au tour, profitant de ses gommes neuves. La jonction s’opère mais encore faut-il dépasser tandis que Mansell est virtuellement champion du monde 1986 … Mais le pilote de l’île de Man va passer du Capitole à la Roche Tarpéienne en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Au 63etour de course, Keke Rosberg est victime d’une crevaison. Orpheline du Finlandais, la course australienne devient dantesque et Good Year comprend que la crevaison de Prost n’était pas accidentelle. Les gommes des pilotes agonisent à grande vitesse sur le circuit d’Adelaïde. Les pneus de Mansell et Piquet sont en charpie. Le temps que Good Year avertisse les équipes de faire rentrer les pilotes par sécurité, Williams a déjà perdu Mansell qui crève au 64e tour … Ce coup de théâtre laisse Piquet et Prost en lice pour le titre. Le Carioca vise un troisième titre mondial après ceux de 1981 et 1983 conquis avec Brabham, le Français un deuxième dans la foulée de celui obtenu en 1985 avec McLaren. Mais Piquet va devoir renoncer à son rêve, Williams lui ordonne de rentrer pour raisons de sécurité, ce que Prost n’a pas à faire, ayant changé de pneus bien plus tard du fait de sa précédente crevaison. Le Brésilien s’exécute mais Prost n’en a pas pour autant fini avec les montagnes russes d’adrénaline qui jalonnent son dimanche australien … Les derniers tours du Français sont loin d’être un chemin pavé de roses vers la victoire puisque l’ordinateur de bord de sa McLaren indique à Prost que la jauge d’essence est proche de zéro. Déjà victime d’une panne sèche à Hockenheim durant l’été 1986, le Français enrage mais continue son effort. S’il freine pour sauver le peu d’essence qui lui reste, il sera dépassé par Nelson Piquet et perdra la couronne en finissant deuxième à l’agonie. S’il ne ralentit pas la cadence, Prost prend le risque de voir son bolide s’immobiliser avant le drapeau à damiers. C’est quitte ou double mais bien que cartésien et rationnel, Prost va se persuader que l’ordinateur se trompe, et maintient la pression de son pied droit sur l’accélérateur. Le Français n’a rien à perdre et décroche finalement la timbale, alors que l’ordinateur, dans sa froideur, affiche au final une quantité négative de litres dans le réservoir (-2 litres) !

Un mois après avoir perdu son frère aîné Daniel victime d’un cancer et avoir tout de même réussi à finir deuxième à Estoril la semaine du drame, Alain Prost tient là une revanche éclatante sur le destin, lui qui avait perdu deux fois le titre dans l’ultime course, à Kyalami en 1983 contre Nelson Piquet (avec Renault) et à Estoril en 1984 contre Niki Lauda. Déçu à Johannesburg fin 1983 bien que recruté dans la foulée par McLaren par l’entremise de John Hogan (Marlboro), convaincu fin 1984 par Niki Lauda et Ron Dennis qu’il serait champion du monde en 1985, Prost avait quitté Lisbonne apaisé bien que vaincu. Et cerise sur le gâteau, Prost reçoit les félicitations de Soichiro Honda en personne, le patron japonais faisant preuve d’un exemplaire fair-play malgré la cuisante défaite des Williams Honda à Adelaïde. Enchaînant avec une superbe victoire à Rio de Janeiro début 1987, le Français tutoye la perfection et s’attire tous les superlatifs, recevant deux offres en secret de Ferrari mais aussi de Honda. Ron Dennis a bêtement gâché la perspective d’un accord McLaren Honda pour 1987, vexant les Japonais en voulant relire le contrat dans le vol retour Tokyo – Londres. Ce sera pour 1988, avec l’arrivée du loup dans la bergerie, l’ambitieux Ayrton Senna à Woking, seul pilote toléré par Honda à partir de 1988 avec Prost, Piquet et le pilote maison Satoru Nakajima …

o  Pourquoi c’est inoubliable : un incroyable retournement de situation en faveur d’Alain Prost, qui devient le premier pilote depuis Jack Brabham en 1960 à conserver son titre mondial, ce que d’autres  feront après lui (Senna en 1991, M.Schumacher en 1995 puis entre 2001 et 2004, Häkkinen en 1999, Alonso en 2006, Vettel entre 2011 et 2013) …

-  Adelaïde 1989 (vainqueur Thierry Boutsen sur Williams Renault) : le titre mondial s’est joué en 1989 à Suzuka la saison se finissant dans un climat de navrantes polémiques entre le quatuor Ayrton Senna – Alain Prost – Ron Dennis – Jean-Marie Balestre, conséquence de l’engrenage démentiel ayant suivi Imola et Pembrey depuis le printemps 1989, avec une cohabitation explosive entre Prost et Senna chez McLaren Honda, une ambiance sentant le soufre, et Ayrton Senna refusant viscéralement la défaite malgré l’avantage psychologique pris course après course par Prost, qui garde son sang-froid malgré l’isolement allant crescendo, et la volonté commune de Ron Dennis et Osamu Goto de mettre au placard le pilote français, qui a franchi le Rubicon à Monza en offrant la coupe du vainqueur aux tifosi amassés sur l’asphalte de l’autodrome lombard. Le Brésilien verra sa super-licence confisquée par Balestre. Martyr de la F1, le Pauliste pensera à raccrocher son casque jaune mais reviendra sur sa décision. L’as brésilien deviendra une idole et se vengera par deux titres mondiaux en 1990 et 1991. En Australie, Senna n’a plus qu’une idée en tête, finir cette maudite saison 1989 par une victoire avant d’aller se ressourcer à Angra dos Reis pendant l’hiver européen, loin de Prost qui a cédé aux sirènes de Maranello. Les vannes célestes se sont abattues sur Adelaïde à un point tel que la course semble utopique dans des conditions de sécurité décentes pour les pilotes. Nelson Piquet et Alain Prost, vétérans du plateau, tentent de raisonner Bernie Ecclestone mais le grand argentier est prisonnier de l’ère cathodique dans laquelle il a fait basculer la Formule 1 durant la décennie qui s’achève. C’est donc un veto irrévocable de Mister E. qui régente déjà la F1 politiquement même si Jean-Marie Balestre reste président de la FISA d’un point de vue symbolique. The show must go on, comme chantera Freddie Mercury avec Queen au crépuscule de sa vie en 1991. Respectueux de McLaren avec laquelle il dispute son ultime course avant de rejoindre la Scuderia Ferrari, Prost prend le départ pour que l’écurie de Woking touche la prime de départ, mais abandonne au premier tour pour ne pas prendre part à cette mascarade, comme en juillet 1988 à Silverstone, lui qui a vu Didier Pironi se briser les jambes en 1982 à Hockenheim. Ayrton Senna, lui est bien décidé à gagner même si cela doit être une victoire à la Pyrrhus, le Pauliste se fiche des conséquences et ne penser qu’à se venger du sort contraire qui lui a fait perdre sa couronne de lauriers au profit de son ennemi juré et déclaré, Alain Prost. Le courroux du Brésilien n’est en effet pas retombé depuis Suzuka et l’archange de Sao Paulo va en payer le prix par une lucidité amoindrie. Percutant Martin Brundle au 21e tour de course, Senna doit abandonner, ce sont les Williams Renault de Thierry Boutsen et Riccardo Patrese qui signent un doublé. Comme sur le circuit Gilles-Villeneuve de Montréal où il avait profité d’un abandon de son ami Senna sous la pluie, le pilote belge signe la victoire, la deuxième de sa carrière … Le duel Prost / Senna va lui entrer dans une nouvelle dimension en 1990, avec le samouraï brésilien devenu la clé de voûte de McLaren tandis que le gladiateur français sera la figure de proue d’une Scuderia Ferrari qui se voit déjà renaître de ses cendres comme le phénix.

o  Pourquoi c’est inoubliable : la première défaite de Senna sous la pluie depuis plus de cinq ans (Monaco 1984), le renoncement de Prost en guerre ouverte avec McLaren Honda et Ron Dennis.

-  Adelaïde 1993 (vainqueur Ayrton Senna sur McLaren Ford) : à Suzuka, Ayrton Senna a imposé sa férule à Alain Prost qui avait annoncé sa retraite à Estoril, l’avant-veille de son quatrième titre mondial conquis au Portugal. Galvanisé par son contrat avec Williams-Renault pour 1994 mais également vexé par sa défaite en qualifications contre le pilote essayeur Mika Häkkinen remplaçant Michael Andretti viré par Ron Dennis sans ménagement, Ayrton Senna remporte donc la victoire sur le juge de paix de Nagoya, cinq après un premier triomphe en 1988. Comme Prost, Senna a bu le nectar et l’ambroisie séparant les mortels des dieux de la vitesse, et les deux pilotes se sont créés une bulle à part, s’offrant des joutes d’anthologie depuis 1988. Sur le podium japonais, Prost est déçu de voir Senna ne pas faire de geste. Après tout, rien ne dit que la providence réunira les deux titans sur le podium australien pour leur ultime course en commun, eux qui s’étaient rencontrés en 1984 avant la course des célébrités Mercedes pour l’inauguration du nouveau Nürburgring. Alain Prost, à la demande de Gerd Cremer de Mercedes, avait conduit Ayrton Senna de l’aéroport de Genève pour un covoiturage sympathique entre les deux futurs pilotes de la décennie à venir … cela n’avait pas empêché Senna de torpiller Prost au départ sur le circuit de l’Eifel, avant de le retrouver un mois plus tard sur le podium monégasque. Quittant Suzuka déçu de voir que l’ambiance de western-spaghetti se prolonge et que les deux rivaux sont forcés de continuer à se regarder en chiens de faïence, Prost se fait piquer la pole position par son rival Senna en Australie. Le roi et son dauphin seront réunis sur le podium d’Adelaïde avec une image incroyable de paix des braves, tandis que Damon Hill doit se sentir dans la peau d’un intrus. Le Londonien, dont le palmarès n’affiche que 3 victoires, est l’avenir de la F1 tout comme l’espoir allemand Michael Schumacher (2 victoires) adoubé par Prost durant le week-end, alors que Prost en symbolise le passé et Senna le présent. Vainqueur en Australie, Senna fait ses adieux à McLaren sur une ultime victoire tandis que Prost quitte la F1 sur une belle deuxième place, sa 35e pour son 106e podium. A eux deux, le Français et le Brésilien totalisent 7 couronnes mondiales (4 pour Prost et 3 pour Senna) conquises  entre 1985 et 1993, seuls Piquet en 1987 et Mansell en 1992 ayant interrompu leur hégémonie. A eux deux, Prost et Senna cumulent 92 victoires, 51 pour le Professeur et 41 pour Magic. Le bilan sera presque égalé par Michael Schumacher fin 2006 leKaiser tirant sa révérence avec 7 titres mondiaux et 91, mais l’Allemand n’aura pas eu de grand fauve contre lui, orphelin de Senna en 1994, trop vite débarrassé d’Häkkinen terrassé par l’usure du pouvoir en 2001, et confronté au jeune Alonso en 2005 et 2006. En conférence de presse, Prost et Senna hilares répondent aux questions des journalistes qui ne réalisent pas que le chapitre se referma encore plus violemment à Imola le 1er mai 1994, la faute au drame de Tamburello. Pugnace et obstiné, Ron Dennis tentera de recruter Prost début 1994 pour en faire leader de McLaren Peugeot, mais le Français refusera bien qu’ayant accepté le principe d’un test à Estoril, évitant le guêpier de Woking et ne commettant pas le péché d’orgueil, lui qui avait renoncé à égaler le record des cinq titres mondiaux de Juan Manuel Fangio. La perspective de rejoindre et dépasser le mythe argentin était le nouveau challenge de Senna qui laissera cet honneur à son héritier, Michael Schumacher, véritable Pantagruel de la F1 qui réussira cet exploit colossal en 2003 à Suzuka, dix ans après les émouvants adieux du tandem Prost / Senna fin 1993 à Adelaïde.

o  Pourquoi c’est inoubliable : la fin du plus beau duel de l’histoire du sport automobile, Prost – Senna, quelques mois avant le drame d’Imola qui rendra irréversible cette situation dans une F1 orpheline de l’archange brésilien, et ouvrira une nouvelle ère, celle du Kaiser Schumacher, jusqu’en 2006.

-  Adelaïde 1994 (vainqueur Nigel Mansell sur Williams Renault) : malgré une insolente domination en début de saison, Michael Schumacher se retrouve pour un duel sur une seule course face à son challenger Damon Hill. Orpheline de Senna depuis le drame d’Imola au printemps 1994, la F1 a vu le Kaiser imposer sa férule et dresser la guillotine, fort d’une osmose avec sa Benetton Ford. Au panache du pilote allemand, Damon Hill oppose son courage et son abnégation, lui qui épouse chez Williams Renault le destin de son père Graham en 1968. Chez Lotus, Graham Hill avait pris la succession de Jim Clark disparu à Hockenheim en avril 1968. Vingt-six ans plus tard, une autre idole au talent digne des Nuvolari, Fangio et autres Clark s’éteint trop jeune, Ayrton Senna da Silva. Damon Hill devient pilote n°1 à Didcot même si Frank Williams et Patrick Head lui mettent Nigel Mansell dans les pattes … La FIA, elle agit comme la justice américaine avec Al Capone, faute de pouvoir prouver qu’Enstone utilise l’anti-patinage. L’arrogance de Flavio Briatore agace le paddock et Bernie Ecclestone craint pour les audiences télévisées de la F1, tant le gouffre est colossal à mi-saison (66 points contre 29) entre l’Allemand le Britannique. Profitant du drapeau noir infligé par Charlie Whiting à Michael Schumacher à Silverstone, la FIA frappe fort, et l’Allemand se voit suspendu deux courses. Benetton fait appel et Schumi obtient un sursis, mais devra rester à la maison pendant qu’Hill gagnera à Monza et Estoril, la faute à un nouvel accroc, la disqualification à Spa Francorchamps où le fond plat de la Benetton est jugé illégal par les commissaires. Entre la Belgique, l’Italie et le Portugal, Damon Hill reprend 30 points à Schumacher, qui ronge son frein par 8 heures de sport quotidiennes dans les montagnes suisses. A Jerez, l’Allemand dresse ses fourches caudines et bat son dauphin pour le Grand Prix d’Europe. La réaction de Damon Hill est formidable sous la pluie de Suzuka. Nigel Mansell part en pole à Adelaïde mais les duettistes Schumacher et Hill volent la vedette à Big Moustache. Commettant une erreur dans le 36etour, le pilote allemand sort de la trajectoire mais bloque son rival britannique. La Benetton et la Williams s’accrochent. Le bolide de Schumacher en reste là tandis que celui de Damon Hill repart mais devra abdiquer au stand moins d’un tour plus tard. Patientant plusieurs tours derrières les rails de sécurité, l’Allemand croit le titre lui échapper alors qu’il avait une avance énorme au soir du Grand Prix de France, mais il ne voit que la Williams Renault n°2 de Nigel Mansell passer devant lui, pas la n°0 de Damon Hill.

o  Pourquoi c’est inoubliable : une des polémiques les plus célèbres de la carrière du Kaiser, après Macao 1990 et avant Jerez 1997, Suzuka 1999, Spielberg 2002, Indianapolis 2005 ou Monaco 2006.

-  Melbourne 1998 (vainqueur Mika Häkkinen sur McLaren Mercedes) : au pays des kangourous, le duel au couteau de Jerez 1997 entre Jacques Villeneuve et Michael Schumacher passe aux oubliettes, car les McLaren Mercedes ont chaussé leurs bottes de sept lieues. Les troupes de Ron Dennis ont profité de quatre éléments pour coiffer sur le poteau Williams et Ferrari : primo, Williams et Benetton se retrouvent orphelines de Renault, le Losange ayant quitté la F1 fin 1997 tout en revendant ses V10 figés en terme de développement sous la marque Mecachrome (Supertec en 1999 et 2000). Secundo, Adrian Newey a été recruté par Woking à l’été 1997 sans consigne de suivre la MP4/12 mais uniquement la MP4/13 en vue de 1998. Le génial aérodynamicien lancé en 1980 par Wilson et Emerson Fittipaldi en F1 avait quitté Williams fin 1996, suite au veto de Frank Williams et Patrick Head de lui confier des parts de l’écurie, lui qui était pourtant la cheville ouvrière des succès de Didcot / Grove depuis 1991 après sa révélation en 1990 au Castellet (deuxième place d’Ivan Capelli passé tout près d’un succès sur le circuit Paul Ricard avec March). Tertio, Mercedes-Ilmor via sa pierre angulaire Mario Illien avait effectué une progression fulgurante sur son V10, que ce soit en terme de puissance ou de poids. Quattro, le nouveau règlement favorisant voies étroites et pneus rainurés. Cinco, McLaren (tout comme Benetton) avait rejoint le clan Bridgestone pour devenir l’écurie de développement privilégiée du manufacturier japonais, laissant Williams et Ferrari comme écuries phares du clan Good Year avant le départ de la firme américaine fin 1998. L’axe McLaren – Bridgestone allait être un élément décisif du retour au premier plan de Woking, amorcé par trois belles victoires en 1997 (David Coulthard à l’Albert Park de Melbourne puis Monza, Mika Häkkinen à Jerez). En qualifications, les McLaren écrasent la concurrence, fort de leurs freins directionnels qui seront sujets à polémique et feront l’objet d’un réquisitoire de la Scuderia Ferrari auprès de la FIA, qui interdira les steering brakes avant Interlagos. Comme l’aspirateur Brabham de 1978 ou la Lotus à double châssis de 1981, les freins directionnels auront vécu une seule course, soit une vie bien éphémère. La domination des flèches d’argent est tellement implacable, comme la MP4/4 de 1988, que Ferrari avait tenté d’espionner via Wilhem Toet, le bolide MP4/13 à Barcelone lors des essais hivernaux. Après les banderilles catalanes en essais privés, l’estocade est portée au Cavallino Rampante lors du week-end australien, tant McLaren Mercedes a atteint la quadrature du cercle et tutoye la perfection, avec pour seul talon d’Achille la fiabilité de son v10 allemand. En course, le suspense tourne court tant Häkkinen et Coulthard sont insolents de supériorité. Troisième et premier poursuivant, Michael Schumacher voit son moteur le trahir après cinq tours de course tandis que Jacques Villeneuve est devancé par son coéquipier Frentzen mais aussi Eddie Irvine. Double épouvantail, McLaren s’est même payé le luxe d’un épisode hallucinant. Comme Prost et Senna à Imola en 1989, Häkkinen et Coulthard avaient scellé un pacte de non-agression avant la course en 1998 à Melbourne. Poleman et en  tête à la fin du premier  tour, le Finlandais a donc l’avantage sur l’Ecossais qui va faire la preuve qu’il est bien un gentleman driver. Une incompréhension radio entre Mika Häkkinen et le stand McLaren fait perdre au Scandinave la première place. A deux tours du terme, avec un fair-play désarmant, David Coulthard laisse passer son coéquipier en toute sérénité puisque les deux bolides gris argentés ont un tour d’avance sur le reste du peloton, réduit au rôle de sympathiques figurants, d’essaim de guêpes face à deux fusées. Sur le podium, l’Ecossais réalise qu’il a offert la victoire pour la deuxième fois consécutive à son coéquipier, après Jerez 1997 où il avait cédé le leadership à Mika Häkkinen sur ordre radio de Ron Dennis. Le Finlandais Volant, laissé pour mort à Adelaïde fin 1995, triomphe dans le pays où l’on a pensé deux ans et demi plus tôt que sa carrière était brisée. Depuis qu’il avait battu Ayrton Senna fin 1993 en qualifications, Mika Häkkinen était vu par Ron Dennis comme un joyau, un diamant à polir. Les saisons 1998, 1999 et 2000 donneront raison à la prophétie secrète du patron de Woking. Longtemps restées utopiques pour le Finlandais qui n’avait gagné qu’au 96edépart (record de Thierry Boutsen battues), les victoires vont s’enchaîner comme des perles pour Häkkinen pendant trois ans, avec deux couronnes mondiales à la clé, et un statut subjectif de meilleur challenger du Kaiser Schumacher, le pilote allemand poussant son rival dans ses ultimes retranchements en de nombreuses occasions. C’est donc à Melbourne en 1998 que la carrière d’Häkkinen a vraiment décollé, le Finlandais empruntant la trajectoire le menant vers l’exploit majuscule de sa carrière, une victoire au forceps sur le Baron Rouge sur le majestueux toboggan des Ardennes de Spa Francorchamps à la fin de l’été 2000.

o  Pourquoi c’est inoubliable : McLaren égalait alors le retentissant doublé des flèches d’argent de Mercedes en 1954 à Reims (Fangio – Kling), faisant du mythe d’Alfred Neubauer un phénix aux ailes argentées …

En dehors du top 5, on peut citer plusieurs éditions de la manche australienne …

En 1985, Keke Rosberg inaugure le palmarès australien après un duel plein d’étincelles avec Ayrton Senna. Après les succès de Nigel Mansell à Brands Hatch et Kyalami, Williams Honda annonce sa future domination de 1986 avec cette troisième victoire consécutive, même si le Finlandais en partance pour McLaren TAG Porsche (pour succéder à Niki Lauda) sera remplacé par Nelson Piquet en provenance de Brabham BMW.

En 1991, le circuit d’Adelaïde est noyé par la pluie comme si un orage tropical avait inondé la piste. La course ne durera que 24 tours, pour la course la plus courte de tous les temps, remportée par Ayrton Senna, sa 7e victoire de la saison, lui qui venait d’être sacré triple champion du monde à Suzuka.

En 1995, Damon Hill l’emporte pour l’ultime course à Adelaïde avant le déménagement du Grand Prix d’Australie à Melbourne en 1996. Avec deux tours d’avance sur Olivier Panis, le pilote de Williams Renault s’offre son treizième succès en F1, lui qui a vécu une saison frustrante en tant que dauphin du roi Schumacher, et pas mis dans les meilleures conditions psychologiques par son employeur qui le remerciera fin 1996 malgré la couronne conquise à Suzuka contre Jacques Villeneuve.

En 1996, le rookie canadien Jacques Villeneuve fait une entrée fracassante sur le nouveau circuit de l’Albert Park de Melbourne, lui qui a été engagé par Williams Renault en remplacement de David Coulthard. En pole position, le fils de la légende Gilles Villeneuve égale l’exploit réussi en 1968 par Mario Andretti à Watkins Glen et par Carlos Reutemann en 1972 à Buenos Aires, eux aussi polemen pour leur première course en F1. Provoquant l’euphorie de la presse québécoise (On vous l’avait dit, c’est pas un deux pique), l’ambitieux jeune homme qui vient de tout gagner outre-Atlantique (titre Indycar et victoire à l’Indy 500 en 1995) ratera de peu la victoire, la faute à une chute du pression d’huile à septs tours du but, qui permettra à Damon Hill de sauver l’honneur. Bien que débutant en F1, le Canadien va donner du fil à retordre au Londonien qui ne sera titré qu’à l’ultime course de 1996, au Japon.

En 1999, Eddie Irvine décroche sa première victoire en F1 tandis que Michael Schumacher finit huitième d’une course ruinée par un départ des stands. A moi la gloire, à lui la sueur, décoche avec ironie et provocation assumées le pilote britannique de Maranello aux journalistes venus l’interviewer après la course, tandis que les compatriotes du Kaiser, Heinz-Harald Frentzen (Jordan) et Ralf Schumacher (Williams) complètent le podium qui augure d’une magnifique saison pour eux. McLaren éliminée avec un double abandon d’Häkkinen  et Coulthard, Ferrari prend les commandes du Mondial mais va tomber de Charybde en Scylla. Primo, la MP4/14 signée Newey remet les pendules à l’heure dès Interlagos avec une autoritaire victoire d’Häkkinen sur Schumacher. Secundo, Eddie Irvine décomplexé par la victoire australienne n’a plus envie de jouer aux sherpas pour le Kaiser. Malgré un doublé Ferrari en Principauté de Monaco, Irvine n’affichera aucun sourire sur le podium, pour un contraste saisissant avec Jean Todt et Michael Schumacher. L’abandon de l’ogre de Kerpen au Canada maintient un écart faible avec son lieutenant nord-irlandais, puisqu’Irvine avait dix points d’avance sur Schumi au soir de Melbourne. A Magny-Cours, Eddie Irvine laisse passer Schumacher de très mauvaise grâce pour la cinquième place afin de limiter les dégâts derrière Häkkinen deuxième en France. A Silverstone, Michael Schumacher n’exploite pas sa première ligne et se retrouve quatrième au premier virage derrière Häkkinen, Coulthard et Irvine. L’accrochage entre Jacques Villeneuve et Alex Zanardi déclenche le drapeau rouge mais Ferrari oublie de prévenir ses pilotes par radio. Troisième, Eddie Irvine ne veut pas céder sa place à son leader par contrat. A Stowe, le pilote allemand tire tout droit et percute le mur de pneus à 107 km/h. Sa saison est terminée, et Irvine devient le nouveau leader de la Scuderia Ferrari, seul espoir face à Mika Häkkinen pour la couronne mondiale. Une chance unique pour l’homme qui avait débuté en F1 en 1993 au Japon, recevant un coup de poing de son idole Ayrton Senna en personne après la course, coupable d’un crime de lèse-majesté , avoir bloqué puis dépassé le virtuose de Sao Paulo dans le trafic alors qu’Irvine défendait sa position contre Damon Hill … A la victoire de Melbourne, Irvine en ajoute trois autres, toutes usurpées : à Spielberg d’abord où Häkkinen et Coulthard s’accrochent stupidement au premier virage favorisant l’échappée belle du pilote au trèfle, à Hockenheim ensuite sur cadeau du nouveau n°2 de Ferrari, Mika Salo, et à Sepang enfin où c’est Michael Schumacher de retour qui lui cède la position de tête sur un plateau d’argent, cadeau empoisonné puisqu’Irvine, congédié par Ferrari au profit de Rubens Barrichello dans l’optique de la saison 2000, sera incapable de supporter la pression du money time pour l’ultime round au Japon, sur son circuit fétiche de Suzuka. L’imposture se termine donc à Suzuka où Häkkinen sauve la morale en conservant ses lauriers acquis en 1998, avec la complicité implicite du patron Schumacher revenu depuis Sepang à la demande express de Luca Cordero Di Montezemolo …

En 2000, Michael Schumacher gagna sa première course depuis son retour fin 1999 à Sepang. L’Allemand devançait son coéquipier chez Ferrari, Rubens Barrichello. Le pilote brésilien fut qualifié d’agneau sacrifié par Ron Dennis, le patron de Woking ayant vu ses deux flèches d’argent abdiquer avant le drapeau à damiers. Waterloo pour McLaren comme en 1999, Melbourne est l’occasion d’un doublé pour les bolides écarlates de Ferrari alors que la Scuderia débute une 21eannée dans l’attente d’un héritier à Jody Scheckter comme champion du monde des pilotes. L’habile Barrichello aux ascendances italiennes a voulu séduire tifosi et médias en parlant la langue de Dante, mais a commis l’erreur de se positionner comme numéro 1 bis face à la presse brésilienne, qui attend de lui un rendement digne d’Ayrton Senna. LeKaiser, lui, se libère d’une pression : il gagne pour la première fois depuis Monaco 1999, et met derrière lui les polémiques nées de Suzuka 1999, où certaines mauvaises langues affirmaient que le pilote allemand avait volontairement raté son départ au Japon et hypothéqué sa pole position, pour mieux torpiller les chances d’Eddie Irvine. Autrement dit, Schumi aurait préféré voir son rival finlandais Mika Häkkinen le rejoindre dans le cénacle des doubles champions du monde plutôt que de voir son coéquipier nord-irlandais coiffer une couronne à sa place avec la Scuderia Ferrari.

En 2003, Melbourne vit un double séisme. Pour la première fois depuis le Nürburgring en 1999 soit 54 courses consécutives, aucune Ferrari ne termine sur le podium, les deux bolides écarlates de Schumacher et Barrichello étant battus par David Coulthard, Juan Pablo Montoya et Kimi Räikkönen. Pour la première fois depuis Suzuka fin 1999 soit 52 courses de rang, Michael Schumacher ne quitte pas une course dans le costume du leader du championnat du monde. Le nouveau règlement en vigueur après que Maranello ait violemment apposé son sceau à la saison 2002, avec 15 victoires (dont 9 doublés) en 17 courses, seules McLaren à Monaco (David Coulthard) et Williams à Sepang (Ralf Schumacher) ayant sauvé l’honneur derrière le trio infernal Schumacher / Ferrari / Bridgestone, axe dominateur de la F1 entre 2000 et 2004, véritable bulldozer inarrêtable, sauf en 2003 où l’Allemand devra puiser dans ses ressources pour dominer les jeunes espoirs que sont Montoya et Räikkönen. En fin de campagne, le tête-à-queue australien du pistolero colombien pèsera lourd dans la balance. Avec deux points de plus (10 contre 8 en Australie), Montoya serait reparti de Budapest non pas 1 point derrière mais 1 point devant, et aurait pu encore plus semer le doute chez  Ferrari et Bridgestone en perdition durant l’été 2003 face aux écuries chaussées par Bibendum, en l’occurrence McLaren, Renault mais surtout Williams, vaisseau amiral du clan Michelin.

En 2007, la F1 démarre une nouvelle ère à Melbourne, cinq mois après la retraite du Kaiser Schumacher à Interlagos. Fernando Alonso leader de McLaren Mercedes, Kimi Räikkönen remplaçant du champion allemand chez Ferrari vont devoir composer avec un inattendu troisième larron au casque jaune rappelant Ayrton Senna, un certain Lewis Carl Hamilton prénommé ainsi en hommage au quadruple médaillé d’or des Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984. Quatrième des qualifications derrière Räikkönen, Alonso et Heidfeld, le rookie Lewis Hamilton va devenir la nouvelle idole de la F1 et des fans britanniques. 3e derrière le Finlandais et l’Espagnol, Hamilton fête son premier podium en Australie, et va en enchaîner neuf consécutifs jusqu’à Silverstone, prenant la tête du Mondial après sa première victoire sur le cicuit Gilles Villeneuve. Il ne la lâcher qu’à Interlagos après une remontée incroyable d’Iceman en fin de saison, pourtant totalement utopique après la Mont Fuji, où le Britannique comptait 17 points d’avance sur le Finlandais et 12 sur son coéquipier espagnol. Dauphin de Räikkönen fin 2007, Hamilton a surtout fait jeu égal chez McLaren avec l’homme d’Oviedo, alias Fernando Alonso, pourtant nouveau mètre étalon de la F1 en l’absence de l’ogre Schumacher.

En 2009, la surprise du chef Brawn GP débarque à melbourne après les ultimes tests hbivernaux de Barcelone, et bat à plate couture les top teams McLaren, Ferrari, BMW Sauber et Renault. Phénix né des cendres de Honda, Brawn GP propulse Jenson Button et Rubens Barrichello aux avants-postes tandis qu’Adrian Newey et Red Bull sont les premiers outsiders de l’écurie de Brackley qui sera rachetée par Mercedes en vue de la saison 2010. Derrière le tandem anglo-brésilien,Sebastian Vettel et Robert Kubica s’accrochent en fin de course, ce qui privera Baby Schumi d’un surcroît de pression sur Button dans le dernier tiers du championnat, tandis qu’Hamilton et son n°1 argenté seront déclassés sur tapis vert pour avoir menti sur son épisode avec Jarno Trulli qui apporte à Toyota un de ses derniers podiums en F1.

En 2010, le champion du monde en titre et nouvelle recrue de McLaren Mercedes, Jenson Button, fait étalage de sa science de course, lui le finisseur du dimanche aux dons exceptionnels pour préserver les gommes, comme son idole de jeunesse (Alain Prost). Avec maestria, l’Anglais tire la quintessence de son bolide argenté et de ses pneus Bridgestone, pérennisant la vie de ses gommes sous une pluie intermittente. Promis au purgatoire face au redoutable Lewis Hamilton, Button montre que son titre de 2009 n’est en rien usurpé, tout en signant sa deuxième victoire consécutive sur l’Albert Park de Melbourne.

 

 

  1. avatar
    13 mai 2015 a 8 h 13 min

    Le plus beau de tous fut bien entendu le GP d’Australie 1986 avec la victoire de Prost.

    Je me souviens bien du GP de 1998, première fois que je m’étais levé à 4h du matin pour suivre la course australienne en direct, quelle déception de voir Schumi abandonner après 5 tours et les McLaren écraser tout le monde sur l’Albert Park …

  2. avatar
    13 mai 2015 a 13 h 32 min
    Par Jayce

    Bonjour Axel. Pour ma part, le 1er réveil ultra matinal en F1 c’était Suzuka 1994 et la démonstration de Damon Hill sous une pluie apocalyptique.

    Je garde une tendresse pour ces manches inaugurales des années 90 où les petites équipes pouvaient viser les points du fait du manque de fiabilité des monoplaces de haut niveau.

    Et puis un mot sur l’édition 1997, où Jacques Villeneuve avait réalisé une démonstration en qualifs avant de s’accrocher bêtement au départ. Heinz-Harald Frentzen avait fait une très belle course (malgré une stratégie désastreuse de Williams) avant d’être vaincu par une rupture d’un disque de frein. Du coup, David Coulthard apportait sa première victoire au tandem McLaren-Mercedes.

    • avatar
      15 mai 2015 a 16 h 56 min
      Par Floyd

      1997 1ere victoire de Mc Laren depuis 3 saisons, la dernière datait de 1993 en Australie justement, ce fut aussi la dernière de l’Archange de Sao Paolo…

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        18 mai 2015 a 20 h 40 min

        Ron Dennis avait d’ailleurs déclaré après la victoire de Coulthard en mars 1997 à Melbourne que le seul temps quotidien de repos qu’il s’était accordé depuis le départ de Senna fin 1993 était le court laps de temps avant que son pied ne touche le sol quand il se levait de son lit.

        Il est vrai que Woking avait mangé son pain noir pendant 3 ans, orpheline du virtuose brésilien en 1994 avant de se heurter au veto du jeune retraité Prost qui avait cependant accepté le principe d’un test à Estoril sur pression du coriace Dennis, en proie à un V10 Peugeot pas à la hauteur en 1994, en rodage avec Mercedes en 1995 et 1996, contrainte de virer Nigel Mansell en pleine saison 1995 pour démotivation du pilote anglais, coiffée par Ferrari pour recruter Schumacher en vue de 1996 malgré les liens Mercedes – Schumi datant de 1990-1991 …

        Tout allait se débloquer en 1997 et surtout 1998, premières victoires, arrivée de Newey piqué à Williams, départ de Renault, arrivée de Good Year, maturité du pilote Häkkinen, fin du rodage pour Mercedes Ilmor …

  3. avatar
    13 mai 2015 a 15 h 52 min

    Salut Jayce,

    Oui l’exemple de Mark Webber rookie en 2002 et 5e avec Minardi à domicile est un superbe souvenir pour les fans.

    Bien vu pour 1997, à l’jnverse de la grille l’écurie Lola Mastercard d’Eric Broadley avait fait un flop, au delà des 107 % du temps canon de Jacques Villeneuve sorti par Eddie Irvine, sept mois avant la collision de Jerez 97 avec Schumi.

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      13 mai 2015 a 17 h 20 min
      Par Jayce

      Villeneuve avait surtout dû son abandon à un départ désastreux…

  4. avatar
    14 mai 2015 a 8 h 25 min

    Salut Jayce,

    En effet, le départ de Villeneuve avait été mauvais mais bon Irvine n’était pas exempt de tout reproche.

  5. avatar
    15 mai 2015 a 14 h 23 min
    Par Jayce

    En effet Axel, l’Irlandais était arrivé toutes roues bloquées dans le premier virage, envoyant Villeneuve et Herbert hors de la piste. Il expliqua après avoir freiné “un peu tard”… Doux euphémisme, du Irvine des grandes heures!!!

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