JO 2018 : le bilan du skeleton
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JO 2018 : le bilan du skeleton

Une polémique, un triomphe, une confirmation, une première et des retrouvailles. Voici les temps forts de ces Jeux Olympiques d'hiver 2018 en skeleton.

La combinaison qui fait parler

Avant même de débuter, les épreuves de skeleton ont vu naître une polémique à propos de la combinaison des pilotes de la Grande-Bretagne. Assez moyens tout au long de la saison, ces derniers réaliseront de très bon temps lors des descentes d’entraînement.

Le secret de ce revirement de situation se trouverait dans la composition des combinaisons britanniques, comme l’explique la concurrente belge Kim Meylemans : “Il est frappant de constater qu’après une très mauvaise saison, les Britanniques dominent. [Un article du Guardian] explique que les Britanniques gagneraient une seconde par manche grâce aux nouvelles combinaisons.”

Ces combinaisons bénéficieraient d’améliorations les rendant plus aérodynamiques. Cela peut faire penser au Vortex utilisé par le Team Sky sur le Tour de France. Meylemans ainsi que d’autres athlètes ont porté plainte auprès de la fédération internationale de Bobsleigh et de Skeleton mais ont été déboutés. Selon l’instance, “aucune infraction au règlement n’a été constatée”. Les Britanniques décrocheront trois médailles lors de ces JO de Pyeongchang.

Yun Sung-bin, l’apothéose

Remporter un titre olympique est déjà grand, le faire sur ses terres est tout simplement magique. Ultra-dominateur durant la saison de Coupe du Monde, Yun Sung-bin n’était ni plus ni moins que le grand favori à la médaille d’or dans la catégorie hommes. Devant son public, le pilote local n’a pas tremblé sur la piste de Pyeongchang qu’il connait par cœur et a remporté la compétition haut la main puisqu’il a terminé en tête des quatre manches.

La lutte pour compléter le podium fut autrement plus serrée puisque pas moins de quatre pilotes ont occupé à tour de rôle la deuxième ou la troisième place provisoire. Cependant, seul le classement final compte et ce sont Nikita Tregybov (Athlètes Olympiques de Russie) et Dom Parsons (Grande-Bretagne) qui complètent la boîte, se classant respectivement deuxième et troisième devant les frères Dukurs (Lettonie).

Et de deux pour Lizzy Yarnold

Dans l’épreuve féminine, le suspense fut présent jusqu’au bout quant à l’identité de la lauréate. Des changements de leader, des écarts infimes… Mais à la fin, c’est Lizzy Yarnold qui gagne. La championne olympique de Sotchi a réussi à conserver son titre au bout d’une course riche en rebondissements. Leader à l’issue de la première manche, la Britannique n’était pourtant plus que troisième à mi-parcours. Dans la troisième manche, Yarnold a repris la deuxième place avant de réussir à reconquérir son trône lors de l’ultime descente.

La Grande-Bretagne réalise un beau tir groupé puisque Laura Deas décroche la médaille de bronze en se classant juste derrière l’Allemande Jacqueline Lölling, médaille d’argent. Preuve de ces retournements de situation : l’Autrichienne Janine Flock, première au départ de la manche finale, ne figure pas sur le podium final.

L’entrée en matière de l’Afrique

Ces deux athlètes n’ont qu’une seule différence : leur nationalité. Akwasi Frimpong représentait le Ghana chez les hommes tandis que Simidele Adeagbo défendait les couleurs du Nigeria chez les femmes. Tous deux ont été les premiers athlètes noirs africains à prendre part au skeleton lors des Jeux Olympiques d’Hiver. Tous deux auraient pu participer à d’autres JO, ceux d’été, mais n’ont pu le faire à cause d’une blessure (Frimpong) ou d’une sélection manquée (Adeagbo).

Tous deux se sont également classés à la dernière place de leur compétition respective, loin des leaders. Mais pour eux, l’important était de participer et de montrer que tout est possible dès lors que l’on y croit. Ils sont en quelque sorte les symboles des valeurs de l’olympisme.

L’émotion de Katie Uhlaender

Imaginez que cela fait quatre ans que vous n’avez pas vu l’un de vos proches. Vous attendez-vous à le revoir aux Jeux Olympiques d’hiver ? C’est ce qui est arrivé à la pilote américaine Katie Uhlaender. Aux Jeux de Sotchi, cette dernière avait échoué au pied du podium. A Pyeongchang, son résultat ne fut guère à la hauteur de ses attentes puisqu’elle n’a pris que la 13ème place de l’épreuve féminine.

Mais qu’importe, elle a obtenu beaucoup plus qu’une médaille. En effet, en cherchant de l’œil son coach, l’Américaine a finalement trouvé sa mère. Elles ne s’étaient plus vues depuis quatre ans et sont tombées toutes les deux en larmes. “J’ai eu l’impression de tomber par terre. [...] C’était une montagne russe d’émotions” confiait l’intéressée au Washington Post.

Tableau des médailles

1. Grande-Bretagne (1 or, 0 argent, 2 bronze)
2. Corée du Sud (1 or, 0 argent, 0 bronze)
3. Athlètes Olympiques de Russie et Allemagne (0 or, 1 argent et 0 bronze)

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