Hansen qualifie Paris au buzzer, Dumoulin propulse Nantes en Finale !
Photo Panoramic

Hansen qualifie Paris au buzzer, Dumoulin propulse Nantes en Finale !

Organisé à Reims, le Final Four de la coupe de la ligue a débuté vendredi et nous a proposé deux matchs aux scénarios radicalement opposés. D’une part une domination écrasante au début pour un come-back et un finish très tendu. De l’autre, un début de match serré qui a tourné à la démonstration. Retrouvez-ici les résumés des deux demi-finales de la coupe de la ligue.

Saint-Raphaël – Paris : Hansen crucifie les varois au buzzer

Saint-Raphaël marque le premier but mais c’est bien Paris qui prend le meilleur départ dans cette rencontre. L’équipe de la capitale commence très fort en infligeant un 4-0 à son adversaire du soir avec un penalty transformé et trois contres rondement menés. Ceux-ci ont lieu grâce aux trop nombreuses pertes de balle de l’équipe de Joël Da Silva, qui doit poser son premier temps mort très tôt dans la partie. Rien ne sourit à Saint Raphaël, à l’image d’un lob manqué. Autre image résumant bien le début de rencontre, un ballon trainant au sol récupéré à l’envie par Abalo qui permet à un Gensheimer très en forme d’inscrire un but facile. Hansen se fait quelque peu déborder en défense mais Thierry Omeyer est impérial (même à 6 mètres).

Le Danois s’illustre lui en attaque avec quelques coups de canon dont il a le secret. Une série de 7-0 continue pour Paris, avec un seul but marqué par Saint Raphaël en 12 minutes. Le score est de 7-1 en faveur des joueurs de Noka Serdarusic. L’entrée de Geoffrey Krantz ramène un peu d’énergie et de stabilité pour les Varois. Cela réduit l’écart à des proportions moins élevées, soit 4 buts. Une parade de Djukanovic à 6 mètres sur Gensheimer suivie d’une relance permet même à l’équipe d’un Adrien Di Panda en dedans de revenir à -3 (6-9). L’écart va se stabiliser, malgré un Gensheimer des grands soirs. Il inscrit une roucoulette dont il a le secret alors qu’il est presque à l’arrêt, puis marque un énorme lob. De l’autre côté, Karalek transforme un but derrière la tête venu de nulle part après une action très poussive pour rester dans le coup. De son côté, « Titi » est très en forme avec 9 arrêts (à plus de 40%) à ce moment de la partie.

A 5 minutes de la mi-temps, Adrien Di Panda paie ses trop nombreuses pertes de balle et ses mauvais choix en se faisant sortir. Une action très confuse menant à un but de Saint Raphaël fait sortir Omeyer de ses gonds ; il écope ainsi de 2 minutes de suspension. Krantz continue son chantier en poussant les ballons et provoque un 7m que convertit Daniel Sarmiento (3/3 dans l’exercice à ce moment de la partie). Lyngaard est encore exclu (2ème suspension) après une belle « cravate » sur Nikola Karabatic. Sur son aile droite, le jeune Arthur Vigneron ne déçoit pas et plante son deuxième but de suite avec un angle très restreint (14-16). Mais tout va très vite avec Paris : il suffit d’un 7m de Gensheimer et d’un but d’Abalo pour faire repasser l’écart à +4 pour Paris. Le score à la mi-temps est de 14-18 en faveur du PSG. Les hommes forts sont Uwe Gensheimer (8buts) et Thierry Omeyer (10 arrêts à 45%).

Les 4 buts d’écart sont un moindre mal pour Saint Raphaël tant l’entame de match avait été catastrophique. Remili marque d’entrée pour lancer la deuxième mi-temps, faisant ainsi passer le score à 14-19. Le rythme est très élevé à la reprise, mais aucune équipe n’en tire un réel avantage. Après une possession plus que laborieuse, Daniel Sarmiento fait étalage de toute sa classe en marquant un tir très difficile en évitant un contre pourtant bien en place. Cela permet à Saint Raphaël de ne pas trop se faire distancer (16-20). L’équipe de Joël Da Silva produit de beaux mouvements mais ceux-ci sont trop latéraux, pas assez orientés vers le but.

Après avoir marqué, Di Panda commet une perte de balle stupide en offrant la balle à Mikkel Hansen sur une relance ratée. A la 35ème minute, Saint Raphaël a perdu 9 ballons, contre 6 pour Paris. Di Panda perd encore un ballon, après que Hmam se soit fait exclure pour une grosse faute sur Nikola Karabatic. Cette balle perdue est immédiatement utilisée par Gensheimer qui l’envoie au fond des filets. Vigneron, toujours très actif, vole un ballon et transmet celui-ci à Raphaël Caucheteux qui ramène les siens à 4 buts (19-23).

Encore avec un angle très fermé, Arthur Vigneron continue son festival. Mais encore une fois, l’écart grimpe vite et quand Skof arrête un penalty tandis que Gensheimer en converti tun, l’écart passe à 6 buts (21-27). On pense alors que les Varois seront incapables de revenir mais c’est sans compter sur le soldat Abily. Très actif, il se jette dans tous les intervalles et agresse tous les Parisiens. Noka Serdarusic veut sûrement faire travailler son équipe, pensant la victoire acquise : il envoie 7 joueurs de champ. Mais cela se révèle infructueux pour les Parisiens, notamment à cause de la grande intensité défensive déployée par leurs adversaires du soir.

Saint Raphaël sent qu’il est temps d’emballer le match dans les 10 dernières minutes ; l’équipe décide aussi d’attaquer à 7. Contrairement à l’équipe parisienne, cette tactique se révèle payante. Un but de Lyngaard remet Saint Raphaël à -4 (25-29). Un peu plus tard, une parade d’un Djukanovic aux abois permet au même Lyngaard de marquer en contre pour entretenir l’espoir (27-30). A coup de montées de balle rapides, les coéquipiers de Dani Sarmiento emballent le match qui est totalement relancé à 28-30. La défense hyper-agressive et un but de Caucheteux ramènent Saint Raphaël à -1 après un temps mort demandé par Paris (29-30). Le 24ème arrêt de Djukanovic offre une balle d’égalisation à son équipe qui attaque à 7 pendant son temps fort. Sur une poussette dans le dos de Sarmiento, Nikola Karabatic est exclu 2 minutes. Thierry Omeyer sort de sa boite et effectue deux arrêts consécutifs (18 à ce moment-là). Son homologue réalise lui aussi une parade mais Hansen s’empare du deuxième ballon pour le fusiller à 6 mètres.

Sur l’action d’après, Aurélien Abily marque malgré un ballon touché par Omeyer (30-31). Caucheteux arrive à voler un ballon ultra-important en défense, et la contre-attaque aboutit à un but de Miroslav Jurka… refusé pour une zone litigieuse ! Le suspense est à son comble et Djukanovic sort une parade improbable de la tête après un tir dévié par sa défense. Ce réflexe permet à son équipe de récupérer la possession. Celle-ci est bien utilisée et aboutit à un tir de Caucheteux… qui obtient un 7mètres indiscutable. Le meilleur buteur de l’histoire du championnat français ne tremble pas et va lui-même l’inscrire pour accrocher semble-t-il une prolongation (31-31).

Il reste alors 6 secondes à jouer, mais la prolongation qui semble se dessiner n’aura en réalité jamais lieu. Dès l’engagement, Mikkel Hansen réalise quelques dribbles et s’en va mettre un incroyable missile à Djukanovic à 12 mètres. Au terme d’un scénario incroyable, le Danois qualifie Paris au buzzer d’une manière insensée.

Après avoir montré beaucoup de cœur et effectué une belle remontée malgré un départ catastrophique, l’équipe de Saint Raphaël s’incline logiquement. La déception est d’autant plus cruelle que la prolongation semblait acquise, avec un 7 mètres inscrit à 6 secondes du terme de la partie. Mais un léger manque de lucidité sur la fin leur a coûté le match. En effet, il n’est pas recommandé d’être sur la pente descendante pour défendre face à Mikkel Hansen, il faut au contraire l’agresser, surtout lorsqu’il reste si peu de temps.

Dunkerque – Nantes : Dumoulin propulse Nantes en finale

Après un échec sur sa première tentative, Olivier Nyokas inscrit le premier but de la rencontre. Celui-ci est suivi par un arrêt de Cyril Dumoulin et d’un énorme tir en appui que seul Nicolas Claire maitrise. Cette micro-série (un 2-0) prend fin avec un 7m de l’inévitable Baptiste Butto. Il est l’initiateur d’un 3-0 pour l’USDK, inscrivant un autre but tandis que Pierre Soudry (très actif en début de match) s’illustre aussi.

En face, Nantes s’en remet encore à ses individualités avec Eduardo Gurbindo qui réalise un très beau geste. Il effectue un tir enchainé croisé après un seul appui, qui trompe un William Annotel impuissant. De son côté, Dumoulin monte en température et s’offre un autre arrêt tandis que l’ailier David Balaguer s’en va planter un but à 9 mètres, puis un autre moins de 30 secondes plus tard. Toujours aussi chaud, Cyril Dumoulin réalise deux parades consécutives, ce qui permet au « H » de garder une très courte avance (4-5).

Celle-ci va grimper d’une unité grâce à un tir en appui de Nicolas Claire après une très belle feinte (4-6). La série continue avec un but de Tournat au terme d’une montée de balle rapidement jouée après un ballon perdu dunkerquois. Soudry dégaine très rapidement pour un tir croisé qui fait mouche, ceci permettant de stopper la disette offensive de son équipe après 6 minutes sans but marqué (5-7). Aucune équipe n’arrive à vraiment imposer son rythme sur la rencontre, et le score reste serré bien qu’à l’avantage du HBC Nantes.

Baptiste Butto est en confiance et tente un tir à 10 mètres, facilement stoppé par Cyril Dumoulin. Dunkerque perd de nombreux ballons mais Nantes peine à en profiter pour faire gonfler l’écart qui reste d’un but. L’USDK a commis 6 pertes de balle au quart d’heure de jeu, contre 4 pour l’équipe de la cité des Ducs. Nantes fait tourner en utilisant des rotations, à l’image du jeune Romain Lagarde qui signale son entrée par un échec. William Annotel commence à trouver son rythme, mais Théo Derot lui complique la tâche en étant très incisif dès son entrée en jeu (6-8). Une défense en zone généreuse est sifflée contre Rock Feliho, mais Cyril Dumoulin se charge d’arrêter le 7m tiré par Baptiste Butto.

Après une très bonne fixation de Théo Derot, Romain Lagarde score un but facile en pénétrant au plein coeur de la défense adverse. Une contre-attaque de Gurbindo marque le premier écart conséquent de la partie (6-10). Mais Pierre Soudry rentre un but de très loin après un temps mort, profitant de l’anticipation d’Obrian Nyateu pour avaler l’espace dans son dos (7-10). Un arrêt d’Annotel puis un but d’Afgour font définitivement recoller l’USDK à 2 buts (8-10). Mais Théo Derot continue d’apporter pleinement son écot en attaque et tire à 8 mètres, tandis que Dominik Klein vole un ballon qu’il va mettre au fond des filets en contre-attaque (8-12).

Pierre Soudry est de loin le joueur le plus entreprenant, mais son collectif ne suit pas. L’exemple le plus flagrant est une attaque très mal négociée. Avec 1 seule passe restante avant le refus de jeu (celle du jet franc), un Dunkerquois transmet le ballon à son pivot anormalement seul. En effet, Gurbindo est directement monté sur le tireur, sachant qu’aucune passe n’était possible. Cette action a donc résulté en une perte de balle idiote, sans même avoir pris de shoot.  Toujours très actif, Théo Derot paie son envie trop intense en commettant l’erreur de trop mettre la pression à un joueur lancé en contre-attaque. La sanction est immédiate, 2 minutes d’exclusion et un 7m transformé (9-12). Les rotations sont toujours très présentes, et Gurbindo en un-contre-un vient répondre à un très joli tir hors secteur réalisé lors de l’action précédente (10-13). Toujours très présent, Derot provoque un 2 minutes de Grocault et donne une balle de but à Romain Lagarde qui déjoue un contre pourtant bien placé (11-14). Nicolas Nieto score son deuxième but consécutif après une action plutôt confuse, mais Derot possède le dernier mot de la mi-temps. Le score à la pause est de 12-15 en faveur des Ligériens.

Les Dunkerquois peuvent s’estimer heureux de n’avoir que 3 buts de retard, au vu de leur nombre important de pertes de balle. Après 1min30 en deuxième mi-temps, Nyokas inscrit encore une fois le 1er but de la période d’un sublime tir à 9 mètres (12-16). Lamon lui répond de manière différente avec un un-contre-un très efficace. Mais l’arrière nantais persiste et signe un but en appui alors même qu’il est neutralisé par un défenseur (13-17). Dumoulin réalise encore un arrêt sur un Kornél Nagy totalement absent ce soir. De belles séquences s’enchainent avec un improbable tir par en-dessous de Nicolas Claire, et un un-contre-un de Butto qui mystifie Gurbindo (14-18).

Les Nantais manquent de fluidité en attaque mais les Dunkerquois sont trop tendres. Gurbindo offre une très belle passe volleyée à Balaguer tandis que Cyril Dumoulin stoppe le lob de Benjamin Afgour. Claire est très en forme en début de mi-temps et permet au « H » d’inscrire 6 buts en 8 minutes. Une passe derrière la tête de l’intenable Claire pour l’autre Nicolas (Tournat), provoque un 7m transformé par Gurbindo (16-22). Dunkerque peine vraiment en attaque, aucun joueur ne prend ses responsabilités. Les joueurs de Patrick Cazal semblent soudainement résignés, abasourdis comme l’avouera Benjamin Afgour en interview d’après match. Dominés dans l’envie par des Nantais qui retrouvent des couleurs en attaque, les Dunkerquois voient Gurbindo tirer le même 7m que quelques minutes auparavant pour porter l’avance à 7 buts. Comme un symbole, Cyril Dumoulin stoppe une roucoulette.

Nicolas Claire survole toujours autant la 2ème mi-temps, délivrant des passes décisives plus belles les unes que les autres, alors qu’il continue de scorer quand il le souhaite. Dumoulin arrête un tir en lucarne et sa relance finit dans les mains d’un Senjamin Buric qui se permet un lob chaloupé. Le revenant (blessé au mollet pendant longtemps) réalise une excellente entrée en scorant but sur but. L’écart grandit et atteint les 10 buts sur une volte-face magnifique de Gurbindo qui laisse son vis-à-vis dans le vent. Pendant un temps-mort, Patrick Cazal cherche l’orgueil de ses joueurs. Malheureusement pour lui, celui-ci ne reviendra jamais. Ils vont continuer de subir sans relever la tête, sans sentiment de rébellion.

Ce laxisme en défense et leur manque d’énergie permettent à l’équipe de Thierry Anti de scorer 14 buts en 18 minutes. Sur un simple jet franc, Romain Lagarde insiste sur une fixation toute simple et libère un caviar pour un Buric décidément très en forme, symbole d’une défense qui ne semble pas avoir fait le déplacement à Reims. Les 10 dernières minutes sont anecdotiques. Elles permettent seulement à Thierry Anti de reposer ses cadres en vue de la finale qui se profile. Delecroix se montre avec 2 buts, Buric inscrit un nouveau lob et Cyril Dumoulin se prend un énorme ballon dans la tête de la part de son futur coéquipier, Julian Emonet. L’image des 10 dernières minutes reste tout de même le 7m inscrit par Nicolas Tournat (pourtant pas coutumier de l’exercice), avec un semblant de chabala s’il vous plait !

Cela symbolise bien la déroute subie par l’USDK qui va devoir se remobiliser pour une autre demi-finale de coupe, contre Montpellier cette fois. Quant au HBC Nantes, il retrouve son désormais éternel rival du Paris Saint Germain pour essayer de glaner un 2ème trophée dans son histoire.

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Retrouvez Your Zone sur

Compatible Smartphone & Tablette

Iphone & iPad

Abonnez-vous à la Newsletter