Zoom sur les favoris et les outsiders des 25e Championnats du Monde de Handball
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Zoom sur les favoris et les outsiders des 25e Championnats du Monde de Handball

Nous y sommes ! Hier a débuté sur le territoire français la 25e édition des Championnats du Monde de Handball. Du match d’ouverture à la finale prévue le dimanche 29 janvier à 17h, 84 matchs vont se dérouler sur 8 villes différentes. 24 sélections nationales rêvent de brandir le trophée, mais parmi ces 24 équipes, lesquelles ont le plus de chance d’atteindre le Graal et de succéder à la France, tenante du titre, au palmarès ?

Le grand favori : la France, à la maison

Pour son 3e Mondial organisé chez elle (après 1970 et 2001), l’équipe de France est naturellement la grande favorite de cet événement. Vice-championne olympique, championne du monde en titre, la France aura la chance de pouvoir évoluer à domicile, devant un public chauffé à blanc. De plus, la situation de l’Equipe de France autour de l’entraineur s’est clarifiée. Exit Onesta, place à Didier Dinart, qui aura de manière officielle pour la première les pleins pouvoirs de coaching, accompagné par Guillaume Gille. Sportivement, l’équipe de France présentera une équipe forte et ambitieuse, entre expérience (Niko Karabatic, Thierry Omeyer, Daniel Narcisse) et jeunesse (Ludovic Fabregas, Kentin Mahé). Tout semble écrit pour que l’équipe de France remporte un 6e titre inédit, à condition de trouver une parade défensive au jeu à 7 et de ne pas céder physiquement en fin de compétition, comme ce fut le cas l’été dernier en finale des Jeux Olympiques…

Le joueur à suivre : Nikola Karabatic

Elu deux fois meilleur handballeur du monde (2007, 2014) et nommé pour être élu à nouveau en 2016, Nikola Karabatic est en pleine possession de ses moyens. Après une saison 2015-2016 tronquée par de nombreuses blessures, le meneur de jeu de l’équipe de France est reparti de l’avant depuis octobre 2016, avec notamment des prestations de qualité en Lidl Starligue avec son équipe du Paris Saint-Germain Handball (47 buts inscrits en 12 matchs, 2e meilleur buteur de l’équipe). Et si l’on a craint le pire lorsqu’il est sorti sur blessure lors du match de la dernière journée contre Nantes, Nikola a montré lors des matchs de préparation contre la Slovénie que sa blessure était bien sans gravité et qu’on pouvait compter sur lui pour mener la France vers les sommets.

Les autres favoris

Le Danemark : souvent placé, jamais vainqueur. Cette devise n’est plus de mise pour les Danois qui ont enfin vaincu le signe indien en battant la France en finale des JO en août dernier 26-24. Champion olympique en titre donc, c’est décomplexés que les hommes de Gudmundur Gudmundsson (dont ce sera la dernière compétition à la tête du Danemark) se présenteront en France. Grâce à un effectif très complet et des individualités de classe mondiale, le Danemark devrait s’inviter dans le dernier carré de ces Championnats du Monde et présente des arguments convaincants pour remporter le titre final.

Le joueur à suivre : Mikkel Hansen

Egalement élu à deux reprises meilleur joueur du monde, Mikkel Hansen est l’arme offensive n°1 de l’équipe du Danemark. Cependant, le natif d’Elseneur connaît en ce moment un petit passage à vide depuis son retour des JO en club avec le PSG. Moins efficace en attaque (seulement 40 buts inscrits en 13 matchs de Lidl Starligue), Mikkel Hansen est moins tranchant cette année et effectue une première partie de saison en dents de scie… avec notamment un 0/5 aux tirs contre Aix-en-Provence, du jamais vu depuis 2 ans pour le Danois ! Coup de mou sur le plan physique ? Sans nul doute. Il n’en reste pas moins dangereux et le destin du Danemark dans la compétition dépendra grandement de sa capacité à retrouver son niveau des dernières saisons.

L’Allemagne : après de longues années de disette sans le moindre trophée, la grande Allemagne est de retour. Emmenés par le brillant technicien Dagur Sigurdsson, les joueurs rouge jaune et noir se reposent désormais sur une solide assise défensive et leur solidarité pour aller plus haut, ce qui leur a permis de décrocher le titre de champion d’Europe et d’être médaillés de bronze aux Jeux Olympiques de Pékin. Grosse alerte cependant sur le possible forfait du fantastique ailier gauche Uwe Gensheimer, qui a perdu de manière inattendue son père dimanche et est actuellement à Mannheim. Toutefois, l’Allemagne a montré durant l’Euro 2016 qu’elle pouvait compter sur sa jeunesse et gagner sans ses cadres.

Le joueur à suivre : Andreas Wolff

Symbole du renouveau allemand lors de l’Euro 2016, le dernier rempart de la défense allemande a confirmé sur le reste de l’année 2016 qu’on pouvait compter sur lui. Agé de 25 ans, Andreas Wolff a franchi un cap avec succès en passant à l’intersaison de Wetzlar au THW Kiel, où il fait les beaux jours du club au zèbre avec l’un des meilleurs gardiens du monde, le Danois Niklas Landin. Pour sa 3e compétition en 12 mois, le Kieler est attendu au tournant.

L’Espagne : Grande absente des Jeux Olympiques 2016 suite à des défaites surprises contre la Slovénie et la Suède, l’Espagne arrive en France le couteau entre les dents et revancharde. Arrivant en France avec un effectif renouvelé, les hommes de Jordi Ribeira n’en restent pas moins talentueux et pourront compter sur une défense centrale des plus redoutables ainsi qu’une force de frappe offensive impressionnante, comme l’ont montré leurs résultats lors du tournoi de préparation à Irun (victoires 30-20 contre la Pologne, 38-25 contre l’Argentine et 32-27 contre le Qatar). A l’instar de l’Allemagne, l’inquiétude plane autour de la participation du maître à jouer Raul Entrerrios (meilleur joueur du dernier Euro) qui, touché aux adducteurs, a été préservé ce week-end. Face à cette incertitude, le sélectionneur espagnol a retenu 17 joueurs au lieu de 16 au cas où…

Le joueur à suivre : Alex Dujshebaev

Agé de 24 ans, le joueur du Vardar Skopje semble arriver à maturité. Incontournable en Ligue des Champions avec son club, le fils de Talant Dujshebaev fera partie du 7 Majeur lors des matchs de l’Espagne, qui compte sur sa gamme élargie de tirs ainsi que sa technique pour atteindre les sommets.

Les outsiders

Vice-champion du monde en titre, le Qatar de Valero Rivera se présente dans l’hexagone avec un effectif amoindri par rapport à il y a deux ans, notamment avec l’absence de Zarko Markovic (meilleur arrière droit des championnats du monde 2015) et du pivot espagnol Borja Fernandez. De plus, loin de leurs terres, les Qataris ont réalisé une campagne olympique en demi-teinte, avec de lourdes défaites contre la France puis l’Allemagne en quart de finale. Les Qataris présentent cependant des arguments de qualité avec notamment la présence de l’arrière gauche cubain Rafael Capote et du gardien Danijel Saric. Comparé aux autres nations, il a disposé de beaucoup de temps pour huiler son collectif pour cette échéance. De quoi jouer les trouble-fêtes à nouveau.

De son côté, la Croatie entraînée par Zeljko Babic est en phase de transition et intègre petit à petit les jeunes pousses de demain (dont Marko Mamic et Luka Stepancic, joueurs en Lidl Starligue) avec en ligne de mire l’Euro 2018 organisé à la maison. Leur belle 3e place décrochée à l’Euro 2016 montre cependant que les Croates ont déjà des arguments solides pour atteindre le dernier carré et se mêler à la lutte finale pour le titre.

Le titre final, la Slovénie en rêve. Disposant de bonnes individualités, le futur joueur de Kielce Blaz Janc ainsi que ses coéquipiers arrivent en France avec la ferme intention de se qualifier au moins pour les quarts de finale. Petit point d’interrogation cependant sur le poste d’arrière gauche où la Slovénie est légère, même si Nik Henigman a montré lors des matchs de préparation contre la France qu’il pouvait tenir la corde.

19e en 2015 avec une seule victoire, la Russie est en pleine reconstruction et est en route vers les sommets… Avec un effectif rajeuni et des gabarits impressionnants, la Russie a les moyens de jouer les trouble-fêtes, à condition de ne pas se louper au démarrage et de rester régulière.

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