Grande-Bretagne : les combinaisons polémiques
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Grande-Bretagne : les combinaisons polémiques

La Grande-Bretagne a confirmé son statut de grande nation de skeleton en décrochant trois des six médailles mises en jeu à Pyeongchang. Cependant, les Britanniques sont loin d'avoir fait l'unanimité puisque leurs combinaisons ont joué avec la limite des règlements. Retour sur la grande polémique des JO 2018.

Le point de départ

Tout commence lors des entraînements officiels précédents la compétition. Durant ces différentes descentes, les meilleurs temps sont réalisés par les pilotes britanniques que ce soit Dom Parsons chez les hommes ou Lizzy Yarnold ainsi que Laura Deas chez les femmes. Jusque-là, rien d’anormal. Mais si l’on jette un coup d’œil au classement de la Coupe du Monde, on se rend compte que Parsons n’occupe que la douzième place, loin des meilleurs. Même constat pour Deas et Yarnold, respectivement septième et neuvième de la Coupe du Monde féminine.

C’est quoi le problème ?

La raison de ces étonnantes performances se trouverait dans la combinaison des skeletoneurs de l’équipe de Grande-Bretagne. Le quotidien britannique The Guardian explique dans un article qu’avec ces combinaisons, qu’il qualifie de “révolutionnaires” et “innovantes”, “les Britanniques gagneraient une seconde par manche” ce qui est beaucoup dans un sport comme le skeleton où les places se jouent parfois au centième voir au millième de seconde.

Ces combinaisons, composées de polyuréthane, bénéficient d’améliorations à l’instar d’ailerons les rendant plus aérodynamiques que celles des autres nations. Beaucoup ont eu en tête les JO de Pékin lors desquels la Grande-Bretagne fut l’auteur d’une véritable razzia en cyclisme sur piste (14 médailles) ou plus récemment le Team Sky, dont le Vortex au Tour de France avait fait couler beaucoup d’encre dans le milieu de la petite reine quant à l’évocation de ces améliorations aérodynamiques.

La défiance des rivaux

La concurrence n’a pas tardé à élever la voix contre l’équipement des Britanniques, à l’image de Kim Meylemans, concourant pour la Belgique : “elles sortent pourtant de nulle part (les skeletoneuses britanniques), on ne les a pas vues de l’année. Quand Yarnold a dit il y a quelques mois qu’elle aurait quelque chose pour aller sur le podium, j’ai directement compris qu’il allait se passer quelque chose au niveau de leur équipement. [Un article du Guardian] explique que les Britanniques gagneraient une seconde par manche grâce aux nouvelles combinaisons. C’est contraire aux règles. Avec d’autres pays, nous avons déposé une plainte auprès de la fédération internationale. On va voir si elle pense que la combinaison est illégale. Si elle rejette la plainte, nous devrons l’accepter.”

Le verdict

Comme annoncé, les rivaux de la Grande-Bretagne ont porté réclamation auprès de la Fédération Internationale de Bobsleigh et de Skeleton qui a rejeté la plainte. L’instance s’explique dans un communiqué : “l’IBSF a contrôlé les tenues de course de l’équipe britannique de skeleton et aucune infraction au règlement n’a été constatée.”

Sur la glace, Dom Parsons a décroché la médaille de bronze chez les hommes. Dans le même temps, les Britanniques ont réalisé un beau tir groupé dans la course féminine. Lizzy Yarnold, lauréate à Sotchi en 2014, a conservé son titre olympique tandis que Laura Deas s’est octroyée la troisième place de l’épreuve. Grâce à ces trois breloques glanées en Corée du Sud, la Grande-Bretagne est devenue avec neuf médailles la nation la plus médaillée du skeleton devant les États-Unis.

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