Interview de Samuel Honrubia : joueur déterminé et personne éclectique
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Interview de Samuel Honrubia : joueur déterminé et personne éclectique

Prenant un risque majeur en s’engageant avec une équipe de deuxième division, Samuel Honrubia a réussi son pari en participant à la remontée immédiate de Tremblay dans l’élite. Alors que son équipe traverse un début de saison compliqué, il a accepté de répondre à nos questions. C’est ainsi qu’on appréhende plusieurs facettes de sa personnalité, en tant que joueur, dirigeant d’entreprise mais aussi fan de jeux vidéos.

L’année dernière, vous signez avec Tremblay, passant du champion de France à un club de Proligue, comment s’est effectuée la transition ?

Il n’y a rien qui a changé dans mes habitudes, dans ma façon de fonctionner. On était dans une position où on jouait le titre, la remontée de suite. Il n’y a donc pas eu de grands changements si ce n’est le niveau de jeu. J’ai pris cela avec le plus grand sérieux pour pouvoir atteindre l’objectif le plus vite possible, ce que l’on a réussi à faire.

Vous souhaitiez rester en région parisienne pour éventuellement commencer des études de kiné, où en êtes-vous avec ce projet ?

Je n’ai pas commencé l’école de kiné car je n’ai pas pu rentrer dans l’école. Mais aujourd’hui, je me dis que c’est peut-être mieux comme ça car j’ai créé une société de pâtisserie américaine qui s’appelle « Poppy Bakery ». Donc je n’aurais jamais eu le temps de faire les deux. J’étais déjà concentré sur le fait d’être performant au handball. C’est très dur de faire des études en parallèle tout en restant à 100 % dans le handball et comme l’objectif était assez important, de remonter de suite, je ne pouvais pas me permettre de m’éparpiller un peu partout.

Parlez-nous de votre projet ? Quel rôle occupez-vous ?

On a créé une société avec deux associés. Il y a une pâtissière américaine, qui s’appelle Adria Adams et qui est californienne et il y a aussi un pâtissier français qui nous aide dans la société. Moi je suis président de la société, et on fait vraiment exclusivement des pâtisseries américaines. On fait tout le meilleur des pâtisseries américaines et on livre dans les restaurants et pour les particuliers qui effectuent des commandes pour les anniversaires par exemple. Actuellement, on cherche un local pour ouvrir une boutique à Paris.

C’était un projet que vous aviez depuis longtemps ?

Non c’est venu l’année dernière quand j’ai contacté Adria. Elle était encore aux Etats-Unis donc il fallait régler le problème du VISA, réussir à la faire venir. Cela a pris un peu de temps car la société n’était pas encore créée. Maintenant, elle est en France et le projet a pu démarrer.

L’année dernière avec Tremblay, vous avez été champion de Proligue, accomplissant ainsi le projet de remontée en un an. Pour cette saison en première division, quels sont vos objectifs, le maintien, un certain classement ?

Mes objectifs étaient un peu plus élevés que le niveau de jeu que l’on a affiché depuis le début de saison. Il n’y a pas eu vraiment d’objectif affiché par le club. Au vu des résultats, il faudra avant tout gagner notre premier match avant de se fixer des objectifs plus élevés.

Après une bonne saison d’un point de vue individuel l’an passé, vous voulez continuer sur cette lancée j’imagine…

Bien sûr, je vais essayer de continuer à être bon. C’est ce à quoi tout sportif doit se tenir, continuer à être performant, éviter les blessures et donner le meilleur pour son club tout simplement. Il y a vraiment quelque chose de beau à faire ici avec le projet qu’on a commencé à construire l’année dernière, même si le début de saison est très compliqué. Il faut vraiment qu’on arrive à débloquer notre compteur pour se faire du bien et reprendre confiance en nous.

A ce propos, qu’est-ce qui dysfonctionne selon vous ?

On a mal travaillé au début donc on le paie, c’est de là que provient notre manque de confiance. Maintenant quand on voit le match contre Toulouse, il y a des choses qui prennent du temps et ne se règlent pas en deux journées. Il est donc primordial de gagner le match contre Saran pour prouver qu’on mérite notre place en D1.

On sait que vous êtes un grand fan de jeux-vidéos, quelles sont les sorties que vous attendez cette année ?

J’attendais beaucoup Mario et les Lapins Crétins sur Nintendo Switch, je l’ai fini. J’attendais L’ombre de la guerre qui est sorti il y a quelques jours (le 10 octobre) dans lequel je joue.

Cette participation au jeu, c’est un peu un rêve qui se réalise pour vous ?

Ouais, ça a été excellent. C’était vraiment une très belle aventure, une super expérience. Hier, j’ai joué jusqu’à 4 heures du matin et je n’ai pas réussi à me trouver, donc je vais continuer à me chercher !

Comment s’est présentée cette opportunité ?

Warner Bros m’a contacté en me proposant un projet de doublage. J’étais vraiment très étonné parce que je me suis dit que je pourrai très bien être nul (rires). Je ne savais pas encore de quel jeu il s’agissait donc quand je les ai rencontrés, ils m’ont annoncé le jeu et j’étais comme un fou. En tant que fan du Seigneur des Anneaux, cela me convenait parfaitement et j’avais vraiment hâte de commencer.

C’est une expérience que vous êtes prêt à réitérer ?

Carrément, mais cela reste très dur donc ce sera peut-être des petits rôles mais ce n’est pas mon métier et c’est un métier qui ne s’improvise pas. Même si c’était une expérience incroyable, je ne me vois pas me reconvertir là-dedans.

Un grand merci au club de Tremblay qui a permis cette interview ainsi qu’à M.Honrubia pour m’avoir accordé de son temps.

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