La Ligue des Champions tue-t-elle les championnats ?
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La Ligue des Champions tue-t-elle les championnats ?

Certains ont à un moment pensé que la Ligue des Champions était un embryon d’une ligue européenne fermée réservée à l’élite de feu le G14, ou encore qu’elle allait phagocyter les championnats nationaux. Rien de tout cela n’est arrivé mais force est de constater que les ligues européennes ont perdu de leur superbe. Car tel le dieu romain Janus, la Ligue des Champions a deux visages, l’un sublime, celui d’un niveau de jeu exceptionnel souvent atteint dans le dernier carré, l’autre néfaste qui a déteint sur l’ensemble du Vieux Continent.

Champions d’Europe, des rois nus dans leurs pays ?

Cumuler parcours en C1 et une campagne de ligue nationale serait trop complexe à gérer pour les clubs européens. Le cliché a la peau dure. C’est
pourtant depuis 1993, année de création de la Ligue des Champions, que le doublé championnat – C1 s’est fait de plus en plus souvent.

Coupe d’Europe des Clubs Champions : 14 doublés sur 37 (Real Madrid 1957 et 1958, Benfica Lisbonne 1961, Inter Milan 1965, Celtic Glasgow 1967, Ajax Amsterdam 1972 et 1973, Bayern Münich 1974, Liverpool 1977, 1984, Steaua Bucarest 1986, PSV Eindhoven 1988, Etoile Rouge Belgrade 1991, FC Barcelone 1992)

Ligue des Champions : 12 doublés sur 22 (Olympique Marseille 1993, Milan AC 1994, Ajax Amsterdam 1995, Manchester United 1999, Bayern Münich 2001, FC Porto 2004, FC Barcelone 2006, Manchester United 2008, FC Barcelone 2009, Inter Milan 2010, FC Barcelone 2011, Bayern Münich 2013).

Quant au prestigieux triplé Coupe – Championnat – C1, trois ont été réalisés à l’époque de la Coupe d’Europe des Clubs Champions (Celtic Glasgow 1967, Ajax Amsterdam 1972, PSV Eindhoven 1988) alors que quatre furent réussis à l’ère de la Ligue des Champions (Manchester United 1999, FC Barcelone 2009, Inter Milan 2010, Bayern Münich 2013).

Bien que pompe à énergie reconnue, la C1 moderne et ses phases de poules correspondent mieux au profil type d’un champion, équipe sacrée à la
régularité.

L’UEFA a enfanté d’une compétition qui ressemble comme deux gouttes d’eau à la NBA : phase de saison régulière ennuyeuse, play-offs menant à la grande finale tant attendue, le trouillomètre à zéro.

Doubler C1 et championnat la même année est possible, aligner deux C1 de rang relève désormais du domaine de l’utopie, personne n’a réussi tel exploit depuis le Milan de Sacchi en 1989 et 1990, pas même le grand Barça de Pep Guardiola. La fameuse usure du pouvoir fait plus que jamais son oeuvre …

Le spectacle, intermittent du football

Mais que le grand show soit absent avant le feu d’artifice du printemps, l’ancien pape du football européen, Lennart Johansson, et ses cardinaux, retranchés dans leur Castel Gandolfo, s’en sont souvent lavés les mains à la façon de Ponce Pilate. Peu importe, l’objectif était atteint, le Suédois avait accompli sa propre quadrature du cercle bureaucratique. une Etoile Noire capable de tout détruire dans la galaxie du football européen. La première victime collatérale fut la Coupe des Coupes, en 1999. La deuxième fut la branche sur laquelle le sport roi est pourtant assis, le spectacle procuré. Si le football devient une sinistre parodie de commedia dell’arte, un baby-foot de pantins articulés sur pelouse, le ridicule n’est plus très loin. Mais à Nyon, il ne tue pas, immunité bureaucratique oblige.

Pour les montagnes russes d’adrénaline, laissez passer l’automne et l’hiver. Spectacle en jachère, soirées télévisées austères. Il faut attendre le
printemps, et là le miracle des matches couperet s’accomplit de nouveau.
Rappelons nous ce Juventus – Real de 2003 (3-1), ce Liverpool – Chelsea de 2009 (4-4) et tant d’autres.

  1. avatar
    26 novembre 2014 a 19 h 06 min

    Un grand merci pour cet article Axel, dont je partage les grandes lignes de réflexion. En particulier “l’appauvrissement” du spectacle jusqu’au match à élimination directe.

    Pour ce qui est des stats énumérées au début de l’article, elles sont très intéressantes. Mais comme toutes “stats”, elles doivent être regardées avec circonspection et à l’aune de quelques observations qui en atténuent quelque peu la portée.

    Les doublés C1-Championnat national sont assez proches et plutôt à l’avantage de la période Ligue des Champions, c’est vrai.

    Mais ce n’est peut-être pas la “formule” Ligue qui est seulement à l’origine de ces chiffres. Il y a aussi l’écart de niveau considérable qui sépare aujourd’hui, dans le football européen des plus gros championnats, les clubs “Ligue de Championnables” et les autres.

    Deux clubs en Espagne (Real, Barça), un ou deux en Allemagne (Bayern, Dortmund), un ou deux en Angleterre (Chelsea, Man City), plus aucun en Italie, un “éventuellement” en France (PSG), mais ça reste encore à prouver.

    L’exception restant, très rarement, le football portugais qui jouit parfois de ressources insoupçonnables en matière de recrutement, mais qui a aussi une élite très très “resserrée”.

    A voir peut-être dans quelques années le football russe, qui peut bénéficier de gros subsides, mais qui sera toujours pénalisé par un climat spécifique le rendant bien peu attractif et compétitif à l’approche des périodes essentielles.

    Les autres participants à la LDC étant d’aimables comparses venus faire le nombre pour 99% du temps.

    Du coup, ces clubs “élitistes” très peu nombreux et aux moyens financiers énormes peuvent, avec un effectif pléthorique de qualité, envisager sereinement et régulièrement le doublé. Le championnat étant quasiment acquis avant même le début de la saison (au pire une place directement qualificative pour la LDC dans le cas de l’Espagne ou de l’Angleterre).

    Et je ne parle même pas de l’écart qui sépare les différentes ligues européennes… Après l’Angleterre, l’Espagne, l’Allemagne, le fossé est béant à présent.

    Autant dire que, hormis ces confrontations directes entre les 5 ou 6 vrais “géants” qui n’interviennent généralement qu’après la phase de poules, et plutôt en quart-de-finale, le but principal des grosses écuries est d’assurer tranquillement et sans risques inutiles la première partie (du coup bien ennuyeuse) de cette LDC.

    En réalité, il apparait assez évident que cette formule a été imaginée pour ça. C’est la rançon d’un football dominé par la rentabilité économique, qui aboutit nécessairement à un système élitiste, les gros investisseurs demandant en contrepartie une vraie “sécurité” de retours sur investissement grâce aux subsides des diffuseurs, sponsors, annonceurs, spectateurs.

    Et même la C3, après feue la C2, se retrouve menacée, tellement appauvrie qu’elle est devenue aujourd’hui. Peu d’espace pour une telle compétition, bien trop longue et épuisante, avec une quantité invraisemblable de participants aux moyens tellement disparates qu’elle en perd tout intérêt, sauf peut-être pour sa finale. Et encore!

    Moi qui était farouchement opposé à une vraie “ligue européenne”, façon NBA, bien entendu fermée, avec franchises, salary cap, etc…, je me demande si au final ce ne serait pas bien plus profitable au spectacle “football” que cette solution mi-figue mi-raisin . Au moins, avec une vingtaine de clubs aux moyens à peu près égaux, chaque match de chaque journée proposerait une vraie rencontre. Même si la formule championnat reste moins spectaculaire quoi qu’il en soit.

    Et puis, après il y aurait probablement les play-offs qui assureraient un supplément de spectacle pour satisfaire ce bon public qui en plus payerait le prix fort, soit pour une place en “live”, soit pour le montant majoré de son abonnement aux diffuseurs.

    • avatar
      27 novembre 2014 a 10 h 38 min

      Salut Lavie,

      Oui tu as plusieurs niveaux désormais dans le foot européen

      Liste A – les très rares qui peuvent vraiment viser la C1 (Real Madrid, Barcelone, Chelsea, M.City, Bayern)

      Liste B – ceux qui jouent la C1 presque chaque année (PSG, Arsenal, Juventus, AS Rome, Benfica, Porto, Dortmund, MU) mais qui ne peuvent pas la gagner tout en jouant les 1/8e ou les 1/4, et si exploit ou miracle une demi-finale

      Liste C – ceux qui jouent la C1 et n’ont comme espoir qu’un repêchage en Ligue Europe (Ajax)

      Liste D – les autres clubs qui ne peuvent pas espérer mieux qu’une qualif en C3 via une bonne place dans leur ligue nationale, ou une victoire en Coupe.

      Comme tu le dis, la C3 est méprisée, elle est devenue une poubelle. L’élimination des deux Manchester il y a 2 ou 3 ans en C3 par Bilbao et je ne sais plus qui en est la preuve.
      Les grands clubs se fichent de la Ligue Europa, et seuls deux pays la jouent vraiment, Espagne et Portugal.
      Plus quelques autres clubs comme Lyon en France, ou ceux qui veulent sauver leur saison européenne (Juventus en 2014 avec la perspective de la finale à Turin).

      Résultat, la C1 est un marathon cathodique insupportable jusqu’en février, le vrai spectacle commence en 1/4 avec le Bayern et les 3-4 monstres venus d’Espagne voire d’Angleterre, car l’Italie (si loin du Calcio triomphant des années 90) et la France (PSG excepté) sont un cran en-dessous, voire même deux quand on voit les difficultés récurrentes de la Juventus ou de l’AS Rome (deux 7-1 encaissés à plusieurs années d’écart, contre MU puis face au Bayern). Bref le triomphe de l’Inter en 2010 relève plus de l’exploit et de l’effet Mourinho, idem pour l’AC Milan en 2007 où Ancelotti avait profité d’une équipe en pleine maturité (Kakà, Seedorf, Nesta, P.Maldini, Gattuso, Pirlo, Inzaghi …) bien qu’orpheline de Shevchenko mais pour qui le Scudetto était utopique avec les 8 pts de pénalité post Calciopoli …

      On voit encore même en 1/8e, avec les écarts de niveau énormes, des score fleuves (le fameux Bayern – Sporting CP 5-0 puis 7-1 récemment, hallucinant sur un top 16 européen)

      Bref l’UEFA a fait du grand n’importe quoi, et j’aurais vraiment adoré à triple titre une victoire de l’Atletico Madrid en mai dernier : primo pour le pied de nez à ce football élitiste, secundo car en tant que fan du Barça, je ne pouvais évidemment pas souhaiter la victoire du Real, tertio car Simeone et ses hommes le méritaient plus selon moi vu leur saison fabuleuse de régularité.

  2. avatar
    26 novembre 2014 a 19 h 55 min

    Article tronqué … Le revoici en entier ci-dessous

    Certains ont à un moment pensé que la Ligue des Champions était un embryon d’une ligue européenne fermée réservée à l’élite de feu le G14, ou encore qu’elle allait phagocyter les championnats nationaux … Rien de tout cela n’est arrivé mais force est de constater que les ligues européennes ont perdu de leur superbe … Car tel le dieu romain Janus, la Ligue des Champions a deux visages, l’un sublime, celui d’un niveau de jeu exceptionnel souvent atteint dans le dernier carré, l’autre néfaste qui a déteint sur l’ensemble du Vieux Continent …
    – Champions d’Europe, des rois nus dans leurs pays ?
    Cumuler parcours en C1 et une campagne de ligue nationale serait trop complexe à gérer pour les clubs européens. Le cliché a la peau dure. C’est pourtant depuis 1993, année de création de la Ligue des Champions, que le doublé championnat – C1 s’est fait de plus en plus souvent.
    Coupe d’Europe des Clubs Champions : 14 doublés sur 37 (Real Madrid 1957 et 1958, Benfica Lisbonne 1961, Inter Milan 1965, Celtic Glasgow 1967, Ajax Amsterdam 1972 et 1973, Bayern Münich 1974, Liverpool 1977, 1984, Steaua Bucarest 1986, PSV Eindhoven 1988, Etoile Rouge Belgrade 1991, FC Barcelone 1992)
    Ligue des Champions : 12 doublés sur 22 (Olympique Marseille 1993, Milan AC 1994, Ajax Amsterdam 1995, Manchester United 1999, Bayern Münich 2001, FC Porto 2004, FC Barcelone 2006, Manchester United 2008, FC Barcelone 2009, Inter Milan 2010, FC Barcelone 2011, Bayern Münich 2013).
    Quant au prestigieux triplé Coupe – Championnat – C1, trois ont été réalisés à l’époque de la Coupe d’Europe des Clubs Champions (Celtic Glasgow 1967, Ajax Amsterdam 1972, PSV Eindhoven 1988) alors que quatre furent réussis à l’ère de la Ligue des Champions (Manchester United 1999, FC Barcelone 2009, Inter Milan 2010, Bayern Münich 2013).
    Bien que pompe à énergie reconnue, la C1 moderne et ses phases de poules correspondent mieux au profil type d’un champion, équipe sacrée à la régularité.

    L’UEFA a enfanté d’une compétition qui ressemble comme deux gouttes d’eau à la NBA : phase de saison régulière ennuyeuse, play-offs menant à la grande finale tant attendue, le trouillomètre à zéro …
    Doubler C1 et championnat la même année est possible, aligner deux C1 de rang relève désormais du domaine de l’utopie, personne n’a réussi tel exploit depuis le Milan de Sacchi en 1989 et 1990, pas même le grand Barça de Pep Guardiola. La fameuse usure du pouvoir fait plus que jamais son oeuvre …
    – Le spectacle, intermittent du football
    Mais que le grand show soit absent avant le feu d’artifice du printemps, l’ancien pape du football européen, Lennart Johansson, et ses cardinaux, retranchés dans leur Castel Gandolfo, s’en sont souvent lavés les mains à la façon de Ponce Pilate. Peu importe, l’objectif était atteint, le Suédois avait accompli sa propre quadrature du cercle bureaucratique … une Etoile Noire capable de tout détruire dans la galaxie du football européen. La première victime collatérale fut la Coupe des Coupes, en 1999. La deuxième fut la branche sur laquelle le sport roi est pourtant assis, le spectacle procuré … Si le football devient une sinistre parodie de commedia dell’arte, un baby-foot de pantins articulés sur pelouse, le ridicule n’est plus très loin … Mais à Nyon, il ne tue pas, immunité bureaucratique oblige …
    Pour les montagnes russes d’adrénaline, laissez passer l’automne et l’hiver … Spectacle en jachère, soirées télévisées austères … Il faut attendre le printemps, et là le miracle des matches couperet s’accomplit de nouveau. Rappelons-nous ce Juventus – Real de 2003 (3-1), ce Liverpool – Chelsea de 2009 (4-4) et tant d’autres …
    – Espagne, une péninsule à l’aigle bicéphal
    Depuis quelques saisons, la Liga nous livrait un duel Real – Barça pour le titre, complètement fermé à une potentielle troisième force … Valence, Séville, Villarreal, Atletico, tous ont mordu la poussière face aux deux géants d’Espagne. Le gouffre entre le dauphin et le troisième atteignait même des proportions colossales depuis la saison 2009-2010. Pour tout autre club que Barcelone ou le Real, briguer le titre de champion d’Espagne était devenu utopique, avant que l’Atletico Madrid ne sonne le réveil lors d’une saison 2013-2014 euphorique où les David Villa, Thibaut Courtois, Koke et autres Diego Costa, en gagnant la Liga, ont fait mieux que résister aux Blaugranas et autres Merengue !
    De 8 points, proportion raisonnable en 2009 entre le Real Madrid 2e et le FC Séville 3e de Liga, on est passés en 2010 à un écart proprement hallucinant de 25 points entre le Real Madrid, nanti de 96 points et dauphin du Barça (champion avec 99 points), et Valence, 3e avec 71 points et premier des figurants.

    En 2011, la tendance s’est confirmée avec 21 points d’écart entre le Real Madrid, 2e avec 92 points (Barcelone champion avec 96 points), et Valence, 3e avec 71 points au compteur.
    En 2012, le Real Madrid est champion d’Espagne avec 100 points, le FC Barcelone deuxième de Liga avec 91 points, Valence troisième à 30 points du Barça et 39 points du Real, avec seulement 61 points.
    En 2013, le FC Barcelone est champion avec 100 points, le Real Madrid son dauphin termine à 15 unités avec 85 points, et l’Atletico Madrid à 24 unités du Barça et à 9 unités du Real avec 76 points.
    En 2014, l’Atletico Madrid devient le premier club depuis Valence en 2004 à briser la domination de l’aigle bicéphale du football espagnol, Barcelone (2005, 2006, 2009, 2010, 2011, 2013) et Real Madrid (2007, 2008, 2012)
    Seuls au monde avant que Diego Simeone et les Colchoneros ne trouvent l’antidote à l’hégémonie de l’aigle bicéphal, Merengues et Blaugranas ont atomisé la concurrence, bénéficiant d’effectifs pléthoriques et de la politique élitiste de la ligue espagnole. La poule aux oeufs d’or sert les intérêts des Madrilènes comme des Catalans. Assurés par leur force monumentale d’être qualifiés en Ligue des Champions, les deux titans sont entrés dans un cercle vertueux … Une précieuse manne d’or venant de Nyon leur est versée chaque année … Mais la Liga a longtemps été un mirage pour le Real Madrid. En 2009 et 2010, alors que le Barça survolait l’Europe et la Liga, le Real Madrid tombait piteusement en huitièmes de finale de la C1, éliminé par Liverpool et Lyon … L’élimination face aux Gones constituait la sixième consécutive depuis 2005 à ce stade de la compétition.
    Certes, l’UEFA et sa Ligue des Champions ne sont pas le péché originel du paysage actuel du football espagnol, mais ils ont contribué à aggraver le contexte, Real et Barça s’engraissant chaque année un peu plus par leurs parcours continentaux …
    – Le marathon européen
    Saint-Denis 2000, Milan 2001, Glasgow 2002, Manchester 2003. Quatre villes, pour quatre marathons. Faut-il le rappeler, l’AC Milan sacré champion d’Europe pour la sixième fois en 2003, a disputé 19 matches en 2002-2003 pour conquérir le sceptre …

    2 matches au 3e tour préliminaire contre le Slovan Liberec, 6 matches de poules face au Deportivo La Corogne, au RC Lens et au Bayern Münich, 6 matches de poules (encore) face au Real Madrid, au Borussia Dortmund et au Lokomotiv Moscou, 2 matches en quarts de finale face à l’Ajax, 2 matches en demi-finale face à l’Inter, 1 match en finale contre la Juventus. Bref, un nombre de matches à vous donner le vertige !
    Pour accomplir de tels travaux d’Hercule, mieux vaut une réelle profondeur de banc, et donc concrètement doubler voire tripler les postes.

    Pour avoir ignoré superbement cette règle d’or, le Real Madrid et ses Galactiques sont tombés de Charybde en Scylla au printemps 2004. A bout de forces physiquement, l’orchestre des virtuoses, du premier violon Ronaldo au chef d’orchestre Zidane, a vu sa belle partition se muer en requiem. Eliminés par Monaco en C1, dépassés par Valence en Liga, les Merengue avaient sombré corps et âme …
    Malgré le turnover effectué chaque week-end depuis des années par les Ferguson, Guardiola, Capello, Mourinho, Hitzfeld, Lippi et autres Wenger pour préserver au mieux leurs intérêts en championnat, force est de constater que les matches suivant une rencontre de Ligue des Champions sont plus souvent que les autres propices à une perte de points de la part des grands clubs européens.
    L’incomparable intensité mentale et physique d’un combat de Ligue des Champions, digne des batailles de gladiateurs de la Rome Antique, ne laisse pas indemne. Vae Victis … mais même le vainqueur y perd des plumes, et souvent des points le week-end suivant lorsqu’il fait son retour sur la scène nationale face à un rival plus frais et n’ayant pas l’inconvénient d’avoir laissé un énorme influx nerveux le mercredi soir …
    – Un trône et des strapontins
    Jadis, il n’existait que deux moyens d’aller en Coupe des Champions. Si on était le tenant du titre, le conserver. Sinon, remporter son championnat national. Désormais, la perspective d’une qualification en C1 est moins fantaisiste, en tout cas en ce qui concerne les grands pays (Espagne, Angleterre, Italie, Allemagne et France) dont les championnats ont de multiples places réservées.
    Du haut de leur tour d’ivoire, les grands clubs alignent les participations successives, étant presque certains de terminer sur le podium. La glorieuse incertitude du sport a vécu dans certains championnats. Le cercle vertueux les maintient dans l’élite de leur championnat de façon pérenne.
    Ainsi, Manchester United a terminé 22 fois consécutives sur le podium en Angleterre entre 1992 et 2013 (13 fois champion en 1993, 1994, 1996, 1997, 1999, 2000, 2001, 2003, 2007, 2008, 2009, 2011, 2013, 6 fois deuxième en 1992, 1995, 1998, 2006, 2010, 2012, et 3 fois troisième en 2002, 2004, 2005). Chapeau bas à Ferguson qui termine 13 fois sur la plus haute marche, là où il aurait pu se contenter benoîtement de 3 ou 4 titres, avant de mettre le frein à main sur son île.
    A quoi bon se battre jusqu’à la dernière goutte de sueur pour le titre de champion ? Le prestige ? La satisfaction de dépoussiérer l’armoire à trophées ? L’essence même de la compétition ?
    Pour certains coaches, amoureux viscéraux de la compétition et de son inséparable adrénaline, nul doute qu’un Scudetto, qu’une Liga, qu’une Premier League, qu’une Bundesliga a toujours la même saveur du devoir accompli, de la pépite d’or trouvée dans la rivière …
    Sir Alex Ferguson, même avoir après avoir délogé Liverpool de son perchoir, écoeuré Arsenal et Chelsea, continuait de trépigner d’impatience comme un gamin à chaque intersaison, ne rêvant que d’une chose, repousser l’inexorable érosion du temps. A l’été 2011, ne déclarait-il pas vouloir déboulonner l’idole de son trône, le Barça de Pep Guardiola, deux fois son bourreau devant l’Europe entière, en 2009 à Rome, en 2011 à Londres. La revanche de Wembley a tourné au camouflet, Fergie n’aura donc pas eu de belle face à l’ogre catalan, ce dernier ayant mordu la poussière au printemps 2013 contre le Bayern … A Carrington, la priorité n’est plus de retrouver le Barça ou quiconque autre monstre européen en finale de C1 mais de pérenniser l’âge d’or que fut la longue ère Ferguson (1986-2013), le poids de l’héritage étant si lourd pour David Moyes. Fergie avait nettoyé les écuries d’Augias en 1986, Moyes n’a lui pas eu le temps d’accomplir le travail suivant d’Hercule, cueillir les pommes d’or du jardin des Hespérides. Rappelons nous que dans la légende Atlas avait laissé quelques minutes à Hercule le soin de porter la voûte céleste.

    La combativité d’un Ferguson ne se retrouve pas chez tous les entraîneurs, même si Jose Mourinho, Diego Simeone ou Pep Guardiola font indéniablement partie de cette catégorie de gagneurs nés, ces tribuns de vestiaires capables de changer la destinée d’un match, d’une finale à la mi-temps … Et de faire remonter onze boxeurs sur un ring vert, prêts à en découdre jusqu’à la mort !

    Tous ne sont pas faits de la même écorce, extraits du bois si rare qui fait les champions.

    D’autres se contentent de confortables accessits … Le livret A du père de famille pour accéder au parc d’attractions, l’Eurodisney du football, quand d’autres continuent d’étaler panache, goût du risque et spéculation sur l’avenir pour parvenir à leurs fins, la quête du Graal …
    Ainsi, Arsenal et son coach Arsène Wenger, à la politique riscophobe, profite du carré de places offert à la Perfide Albion … Harpagon sur l’échiquier européen, Arsenal et son Emirates Stadium rentrent bredouille de toutes leurs campagnes nationales depuis 2006 (exception faite d’une FA Cup en 2014), sans pour autant décrocher la Lune. Dominer l’Europe, vieux rêve de tant de leaders politiques du passé, de Charlemagne à Hitler en passant par Charles Quint ou Napoléon, ne s’offre pas à ceux qui attendent que la pomme d’or tombe des arbres du jardin des Hespérides.
    Qu’Arsène l’épicier, il faut forcer la porte du jardin à la voiture bélier, et y réaliser un coup digne d’Albert Spaggiari ou de Ronald Biggs, le cerveau du gang du train postal … Wenger a cependant mis de l’eau dans son vin. Si la perte successive des Vieira (2005), Bergkamp et Pires (2006), Henry (2007), Flamini (2008), Fabregas et Nasri (2011) et Van Persie (2012) a constamment affaibli les Gunners, le recrutement de Mesut Ozil en 2013 montre un changement de tendance politique.
    Sinon, la réalité revient tristement comme un boomerang … Se contenter de la médiocrité n’améliore pas l’avenir, car la chance repasse rarement deux fois à ceux qui ne savent pas la saisir. Qui sera le Blücher d’Arsenal, du nom du général prussien aida Wellington qui à concrétiser la fin des ambitions de Napoléon en 1815 à Waterloo ?
    Barcelone et Rijkaard avaient donné aux Gunners une première banderille en 2006 au Stade de France, reste à savoir qui portera l’estocade.
    Le prestige de certaines ligues nationales s’en trouve parfois diminué, puisque le titre de champion ne garantit plus l’exclusif accès au cénacle européen. Les vassaux peuvent aussi accéder à la plus belle compétition du Vieux Continent, dans laquelle on pénètre comme dans un moulin. A moins que Michel Platini n’endosse son costume de Don Quichotte, le moulin maléfique engendré par l’UEFA va se pérenniser. La Coupe d’Europe vertueuses a vécu son chant du cygne dans les années 90, réduite à l’état de charpie par l’arrêt Bosman qui a renforcé le pouvoir des grands clubs.

    A l’agonie, la C1 est désormais un huis clos où se joue régulièrement la même partition, qui sonnera bientôt comme un air de requiem.

    La présence récurrente en quarts de finale, depuis 1995 et le retour d’un tableau de quarts pour la première fois depuis 1991, d’une élite de grands clubs européens ne peut qu’interpeller. A l’heure où l’aréopage du G14 a fait long feu, les bastions du football européen répondent presque toujours présents en quarts de finale (sinon mieux) …

    1- Bayern Münich, 14 présences en quarts de finale sur 20 possibles (2 victoires en 2001 et 2013, 3 finales en 1999, 2010 et 2012, 3 demi-finales en 1995, 2000 et 2014, 6 quarts de finale en 1998, 2002, 2005, 2006, 2007 et 2009)

    2- Manchester United, 13 présences en quarts de finale (2 victoires en 1999 et 2008, 2 finales en 2009 et 2011, 3 demi-finales en 1997, 2002 et 2007, 6 quarts de finale en 1998, 2000, 2001, 2003, 2010 et 2014)

    3- FC Barcelone, 12 présences en quarts de finale (3 victoires en 2006, 2009 et 2011, 6 demi-finales en 2000, 2002, 2008, 2010, 2012 et 2013, 3 quarts de finale en 1995, 2003 et 2014)
    – Real Madrid, 12 présences en quarts de finale (4 victoires en 1998, 2000, 2002 et 2014, 5 demi-finales en 2001, 2003, 2011, 2012 et 2013, 3 quarts de finale en 1996, 1999 et 2004)

    5- Chelsea, 9 présences en quarts de finale (1 victoire en 2012, 1 finale en 2008, 6 demi-finales en 2004, 2005, 2007, 2009, 2011 et 2014, 1 quart de finale en 2000)

    6- Juventus Turin, 8 présences en quarts de finale (1 victoire en 1996, 3 finales en 1997, 1998 et 2003, 1 demi-finale en 1999, 3 quarts de finale en 2005, 2006 et 2013)

    7- AC Milan, 7 présences en quarts de finale (2 victoires en 2003 et 2007, 2 finales en 1995 et 2005, 1 demi-finale en 2006, 2 quarts de finale en 2004 et2012)

    8- Internazionale, 6 présences en quarts de finale (1 victoire en 2010, 1 demi-finale en 2003, 3 quarts de finale en 1999, 2005, 2006 et 2011)
    – Arsenal, 6 présences en quarts de finale (1 finale en 2006, 1 demi-finale en 2009, 4 quarts de finale en 2001, 2004, 2008 et 2010)

    10- Liverpool, 5 présences en quarts de finale (1 victoire en 2005, 1 finale en 2007, 1 demi-finale en 2008, 2 quarts de finale en 2002 et 2009)
    – Borussia Dortmund, 5 présences en quarts de finale (1 victoire en 1997, 1 finale en 2013, 1 demi-finale en 1998, 2 quarts de finale en 1996 et 2014)

    12- FC Porto, 4 présences en quarts de finale (1 victoire en 2004, 3 quarts de finale en 1997, 2000 et 2009)
    – Lyon, 4 présences en quarts de finale (1 demi-finale en 2010, 3 quarts de finale en 2004, 2005 et 2006)
    – Ajax Amsterdam, 4 présences en quarts de finale (1 victoire en 1995, 1 finale en 1996, 1 demi-finale en 1997, 1 quart de finale en 2003)
    – Valence, 4 présences en quarts de finale (2 finales en 2000 et 2001, 2 quarts de finale en 2003 et 2007)

    15- Benfica, 3 présences en quarts de finale (3 quarts de finale en 1995, 2006 et 2012).
    - Paris SG, 3 présences en quarts de finale (1 demi-finale en 1995, 2 quarts de finale en 2013 et 2014)

    Mais qu’on ne s’y trompe pas, cela n’a rien d’une sélection naturelle à la Darwin, les espèces dominantes ont enfoncé les plus faibles dans les sables mouvants avec la bénédiction de l’UEFA. Ah, Nyon, son lac Léman, sa proximité de la Riviera vaudoise, ses comptes en banque et sa “neutralité suisse”.

    Bref, les chaises musicales sont pour les autres, les fils de David, car le Goliath 14 et ses rois du pétrole dominent la scène européenne avec l’insolente réussite d’un Rockefeller … MU, Bayern, Real et Barça, des membres permanents avec droit de veto, ça rappelle un peu New York et le conseil de sécurité de l’ONU, tant leur pouvoir de lobbying est fort … Mais la foudre de
    Jupiter n’est pas éternelle, demandez à Liverpool ou à la Juventus, sans même parler de Benfica et d’Ajax, des noms témoins d’un autre temps, Eusebio et Cruyff ont gagné leurs Coupes d’Europe avant le premier choc pétrolier (1973).
    Trop de clubs, comme Arsenal, on l’a vu, récoltent le précieux sésame d’une qualification pour la Ligue des Champions sans se rendre maîtres de la bataille nationale. Ainsi l’a voulu l’UEFA depuis 1997, depuis que l’instance de Nyon a franchi le Rubicon, et que l’Europe du football a perdu son charme, son insouciance, sa virginité. Les rois, les dauphins, les ministres et les capitaines de gardes s’affrontent dans les mêmes joutes, puisque l’UEFA leur a offert un cheval de Troie en 1997 pour s’inviter à la cour par la porte de secours. Et plusieurs fois, dauphins, ministres et parfois même capitaines de garde ont imité Montgomery, auteur du régicide en 1559 contre Henri II lors d’un tournoi …
    Pas de réaction des rois face aux dauphins et autres ministres, puisque tout est consanguin dans ce football européen. Le roi est mort, vive le ministre ! Le ministre est mort, vive le roi !
    Pourquoi cette révolution est-elle en velours ? N’espérons pas des rois une réaction d’orgueil façon Louis XIV chassant Fouquet et l’emprisonnant à Pignerol, dans les Alpes, en plein coeur du Piémont … Mais la Juventus est l’exception qui confirme la règle. Luciano Moggi, un apprenti Fouquet, a voulu l’or de Mazarin dans le Calcio, on connaît la suite … Erreur de casting chez les Agnelli ? Que nenni … En 1994, Turin souffrait d’amnésie, le mot Scudetto était rayé de la carte, absent de son vocabulaire. Intolérable constat de désolation pour la Vecchia Signora … Douze ans plus tard, la vieille dame, jambes en charpie, passait une année au purgatoire, payant cash sa cure de jouvence trop belle pour être 100 % vraie …
    Rois, dauphins, ministres, capitaines de garde, le même sang coule dans leurs veines … Echauffements grassement payés par l’UEFA et les télévisions de septembre à novembre, coup d’envoi de la compétition en février, couronnement du roi d’Europe en mai …
    Panem et circenses … Du pain et des jeux … Dindons de la farce, les téléspectateurs européens méritent mieux que ce virage “foxien” pris par son football pour l’équinoxe d’automne, aux antipodes de celui de printemps où la magie resurgit de plus belle, où le lapin sort de nouveau du chapeau.
    Crime de lèse-majesté chaque année aux équinoxes de fin septembre, aussi peu de suspense qu’au Cluedo. On connaît le lieu du crime, Nyon, le coupable, l’UEFA, et l’arme …
    Mais, bien que fossoyeur en chef du rêve européen, le Suédois Lennart Johansson, voilà presque deux décennies, n’a fait que copier la vieille recette de Joao Havelange, le Brésilien ayant inauguré en 1974 la formule d’une compétition aux phases de groupes hétérogènes et sans saveur remplaçant les matches couperet des quarts de finale (et tant pis pour les nostalgiques du merveilleux RFA – Angleterre de 1970, où Gerd Müller et les siens l’avaient emporté 3-2
    après avoir été menés 0-2 par les champions du monde 1966), afin de faire fructifier la poule aux d’oeufs d’or.

    Le sport était sacrifié sur l’autel des intérêts économiques, le cynique Havelange faisait de la Coupe du Monde la prostituée d’Adidas et de Coca-Cola, avec pour lupanar neuf stades d’Allemagne de l’Ouest et le monde entier pour spectateur de cet odieux virage … Des maisons closes footballistiques télévisées en live, fête perverse et télé-réalité conjuguées pour le meilleur du pire, Eyes Wide Shut (1999) et Loft Story (2001) sont pris de vitesse, que Kubrick et Tavernost s’inclinent devant notre virtuose maquereau brésilien, Havelange … Le médiocre Brésil de 1974, orphelin de Pelé, sera puni par le destin, Cruyff et les siens se chargeant de les expulser de la fête le 3 juillet 1974.
    Johansson n’a fait que reproduire le modèle, crachant son venin dans l’Europe entière. L’antidote se fait toujours attendre …
    Au final, l’UEFA a engendré une compétition étrange, manège aux petits chevaux rouillés à force de tourner en boucle …

    – Le verdict du miroir
    Reste désormais pour chaque championnat à se regarder dans le miroir, quitte à se voir moins grand ou moins beau qu’il n’est réellement, miroir concave ou miroir de la reine de Blanche-Neige …
    Cap sur l’Espagne, de l’autre côté des Pyrénées … Une partie de poker aux dés pipés … Tout le monde, sauf l’Atletico Madrid aux airs de phénix, se couche avec ses deux de pique, pendant que deux caïds s’affrontent perpétuellement avec des quintes flush et des jokers qui semblent sortir de dessous la table, puisque le mot “dette” semble être tabou pour le football au pays de Cervantes … Pas de chance, il l’est de moins en moins pour Rajoy, dont le gouvernement aura d’autres chats à fouetter que de défendre les accusations de dopage portées sur les enfants du pays, Contador et autres Nadal.
    En France, la Ligue 1, si l’on fait exception de la période lyonnaise et à l’actuel règne parisien, fait tristement penser à la IVe République et à son instabilité politique légendaire, avec un roi en train d’abdiquer à peine monté sur le trône … Et une fierté perdue, façon Dien Ben Phu (1954), comme quand l’Olympique Lyonnais sombre contre un iceberg chypriote, pour fêter dignement le centenaire du Titanic … Reste à savoir quand les Qataris se seront lassés de leur jouet parisien, programmé pour aller loin en Ligue des Champions et venger l’honneur de clubs français qui ont servi au mieux, de sacs de sable, au pire, de punching-balls, à leurs voisins anglais, espagnols ou italiens depuis plus de dix ans … Tremblez Barça, Bayern et autres Real, si le PSG progresse aussi vite qu’espéré pour devenir le deuxième club après son rival phocéen de Marseille, un jour de mai 1993 en Bavière, à soulever la Coupe aux Grandes Oreilles … Wembley 2013 et Lisbonne 2014 étaient encore utopiques, pourquoi pas rêver de Berlin 2015 ? Cela vengerait le coup de tête de l’idole Zidane un soir de juillet 2006 dans ce stade Olympique.
    Outre-Rhin, la Bundesliga et ses stades remplis à ras bord souffrent de l’effet “premier de la classe”. Du jeu, des buts, mais un manque criant de superstars étrangères hors Bayern, Klaas-Jan Huntelaar et Robert Lewandowski sont un peu trop seuls, orphelins d’autres pépites … Bref, ça sent trop le savon et pas assez …, comme disait l’autre. Et le FC Hollywood, alias Bayern Munich pour les nostalgiques, siffle régulièrement la fin de la récréation quand quelqu’un ose contester son hégémonie. Pour la première fois depuis 1995 et 1996 (déjà le Borussia Dortmund), le Bayern a été privé du titre de champion d’Allemagne deux années consécutives, en 2011 et 2012. Mais la vengeance de Münich a été terrible : saison record en 2013 sous l’égide de Jupp Heynckes, nouveaux seuils limites avec Pep Guardiola en 2014 dans une Bundesliga où Schalke, Dortmund et Leverkusen se partagent les miettes du festin du Bayern.

    Outre-Manche, les Red Devils ont longtemps pérennisé l’exploit de faire sentir presque chaque année leurs fourches caudines à une concurrence laminée. Le Big Four a vécu, et les pétrodollars de Manchester City auront sûrement un jour le dernier mot. Pour Arsenal, Chelski et Liverpool, la retraite de Ferguson et la fin de l’âge d’or mancunien tombe à point nommé, même si City pourrait reprendre le rôle d’épouvantail de son prestigieux voisin. Et malgré sa colossale puissance financière, l’Angleterre n’a pas su régenter l’Europe comme au temps de son apogée, celle du grand Liverpool de Keegan, Dalglish et Rush (1977-1984). Le phénix anglais doit renaître de ses cendres, car MU fut trop longtemps l’arbre qui cacha la forêt … Quatre Ligues des Champions en vingt ans pour les Anglais, dont deux au crédit de Ferguson … Mais combien perdues dans le money time ? Dommage pour un championnat qui a su relever la tête avec un niveau incroyablement élevé, sortant d’un traumatisme nommé Heysel (1985), l’UEFA imposant un “embargo” de cinq ans aux clubs du Royaume … Mais les échecs répétés de Manchester City sur le plan européen ne vont pas durer éternellement …

    En Italie, le dernier fils de la Louve, le gladiateur Totti raccrochera bientôt ses crampons … Le triumvirat d’Italie du Nord, AC Milan – Inter – Juventus, n’est pas prêt de se reconstituer dans une péninsule où les stades, comme les finances publiques, ont besoin d’un profond nettoyage. Qui sera le Mario Monti d’un Calcio, qui sans l’exceptionnel apport du Special One en 2010 avec le titre de l’Inter, a besoin de détruire le château de cartes pour reconstruire le rêve ? La Juventus a mise derrière elle le douloureux épisode du Calciopoli, avec trois Scudetti consécutifs (une première depuis le Milan de Capello) à elle de revenir sur le toit de l’Europe, la Vecchia Signora attendant un sacre depuis 1996 sous Marcello Lippi. Antonio Conte et les Bianconeri ne doivent pas oublier que s’ils imposent leur férule à Naples et l’AS Rome en Italie, revenir au sommet de l’Europe n’est pas chose aisée. Des clubs comme Liverpool et Marseille n’ont jamais complètement récupéré de traumatismes comme le Heysel (1985) ou l’affaire OM-VA (1993). Mais Rome après Néron, Pompéi après le Vésuve ne se sont pas reconstruites en un jour, au grand club turinois de se muer en phénix européen, lui qui possède avec Arturo Vidal et Carlos Tevez les fuoriclasse qu’il cherchait pour succéder aux Sivori, Platini, Baggio, Zidane et autres Nedved, bâtisseurs de la légende bianconera …

  3. avatar
    27 novembre 2014 a 9 h 01 min

    Les deux clés du succès en C1 et d’un potentiel doublé avec le championnat national sont l’expérience du groupe et surtout la profondeur de banc, afin de faire jouer le turnover et préserver physiquement les joueurs en terme de récupération

    En 2014-2015, le grand favori de la C1 s’appelle le Real Madrid devant le Bayern Münich et Chelsea. Le club espagnol ne devrait pas avoir trop de problèmes à gagner la Liga, le Barça semblant encore trop irrégulier et trop dépendant de Messi / Neymar.

    Avec Casillas et Navas comme gardiens, Sergio Ramos, Varane, Pepe comme défenseurs, Modric, James Rodriguez, Kroos, Isco et Khedira comme milieux de terrain, Bale, Benzema, Javier Hernandez et Cristiano Ronaldo comme attaquants, Carlo Ancelotti peut voir venir !

  4. avatar
    27 novembre 2014 a 10 h 33 min

    Merci Axel, ton article n’est pas tronqué, il y a une mise en forme avec la possibilité de lire les 5 pages en bas de la 1ère page (ça t’apprendra à écrire des taritnes ! ; ) )

    • avatar
      27 novembre 2014 a 14 h 42 min

      Salut zanque,

      Oui je l’ai vu seulement après avoir remis mon article dans les commentaires.

      Oui en effet Monaco va peut être passer mais ne le mérite vu le niveau de jeu affiché.

  5. avatar
    27 novembre 2014 a 10 h 38 min

    Tartines, pardon.

    Au sujet de l’article, d’abord un truc hors sujet : Monaco est encore en vie dans la course au 1/8èmes en ayant marqué 2 buts en 5 matches. Et avec 8 points en 5 matches. mais même avec 6 points (ou 5 comme le CSKA et la Roma dans leur poule) pour 5 matches, soit un rythme de relégable dans notre chère Ligue 1 (1 point par match = 38 points, soit la descente assurée) et en marquant 1 but tous les 2 matches et demi, ils peuvent passer. (j’exagère pour Monaco qui a 8 points, mais le cas de figure de ce qualifier avec 7 points en 6 matches est arrivé au Galatasaray l’année dernière, qui avait pris 4 points sur les 5 premiers matches)

    Drôle de compét’, donc, qui permet à des médiocres de se qualifier.

    • avatar
      27 novembre 2014 a 10 h 45 min

      Autre stat inutile mais qui m’a fait sourire :

      sur cette 5ème journée, les 4 clubs allemands ont perdu, 4 matches, 4 défaites, 2 buts pour, 11 contre.

      Et bien 3 des 4 clubs allemands sont déjà qualifiés en J5. Étonnant, non?

  6. avatar
    27 novembre 2014 a 16 h 56 min
    Par Cullen

    « En réalité, il apparait assez évident que cette formule a été imaginée pour ça. C’est la rançon d’un football dominé par la rentabilité économique, qui aboutit nécessairement à un système élitiste, les gros investisseurs demandant en contrepartie une vraie “sécurité” de retours sur investissement grâce aux subsides des diffuseurs, sponsors, annonceurs, spectateurs. »

    +1 Lavie !

    Ce sont précisément les membres du G14 de l’époque qui ont fait pression sur l’UEFA pour que les 2ème,3ème et 4ème des “grands” championnats puissent accéder à l’épreuve en 2000. Ces clubs qui faisaient déjà de gros investissements pour s’offrir les meilleurs joueurs du monde, qui s’endettaient fortement pour certains et parfois même étaient côtés en bourse ne voulaient surtout pas voir l’énorme manne financière liée à cette compétition leur échapper, ni prendre le moindre risque en se faisant sortir dès le mois d’août par un modeste club d’Europe de l’Est sur un vulgaire champ de patates.

    Du coup, balayée l’éthique sportive, on assiste de plus en plus à une parodie de sport devant laquelle certains s’extasient des statistiques de Messi ou Ronaldo, oubliant bien vite que la concurrence a été réduite à peau de chagrin en quelques années ( sans parler des revenus des droits tv de plus en plus arbitraires ) et que cette phase de poule ne sert strictement à rien ( sinon renflouer un peu plus les caisses de ces clubs ). Ce qui est certain en revanche, c’est que le projet de ligue européenne “officiellement” fermée voulu par certains, c’est pour bientôt…

    Beau travail Axel.

  7. avatar
    27 novembre 2014 a 17 h 32 min

    Salut Christian,

    Oui le G14 a globalement gagné même si certains ont pris cher depuis : la Juventus avec Calciopoli, MU en perdant Ferguson, Arsenal en s’acharnant sur une politique de la jeunesse le temps d’amortir l’Emirates.

    Les 3 grands gagnants sont le Bayern et sa gestion financière nickel, régularité au top, et les 2 ogres espagnols avec leurs droits TV au peigne fin …

  8. avatar
    27 novembre 2014 a 17 h 44 min

    Mouais, pour une fois je kiffe pas l’article, et c’est assez rare quand je lis Axel.

    Outre le fait que je suis évidemment absolument pas d’accord avec le fait de diaboliser la ligue des champions et de construire des théories unicellulaires, je trouve que le texte est trop long, trop de métaphores et de rédaction pour bien peu de fait, un peu d’allègement dans la forme pour mieux faire ressortir le fond n’aurait pas été de trop selon moi.

    Ce qui m’ennuie profondément dans le fond (hihihih, j’aime bien la forme), c’est que c’est vachement à charge et très peu argumenté. En gros, c’est la LDC et sa réforme qui explique toute la méchanceté des clubs dominateurs et leur pouvoir financier et ainsi le manque de spectacle et la compétition de façade observée jusqu’au car… c’est un peu léger. Le pognon de la ligue des champions dans le budget de Paris c’est maxi 10%. Lyon ou Marseille ont des budgets supérieurs aux clubs portugais et pourtant n’y arrive pas. C’est multi facteur, on le voit avec le Bayern qui a remboursé son stade avec 16 années d’avance… c’est la conjonction de plein de facteurs.

    La puissance observée des clubs actuels va aussi avec la puissance économique et le potentiel de la région… ou alors son aura footballistique comme pour MU. Guingamp n’arrivera jamais à gagner la LDC, et j’ai envie de dire, et alors??

    Regarde le Palmarès de la LDC, qui gagne les 5 premières? Real, les 2 suivantes ? Benfica, après ta quoi ? inter, Milan, Manchester United, Real, Ajax, Bayern, Liverpool, Juventus, Porto, Marseille&chelsea (le pognon), Dortmund… Que des gars qui sont encore là en poule! ça n’a pas changé depuis plus de 50 ans, faut se poser d’autres questions!

    Exception : Celtic, Feyenoord, Notthingham(2), Hambourg, Aston Villa, Bucarest, Eindhoven et Belgrade. 10 éditions/58 ont échappé à des clubs que l’on ne voit pratiquement plus, ça fait – de 20%… Tous les autres sont encore et toujours là à l’heure actuelle!

    Sur les 10 derniers vainqueurs, t’en a 8 de différent, c’est déjà génial! Les gars, la ligue des champions consacrent le top du top du haut niveau, c’est normal que des inconnus qui touchent la balle une bonne saison dans leur vie n’arrive pas à gagner l’année d’après avoir abusé des festivités et perdues la moitié de son effectif! C’est le contraire qui serait infamant. Ce qui se passe est normal dans un sens, dans le sens de l’Histoire.

    Et concernant le suspense, il y a en eu avant, des fois y avait également des victoires sans contest, bref c’est comme la vie, c’est cyclique.

    Pour finir, en NBA, y a moins de suspens, est-ce que les gens disent que c’est de la faute des play-offs et de leur format nul? NOn, tout le monde kiffe, et pourtant on voit des 4-0 en quart de finale, c’est pas rare.

    C’est pas la coupe le problème, c’est comment on s’en sert.

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      28 novembre 2014 a 11 h 08 min
      Par Cullen

      Un peu trop lyrique à mon goût également, mais c’est là le seul point de vue qui nous lie Général…

      « En gros, c’est la LDC et sa réforme qui explique toute la méchanceté des clubs dominateurs et leur pouvoir financier et ainsi le manque de spectacle et la compétition de façade observée jusqu’au car… c’est un peu léger. »

      Ca peut paraitre simpliste mais c’est pourtant la réalité, et même si d’autres facteurs se sont greffés ensuite ( émergence des droits tv notamment ) on peut difficilement le nier. Ce que ces clubs n’ont pas suffisamment anticipé par contre, c’est qu’à terme, en confisquant les primes de qualification pour cette Ligue des Champions chaque année, ils ont petit à petit affaibli la concurrence jusqu’à rendre cette phase de poule grotesque ( un peu comme l’est la Liga depuis que les 2 cadors négocient eux-mêmes avec les chaines de télé, si bien qu’ils terminent régulièrement avec 20-25 points d’avance sur le reste de meute ).

      « Lyon ou Marseille ont des budgets supérieurs aux clubs portugais et pourtant n’y arrive pas. »

      Là c’est autre chose, la Ligue 1 est tellement dense que les clubs ne peuvent pas se permettre de faire la moindre impasse avant une rencontre importante de coupe d’Europe sous prétexte de se faire distancer en championnat, ce que peuvent s’autoriser les clubs phares du Portugal ( toujours les mêmes depuis près d’un siècle – Benfica, Porto et Sporting qui n’ont laissé que 2 titres de champion aux autres clubs du pays… ) qui se baladent au quotidien et peuvent donc davantage se concentrer sur les joutes internationales. On en a déjà débattu ici : http://yourzone.beinsports.fr/football-europe-les-limites-du-coefficient-uefa-75718/

      « Regarde le Palmarès de la LDC, qui gagne les 5 premières? Real, les 2 suivantes ? Benfica, après ta quoi ? inter, Milan, Manchester United, Real, Ajax, Bayern, Liverpool, Juventus, Porto, Marseille&chelsea (le pognon), Dortmund… Que des gars qui sont encore là en poule! ça n’a pas changé depuis plus de 50 ans, faut se poser d’autres questions! Exception : Celtic, Feyenoord, Notthingham(2), Hambourg, Aston Villa, Bucarest, Eindhoven et Belgrade. 10 éditions/58 ont échappé à des clubs que l’on ne voit pratiquement plus, ça fait – de 20%… Tous les autres sont encore et toujours là à l’heure actuelle!»

      Ouais, sauf que si tu regardes les choses d’un peu plus près, tu te rendras compte que dans le dernier carré, tu avais chaque saison ou presque des clubs très différents et avec une approche du jeu là encore très diversifiée ( Hibernian, Reims, Young Boys, Eintracht Franfort, Rangers, Rapid Vienne, Standard de Liège, Dundee, Partizan Belgrade, Dukla Prague, CSKA Sofia, Legia Varsovie, Panathinaïkos, Derby County, Ujpest, Leeds, Malmö, FC Bruges, FC Cologne, Dynamo Zagreb, M’Gladbach, Widzew Lodz, IFK Göteborg, Galatasaray, Spartak Moscou, Sampdoria, Nantes, Dynamo Kiev, etc… ) alors que depuis la réforme, si le vainqueur change en effet d’une année sur l’autre, pour trouver la trace d’un club “exotique” dans le dernier carré, il faut se lever de bonne heure…

      « Pour finir, en NBA, y a moins de suspens, est-ce que les gens disent que c’est de la faute des play-offs et de leur format nul? NOn, tout le monde kiffe, et pourtant on voit des 4-0 en quart de finale, c’est pas rare. »

      Tout le monde kiffe ??? Ca je suis pas certain. Si les play-offs font toujours autant recettes, c’est beaucoup moins vrai pour les 82 matchs de saison régulière où les salles ont tendance à se vider de plus en plus.

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        28 novembre 2014 a 14 h 05 min

        Hulo Cullen!

        Concernant ton premier paragraphe :

        “Ce que ces clubs n’ont pas suffisamment anticipé par contre, c’est qu’à terme, en confisquant les primes de qualification pour cette Ligue des Champions chaque année, ils ont petit à petit affaibli la concurrence jusqu’à rendre cette phase de poule grotesque ”

        D’abord, ils ne confisquent rien du tout. Montpellier a fait une bonne saison, a fini champion et a joué la ligue des champions et touché l’argent. Celui qui se qualifie touche la prime, c’est normal. C’est ouvert pour tous. Au contraire, on pourrait dire que l’élargissement de la compétition à plus de clubs comme Nicosie et autres par exemple… leur a surtout permis de pouvoir toucher des primes qu’ils n’avaient pas et donc de les aider. La ligue des champions fait donc dans le sponsoring social vu qu’elle redistribue mieux que la Liga par exemple.

        Phase de poule grotesque??? ça dépend pour qui. Bordeaux en 2010 a fait une magnifique phase de poule. MU s’est cassé les dents face à des suisses, etc… il y a des surprises, maintenant si on regarde que les scores fleuves c’est et le verre à moitié vide on peut évidemment affirmer ça sans problème…

        A titre de comparaison, j’ai regardé le résultat du premier tour de l’époque “béni génial qu’on aurait jamais du changer” de la coupe des clubs champions de 90-91 :

        Le Real Madrid s’impose 10-1 en match A/R. (méga branlée)
        Tyrol 7 – Lathi 1 (méga branlée)
        Munich 7 – 2 Nicosie (méga branlée)
        OM 5 – 1 Tirana (branlée)
        Akureyri 1 – 3 Sofia (un peu plus de suspense apparemment)
        Dresde 6 – 1 Union Luxembourg (branlée)
        Rangers 10 – 0 La Valette (branlée de la mort qui tue)
        Lillestrom 1 – 3 Bruges (un score un peu plus serré, mais pas au retour…)
        Poznan 5 – 1 Panathinaikos (tout est fait à l’aller)
        Porto 13-1 Portadown (méga branlée)
        Bucarest 5-1 St-Patrick (branlée à l’aller match plié).
        Malmo 5-4 Besiktas (match serré)
        Prague 0-4 Spartak Moscou (score tranquillou)
        Belgrade 5-2 Zurich (assez serré sur l’A/R).
        Naples 5-0 Ujpest (branlée)

        ça fait donc 11 rencontres terminées au match aller, 3 scores un peu serré et une rencontre équilibrée… et bah, ça c’est du lourd.

        Du coup, Milan, le tenant du titre sans doute, arrive directement en 1/8ème de finale, 4 matchs A/R et tu es champion d’Europe, wahoo!

        En 1/8ème, Real, Marseille, Munich et Belgrade se qualifie tranquillou. Pour être en quart de finale de la plus grande compet d’Europe, Milan a battu Bruges… ça c’est du challenge.

        A part Belgrade, les quarts sont serrés (tiens donc, comme maintenant, c’est étrange ça…). On voit de belles demies et la finale est nulle : comme maintenant paraît-il…

        Concernant ton paragraphe sur la ligue 1 cf. notre ancien débat, je suis toujours d’accord avec toi. Et c’est bien pour ça que je dis que pour la L1 par exemple, la ligue des champions n’a pas tué le championnat (sujet de l’article) et quelle n’est pas la grande méchante qui tue la concurrence… on est d’accord.

        Bah dans le dernier carré ces derniers temps on a eu : Lyon, PSV eindhoven, la corogne, monaco, chelsea (c’est récent et leur développement n’a rien à voir avec la LDC), Arsenal, Valence, Leeds United, Leverkusen, Villareal, Shalke 04, Athletico depuis les années 2000. Soit 12 équipes “nouvelles” dans le giron du top 4. Je t’accorde que ces dernières années, Bayern, Real, Barcelone et Chelsea sont le big 4 qu’on retrouve très souvent, mais comme avec les 4 gros au tennis. Mais 12 clubs “exotiques” en 14 éditions, c’est pas mal!

        Concernant la NBA, mon exemple est mal détaillé, je l’avoue. Et concernant leur championnat, 82 matchs c’est long, très long, difficile de pas se perdre d’intérêt dans les 30 premiers… mais ça, c’est la rançon de leur système : tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin elle se brise…

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          28 novembre 2014 a 15 h 56 min
          Par Cullen

          Ils confisquent les primes dans le sens où, avec ce fichu indice UEFA – biaisé ( c’était le sens de mon papier ), un club comme Chelsea qui terminerait 4ème de Premier League ( et raterait donc sa saison ) aurait bien moins de mal à se qualifier en LDC que le champion de Belgique ou de Suède qui, pour ce faire, doit systématiquement se cogner 3 tours préliminaires. A l’arrivée, c’est un peu à l’image de la société, les “gros” s’engraissent chaque année un peu plus pendant que les clubs qui ne bénéficient pas d’un grand bassin démographique ou d’une couverture médiatique importante n’ont plus aucune chance de jouer les premiers rôles.

          Et pis les équipes que tu cites en tant que clubs “exotiques” sont quasiment toutes issues des 4 championnats “majeurs”, entrant donc précisément dans le cas de figure que je dénonce ci-dessus. Alors grand merci :-) !

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            28 novembre 2014 a 18 h 30 min

            Oui seul le PSV Eindhoven est vraiment méritoire avec sa 1/2 finale en 2005.

            Pour les autres, ils bénéficient de la force de leur championnat qui a plusieurs clubs qualifiés, dont deux d’office sans passer par les tours préliminaires estivaux.

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      29 novembre 2014 a 20 h 49 min

      Salut Général!
      Je comprends ton acharnement à défendre cette “politique” ultra favorable (enfin, jusqu’à l’instauration récente du FFP qui c’est vrai restreint un peu les surenchères de transferts et salaires pour des clubs nouveaux riches :-)!) au PSG et ses gros investisseurs, mais nier que la LDC est devenu une chasse gardée pour seulement 5 ou 6 clubs assurés d’au moins aller en “quarts” est assez peu objectif.

      Bien sûr, “avant”, les finalistes et vainqueurs n’étaient pas si nombreux non plus, mais les participants l’étaient également bien moins. L’ouverture à “l’Est” était très importante, et on voyait régulièrement des clubs polonais, tchécoslovaques, hongrois, belges, hollandais, danois, et surtout italiens arriver au moins au bord de la victoire finale.

      Aujourd’hui, à part un ou deux clubs russes (et encore!) on ne voit même plus les italiens arriver en quart, encore moins espérer une victoire finale.

      Pourtant la Juve, l’Inter, le Milan, étaient de sacré clients pour le titre européen majeur! Ils étaient même plutôt devant les anglais et allemands jusqu’à il y a peu…

      Et le fossé grandit encore. Je ne parle pas des clubs de l’Est, ni même des Belges et Hollandais qui jouent de plus en plus les “sparring partners” des grosses écuries dont ils ont fait aussi longtemps partie.

      Anderlecht, le Standard, Bruges, l’Ajax, Feyenord, le PSV, ont été de gros animateurs de la Coupe des Clubs Champions. La plupart d’entre eux l’ont d’ailleurs remporté au moins une fois, voire trois ou quatre…

      Et même à l’intérieur des championnats majeurs, pas mal de clubs “historiques” n’ont pas pu suivre la courbe inflationniste du football des quinze dernières années!

      Moenchengladbach, Brême, Hambourg, Nottingham, Liverpool, Manchester U, pour ne citer que les plus importants et la plupart titrés plusieurs fois (ou au moins acteurs majeurs de la compétition européenne majeure), on bien du mal à exister à un niveau honorable aujourd’hui, ou ont complètement disparus du haut niveau européen.

      Et l’autre conséquence très négative, c’est la lente déliquescence des deux autres coupes européennes, surtout la C3 puisque la C2 a disparu presque simultanément avec l’apparition de la LDC nouvelle formule qui ne laisse plus de place médiatique et donc économique à ses petites sœurs (pourtant assez prestigieuses) d’antan.

      C’est peut-être bien pour une version élitiste du football de club européen (et mondial), mais c’est assez regrettable à mon sens pourson évolution rélle, puisque il y a de moins en moins de “particularismes” locaux, les bons joueurs sont phagocytés très (trop?) tôt par ces “mastodontes “économiques” qui en perdent beaucoup en route, ceux qui auraient besoin d’un peu plus de temps pour “maturer”, et le spectacle devient avant tout “télévisuel”, puisque l’immense majorité des supporters de pays, de clubs exclus “de fait”, n’ont que cette ressource pour “apprécier” le football de haut niveau qu’on leur vend en boîte.

      Presque les succédanés “virtuels” des jeux proposés, FIFA, Football Manager et autres procurent un plaisir équivalent, voir supérieur…

      Mais c’est vrai que la société a considérablement évolué… Pas sûr que ce soit une bonne chose pour tout…

  9. avatar
    28 novembre 2014 a 7 h 52 min

    Salut general,

    Je peux comprendre ton point sur le manque d’argumentation, je vais donc essayer de développer en commentaires ;-)

    Le problème n’est pas que les mêmes gagnent, mais que la compétition soit faussée.

    C’est comme avec l’EPO sur le Tour de France, le maillot jaune n’a plus de vraie valeur.

    Real Madrid, MU, Barcelone, Juventus, Chelsea, Inter, AC Milan, Bayern Munich, Arsenal, Liverpool, Valence, Dortmund, Porto, voilà grosso modo ceux qu’on retrouve depuis 1995 en têtes d’affiche.

    Le passage à 4 clubs par pays pour les meilleurs championnats a rendu encore plus impossible l’exploit réalisé en 1986 par le Steaua Bucarest ou en 1991 par l’Etoile Rouge Belgrade.

    l’UEFA a créé une Hydre de Lerne, supposons que l’Apoel Nicosie sorte le Bayern Munich en 1/8e finale, il faut ensuite vaincre MU en 1/4, puis la Juventus en 1/2 et le Barça en finale.

    La densité n’était pas si forte avant 1997 et la révolution de l’ouverture aux dauphins, puis 3e et 4e en 1999.

    Bosman a bien sûr amplifié le problème avec les effectifs XXL des grands clubs, dont même l’équipe B voire C peut vaincre la plupart des champions de petites nations européenes.
    Chelsea B ou Real Madrid C peuvent largement se farcir le champion letton ou maltais …

    Et c’est aussi pour cela qu’un club mythique comme l’Ajax ne gagnera plus jamais sans doute. Ils ont bien fait de gagner en 1995 avec Van Gaal, sinon l’armoire à trophée en C1 serait datée de 1973 !!!!

  10. avatar
    28 novembre 2014 a 11 h 55 min

    Mouais, mais c’est justement là que je ne suis pas d’accord : la compétition est faussée.

    Chelsea n’avait jamais gagné, c’est maintenant chose faite! Porto a gagné en 2004 avec une série incroyable. Dortmund en 1997 a réussi quelque chose d’extraordinaire. Si les bordelais n’avait pas eu un manque de réussite totale face à lyon en 2010, ils auraient été contre le Bayern avec le feu de dieu, et qui sait ce qui se serait passé ensuite! Ils avaient éliminés en poule la Juventus et avaient battu le Bayern, c’était exceptionnel!

    Les limites sont celles qu’on se fixe. Dire que c’est le format qui désavantage les petits, c’est comme dire que le terrain est en pente. Tout le monde peut sortir des poules et faire un exploit comme Nicosie face à Lyon, comme Lyon face au Real en 2010. Lyon qui perd face au Bayern tout seul, en ne jouant pas même en supériorité numérique. Le nombre de très bons joueurs a explosé a tel point qu’il devient très difficile de faire la différence entre l’excellent et le très bon.

    Les éclairs comme le Steaua et Belgrade sont de belles histoires, mais qui peuvent toujours exister. Rappelons que c’est Marseille qui perd tout seul face à Belgrade en finale.

    “l’UEFA a créé une Hydre de Lerne, supposons que l’Apoel Nicosie sorte le Bayern Munich en 1/8e finale, il faut ensuite vaincre MU en 1/4, puis la Juventus en 1/2 et le Barça en finale.”

    Bien sur qu’il faut plusieurs exploits, mais combien d’exploits Montpellier a réalisé pour finir champion devant Paris??? presque 38! ça rend la quête encore plus belle! Parce qu’au final, c’est quoi l’argument, c’est de dire que comme on a mis plus de monde, c’est plus dur de gagner, et donc les coups de chances et les accidents de parcours sont plus rares?? mais si vous aimez les coups de chances et le football que pour ses coups du sort alors je trouve ça limite… Vous voulez créez de la fausse diversité en mettant des tirages au sort et des matchs couperet pour que sur un malentendu une équipe en bois puisse gagner?? et c’est beau ça ? Bah, moi je trouve plus beau une équipe de challenger qui arrive au bout d’elle même en faisant une année de folie comme l’athlético qui aurait pu gagner sa première C1, plutôt qu’un OVNI steauesque. Il y a plus de mérite dans le fait de prouver qu’on a été meilleur que les autres sans contest, plutôt que sur un KO chanceux. Parce que là on parle du titre de meilleur équipe d’Europe, et ce titre, il doit pas ce jouer sur 90 minutes seulement, mais sur 90′ après plusieurs luttes ou on a eu le temps de travailler son équipe dans la durée. Une finale en un match c’est déjà suffisamment dur à accepter pour en plus vouloir imposer que des matchs couperet en tirage au sort intégral.

    La C1 a grossi, certes, mais le nombre de postulant dans tous les pays ont grossi, le nombre d’équipe exceptionnelles a grossi. Pourquoi vouloir limiter la C1 à 8 clubs et donner des titres de champion d’Europe qui n’en sont pas??? là, le champion d’Europe, il y a plus de chance avec ce format que ce soit vraiment un champion sur la saison.

    Si un club “mythique” comme l’Ajax veut le rester, et bien il n’a qu’à le prouver. Personne empêche aux hollandais de développer leurs championnats et leur clubs pour cartonner, personne empêche aux allemands de remplir leur stade et de bien gérer leur championnat. La compétition s’est resserré, le niveau est monté et ainsi il devient plus dur, il faut plus de travail pour gagner, et c’est pas plus mal je trouve. Au tennis, certains voudraient des tirages au sort pour pouvoir des “lucky loser” en finale… alors que la vous imaginez, c’est compliqué, pour gagner le titre du meilleur, il faut battre les meilleurs et moins compter sur la chance, quel scandale vous dites? bah je trouve pas…

    PS: être champion d’Europe n’est pas une obligation pour qu’ un club soit heureux, faire un beau parcours c’est bien, ça peut être suffisant, prendre du plaisir, se dépasser, c’est là l’essentiel, on n’est pas personne si on n’est pas champion d’Europe. Je ne comprends pas mais vraiment pas votre crise d’élitisme aigu, si on est pas premier et si on peut pas le devenir on est naze et le système est injuste?? c’est vraiment sous estimer la beauté du football selon moi, qui n’a pas besoin du titre de champion d’europe pour qu’un club fasse une belle saison. Ce n’est pas une obligation, on ne doit pas s’enfermer dedans, c’est comme le ballon d’or.

  11. avatar
    28 novembre 2014 a 15 h 41 min

    Chelsea n’avait jamais gagné car 1 seul championnat d’Angleterre avant que le club ne décolle en deux phases, la première entre 1996 et 2003 avec l’époque Gullit / Vialli / Frenchies (Leboeuf, Desailly, eschamps, petit), la seconde avec Abramovitch, Mourinho et d’autres coaches de top niveau (Hiddink, Scolari, Ancelotti, Villas Boas, Benitez) plus ou moins en réussite à Londres

    Le potentiel financier de Chelski et son appartenance au Big Four anglais en faisant un vainqueur à plus ou moins court terme avec l’arrivée des gazodollars de Roman Abramovitch.

    Pour Dortmund, d’abord c’est en 1997 la dernière anneé où la C1 est encore à peu près accessible avec 1 seul représentant par pays, même si les phases de poules avantageaient déjà les gros à la régularité, par rapport à l’épouqe des matches couperets (1956-1991).
    Et puis le Borussia ne venait pas de nulle part, finale de C3 en 93, double champion d’Allemagne en 95 et 96, 1/2 finale de C3 en 95, 1/4 de finale de C1 en 96

    Quant au FC Porto, c’est l’exception qui confirme la règle encore que les Portugais avaient progressé après leur victoire de 2003 en C3, sous l’égide de deux génies : Deco sur le terrain, Mourinho sur le banc de touche …

    Pour l’Ajax, c’est un cercle vicieux puisque les Pays-Bas sont pillés par les meilleurs championnats dès qu’un joueur éclot depuis Bosman (Seedorf, Kluivert, Overmars, Van Nistelrooy, Robben, Sneijder, Cocu, Van der Sar, Van persie, frères de Boer …).
    Et comment lutter avec 1 seul club hollandais contre 4 anglais, 4 italiens et 4 espagnols.

    Personne ne dit que seul le champion d’Europe fait une belle saison. Cependant le principe d’une compétition est de dégager un vainqueur. Or là, les dés sont pipés.

    C’est comme en F1 où les top teams récupèrent en plus, via les accords Concorde, plus d’argent redistribué des revenus de FOM que les petites écuries.
    C’est un cercle vicieux.

    J’ai caricaturé mais il oui faut plusieurs exploits. Seulement quand tu dois
    - passer les poules face à des clubs plus forts que toi (au lieu de 1/16e de finale)
    - avoir un effectif pillé par les grands clubs depuis Bosman
    - gérer un calendrier marathon si tu veux aller loin, sans profondeur de banc
    - te farcir un monstre européen à chaque tour, plus encore qu’à l’époque pré Ligue des Champions

    Je vois pas comment un champion de pays comme la Belgique, les Pays Bas ou l’Ecosse, sans parler de la Hongrie ou de Chypre, peut gagner la C1 désolé.
    Ni même aller en 1/2 finale …

    Galatasaray fait une 1/2 finale en 1989 en éliminant Monaco en 1/4 de finale. Tu ne verras plus jamais ce match à un tel niveau, au mieux en 1/8 de finale, sinon en poules.

    Encore une fois, problème de densité des gros championnats qui font que la compétition est faussée.
    Qualité supérieure c’est la logique du sport, OK, quantité supérieure non …

    Que dirais-tu si Ferrari, McLaren, Red Bull et Mercedes pouvaient aligner 3 voitures, et Force India, Marussia, Sauber, Caterham seulement 2 ?

  12. avatar
    29 novembre 2014 a 12 h 41 min

    @ Cullen,

    Il y a douze championnat qui ont un droit immédiat de participation. Ce qui est déjà pas mal. Si tu rajoutes les places disponibles en “voies des champions”, soit 5 places depuis la réforme Platini, on passe à 17 nations présentent en face de poule sur 32 équipes. Et bien, 17 nations, c’est déjà excellent. C’est plus que le nombre qualifié pour les anciennes Coupe d’Europe des Nations.

    Quand tu regardes les coupes à 30 champions d’autres fois, bah le premier tour servait à presque rien, sauf si deux clubs en bois avaient de la chance au tirage et se rencontrait mutuellement… En gros, la compétition commençait en 1/8ème de finale, pour le champion en titre directement à ce stade. Donc 7 matchs pour être champion d’Europe?? c’est naze. De plus Les “petits” champions qui se qualifient maintenant, ils peuvent jouer 6 matchs à enjeu au lieu de se faire cartonner 10-0 à l’aller et même pas remplir le stade au retour. Alors oui, je trouve que financièrement c’est mieux pour les clubs, ils ont plus d’exposition et d’argent.

    Au risque de me répéter, le top 8 n’a pas besoin nécessairement du pognon de la ligue des champions : Real, Barça, Chelsea, Manchester U, Man City (top 8 financier), Bayern, Paris SG, Juventus (à la rigueur)… et bien la thune de la LDC c’est pas le plus important, c’est la victoire qui compte pour les maillots, le prestige, etc…

    Tu dis que les petits doivent faire des tours préliminaires, mais en tant que champions c’est entres eux… ce qui dans une communauté de 57 pays est légitime parce que je veux pas que le champion de malte ou du luxembourg soit qualifié d’office, ce serait ridicule.

    Les surprises des petits championnats que tu cites il y a aussi des belges, des hollandais, des anglais (derby county) qui sont issu de grands bassins de populations, donc rien de nouveau sous le soleil…

    Et que les équipes soient issues de championnat majeur dans le dernier carré ça a toujours été le cas dans plus de 85% des cas, quelque soit le format de la compétition. Ce n’est pas de la faute de la LDC si la yougoslavie a explosé, si l’URSS a explosé et de même pour l’équilibre économique de nombreux pays de l’Est… ça c’est l’Histoire, pas la réforme de la LDC.

  13. avatar
    1 décembre 2014 a 10 h 31 min

    A axel,

    “Le passage à 4 clubs par pays pour les meilleurs championnats a rendu encore plus impossible l’exploit réalisé en 1986 par le Steaua Bucarest ou en 1991 par l’Etoile Rouge Belgrade.

    l’UEFA a créé une Hydre de Lerne, supposons que l’Apoel Nicosie sorte le Bayern Munich en 1/8e finale, il faut ensuite vaincre MU en 1/4, puis la Juventus en 1/2 et le Barça en finale.”

    Non mais le format d’avant était une blague. Peu de gens trouvent anormal au tennis de devoir battre les meilleurs pour avoir le titre du meilleur. Cilic a du battre Federer et le tombeur de Djokovic pour gagner un titre, quand Del Potro a gagné en 2009 l’US Open, il a eu un parcours et une finale exceptionnelle ce qui a rendu le titre encore plus beau. Je trouve ça injurieux pour une coupe d’Europe qu’on puisse être champion en ayant de la chatte au tirage et en faisant un ou deux bons matchs… c’est comme ça qu’on valorise le travail d’une équipe toute l’année?? Je suis d’accord que c’est joli, c’est sympa pour le suspense, mais je peux comprendre, comme l’a fait le rugby cette année, que pour ceux qui doivent jouer sur tous les tableaux, ce soit un peu réducteur. Je trouve les parcours de Porto et de Monaco en 2004 vraiment magnifique parce qu’ils ont explosés tous les gros sur leurs passages, c’est du sans contest, c’était un véritable sacre pour Porto et pas un coup de chance.

    Regarde le Steaua en 1986… Il affronte au premier tour le champion du Danemark qui va disparaitre après, en 1/8ème il affronte le terrible Budapest Honved, en quart de finale le champion de finlande (qui disparaîtra ensuite), en demi ils réussissent enfin un exploit au match retour face à Anderlecht qui avait pilé le Bayern… Un gros match et ils sont en finale…. super! Et en finale, ils battent au pénos le FC Barcelone… et ça, c’est un champion d’Europe?? bah excusez-moi, j’appelle ça un coup de cul et une blague. Je le répète, un club n’a pas besoin d’être champion d’Europe pour exister, et le titre de champion doit être décerné au meilleur.

    Si les Lettons veulent un champion d’Europe Axel, qu’ils s’en donnent les moyens, par la formation, par l’engouement du public, dans les stades, et ils peuvent très bien avoir un très bon clubs genre porto et ils pourraient se qualifier d’office en LDC régulièrement par la suite.

    Le Canada n’a pas le poids démographique des USA et pourtant ils sont les meilleurs en Hockey sur glace, pourquoi? parce qu’ils y mettent les moyens, ils ne misent pas sur des tirages chanceux ou des découpages géographiques bidons pour être champion du galakstan et prétendre à la ligue des champions.

    “Cependant le principe d’une compétition est de dégager un vainqueur. Or là, les dés sont pipés.” C’est subjectif, je trouve que la compétition est plus relevé, et le challenge plus difficile, mais c’est en rien truqué par rapport à avant.

    “J’ai caricaturé mais il oui faut plusieurs exploits. Seulement quand tu dois
    - passer les poules face à des clubs plus forts que toi (au lieu de 1/16e de finale)
    - avoir un effectif pillé par les grands clubs depuis Bosman
    - gérer un calendrier marathon si tu veux aller loin, sans profondeur de banc
    - te farcir un monstre européen à chaque tour, plus encore qu’à l’époque pré Ligue des Champions”

    Axel, pour être champion, il faut être un monstre, il faut battre toulon au rugby et Klischtko à la boxe, être le numéro 1, c’est dur et pas gratuit, quoi de plus normal? je comprends pas le problème. Je trouve plus juste de faire une compétition des clubs qui sont des champions au niveau de l’excellence, que des clubs qui des champions géographiques bidons.

    Si un club veut être champion, qu’ils s’en donnent les moyens. Point barre. On n’a pas de droit de prédation sur ce titre parce qu’on est belge, finlandais, gros ou petits, on a juste le droit de jouer et de montrer qu’on est le plus fort. Demande à Interim, les belges n’ont pas eu besoin de Bosman pour se tuer.

    Pour les écuries de F1, si les mecs ont pas les moyens de travailler dans le luxe, et bah qu’ils retournent faire de la F3000, la F1 ce n’est pas un droit, c’est un luxe qui coûte cher, c’est bien pour ça que les écuries françaises ont des fois disparus certaines années.

  14. avatar
    1 décembre 2014 a 16 h 52 min

    @general,

    Le problème n’est pas la qualité mais la quantité des clubs espagnols / italiens / anglais.

    OK avec toi qu’un club letton pourrait se donner les moyens, comme le Zenith St Petersbourg qui gagna la C3 2008 avec l’argent de Gazprom.
    Mais bon qui a envie d’investir dans un club à Riga ou Vilnius à part un milliardaire local qui veut se faire plaisir ?
    Encore qu’en général les oligarques sont à Londres, Monaco ou Genève, et plus au pays …

    Mais que la ligne de départ soit équitable, avec 1 champion par pays + le champion d’Europe en titre.

    Pas de souci à garder la formule par poules.

  15. avatar
    3 décembre 2014 a 13 h 34 min

    @ Lavie,

    Je ne défends pas le format actuel parce que le PSG est en force aujourd’hui, ce n’est pas du tout mon intention. J’ose croire que le PSG serait milieu de tableau j’aurais le même raisonnement.

    L’italie a disparu??? heu lavie, on peut avoir deux/trois années de moins bien sans disparaître… 2003/2007/2010, trois victoires en LDC sur 11 ans… c’est excellent! Autant que les anglais (2005/2008/2012), moins que les espagnols (2006/2009/20011/2014) et mieux que les allemands (2013) et portugais (2O04)…. on regarde une performance pas sur 3 années seulement, ce serait réducteur ne penses-tu pas?

    “Et l’autre conséquence très négative, c’est la lente déliquescence des deux autres coupes européennes, surtout la C3 puisque la C2 a disparu presque simultanément avec l’apparition de la LDC nouvelle formule qui ne laisse plus de place médiatique et donc économique à ses petites sœurs (pourtant assez prestigieuses) d’antan.”

    La C3 et la C2 n’avait d’intérêt que parce que la C1 empêchait un grand nombre de club de très haut standing d’intégrer la ligue des champions. Alors forcément, les clubs ayant quand même envie d’en découdre au niveau européen se rabattait sur les deux autres coupes, mais faut pas se leurrer, c’était une récompense au rabais, les plus gros clubs auraient tous préférer se frotter aux champions plutôt qu’au accessit, et cela dès le départ!

    Ces coupes étaient rigolotes, mais elle n’existait pas “vraiment”, filer trois coupes d’Europe différentes c’était mignon mais artificiel, ce qui compte c’est le titre de champion d’Europe A, et pas le B ou le C… C’était une évolution “inévitable”…

    “C’est peut-être bien pour une version élitiste du football de club européen (et mondial), mais c’est assez regrettable à mon sens pourson évolution rélle, puisque il y a de moins en moins de “particularismes” locaux, les bons joueurs sont phagocytés très (trop?) tôt par ces “mastodontes “économiques” qui en perdent beaucoup en route, ceux qui auraient besoin d’un peu plus de temps pour “maturer”, et le spectacle devient avant tout “télévisuel”, puisque l’immense majorité des supporters de pays, de clubs exclus “de fait”, n’ont que cette ressource pour “apprécier” le football de haut niveau qu’on leur vend en boîte.

    Presque les succédanés “virtuels” des jeux proposés, FIFA, Football Manager et autres procurent un plaisir équivalent, voir supérieur…”

    Ceux qui payent veulent voir du spectacle et de la compétition, la C1 remplit très bien ce rôle je trouve. On ne pouvait pas enfermer indéfiniment les joueurs dans les leurs frontière et les déconnecter de l’évolution du monde, le football a suivi l’existence du reste de la société, ce qui est normal, pas juste ou bon, mais normal. C’est aux clubs en question de se défendre, d’avoir de véritables institutions et règles pour représenter sa ville, s’enraciner dans sa culture et avoir une plus-value autre que d’avoir : “un stade, un maillot et 27 joueurs”… si le club s’arrête à cela, alors c’est normal de le voir s’effacer dans les petits bleds par rapport aux gros, dans les pays pauvres par rapport aux riches.

  16. avatar
    3 décembre 2014 a 16 h 27 min

    @general,

    La dernière vraie victoire marquante des Italiens en C1 est 2003. Milan AC en 2007 et l’Inter en 2007 sont deux exploits isolés. Le Calciopoli a porté un coup terrible aux italiens, aux stades vétustes.

    la Liga et la PL sont devenues puissantes, avec le duo CR7 / Messi en Espagne et des clubs plus riches outre Manche.

    Ce sera dur, même la Juventus Turin n’y arrive pas malgré son hégémonie dans la péninsule.

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