LFH – Tonnerre de Brest !
Photo Panoramic

LFH – Tonnerre de Brest !

Promu en LFH (Ligue féminine de handball) pour la première fois, le Brest Bretagne Handball, ou BBH, a connu un exercice presque parfait, échouant de peu en finale de play-offs. Une saison qui va donner de l'appétit à la troupe de Laurent Bezeau.

Tel un phénix, le handball féminin brestois a su renaître de ses cendres pour retrouver le plus haut niveau. En 2012, ce qui est encore le HBF Arvor 29 est relégué administrativement en troisième division. Cinq ans plus tard, voilà le Brest Bretagne Handball (BBH) en finale des play-offs et en Coupe d’Europe. Le tout pour leur première saison en LFH depuis la fondation du BBH.

A l’image un élève surdoué, Brest va vite, quitte à sauter des classes et rentrer dans l’Histoire. Preuve en est la saison dernière, où la troupe de Laurent Bezeau est devenue la première de Deuxième Division à remporter la Coupe de France, à Bercy. Une victoire 25 à 16 contre Toulon, après avoir sorti les grosses écuries que sont Fleury-les-Aubrais et Metz. Un trophée auquel s’ajoute celui de championne de France de D2.

 

Un recrutement international

Pour leur retour dans l’élite du handball féminin, les dirigeants du BBH frappent fort. Avec les trois internationales françaises Marie Prouvensier (ailière droite), Cléopâtre Darleux (gardienne) et Allison Pineau (demi-centre), ainsi que la Roumaine Melinda Geiger (arrière droite), les Bretonnes se sont considérablement renforcées. Tout en gardant une ossature solide autour de l’Espagnole Marta Mangué et des Tricolores Marion Limal et Amandine Tissier. De quoi les placer comme favorites du championnat par les observateurs.

Malgré un premier accroc en ouverture du championnat contre Nice – leur première défaite à domicile depuis 37 matches ! – les Finistériennes se relancent très vite, enchaînant les succès contre Dijon et Nantes, notamment, leur permettant de prendre la tête du classement. Ce podium, les Brestoises ne le quitteront plus à partir de la neuvième journée, oscillant entre la première, deuxième, et troisième place, leur classement final. La faute à une fin de saison compliquée, et trois défaites consécutives contre Metz, Issy et Chambray.

 

Promues et… vice-championnes de France !

Les portes des play-offs ouvertes, le BBH s’y engouffre sans pression. Le club des frères Le Saint, Gérard et Denis, ne fait qu’une bouchée de Chambray, qui les avait, pourtant, battues deux fois en championnat. En demi-finale, les handballeuses bretonnes font part d’un fort caractère pour venir à bout d’Issy, après un match retour d’anthologie. La finale face à Metz, grandissime favori, est une marche trop grande. Malgré un arbitrage défavorable, avec une grande Cléopâtre Darleux dans les buts et une Allison Pineau on fire, les Brestoises échouent de trois buts sur l’ensemble des deux matches, aller et retour.

En parallèle, les joueuses du Finistère ont goûté à l’Europe, via la Coupe EHF. Sans sourciller, elles ont réussi à passer les trois tours qualificatifs, respectivement contre Madère, Volgograd et Bera Bera. Lors de la phase de groupes, elles occupent la première place de leur poule, en étant invaincues… jusqu’à la dernière journée, et ce match contre Kranosdar qui les rétrograde à la seconde place. En quarts de finale, c’est un sacré hors d’œuvre qui s’offre à elle : Rostov. Malgré leur bonne volonté, leur courage et un public de la Brest Arena toujours fervent, elles subissent la loi du futur vainqueur de la compétition. De quoi ne pas rougir.

 

Toublanc, Copy, Tissier, la jeunesse dorée

Maintenant, qu’espérer pour la saison prochaine ? Faire aussi bien, si ce n’est mieux. Et le BBH a les arguments pour. D’abord l’effectif. Sauf départs massifs, Brest dispose d’éléments d’expérience comme Allison Pineau et Cléopâtre Darleux. Mais aussi des joueuses d’avenir qui ont engrangé du temps de jeu cette saison, comme Alicia Toublanc, Maud-Eva Copy ou encore Amandine Tissier, qui ont un bel avenir devant elles, en club comme en sélection nationale.

Les Finistériennes peuvent aussi compter sur un technicien de qualité, en la personne de Laurent Bezeau. Celui qui avait déjà mené le feu HBF Arvor 29 au titre de championne de France peut refaire la même avec le Brest BH. Ce « deuxième papa » pour les handballeuses bretonnes est un véritable autodidacte. Et un perfectionniste qui place toujours la barre très haut. La meilleure manière de progresser.

 

La Brest Arena, l’enfer de l’Ouest

Enfin, l’autre atout du club, c’est certainement sa salle, son Arena. Avec une moyenne de plus de 4000 spectateurs par match à domicile, les Brestoises peuvent compter sur le soutien sans faille dans leur public, aussi bruyant que bouillant. Un petit chaudron niché au cœur du Finistère, qui promet l’enfer à tous ses visiteurs. Preuve en est, seulement quatre défaites en championnat dans leur salle, et une en Coupe d’Europe. Une véritable forteresse imprenable qui rajoute, s’il le fallait, un surplus d’envie et de motivation pour les joueuses du BBH. Car ces filles-là iront loin. Car ces filles-là ont un vrai potentiel collectif. Car ces filles-là peuvent semer la foudre dès la saison prochaine, en France comme en Europe. Tonnerre de Brest !

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