Le top 20 des meilleurs joueurs de l’Histoire du Milan AC
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Le top 20 des meilleurs joueurs de l’Histoire du Milan AC

Par ordre décroissant, voici le Hall of Fame des joueurs qui ont le plus marqué le club lombard. Il ne s’agit pas d’élire les meilleurs joueurs sur leur talent intrinsèque, mais sur leur apport à l’Histoire du club, leur longévité, leur impact sur le destin de l’équipe.

Chaque club a connu ses légendes :AlfredoDi Stefano, Ferenc Puskas, Carlos Santillana, Juanito, Emilio Butragueno, Raul, Zinédine Zidane, Iker Casillas et Cristiano Ronaldo au Real Madrid, Lazslo Kubala, Johan Cruyff, Hristo Stoïtchkov, Michael Laudrup, Romario, Josep Guardiola, Ronaldo, Luis Figo, Ronaldinho, Xavi, Lionel Messi et Andres Iniesta au FC Barcelone, Giamperio Boniperti, John Charles, Omar Sivori, Dino Zoff, Roberto Bettega, Gaetano Scirea, Michel Platini, Roberto Baggio, Zinédine Zidane, Alessandro Del Piero, Pavel Nedved et Arturo Vidal à la Juventus Turin, Sepp Maier, Franz Beckenbauer, Gerd Muller, Karl-Heinz Rummenigge, Jean-Marie Pfaff, Lothar Mätthaus, Stefan Effenberg, Bixente Lizarazu, Oliver Kahn, Arjen Robben, Franck Ribéry, Bastian Schweinsteiger et Philip Lahm au Bayern Munich, Kevin Keegan, Kenny Dalglish, Steve Grobbelaar, John Barnes, Ian Rush, Michael Owen, Fernando Torres, Luis Suarez, Jamie Carragher et Steven Gerrard à Liverpool, Meazza, Facchetti, Sandro Mazzola, Luis Suarez, Lothar Mätthaus, Giuseppe Bergomi et Javier Zanetti à l’Inter Milan, Duncan Edwards, Denis Law, Bobby Charlton, George Best, Bryan Robson, Eric Cantona, Peter Schmeichel, David Beckham, Roy Keane, Ryan Giggs, Paul Scholes, Cristiano Ronaldo, Edwin Van der Sar, Rio Ferdinand et Wayne Rooney à Manchester United, Johan Cruyff, Johan Neeskens, Ruud Krol, Marco Van Basten, Dennis Bergkamp, Jari Litmanen et Frank Rijkaard à l’Ajax Amsterdam, David Seaman, Ian Wright, Dennis Bergkamp, Vieira, Henry et Cesc Fabregas et Robin Van Persie à Arsenal, Josip Skoblar, Jean-Pierre Papin, Chris Waddle, Carlos Mozer, Didier Deschamps, Laurent Blanc et Didier Drogba à l’Olympique de Marseille, Carlos Bianchi, Luis Fernandez, George Weah, Rai, Ronaldinho, Pedro Miguel Pauleta et Zlatan Ibrahimovic au Paris SG, Pelé, Giorgio Chinaglia et Franz Beckenbauer au Cosmos New York, Diego Maradona à Naples, Eusebio au Benfica Lisbonne …

20e, Zlatan Ibrahimovic

Après un échec cuisant avec le FC Barcelone sous l’égide de Pep Guardiola, le narcissique attaquant suédois revient en 2010 dans ce Calcio qui l’a fait roi, à la Juventus d’abord de 2004 à 2006, et surtout à l’Inter entre 2006 et 2009. Vainqueur du Scudetto en2011 avec les Rossoneri, Ibrahimovic réalise une deuxième saison milanaise encore plus aboutie, terminant meilleur buteur du Calcio comme en 2008 avec les Nerazzurri. Mais le Milan AC de Silvio Berlusconi, aux abois sur le plan financier, doit vendre ses meilleurs joueurs en 2012, et comme Thiago Silva, Zlatan Ibrahimovic quitte la Lombardie pour le PSG à l’été 2012.

19e, Nils Liedholm

Un jour, San Siro a accordé à Nils Liedholm une standing ovation de 5 minutes. Non pas pour une arabesque technique du maestro suédois, mais pour une erreur. Car c’était la première que Liedholm faisait au bout de deux ans au Milan AC ! C’est dire la virtuosité de ce joueur qui fit des merveilles d’abord avec ses compatriotes Gren et Nordhal, ensuite avec l’Uruguayen Juan Alberto Schiaffino arrivé en Lombardie en 1954 après avoir régalé la Suisse de son talent durant la Coupe du Monde de la FIFA. En 1958, Liedholm perd la finale de la Coupe d’Europe des Clubs Champions contre le Real Madrid, mais il aura été l’artisan principal de plusieurs Scudetti conquis par les Rossoneri durant les années 50, en 1951, 1955, 1957 ou encore 1959. S’il ne gagna jamais la Coupe d’Europe, Liedholm remporta deux fois la Coupe Latine avec le club lombard, en 1951 et 1956.

18e, Alessandro Nesta

Entre 2002 et 2012, Nesta a été l’une des figures de proue défensives de l’AC Milan. En provenance de la Lazio Rome, Nesta a gagné deux Scudetti (2002, 2004)  et une Coupe  d’Italie (2003) ainsi que deux Ligues des Champions (2003, 2007), deux Supercoupes d’Europe (2003, 2007) et un Championnat du Monde des clubs (2007) avec les Rossoneri. Entre 2010 et 2012, Nesta forme un efficace tandem défensif avec Thiago Silva, avant le terrible mercato estival où l’AC Milan perd la plupart de ses cadres : Zlatan Ibrahimovic et Thiago Silva vendus au PSG, départs également de Mark Van Bommel, Gennaro Gattuso et Gianluca Zambrotta, sans parler d’Alessandro Nesta, Filippo Inzaghi et Clarence Seedorf retraités !

17e, Clarence Seedorf

Déjà vainqueur de la Ligue des Champions avec l’Ajax Amsterdam (1995) puis le Real Madrid (1998), Clarence Seedorf débarque en 2002 dans l’effectif de Carlo Ancelotti en provenance de l’Inter Milan. Avec Kakà, Shevchenko, Pirlo, Gattuso, Nesta, Cafu, Stam, Dida et bien sûr Paolo Maldini, le Néerlandais d’origine surinamienne va être l’une des figures de proue des années 2003-2007 au Milan AC, portant son total de C1 gagnées à 4, avec celles acquises en 2003 et 2007. Au total, Seedorf restera dix saisons sous le maillot rossonero, prolongeant la tradition néerlandaise des Van Basten, Gullit et Rijkaard, que Davids, Kluivert, Bogarde ou encore Reiziger n’avaient su honorer entre 1996 et 1998.

16e, George Weah (Ballon d’Or en 1995)

Le contexte du transfert de George Weah est fortement lié à la blessure persistante de Marco Van Basten. En 1994, Fabio Capello, Adriano Galliani et Ariedo Braida comprennent qu’il est presque utopique de revoir le cygne d’Utrecht sur une pelouse professionnelle,  même si le Néerlandais essaie encore de rééduquer sa cheville meurtrie, plus encore par les chirurgiens italiens que par les défenseurs de Série A. Durant la saison 1994-1995, Weah explose en Europe avec une myriade de buts à la fois décisifs ou splendides (voire les deux) en Ligue des Champions, notamment à Munich contre le Bayern ou au Nou Camp face au Barça. Très vite, les négociations sont lancées avec le Libérien qui possède toutes les qualités : mental, vitesse, puissance, sens du but, jeu aérien, technique … A l’époque, les joueurs africains ne sont pas légion à avoir réussi sur la durée dans des clubs européens, Thomas N’Kono à l’Espanyol Barcelone, Rabah Madjer au FC Porto, ou encore Abedi Ayew Pelé à l’Olympique de Marseille, ou encore Mister George lui-même à Monaco puis au PSG. Mais Milan, à l’époque, est le nec le plus ultra du Vieux Continent, plus encore que la Juventus de Marcello Lippi, la Dream Team barcelonaise de Johan Cruyff, le Manchester United de Sir Alex Ferguson, le Real Madrid de Jorge Valdano ou le Bayern Munich de Giovanni Trapattoni. Beaucoup d’observateurs sont donc sceptiques sur la potentielle réussite de l’attaquant libérien du côté de San Siro. Au bout de six minutes contre Padoue en Serie A, Weah porte l’estocade aux critiques par un premier but dans l’Eldorado du Calcio, alors que Van Basten vient de renoncer pour toujours au football quelques jours plus tôt, saluant San Siro avant le trophée Luigi-Berlusconi opposant le Milan à la Juventus. Recrue phare du mercato estival 1995 avec Roberto Baggio, Weah sera sacré Ballon d’Or fin 1995, profitant de l’ouverture aux joueurs non européens, suite à l’apartheid qui avait privé Diego Maradona (1986, 1987) et Romario (1994) d’un plébiscite assuré avant lui. En septembre 1996, Weah fait sensation par un but d’extraterrestre contre le Hellas Vérone, traversant le terrain de San Siro à vitesse supersonique avant de marquer.  C’est en 1999 que Weah quitte Milanello pour Chelsea, avec à la clé deux Scudetti en 1996 et 1999. Mais entre temps, victime de l’usure du pouvoir et de l’inexorable déclin, le club rossonero a perdu de sa superbe notamment en Europe…

15e, Dejan Savicevic (9e du Ballon d’Or en 1994)

Champion d’Europe en 1991 avec l’Etoile Rouge Belgrade, Savicevic émigre à l’Ouest comme tous les joyaux yougoslaves de sa génération, de Suker à Mijatovic en passant par Boban, Jarni, Prosinecki, Katanec, Stojkovic, Boksic ou encore Mihajlovic. Durement frappé par la concurrence féroce du Milan en 1992-1993, le Monténégrin va ensuite profiter de plusieurs éléments pour s’imposer pendant deux ans (1993-1995) comme la clé de voûte du onze de Fabio Capello : primo, les départs de Gullit et Rijkaard à l’été 1993, secundo, la blessure sans fin de Marco Van Basten, tertio, son statut de joueur favori du président Berlusconi. En 1994, Savicevic réussit un lob magistral au stade olympique d’Athènes contre Andoni Zubizarreta, portant le score à 3-0 pour le Milan contre le Barça de Johan Cruyff. La Dream Team est laminée sur la pelouse grecque, et le virtuose du Monténégro gagne sa deuxième C1 en quatre ans. Encore décisif au printemps 1995 contre le PSG en demi-finale, Savicevic manque la finale de Vienne perdue contre l’Ajax, et perdra ensuite petit à petit son influence dans l’effectif rossonero.

14e, Marcel Desailly (8e du Ballon d’Or en 1996)

En novembre 1993, Marcel Desailly dispute son dernier match avec Marseille en D1 contre Lyon, avant que Pape Diouf ne négocie son contrat avec le Milan AC de Braida et Galliani. Forcé de vendre pour renflouer les caisses phocéennes privées de la manne UEFA (pour cause de suspension dans l’affaire OM / VA), Bernard Tapie avait parlé d’un grand club italien, et l’ancien Nantais imaginait la Juventus, l’Inter ou la Lazio, mais pas le grand Milan ! Quelques jours plus tard, Desailly se retrouve titulaire  contre Naples avec l’ancien numéro 8 de Frank Rijkaard, et va devenir en mai 1994 le premier joueur européen à gagner deux fois la C1 consécutivement avec deux clubs différents. Le Français s’offre même le luxe de marquer le quatrième but contre Barcelone. Devenu titulaire indéboulonnable en Lombardie puis en équipe de France, ayant gagné le respect des seigneurs de Milanello (Baresi, Maldini, Costacurta et autres Donadoni), Marcel Desailly empile les trophées avec les Rossoneri avant de partir pour Chelsea en 1998, suite à deux saisons ratées sur le plan collectif et personnel. Montrant bien à la Coupe du Monde 1998 qu’il est loin d’être fini, The Rock revient en octobre 1999 avec les Blues en Ligue des Champions, recevant un superbe hommage des tifosi, pour le plus grand moment d’émotion de sa carrière.

13e, Ruud Gullit (Ballon d’Or en 1987)

Véritable  star au sens médiatique du terme, Ruud Gullit débarque en 1987 à Milanello. L’extraverti meneur de jeu, surnommé la Tulipe Noire, va être sacré Ballon d’Or devant Paulo Futre fin 1987, trophée qu’il dédiera au leader de l’ANC encore emprisonné alors à Robben Island, un certain Nelson Mandela. Figure de proue du Milan AC champion d’Europe en 1989, Gullit marque un doublé en finale au Nou Camp contre le Steaua Bucarest (4-0), tout comme son complice Marco Van Basten. La fin de son séjour en Lombardie entre 1991 et 1993 sera moins brillante, par la faute de blessures et d’une perte progressive d’influence dans le vestiaire rossonero. Il sera le premier Néerlandais du trio à perdre sa place de titulaire indiscutable dans l’effectif de Fabio Capello, qu’il quitte en 1993 pour la Sampdoria avant d’y revenir brièvement entre juillet et septembre 1994 (pour finalement terminer la saison 1994-1995 à Gênes).

12e, Alessandro Costacurta

Comme Franco Baresi et Paolo Maldini, il fut un artisan majeur des incroyables statistiques défensives du grand Milan de Capello entre 1991 et 1994, notamment les 929 minutes d’invincibilité du gardien Sebastiano Rossi durant la saison 1993-1994 (vieux record de Dino Zoff battu). Jusqu’en 2007, Alessandro Costacurta fut très longtemps un élément majeur de la défense centrale milanaise, même s’il a ensuite subi la concurrence de Jaap Stam ou encore Alessandro Nesta.

11e, Andrea Pirlo (5e du Ballon d’Or en 2007)

S’il fallait retenir un seul joueur de la période 2001-2009 à Milan, celle du mandat d’entraîneur de Carlo Ancelotti, ce serait Andrea Pirlo, fabuleux chef d’orchestre du jeu milanais : passes géniales, vision du jeu exceptionnelle, placement redoutable, l’Italien fut l’un des meilleurs manieurs de ballon de l’Histoire de son pays. Pierre angulaire des triomphes européens de 2003 et 2007, Pirlo aura vécu une double ironie avec l’AC Milan, qui l’a recruté en 2001 en provenance de l’Inter, pour le revendre (trop tôt) à la Juventus en 2011, puisque Pirlo fera les beaux jours de la Vecchia Signora pendant quatre saisons pour autant de Scudetti (2012, 2013, 2014 et 2015).

10e, Filippo Inzaghi

Véritable renard des surfaces, Inzaghi fut transféré en 2001 en provenance de la Juventus Turin, et fut pendant onze ans un des piliers du secteur offensif rossonero, marquant un doublé en finale de C1 en 2007 contre Liverpool. Les joueurs à vocation offensive changeaient régulièrement autour de lui, de Kakà à Shevchenko en passant par Rivaldo, Seedorf, Ibrahimovic, Ronaldo, Beckham, Pato, Robinho, Ronaldinho ou Pirlo, mais Pippo Inzaghi continuait de marquer année après année, avant sa retraite effective en 2012.

9e, Kakà (Ballon d’Or en 2007)

Milan a vécu à l’heure suédoise (Gren, Nordahl, Liedholm), puis néerlandaise dans les années 80-90 (Gullit, Van Basten, Rijkaard) et enfin brésilienne dans les années 2000, grâce notamment à Kakà, même si Cafu, Ronaldo, Dida, Ronaldinho, Thiago Silva ou encore Robinho ont porté le prestigieux maillot de l’AC Milan. A lui seul, le génial Brésilien porta l’estocade à Manchester United dans une grandiose demi-finale de C1 en 2007. Deux buts à l’aller à Old Trafford, un but au retour à San Siro, Kakà effaçait en deux matches presque tous les problèmes du Milan depuis 2006 : départ de Shevchenko à Chelsea, retrait de points en Série A après le scandale du Calciopoli. Figure de proue des Rossoneri pour leur septième sacre européen en 2007, le Brésilien sera logiquement plébiscité Ballon d’Or 2007, le dernier trophée ayant échappé aux deux monstres sacrés Cristiano Ronaldo et Lionel Messi, élus sans discontinuer entre 2008 et 2015. Parti contre son gré au Real Madrid en 2009 lors de la deuxième ère galactique (au retour de Florentino Perez comme président du club castillan), Ricardo Kakà reviendra en 2013-2014 en Lombardie, avant de partir à Orlando en Major League Soccer.

8e, Frank Rijkaard (3e du Ballon d’Or en 1988 et 1989)

Le meilleur commentaire sur Frank Rijkaard, c’est son compatriote et ami Marco Van Basten qui le donne en décembre 1992 lorsque le cygne d’Utrecht consulte le classement du Ballon d’Or 1992 de France FootballFrank n’est que dixième ? Van Basten n’en croit pas ses yeux, malgré le formidable travail effectué par ce véritable métronome de l’entrejeu, excellent récupérateur, parfois buteur (comme en finale de C1 1990 contre Benfica), précieux joueur de tête offensivement comme défensivement sur les coups de pieds arrêtés. Battu par Basile Boli sur le corner d’Abedi Pelé lors de la finale de C1 1993 à Munich, Rijkaard retourne ensuite à l’Ajax Amsterdam où il conquiert en 1995 son troisième titre européen au Prater de Vienne, contre le Milan AC de Capello, se révélant passeur décisif pour Kluivert lors de son ultime match professionnel.

7e, Juan Alberto Schiaffino

Meilleur joueur uruguayen de la Coupe du Monde 1954, Juan Alberto Schaffino quitte le Peñarol Montevideo pour l’AC Milan en 1954 après avoir été naturalisé italien (Liedholm et Nordahl prenant déjà les deux places dévolues aux joueurs étrangers en vertu du quota en vigueur à l’époque), et va faire un malheur en Italie, formant un duo de grande classe avec le Suédois Nils Liedholm. Jusqu’à l’arrivée de Gianni Rivera en 1960, Schiaffino sera le maître à jouer de la formation lombarde, battue à Bruxelles par le Real Madrid d’Alfredo Di Stefano en finale européenne en 1958. Comme l’uomo squadra Di Stefano ou Omar Sivori, l’Uruguayen fut l’un des premiers grands joueurs sud-américains à réussir en Europe après la guerre. En 1960, il conseille le Milan sur le choix de son remplaçant, le jeune golden boy Gianni Rivera, avant de partir terminer sa carrière à l’AS Rome, comme son ancien coéquipier rossonero, l’attaquant suédois Gunnar Nordahl.

6e, Gunnar Nordahl

L’attaquant suédois était le No du Gre-No-Li, trio scandinave qui débarqua à Milan en 1949, l’année suivant la médaille d’or suédoise aux Jeux Olympiques 1948 de Londres. Avec le club lombard, Nordahl va marquer des buts à la pelle : avec 221 buts, il reste toujours à ce jour le meilleur buteur de l’Histoire du club (son dauphin est Andreï Shevchenko avec 175 buts). Dès sa première saison, en 1949-1950, il établit un autre record, celui du plus grand nombre de buts marqués par un joueur dans une saison de championnat d’Italie : 35 buts ! Gunnar Nordahl est, après Silvio Piola et Francesco Totti, le troisième meilleur buteur de l’histoire de la Série A, avec 225 buts en 291 matchs. Cependant le Suédois est le joueur ayant le meilleur ratio de but marqué par match joué de l’histoire de la Série A, avec un ratio de 0,77 ; à titre de comparaison, Silvio Piola possède un ratio de seulement 0,51 but par match,  avec 274 buts en 537 matches joués. En 1956, après sept saisons à Milan, le buteur scandinave part pour l’AS Rome où il finira sa carrière en 1957.

5e, Andreï Shevchenko (Ballon d’Or en 2004)

En 1999, Sheva débarque du Dynamo Kiev après une tonitruante campagne européenne stoppée en demi-finale par le Bayern Munich d’Effenberg. Surnommé le Ronaldo blanc, l’Ukrainien va finir meilleur buteur du Calcio dès sa première saison en 2000 (24 buts), ce qui lui offre deux années de suite la troisième place au Ballon d’Or, en 1999 derrière Rivaldo et Beckham, en 2000 derrière Figo et Zidane bien que le buteur milanais n’ait pas pris part à l’Euro. Avec 24 buts en 2000 pour sa première saison italienne, Sheva a fait mieux que d’autres grandes stars étrangères pour leurs débuts dans le Calcio, comme Platini (16 buts en 1983), Zico (19 buts en 1984), Rummenigge (8 buts en 1985), Maradona (14 buts en 1985), Elkajer-Larsen (8 buts en 1985), Van Basten (11 buts en 1988), Rush (7 buts en 1988), Careca (13 buts en 1988), Klinsmann (13 buts en 1990), Batistuta (13 buts en 1992), Papin (13 buts en 1993) ou encore Weah (11 buts en 1996), seul Ronaldo faisant mieux avec 25 buts en 1998.  Blessé ensuite, l’Ukrainien revient très fort en 2003, étant l’auteur du tir au but vainqueur à Manchester en finale de la Ligue des Champions 2003 contre la Juventus orpheline de Pavel Nedved, auquel il succèdera en 2004 au palmarès du Ballon d’Or. A 28 ans, et bien qu’absent de l’Euro 2004 où personne n’a surnagé parmi les stars du Vieux Continent (Totti, Zidane, Figo, Beckham, Ballack, Raul), Andreï Shevchenko obtient le précieux trophée devant Deco et Ronaldinho, fort du Scudetto et du titre de meilleur buteur de Serie A obtenus en Italie au printemps 2004, malgré une ombre au tableau, la terrible défaite 0-4 au Riazor contre le Deportivo La Corogne. En 2005 dans la folle finale d’Istanbul contre Liverpool, le buteur ukrainien rate son tir au but, pour un destin inverse de la finale 2003. Désiré ardemment par Roman Abramovitch, Shevchenko quitte la Lombardie en 2006, direction Chelsea, laissant les clés de l’attaque milanaise au tandem Kakà / Inzaghi. Après deux saisons ratées chez les Blues, l’Ukrainien reviendra en 2008 chez les Rossoneri.

4e, Paolo Maldini (3e du Ballon d’Or en 1994 et 2003)

Il a débuté en janvier 1985 au Milan AC comme le fils de Cesare. Mais très vite, c’est Cesare qui est devenu le père de Paolo pour les journaux du monde entier, tant l’élégant latéral gauche fut un rempart infranchissable des années durant … Quintuple champion d’Europe (1989, 1990, 1994, 2003 et 2007) et septuple champion d’Italie (1988, 1992, 1993, 1994, 1996, 1999 et 2004), Paolo Maldini a pris sa retraite en 2009 à l’âge canonique de 41 ans. A noter que de 1958 à 2007, les onze finales de C1 des Rossoneri ont vu un Maldini sur la pelouse : Cesare le père en 1958, 1963 et 1969, Paolo son fils en 1989, 1990, 1993, 1994, 1995, 2003, 2005 et 2007. Comme pour son glorieux aîné Franco Baresi, le talent exceptionnel du play-boy Maldini aurait mérité un Ballon d’Or, mais la défaite en finale de Coupe du Monde 1994 contre le Brésil lui coûta sans doute le trophée, même s’il n’aurait pu être plébiscité du fait de la concurrence de Roberto Baggio. Indéboulonnable capitaine du Milan suite à la retraite de Baresi en 1997, Paolo Maldini a tout gagné avec son club, qui est lancé dans une rivalité à distance avec le Real Madrid, Boca Juniors, Al Ahly et le FC Barcelone pour le plus grand nombre de trophées internationaux … Sur 18 titres européens ou mondiaux (7 Ligue des Champions, 2 Coupe des Coupes, 5 Supercoupes d’Europe, 3 Coupes Intercontinentales, 1 Championnat du Monde des Clubs, hors 2 Coupes Latines), l’AC Milan en a gagné 15 au temps béni de Paolo Maldini …

3e, Gianni Rivera (Ballon d’Or en 1969)

L’élégance incarnée en 1959, débarquant d’Alessandria, un jeune adolescent seulement âgé de seize ans va prendre la relève du tandem Liedholm / Schaffino. En 1963, Rivera est la poutre maîtresse du triomphe européen du Milan contre le Benfica d’Eusebio sur la pelouse de Wembley. Récidivant avec une deuxième C1 gagnée en 1969 face à l’Ajax de Cruyff, Gianni Rivera est élu Ballon d’Or en fin de saison, à 26 ans. Dix ans plus tard, en 1979, l’artiste tire sa révérence sur un ultime Scudetto, puis prendra la vice-présidence du club milanais jusqu’en 1986, date de l’arrivée de Silvio Berlusconi à la direction du club. Ensuite, Rivera s’éloigne des pelouses, et devient député aux Parlements italien puis européen, comme un clin d’œil à ce Vieux Continent qu’il a conquis quatre fois, deux fois en C1 (1963, 1969) mais aussi deux fois en C2 (1968, 1973).

2e, Marco Van Basten (Ballon d’Or en 1988, 1989 et 1992)

Le cygne d’Utrecht fut sans doute le meilleur attaquant de toute l’Histoire du Milan AC. En 1987, quand Arrigo Sacchi arrive sur le banc du club lombard à la demande de Silvio Berlusconi, un trio néerlandais arrive à Milanello : Ruud Gullit, Frank Rijkaard et Marco Van Basten, le fils spirituel de Johan Cruyff. Intelligent, précis, rapide et puissant, MVB combine les talents d’Eusebio et Gerd Müller, deux autres avant-centres de génie. Clé de voûte du titre européen conquis en 1989, Van Basten atteint son pinacle en 1992, avec Fabio Capello qui a remplacé Arrigo Sacchi avec lequel le virtuose hollandais a vécu un clash en 1991. Il Cavaliere ayant choisi en faveur de son attaquant vedette, Marco n’a pas été tenté par la possibilité de rejoindre son mentor Johan Cruyff en Catalogne, pour renforcer la Dream Team barcelonaise que Milan écrasera 4-0 en finale de C1 1994, un an après le dernier match professionnel disputé par le triple Ballon d’Or, à Munich lors de la finale européenne 1993 contre la bête noir des Rossoneri, l’Olympique de Marseille. En août 1995, Van Basten salue une ultime fois le public de San Siro, George Weah a été recruté pour le remplacer. Plus que les défenseurs du Calcio, ce sont les chirurgiens qui sont sonné le glas de la fantastique carrière de Marco Van Basten, prince des pelouses, colosse aux cartilages d’argile dont la postérité retiendra notamment le somptueux mois de novembre 1992, son climax personnel : deux quadruplés pour montrer qu’il était redevenu un épouvantail implacable, le premier à Naples en championnat, le second face à Göteborg en Ligue des Champions : la meilleure réponse face à la concurrence de son alter ego parmi les fines gâchettes d’Europe, un certain Jean-Pierre Papin, venu du rival phocéen de Marseille.

1er, Franco Baresi (2e du Ballon d’Or en 1989)

En 1997, quand Franco Baresi prend sa retraite, Silvio Berlusconi lui fait l’honneur de retirer son numéro 6 de ceux que le Milan AC laissera porter à ses joueurs, comme en NBA (le 32 de Magic Johnson fut retiré par les Los Angeles Lakers, idem pour le 23 de Michael Jordan aux Chicago Bulls). Il faut dire que le génial libero italien avait tout connu avec les Rossoneri : la descente aux enfers en Série B suite au scandale du Totonero, la reprise en main du club milanais par Silvio Berlusconi (arrivé en hélicoptère à Milanello en mas 1986 au son de la Chevauchée des Walkyries de Richard Wagner, comme dans Apocalypse Now), l’arrivée des stars néerlandais Gullit, Van Basten et Rijkaard, et l’incroyable razzia de titres en Italie (Scudetto gagné en 1988, 1992, 1993, 1994 et 1996) mais surtout en Europe (C1 gagnées en 1989, 1990 et 1994, Supercoupes d’Europe également gagnées en 1989, 1990 et 1994, Coupes Intercontinentales remportées en 1989 et 1990). Quand il tire sa révérence en 1997, un seul défenseur est considéré meilleur que Baresi dans l’Histoire du jeu de football : Franz Beckenbauer. Ironie du destin, Franco Baresi avait été refusé durant son adolescence par le voisin et rival de l’Internazionale, au motif d’un gabarit trop modeste …

Ce top 20 laisse sur le carreau des joueurs comme Cesare Maldini, Gennaro Gattuso, Jean-Pierre Papin, Mark Hateley, Oliver Bierhoff, Leonardo, Klaas Jan Huntelaar, Philippe Mexès, Gianluca Zambrotta, Ronaldinho, Thiago Silva, Robinho, Alexandre Pato, David Beckham, Brian Laudrup, Zvonimir Boban, Patrick Kluivert, Edgar Davids, Roberto Donadoni, Demetrio Albertini, Dida, Thomas Helveg, Jesper Blomqvist, Philippe Senderos, Mario Balotelli, Stephan El Shaarawy, Daniele Massaro, Gunnar Gren, Erik Gerets, Carlo Ancelotti, Paulo Futre, Massimo Ambrosini, Florin Raducioiu, Rivaldo, Jaap Stam, Cafu, Hernan Crespo, Fernando Redondo, Rui Costa, Winston Bogarde, Christophe Dugarry, Patrick Vieira, Michael Reiziger, Ibrahim Ba, Christian Ziege, Paulo Futre, Sebastiano Rossi, Stefanio Eranio, Alberigo Evani, Christian Panucci, Mauro Tassotti, Giovanni Galli, Paolo Rossi, Pietro Vierchowod, Gianluigi Lentini, Herbert Kilpin, Giovanni Trapattoni, José Altafini, Riccardo Montolivo, Alberto Gilardino.

  1. avatar
    4 décembre 2015 a 13 h 46 min

    Cher Axel,
    Quelle joie de lire un tel article sur mon club de cœur. Personnellement j’aurais seulement modifier l’ordre du tiercé de tête. Même si Paolo Maldini reste “ma référence” en matière de défence, Marco Van Basten serait mon n°1 tant il a illuminé l’attaque des Rossoneri et marqué l’histoire de ce club.
    J’imagine que tu as du t’arracher un peu les cheveux à trouver le classement idéal…en tout cas, je dis BRAVO pour ce Top 10.
    Santino

    • avatar
      4 décembre 2015 a 14 h 15 min

      Salut Santino,

      Oui je comprends que tu mettes Van Basten en n°1 tant il incarne aussi cet âge d’or, autant que Baresi.
      Après j’ai privilégié la longévité de Franco Baresi, son autorité à Milanello (Desailly parlait de la table des seigneurs du temps de Capello) et le fait que la retraite du monument coincide avec un premier déclin du club, meme si d’autres facteurs étaient en jeu : usure du pouvoir inevitable, émergence de la Juventus de Lippi, du Barcelone de Van Gaal et du Manchester Utd de Ferguson (puis du Bayern d’Hitzfeld et du Real Madrid de Del Bosque), transferts ratés de Dugarry mais surtout Davids, Kluivert, Bogarde et Reiziger tous immatures à la sortie de l’Ajax pour un club du niveau de l’AC Milan forgé par Berlusconi, Sacchi, Braida, Galliani et Capello.

      Je me souviens très bien des images du jubilé de Franco Baresi, Van Basten était revenu fin 1997 à San Siro malgré sa cheville meurtrie, on sentait à quell point le libero était une légende du club milanais, en témoigne ce fameux retrait du numéro 6 façon NBA …

      Mais encore une fois, je ne serais pas choqué de voir Van Basten, Maldini ou même Rivera comme n°1, c’est tellement subjectif !

      Un des sept clubs de légende en Europe avec le Real de Di Stefano, l’Ajax de Cruyff, le Bayern de Beckenbauer, le Liverpool de Dalglish, la Juventus de Platini et le Barça de Messi.

  2. avatar
    4 décembre 2015 a 14 h 09 min

    Sans surprise, Franco Baresi domine ce classement puisque longévité exceptionnelle chez les Rossoneri comme Gianni Rivera ou encore Paolo Maldini, mais il fut avec Marco Van Basten l’élément moteur de l’âge d’or du club lombard entre 1987-1988 et 1995-1996.

    En 1989, le libero milanais passa près d’un Ballon d’Or, le premier pour un défenseur de métier (Franz Beckenbauer élu en 1972 et 1976 avait commence sa carrière comme milieu de terrain).

  3. avatar
    4 décembre 2015 a 17 h 03 min

    J’ai 33 ans et pour moi, le Milan AC fut un des clubs majeurs de mon enfance / début d’adolescence, avec l’OM de Papin, le Barça de Laudrup, la Juve de Baggio, le PSG de Weah ou le MU de Cantona …

    De ceux qui vous donnent envie, étant gosse, d’acheter les albums Panini. Ce maillot rouge et noir imaginé par Herbert Kilpin pour inspirer la terreur tel des diables, maillot rossonero devenu mythique meme si le blanc immaculé est devenu la norme en finale de C1 depuis la défaite de mai 1993 contre l’OM de Tapie et Goethals …

  4. avatar
    5 juin 2016 a 10 h 41 min
    Par mohammed

    j’ai 30 ans;l’AC MILAN rest un des clubs majeurs de mon enfance.seul qui me laisser d’aimer ce club c’est la periode de nesta;inzagi;dida;……..mais generalement ce club connait un grand joueur qui gagne le balon d’0r et au meme temps corrone par le champions league;c’est le magique ANDREA PIRLO.

  5. avatar
    9 juillet 2016 a 22 h 58 min
    Par abdou fouta

    Le grand Milan ac,tout simplement le club de coeur

  6. avatar
    2 janvier 2017 a 5 h 41 min
    Par Jean Bronson

    J’aime vraiment le Milan AC,c’est mon équipe préférée.

  7. avatar
    16 avril 2017 a 0 h 47 min
    Par embolo lazare ulrich

    le grand et immortel Milan ac de mon coeur avec ses joueurs mythique s et de légendes forza Milan ac for ever

  8. avatar
    3 août 2017 a 9 h 45 min
    Par Ferrand

    Mettre Ibra qui n’a gagné qu’un titre avec la Milan, et laisser sur la touche Boban, Gattuso, Ancellotti, Albertini…etc. La culture de l’instant en l’occurrence de 2015 (Période Ibra au PSG) est plus forte que l’empreinte réelle laissé par les joueurs. Dommage. Sinon, très bon classement. Merci

  9. avatar
    28 décembre 2017 a 4 h 50 min
    Par phéro

    Il y a deux OUBLIÉS Majeurs, les gardiens de but Giovanni Galli et DIDA (brésil), c’étaient deux fantastiques gardiens qu’on peut ignorer, viva Milan.

  10. avatar
    13 janvier 2018 a 10 h 36 min
    Par Yuvacin

    Mais ou es donc R.baggio, rivaldo,Robinho,ronaldo, cafu dugarry…

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