Le Onze de Légende du Milan AC
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Le Onze de Légende du Milan AC

Avec 18 Scudetti et 7 Champions Leagues au compteur, le Milan AC est l’un des plus grands clubs d’Italie et d’Europe. De quoi composer une dream-team à en faire rougir plus d’un.

En remportant la Supercoupe d’Italie 2016 aux dépends de la Juventus, l’AC Milan a mis fin à une période de disette de 5 ans. Une éternité pour l’illustre club lombard, plus habitué aux lumières de la Ligue des Champions qu’à l’ombre du ventre mou de la Série A dans laquelle il se morfondait pourtant depuis son dernier titre en 2011… De fait, souvenons-nous, car avant cela le grand Milan c’était ça :

 

A la différence de la Juve (Zoff, Peruzzi, Buffon) ou de l’Inter (Zenga, Pagliuca, Toldo), le poste de gardien de but est historiquement le moins bien pourvu du côté des Rossoneri. Pour preuve, Sebastiano Rossi y a longtemps fait office de référence… CQFD. Par conséquent : champion du monde, double vainqueur de la C1 et considéré comme l’un des plus solides portiers du globe des années 2000, le félin brésilien Dida demeure le meilleur portier qu’ait connu la formation lombarde.

 

En compagnie des monstres sacrés que sont Djalma Santos et Carlos Alberto, il est tout simplement l’un des trois meilleurs arrières droits de l’histoire de la Seleçao brésilienne. Double champion du monde, double vainqueur de la Copa America et de la Copa Libertadores (la C1 sud-américaine), vainqueur de la Champion’s League et double champion d’Italie avec la Roma puis avec le Milan, Cafu est aussi le recordman de sélections en équipe du Brésil avec 142 capes au compteur !

 

Une légende à droite, une autre à gauche… C’est ça le Milan ! Capitaine emblématique, « Apollo » Maldini y a effectué l’intégralité de sa superbe carrière de 1985 à 2009. Défenseur aussi élégant qu’efficace, le fils de Cesare a disputé plus de 1000 matchs (amicaux compris) sous la tunique rossonera, glanant 26 titres dont 5 Ligues des Champions et 7 Scudetti (titres de champion d’Italie). Ballon de bronze en 1994 et 2003, nombreux sont ceux qui auraient aimé le voir un jour gagner l’or.

 

Dans le rôle du stoppeur, les puristes milanais auraient certainement voté en faveur d’Alessandro Costacurta. Ceci dit, intrinsèquement, impossible de ne pas avouer que « Marcello » Desailly lui était supérieur. Vainqueur de la C1 avec l’OM face au Milan en 1993, puis de nouveau vainqueur de la coupe aux grandes oreilles avec l’ACM face au Barça de Cruyff en 1994, « The Rock » était aussi un pilier des Bleus avec lesquels il fut sacré champion du monde en 1998, puis d’Europe en l’an 2000.

 

Avec Paolo Maldini, il est l’autre défenseur-symbole du grand Milan des années 1990. Refusé par l’Inter pour son gabarit jugé trop frêle, c’est avec les voisins rouges-et-noirs que Franco est passé pro en 1977. Champion du Monde avec la Squadra Azzurra en 1982, Ballon d’argent en 1989, il fut le taulier de l’arrière-garde lombarde pendant près de 20 ans. Relais direct du coach sur le terrain, Baresi était la pierre angulaire des Rossoneri de la grande époque-Berlusconi.

 

Troisième membre du formidable trio hollandais « Rijkaard-Gullit-Van Basten », Frank s’est directement fondu dans le système de jeu milanais où il a formé 5 saisons durant, l’un des milieux de terrain les plus redoutables d’Europe aux côtés d’Ancelotti et Donadoni. Ballon de bronze en 1988 et 1989, Rijkaard était un joueur puissant et doté d’un bon bagage technique qui imposait une énorme présence physique dans l’entrejeu pour grappiller une quantité phénoménale de ballons.

 

Attention, voici le 1er des 5 Ballons d’or de cette équipe virtuelle. Attaquant complet, bon des deux pieds, rapide et explosif, « Sheva » a fait le bonheur du Milan de 1999 à 2006. Formé au Dynamo Kiev, Andriy (prononcé Andreï) a terminé deux fois « capocannoniere » (meilleur buteur) de Série A. Ballon d’or en 2004, meilleur buteur de l’histoire de la sélection ukrainienne (48 buts), « AS7 » a remporté la C1 en 2003, une compétition dont il demeure le 5e marqueur historique avec 59 buts inscrits.

 

Débarqué en Lombardie en 1987 en compagnie de Marco Van Basten, « La Tulipe Noire » était un footballeur aussi technique que physique. Polyvalent, il pouvait sans problème évoluer aussi bien en positions offensives que défensives. Ballon d’or en 1987, champion d’Europe avec les Pays-Bas en 1988, Gullit fut également l’un des fers de lance de la formation d’Arrigo Sacchi avec laquelle il s’adjugea à peu près tous les titres possibles avant de filer, d’abord à la Sampdoria, puis à Chelsea.

 

Soulier d’or suite à ses 37 réalisations signées avec l’Ajax Amsterdam en 1986, MVB fut engagé par Berlusconi dès 1987. Buteur exceptionnel, deux fois sacré « capocannoniere » de la Série A, loué par la planète entière tant pour sa finesse technique que pour son remarquable sens du but, Marco a remporté la bagatelle de 3 Ballons d’or sous les couleurs milanaises. Hélas, une vilaine blessure à la cheville l’a contraint à mettre prématurément fin à sa carrière… à seulement 29 ans !

 

Pépite venue de Sao Paulo, Kakà a été sacré champion d’Italie dès sa première saison au club en 2004. Champion du monde en 2002 avec les Cariocas, Ricardo a enchanté les supporters de San Siro jusqu’à son transfert au Real Madrid (pour 67 millions d’euros !!!) en 2009. Brillant meneur et passeur de génie, doté d’une incroyable vision du jeu, c’est en 2007 que « Ricky » a signé la saison de sa vie via un triplé « C1 – Supercoupe UEFA – Mondial des Clubs » qui lui valut le Ballon d’or.

 

Qui d’autre que lui pour compléter ce quintette de Ballons d’or ? Champion de France 1994 avec le PSG, « Mister George » a posé ses valises à Milanello en 1995. Associé à Baggio et Simone au sein d’une attaque de feu, Weah devint alors le 1er et unique joueur africain à s’octroyer le Ballon d’or ! Champion d’Italie en 1996 et en 1999, les fans milanais se souviennent encore de son but d’anthologie, inscrit après avoir effacé 5 joueurs et traversé tout le terrain face à Vérone en 1996 !

 

 

N’en prendre qu’un entre lui et Capello relève du choix cornélien. Ceci dit, Sacchi fut celui qui révolutionna le Milan en lui inculquant un style offensif, basé sur la défense de zone et un gros pressing. Champion dès sa prise de fonction en 1988, ce maître tacticien a ensuite signé deux retentissants triplés « C1 – Coupe Intercontinentale – Supercoupe UEFA » consécutifs en 1989 et 1990, avant de prendre en main la sélection transalpine avec laquelle il fut vice-champion du monde à l’été 1994.

 

Homme d’affaires et politique sulfureux, Berlusconi est le président historique de l’ACM. A sa tête depuis 1986, Silvio a tout géré : de la formation au marketing ! A coups de milliards de lires, il a fait de son jouet préféré l’une des plus grandes machines à gagner du foot mondial au même titre que le Barça, le Bayern, la Juve ou le Real… Et malgré la morosité des cinq années passées, les « tifosi rossoneri » ne l’oublient pas : ils lui doivent tout, car sans lui leur Milan ne serait peut-être rien.

 

Lionel Ladenburger

  1. avatar
    23 janvier 2017 a 9 h 41 min

    Belle équipe mais elle oublie totalement les années 50, 60 et 70 du Milan !

    malgré le talent de Gullit et de Kakà, comment oublier Gianni Rivera au poste de numéro 10 (voire Liedholm et Schiaffino) ?

    A la place de Weah, la legende suédoise des années 50 Gunnar Nordahl me semble plus indiquée.

    Enfin, dans le but, j’aurais plutôt mis Carlo Cudicini.

    • avatar
      23 janvier 2017 a 15 h 18 min
      Par Cullen

      Et surtout, ça manque quand même un peu d’équilibre pour que ça puisse fonctionner sur un terrain. C’est bien sympa d’aligner Shevchenko, Kaka, Weah et Van Basten en attaque mais ça risque de bouchonner devant et surtout, pour être alimentés, ils auraient bien besoin de partenaires comme Seedorf, Gattuso ou Albertini. C’est sur c’est moins glamour mais ces hommes de l’ombre sont indispensables en football et là ton équipe ressemble à l’équipe-type de la FIFA ou celle des internautes de 15 ans sur lequipe.fr :-)

      • avatar
        24 janvier 2017 a 0 h 02 min
        Par Guga57

        Oh qu’il est pas gentil ce Cullen !!! Oui mon Cricri d’amour, j’ai fait une équipe pour les midinettes de 15 ans. Bisous ;)

      • avatar
        24 janvier 2017 a 11 h 43 min
        Par Cullen

        Désolé si je t’ai “offensé” ça n’avait rien de bien méchant. Par contre, j’insiste sur le fait que ces équipes virtuelles composées de joueurs ayant évolué à des périodes différentes, dans un contexte et un environnement là aussi très différents, c’est peut-être distrayant pour certains (toi tu as l’air d’aimer ça vu le nombre d’articles que tu y a consacré :-)) mais ça n’est absolument pas fiable, on ne connait pas du tout la capacité de chacun de ces joueurs à fondre dans ce collectif leurs qualités individuelles. Après, je reconnais que ce genre d’exercice suscite souvent beaucoup d’enthousiasme et que ça fait parler en tout cas. Peut-être que je me lancerai à mon tour dans cet exercice d’ailleurs, il ne faut jamais dire jamais :-)

    • avatar
      24 janvier 2017 a 0 h 01 min
      Par Guga57

      Salut Axel, j’avoue que j’ai fait dans le bling-bling…

      Dans les buts j’ai hésité à mettre Giovanni Galli à la place de Dida.

      Par contre, concernant Cudicini je pense que tu parles plutôt de Cudicini père alias Fabio et non pas Carlo, n’est-ce pas ? ;)

  2. avatar
    4 septembre 2017 a 8 h 16 min
    Par salvalaggio jean-francoissalvalaggio

    beaucoup d intérêts sur le milan ac

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