L’estocade portée au CLM individuel sur le Tour de France (2000-2015)
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L’estocade portée au CLM individuel sur le Tour de France (2000-2015)

Depuis quelques années, les organisateurs du Tour ont franchi le Rubicon et réduisent sensiblement la part du contre-la-montre individuel, favorisant ainsi la victoire des grimpeurs.

En voyant les parcours des Tours de France des années 2000, Henri Desgrange et Jacques Goddet ont du se retourner dans leurs tombes respectives, tant le kilométrage du CLM individuel s’est réduit à peau de chagrin, tendant vers le délit de sale gueule, voire le crime de lèse-majesté. Il sera bientôt utopique pour un rouleur de gagner le Tour de France.

Pourquoi Jean-Marie Leblanc et Christian Prud’homme s’enferment-ils dans une tour d’ivoire ? Le Tour de France doit sacrer un coureur complet, avec moyenne et haute montagne, étapes de plat comportant des risques de bordure, secteurs pavés, côtes pour puncheurs, et aussi des chronos individuels, ces CLM pouvant prendre des visages variés : soit totalement plats, comme un billard pour rouleurs, soit sinueux et vallonnés favorisant ainsi la qualité de relance et les changements de rythme, ou en altitude.

Plébisciter la haute montagne et créer un apartheid contre les chronos individuels n’est pas la solution. Le maillot jaune doit être un gladiateur polyvalent, complet, capable de s’en sortir sur tous les terrains. Pourquoi le contre-la-montre est-il devenu un pari aux yeux des organisateurs du Tour ? Jean-Marie Leblanc et surtout Christian Prud’homme ont violé l’ADN du Tour en brisant ce totem du contre-la-montre. Avec moins de 14 kilomètres en 2015 dans les rues d’Utrecht, l’épée de Damoclès est tombée sur cette épreuve pourtant magnifiée par des coureurs élégants et stylés comme Fausto Coppi, Hugo Koblet ou encore Jacques Anquetil dans le passé.

Le péché originel vient de la fin des années 80, quand le matériel proposé aux rouleurs a progressé dans des proportions exponentielles, comme le dopage EPO : roues lenticulaires, casques profilés, guidon de triathlète (qui fit polémique en 1989 avec Greg LeMond en pionnier), pédales automatiques …

Par la suite, des rouleurs virtuoses comme Miguel Indurain ou Jan Ullrich ont creusé des écarts abyssaux, qui faisaient en une seule étape tomber les grimpeurs (Andy Hampsten, Claudio Chiappucci, Marco Pantani, Richard Virenque, Laurent Dufaux, Fernando Escartin, Ivan Gotti …) du Capitole à la Roche Tarpéienne. Pour ces escaladeurs, ces hommes des cimes, le Tour était parfois perdu avant même d’avoir pu franchir le premier col de haute montagne, Alpes ou Pyrénées …

Le CLM est devenu le bouc émissaire de ceux qui se plaignent de ne pas avoir de spectacle en juillet dans le Tour de France. Mais il serait plus logique d’abolir l’oreillette et de ne plus voir des coureurs dépendants de leurs directeurs sportifs, tels des pantins manipulés ou autres cobayes téléguidés … Et pourquoi ne pas voir des chronos rendant hommage au trophée Baracchi couru jadis en tandem ? Certes les équipes comportent neuf coureurs, on pourrait imaginer une édition à dix coureurs par équipes, et ne pas mettre de hors délais en cas de coureurs isolés.

Puisqu’il faut assurer le plaidoyer du CLM proche de la guillotine, rappelons que le plus formidable Tour de France des cinquante dernières années, maintenant que la cuvée 1964 a passé la cinquantaine, est l’édition 1989 remportée par Greg LeMond devant Laurent Fignon pour huit secondes, un millésime exceptionnel de la Grande Boucle. Il y avait pourtant 144 kilomètres de chrono individuel, un prologue à Luxembourg, un chrono plat entre Dinard et Rennes, un chrono en altitude vers Orcières-Merlette puis un dernier chrono plat entre Versailles et Paris, celui là même où LeMond offrit des montagnes russes d’adrénaline au public en coiffant sur le poteau son rival Fignon, portant au pinacle son aérodynamisme à l’approche de la capitale.

Quelques étapes entre 1992 et 2003 montrent des écarts en effet colossaux entre le vainqueur et ses poursuivants, avec le fameux massacre du Luxembourg (1992) en premier de cordée, signé Miguel Indurain sur son Excalibur cycliste, la fameuse Espada de Pinarello.

Miguel Indurain qui tutoyait la perfection dans l’effort solitaire, recevant superlatifs et autres surnoms chaque année (Robocop, l’Extraterrestre, Tyrano de Bergerac), lui qui semblait sorti d’un film de science-fiction avec son casque profilé …

Accusé de manquer de panache, le Navarrais ne gagna jamais une étape en ligne entre 1991 et 1995 dans son quinquennat hégémonique, lui qui avait coupé la ligne en vainqueur en 1989 à Cauterets et en 1990 à Luz Ardiden, sous le règne de Greg LeMond, alors qu’il n’était encore que le joker de luxe de Pedro Delgado, fort de ses victoires dans Paris-Nice en 1989 et 1990.

Entre 1991 et 1995, Indurain gagna dix épreuves chronométrées sur quinze : Alençon et Macôn en 1991, San Sebastian, Luxembourg et Blois en 1992, Puy-du-Fou et Lac de Madine en 1993, Bergerac en 1994, Huy – Seraing et Lac de Vassivière. Il connut trois défaites dans des prologues (Lyon 1991, Lille 1994 face au prodige anglais Chris Boardman, et Saint-Brieuc 1995 sous la pluie) et deux dans des longs CLM (Monthléry 1993 contre Tony Rominger alors qu’il était atteint d’une forte fièvre, et Morzine – Avoriaz 1994 derrière Piotr Ugrumov et Marco Pantani en lutte pour le podium avec Richard Virenque et Luc Leblanc, alors que l’Espagnol avait course gagnée depuis Lourdes Hautacam).

Il multiplia les cadeaux en montagne avec mansuétude face à Gianni Bugno (Alpe d’Huez 1991), Tony Rominger (Serre Chevalier et Isola 2000 en 1993) ou encore Luc Leblanc (Lourdes Hautacam 1994), mais de façon plus subtile que Lance Armstrong face à Marco Pantani au Mont Ventoux en 2000, cadeau empoisonné qui fut un effet boomerang pour le maillot jaune texan comme pour le grimpeur italien …

Miguel Indurain partage avec Bradley Wiggins une sorte de quintuple couronne des rouleurs : victoire dans le Tour de France (respectivement de 1991 à 1995 pour l’Espagnol et 2012 pour l’Anglais), dans un grand contre-la-montre du Tour (10 pour le Navarrais, 2 pour le Britannique), dans le record de l’heure (1994 et 2015), médaille d’or olympique du CLM (Atlanta 1996 pour le natif de Pampelune et Londres 2012 pour le natif de Gand), championnat du monde du CLM (1995 et 2014)

Luxembourg 1992 (65 km) :

1 Miguel Indurain

2 Armand De Las Cuevas 3’00”

3 Gianni Bugno 3’41”

4 Zenon Jaskula 3’47”

5 Greg LeMond 4’04”

6 Pascal Lino 4’06”

7 Stephen Roche 4’10”

8 Arturas Kasputis 4’26”

9 Alex Zülle 4’29”

10 Pedro Delgado 4’52”

Lac de Madine 1993 (59 km) :

1 Miguel Indurain

2. Gianni Bugno 2’11”

3. Erik Breukink 2’22”

4. Tony Rominger 2’42”

5. Alex Zulle 3’18”

6. Johan Bruyneel 3’50”

7. Zenon Jaskula 4′

8. Raul Alcala 4’5”

9. Philippe Louviot 4’28”

10. Stephen Roche 4’30”

Périgueux – Bergerac 1994 (64 km)

1. Miguel Indurain

2. Tony Rominger 2min

3. Armand De Las Cuevas 4’22”

4. Thierry Marie 4’45”

5. Chris Boardman 5’27”

6. Bjarne Riis 5’33”

7. Thomas Davy 5’35”

8. Abraham Olano 5’45”

9. Arturas Kasputis 6’1”

10. Piotr Ugrumov 6’4”

Bordeaux – Saint-Emilion 1996 (63.5 km) :

1. Jan Ullrich

2. Miguel Indurain 56”

3. Abraham Olano 2’6”

4. Bjarne Riis 2’18”

5. Laurent Dufaux 2’19”

6. Chris Boardman 2’29”

7. Richard Virenque 2’30”

8. Tony Rominger 2’47”

9. Evgueni Berzin 2’56”

10. Laurent Brochard 2’57”

Saint-Etienne 1997 (55.5 km) :

1. Jan Ullrich

2. Richard Virenque 3’4”

3.Bjarne Riis 3’8”

4. Abraham Olano 3’14”

5. Marco Pantani 3’42”

6. Francesco Casagrande 3’56”

7. Frank Vandenbroucke 4’44”

8. Zenon Jaskula 4’50”

9. Beat Zberg 5’00’

10. Michael Boogerd 5’04”

Metz 1999 (56.5 km) :

1  Lance Armstrong

2  Alex Zulle  58”

3  Christophe Moreau  2’5”

4  Abraham Olano 2’22”

5  Tyler Hamilton 3’31”

6  Chris Boardman 3’32”

7 Alvaro Gonzalez de Galdeano  3’40”

8  Jens Voigt 3’42”

9  Stuart O’Grady 3’45”

10  Laurent Dufaux 3’56”

Fribourg en Brisgau - Mulhouse 2000 (58.5 km)

1. Lance Armstrong

2. Jan Ullrich 25”

3. Christophe Moreau 2’12”

4. Tyler Hamilton 3’1”

5. Joseba Beloki 3’26”

6. Laurent Jalabert 3’47”

7. David Millar 3’56”

8. Daniele Nardello 3’57”

9. Santiago Botero 3’59”

10. Guido Trentin 4’16”

Gaillac – Cap Découverte 2003 (47.5 km)

1. Jan Ullrich

2. Lance Armstrong 1’36”

3. Alexandre Vinokourov  2’6”

4. Haimar Zubeldia  2’40”

5. Tyler Hamilton 2’43”

6. Uwe Peschel  3’26”

7. David Millar  3’55”

8. Inigo Chaurreau 4’1”

9. David Plaza 4’37”

10. Santiago Botero  5’00”

Très peu de purs grimpeurs avaient pu gagner le Tour jadis … Jean Robic (1947), Gino Bartali (1938 et 1948), Charly Gaul (1958), Federico Bahamontes (1959), Lucien Van Impe (1976). Virtuoses des cols, Gaul et Bahamontes furent des deux meilleurs escaladeurs de l’Histoire. Robic battit lui en 1947, René Vietto, et profita aussi de l’absence des Italiens Fausto Coppi et Gino Bartali, qui venaient d’en découdre sur le Giro. Quant à Van Impe, il fut récompensé de sa régularité et devança Zoetemelk en 1976, dans une Grande Boucle orpheline d’Eddy Merckx.

Sinon, la victoire revenait aux champions complets, les Coppi, Koblet, Bobet, Anquetil, Gimondi, Merckx, Ocana, Hinault, Fignon, LeMond, Indurain, Ullrich, Armstrong … Le maillot jaune était la propriété de ces coureurs capables de gagner sur tous les terrains … haute et moyenne montagne, contre-la-montre sur le plat ou en altitude, voire étape débridée. Bien sûr, chacun d’entre eux avait sa spécialité, comme le chrono pour Anquetil et Indurain ou la montagne pour Ocana, mais ils pouvaient toujours se classer dans les meilleurs quel que soit l’étape, et ainsi limiter leurs pertes de temps.

Dans l’époque contemporaine, seules quatre éditions sont revenues à des purs grimpeurs : Marco Pantani (1998), Alberto Contador (2007), Carlos Sastre (2008) et Andy Schleck (2010, sur tapis vert).

D’autres grimpeurs ont gagné, tels Contador bien plus complet en 2009 (victoire CLM à Annecy devant Cancellara) mais aussi Pedro Delgado en 1988 ou encore Christopher Froome en 2013 et Vincenzo Nibali en 2014.

Bien d’autres, parmi les grimpeurs les plus récents, n’ont jamais su transformer l’essai : Robert Millar, Andrew Hampsten, Luis Herrera, Claudio Chiappucci, Roberto Heras, Laurent Dufaux, Ivan Basso, Fernando Escartin, Richard Virenque ou Jose Maria Jimenez avaient trop de lacunes dans les chronos. Si bien qu’entre Lucien Van Impe en 1976 et Marco Pantani en 1998, aucun grimpeur n’a pu ramener le maillot jaune à Paris. Ces excellents coureurs furent condamnés dans l’exercice solitaire du contre-la-montre, qui demande puissance, aérodynamisme, capacité à gérer un rythme sans se mettre dans le rouge et faculté mentale à ne jamais lâcher face à l’effort solitaire.

Depuis trente-cinq ans, le kilométrage du CLM individuel ne cesse de diminuer sur le Tour de France …

- 1980 :128.5 km(Francfort 7.6, Spa Francorchamps 34.6, Damazan – Laplume 51.8, Saint-Etienne 34.5) / 2 arrivées au sommet (Bagnères-de-Luchon, Pra-Loup)

- 1981 :117.6 km(Nice 5.9, Pau 26.7, Mulhouse 38.5, Saint-Priest 46.5) / 2 arrivées au sommet (Pla d’Adet, Alpe d’Huez)

- 1982 :147.2 km(Bâle 7.4, Valence d’Agen 57.3, Martigues 32.5, Saint-Priest 48) / 2 arrivées au sommet (Pla d’Adet, Alpe d’Huez)

- 1983 :144.6 km(Fontenay-sous-Bois 5.5, Châteaubriant – Nantes 58.5, Clermont- Ferrand – Puy-de-Dôme 15.6, Morzine – Avoriaz 15, Dijon 50) / 2 arrivées au sommet (Bagnères-de-Luchon, Alpe d’Huez)

- 1984 :145.4 km(Montreuil – Noisy-le-Sec 5.4, Alençon – Le Mans 67, La Ruchère 22, Villefranche-en-Beaujolais 51) / 4 arrivées au sommet (Guzet Neige, Alpe d’Huez, La Plagne, Crans Montana)

- 1985 :161.1 km(Plumelec 6.8, Sarrebourg – Strasbourg 75, Villars de Lans 31.8, Lac de Vassivière 47.5) / 3 arrivées au sommet (Avoriaz, Villars de Lans, Luz Ardiden, col d’Aubisque)

- 1986 :124.1 km(Boulogne Billancourt 4.6, Nantes 61.5, Saint-Etienne 58) / 4 arrivées au sommet (Superbagnères, Serre Chevalier, Alpe d’Huez, Puy-de-Dôme)

- 1987 :168.1 km(Berlin Est 6.1, Saumur – Futuroscope 87.5, Carpentras – Mont Ventoux 36.5 km, Dijon 38) / 4 arrivées au sommet (Luz Ardiden, Villars de Lans, Alpe d’Huez, La Plagne)

- 1988 :136 km(Liévin – Wasquehal 52, Villars de Lans 38, Santenay 46) / 4 arrivées au sommet (Alpe d’Huez, Guzet Neige, Luz Ardiden, Puy-de-Dôme)

- 1989 :145.3 km(Luxembourg 7.8, Dinard – Rennes 73, Gap – Orcières-Merlette 39, Versailles – Paris 24.5) / 4 arrivées au sommet (Superbagnères, Cauterets, Alpe d’Huez, Villars de Lans)

- 1990 : 146.8 km (Futuroscope 6.3, Vittal – Epinal 61.5, Fontaine – Villars-de-Lans 33.5, Lac de Vassivière 45.5) / 2 arrivées au sommet (Alpe d’Huez, Luz Ardiden)

- 1991 : 135.4 km (Lyon 5.4, Argentan – Alençon 73, Lugny – Mâcon 57) / 3 arrivées au sommet (Cauterets, Alpe d’Huez, Villars de Lans)

- 1992 : 137 km (San Sebastian 8, Luxembourg 65, Tours – Blois 64) / 2 arrivées au sommet (Sestrières, Alpe d’Huez)

- 1993 : 113.8 km (Puy-du-Fou 6.8, Lac de Madine 59, Brétigny-sur-Orge – Monthléry 48) / 3 arrivées au sommet (Serre Chevalier, Isola 2000, Saint-Lary Soulan)

- 1994 : 118.7 km (Lille 7.2, Périgueux – Bergerac 64, Morzine – Avoriaz 47.5) / 4 arrivées au sommet (Lourdes Hautacam, Luz Ardiden, Alpe d’Huez, Val Thorens)

- 1995 : 107.8 km (Saint-Brieuc 7.3, Huy – Seraing 54, Lac de Vassivière 46.5) / 3 arrivées au sommet (La Plagne, Alpe d’Huez, Guzet Neige, Cauterets)

- 1996 : 103.4 km (s’Hertogenbosch 9.4, Bourg Saint-Maurice – Val d’Isère 30.5, Bordeaux – Saint-Emilion 63.5) / 4 arrivées au sommet (Les Arcs, Sestrières, Superbesse, Lourdes Hautacam)

- 1997 : 125.8 km (Rouen 7.3, Saint-Etienne 55.5, Eurodisney 63) / 3 arrivées au sommet (Andorre Arcalis, Alpe d’Huez, Courchevel)

- 1998 : 115.6 km (Dublin 5.4, Meyrignac L’Eglise – Corrèze 58, Montceau-les-Mines – Le Creusot 52) / 2 arrivées au sommet (Plateau de Beille, Deux-Alpes)

- 1999 : 120.3 km (Puy-du-Fou 6.8, Metz 56.5, Futuroscope 57) / 3 arrivées au sommet (Sestrières, Alpe d’Huez, Piau Engaly)

- 2000 : 75 km (Futuroscope 16.5, Fribourg – Mulhouse 58.5) / 3 arrivées au sommet (Lourdes Hautacam, Mont Ventoux, Courchevel)

- 2001 : 101.2 km (Dunkerque 8.2, Grenoble – Chamrousse 32, Saint-Amand-Montrond 61) / 4 arrivées au sommet (Alpe d’Huez, Plateau de Bonascre, Saint-Lary Soulan, Luz Ardiden)

- 2002 : 114 km (Luxembourg 6.5, Lanester – Lorient 55, Régnié-Durette – Mâcon 52.5) / 5 arrivées au sommet (La Mongie, Plateau de Beille, Mont Ventoux, Deux-Alpes, La Plagne)

- 2003 : 102.5 km (Paris 6.5, Gaillac – Cap Découverte 47.5, Pornic – Nantes 49) / 3 arrivées au sommet (Alpe d’Huez, Plateau de Bonascre, Luz Ardiden)

- 2004 : 76.1 km (Liège 6.1, Bourg d’Oisans – Alpe d’Huez 15, Besançon 55) / 4 arrivées au sommet (La Mongie, Plateau de Beille, Villars de Lans, Grand Bornand)

- 2005 : 74 km (Noirmoutier 19, Saint-Etienne 55) / 3 arrivées au sommet (Courchevel, Plateau de Bonascre, Saint-Lary Soulan)

- 2006 : 115.1 km (Strasbourg 7.1, Saint-Grégoire – Rennes 52, Le Creusot – Montceau-les-Mines 56) / 3 arrivées au sommet (Pla de Beret, Alpe d’Huez, La Toussuire)

- 2007 : 117.4 km (Londres 7.9, Albi 54, Cognac – Angoulême 55.5) / 3 arrivées au sommet (Tignes, Plateau de Beille, col d’Aubisque)

- 2008 :82.5 km (Cholet 29.5, Cérilly – Saint-Amand-Montrond 53) / 2 arrivées au sommet (Lourdes Hautacam, Alpe d’Huez)

- 2009 : 56 km (Monaco 15.5, Annecy 40.5) / 4 arrivées au sommet (Andorre Arcalis, Verbier, Grand Bornand, Mont Ventoux)

- 2010 : 59 km (Rotterdam 8, Bordeaux – Pauillac 51) / 3 arrivées au sommet (Avoriaz, Plateau de Bonascre, Col du Tourmalet)

- 2011 : 42.5 km (Grenoble 42.5) / 3 arrivées au sommet (Luz Ardiden, Plateau de Beille, Alpe d’Huez, Col du Galibier)

- 2012 : 101.4 km (Liège 6.4, Arc-en-Senans – Besançon 41.5, Bonneval – Chartres 53.5) / 4 arrivées au sommet (Planche des Belles Filles, La Toussuire, Bagnères-de-Luchon, Peyragudes)

- 2013 : 65 km (Avranches – Mont-Saint-Michel 33, Embrun – Chorges 32.5) / 5 arrivées au sommet (Plateau de Bonascre, Mont Ventoux, Alpe d’Huez, Grand Bornand, Annecy – Semnoz)

- 2014 : 54 km (Bergerac – Périgueux 54) / 6 arrivées au sommet (Planche des Belles Filles, Chamrousse, Risoul, Bagnères-de-Luchon, Saint-Lary Soulan, Lourdes Hautacam)

- 2015 : 13.8 km (Utrecht 13.8) / 8 arrivées au sommet (Mur de Huy, Mûr-de-Bretagne, Pierre Saint-Martin, Plateau de Beille, Mende, Pra-Loup, La Toussuire, Alpe d’Huez)

A l’exception des éditions 2002, 2006, 2007 et 2012, la part du CLM se réduit donc à peau de chagrin sur les quinze dernières années, l’édition 2000 ayant marqué un tournant décisif en étant la première à moins de 100 de kilomètres de chrono individuel.

Le kilométrage du CLM a même indigne du Tour de France à plusieurs reprises, frôlant le ridicule depuis 2009 (édition 2012 exceptée) : moins de 70 kilomètres, avec un minimum de 13.8 kilomètres en 2015, la 102e édition du Tour pulvérisant l’ancien minimum de 42.5 km en 2011. Le destin s’est chargé de propulser un rouleur, Cadel Evans, comme maillot jaune de ce Tour de France 2011 si montagneux, où ni les frères Schleck ni Alberto Contador n’ont pu profiter du faible kilométrage du CLM.

Dans les années 80 et 90, on était toujours au-dessus des 100 kilomètres, et parfois bien au-dessus avec un pic en 1987 (168.1 kilomètres mais un chrono au Ventoux favorable aux grimpeurs).

Si l’on retire les éditions pimentées par un chrono en altitude, la plus favorable aux rouleurs fut 1992, avec 137 kilomètres de contre-la-montre, du pur velours pour un rouleau-compresseur tel que Miguel Indurain. Vingt ans plus tard, en 2012, cet autre colosse qu’est le Britannique Bradley Wiggins prit sa chance à bras le corps avec plus de 100 kilomètres de CLM, une utopie dans le modèle contemporain du Tour …

On dit en général qu’entre un spécialiste du CLM (Wiggins, Cancellara, Ullrich, Indurain, Zülle, Martin) et un honnête rouleur, il y a une différence de 2 secondes au kilomètre. Entre un spécialiste et un grimpeur (Hampsten, Pantani, Virenque, Dufaux, Gotti, Escartin), l’écart peut monter jusqu’à 4, 5 voire 6 ou 7 secondes au kilomètre. Sur un parcours de 50 ou 60 bornes, l’addition se chiffre donc en minutes, sonnant le glas des espoirs de maillot jaune du grimpeur si ce dernier ne se résout pas à attaquer de loin dans les cols.

Dans le temps, les étapes CLM pouvaient être bien plus longues. Quelques exemples suffisent pour s’en convaincre : 139 kilomètres entre Vannes et Saint-Brieuc (1947), 137 kilomètres entre Colmar et Nancy (1949), 97 kilomètres entre Aix-les-Bains et Genève (1950), 68 kilomètres entre Bourgoin et Lyon (1962), 72 kilomètres entre Metz et Nancy (1978). Cependant, au début des années 70, le Tour avait développé une sorte de système immunitaire … contre un virus appelé … Eddy Merckx ! Jacques Goddet et Félix Lévitan voulaient éviter que le champion belge, qui dominait alors copieusement le Tour, n’étendre trop longtemps son hégémonie à la plus grande course du monde. Sachant Merckx plus vulnérable (surtout après septembre 1969 et son terrible accident au vélodrome de Blois) en haute montagne que sur les chronos, les organisateurs avaient décidé durant quelques années de réduire le kilométrage de ces épreuves en solitaire : 8.8 autour de Divonne-les-Bains en 1970, 8.2 km autour de Bordeaux toujours en 1970, avant d’offrir un terrain plus propice aux qualités de rouleur du champion bruxellois : 54 kilomètres entre Versailles et Paris. Pas de chance pour Goddet et Lévitan, Merckx émergea quand même au sommet des pentes rocailleuses du Mont Ventoux, même s’il termina à l’agonie, ayant présumé de ses forces face au Géant de Provence …

Viscéralement attachés à l’idée de compenser l’injustice faite aux grimpeurs, désavantagés par rapport aux rouleurs par les progrès techniques (roues lenticulaires, casques et autres guidons de triathlète) qui n’ont fait qu’accentuer les écarts dans l’effort solitaire, les organisateurs du Tour de France des années 2000 et 2010 ont versé dans l’extrême inverse.

En 1999, Jean-Marie Leblanc décida de favoriser les grimpeurs en offrant 20 secondes de bonification pour le vainqueur d’une étape de montagne (12 pour le deuxième, 8 pour le troisième). Ironie du destin, cela profita surtout à deux coureurs complets, Lance Armstrong et Alex Zülle.

Certains parcours ont vu leur prologue supprimé (en 2008  à Plumelec et sa côte de Cadoudal, en 2011 au Mont des Alouettes, en 2013 à Porto Vecchio, en 2014 entre Leeds et Harrogate), dans l’idée de favoriser sprinters et puncheurs pour le premier maillot jaune.

Nombre d’éditions n’ont compté qu’un ou deux chronos, là où la norme était de trois voire quatre. L’âge d’or des rouleurs est donc bel et bien révolu. Mais il faut avouer aussi que les derniers maillots jaunes complets ou rouleurs, les Contador, Evans, Froome et autres Nibali, n’ont jamais su concurrencer les rouleurs émérites tels que Fabian Cancellara et Tony Martin, multiples champions du monde de la spécialité (quatre pour le Spartacus suisse plus une médaille d’or olympique en 2008 à Pékin, trois couronnes mondiales pour l’Allemand).

 

  1. avatar
    16 juillet 2015 a 14 h 13 min

    Cela a été dit de nombreuses fois mais le parcours 2015 est un scandale. Bie nque très original, seulement 14 km de chrono individuel est une hérésie.

    Comme en 2011, le destin va se charger faire gagner le meilleur rouleur des favoris, en l’occurrence Chris Froome (sauf cataclysme vers le Plateau de Beille puis dans les Alpes), 4 ans après Cadel Evans bien meilleur CLM que les frères Schleck, Alberto Contador et Ivan Basso.

  2. avatar
    16 juillet 2015 a 14 h 48 min
    Par skancho

    Eh oui, à vouloir maintenir le suspens le plus longtemps possible, ASO (tour et Vuelta) vend son âme au diable et renie ceux qui ont faits sa légende, Coppi, Anquetil, Hinault, Indurain… Et je me dis toujours qu’en France, et sur terre en général, il y a quand même beaucoup plus de plat que de montagne, et que donc être un bon rouleur est plus important qu’être un bon grimpeur. Et mettre 10 minutes sur 60 bornes à un grimpeur, c’est simplement la preuve que ce dernier ne saurait gagner le tour, sauf à être extraordinaire grimpeur en plus d’être offensif (on pense à Pantani, Bahamontes…)

    Mais je me dis que l’histoire du tour se renouvelant sans arrêt, dans quelques années on reviendra à des chronos de plus de 100 bornes en cumulé, qui sont pour moi l’essence même du tour de France. Et que ceux qui ne jurent que par la montagne ferait bien d’apprendre un peu de l’histoire du vélo !

  3. avatar
    16 juillet 2015 a 15 h 35 min

    Salut skancho,

    Justement, c’est un mauvais calcul d’ASO pour 2 raisons

    1/ Si un gars écrase tout en montagne et pas de CLM comme contre-poids final en faveur des rouleurs, le suspense est ruiné

    2/ Ils oublient uqe le vainqueur doit être un coureur complet

    J’aurais été moins sévère sur le parcours 2015 si les 28 km entre Vannes et Plumelec (côte de Cadoudal) avaient été courus en individuel.

    On aurait sans doute vu Chris Froome écraser ce CLM devant Van Garderen, Quintana, Porte, Contador, Valverde, Kreuziger et autres Nibali.

    De plus, être grimpeur sans être régulier empêche de gagner le Tour, des Robert Millar (4e en 1984), Andrew Hampsten (4e en 1986 et surtout 1992 comme leader), Luis Herrera (5e en 1987), Claudio Chiappucci (2e en 1990 et surtout 1992 sans le bénéfice de l’échappée du Futuroscope de 1990) ou José Maria Jimenez (8e en 1997) l’ont vécu dans le passé …

    Des grimpeurs comme Pantani, Bahamontes et Gaul savaient rouler CLM et c’est pour cela qu’ils ont mérité de gagner le Tour, idem pour Contador en 2007 ou Froome en 2013.
    Le maillot jaune doit sacrer le meilleur coureur, pas le meilleur grimpeur et c’est en effet la triste évolution du Tour de France de ces dernières années.

    Comme toi, j’espère voir un jour un kilométrage cumulé des chronos de plus de 100 kilomètres sur le Tour de France, soit deux fois 50, soit 65 et 35.
    On verra le parcours 2016 au départ du Mont St Michel mais je crains encore une fois qu’on aura pas plus de 60-70 km de CLM avec Prud’homme aux manettes.

    Si Miguel Indurain a gagné le Tour de France entre 1991 et 1995 ce n’est pas grâce aux CLM de 60-65 km comme Luxembourg 1992, Lac de Madine 1993 ou encore Périgueux Bergerac 1994, c’est surtout car il a pris l’EPO qui l’a transformé de canasson en étalon …

    Sans EPO, le vainqueur 1991 aurait été soit Luc Leblanc soit Greg LeMond, le podium italo-espagnol Indurain / Bugno / Chiappucci étant sous la coupe des Padilla et autres Conconi.

    Et de plus en 1995 l’Espagnol gagne d’abord en montagne avec la fameuse étape de La Plagne où seul Zülle parti de loin le devance. Indurain n’avait pris qu’une minute pile à Bjarne Riis entre les CLM de Seraing et du Lac de Vassivière.
    Le leader de Banesto savait qu’il aurait fort à faire en 1995 face à des excellents rouleurs comme Tony Rominger et Evgueni Berzin au niveau du CLM, et en montagne face à des grimpeurs comme Marco Pantani, il a donc su courir différemment. En attaquant avec panache sur la route de Liège la veille du chrono Huy – Seraing, et en prenant ses responsabilités en montagne vers la Plagne, le Navarrais avait course gagnée, bien que n’ayant battu le Danois Bjarne Riis que de 12 secondes sur les 54 km du chrono ardennais.

    La victoire de Bradley Wiggins sur l’édition 2012 n’a fait que remuer le couteau dans la plaie de ceux qui ont mal interprété les triomphes de Miguel Indurain il y a vingt ans.

  4. avatar
    16 juillet 2015 a 15 h 37 min

    Sur 2016, la première étape du Tour sera en ligne vers Utach Beach, pas de prologue ou de CLM initial de plus de 8 km (façon Futuroscope 2000, Monaco 2009 ou encore Utrecht 2015).

    Espérons qu’ASO va réagir mais le parcours est déjà tracé à 80 % à l’heure où nous parlons …
    Je pense que la réaction n’arrivera au mieux que pour l’édition 2017.

  5. avatar
    16 juillet 2015 a 22 h 05 min
    Par mwn44

    Salut Axel. Je pense que la différence entre les années 50 à 80 et la suite, c’est que les équipes sont beaucoup plus organisées qu’auparavant, disposent des oreillettes (comme tu l’as dit), ont les chronos en temps réel et la télé dans la voiture. Un maillot jaune avec plus de 4 minutes d’avance avant la première étape de montagne, peut plus facilement cadenasser la course et gérer facilement les offensives lointaines (seule façon de reprendre tout ce temps) des grimpeurs distancés au général. Il aura fallu à Pantani une étape sous une météo dantesque, et peut-être des communications plus difficiles entre Ullrich et son team (celui-là qui avait déjà montré des signes de fébrilité mentale à Beille après sa crevaison), pour que le Pirate remporte ce tour.

    Même si Armstrong était complet (enfin après sa métamorphose), il écrasait complètement les chronos (sauf face à Zülle, et en 2003 face à Ullrich), et derrière il n’avait plus qu’à gérer les offensives, même si encore une fois, Pantani, parti de loin fit exploser ses lieutenants dans Joux-plane, mais le Pirate s’effondra dans ce même col.

    Je pense que les parcours actuels cherchent à compenser la “sur robotisation” du cyclisme actuel, devenu trop prévisible pour les suiveurs depuis les années Indurain, et d’ailleurs tu le dis toi-même, en 2011, ça a sourit au coureur le plus complet, Cadel Evans (si on compte pas Contador, après son Giro éprouvant), donc la mission a été réussi.

    Bon après je suis d’accord que 13 km de CLMi, c’est totalement abusé. Néanmoins, je trouve le parcours 2015 vraiment intéressant, varié et dense. Mais c’est sur qu’une étape chrono d’au moins 35km, quitte à ce que ça soit vallonné (genre dans le Gers) aurait rendu ça plus hétéroclite, tout comme le classique CLMi la veille de l’arrivée qui donne la prime à la fraîcheur, toujours intéressant.

    J’espère qu’à l’avenir ils feront un bon compromis entre ce qu’ils proposent ces dernières années et les purges des années 90 où on avait : prologue, 6 arrivées au sprint, un CLMi de 60 bornes, premier massif, transition, deuxième massif, CLMi de 60 bornes et Paris.

    • avatar
      17 juillet 2015 a 9 h 11 min

      Salut Mwn,

      Oui les parcours des années 9à du TOur étaient quasiment tous les mêmes, à part 1992 (départ du Sud), 1994 (derneir CLM en altitude) ou 1996 et 1997 (permier CLM entre les 2 massifs montagneux, et notamment en altitude pour 1996 à Val d’isère).

      Tu évoques la puissance des équipes modernes avec le dopage généralisé et les oreillettes qu’il faut interdire, c’est là qu’on aura du spectacle avec des coureurs qui cesseront d’être les pantins des voitures.
      Un coureur devrait savoir quand attaquer, et non pas attendre le feu vert du directeur sportif qui regarde les visages et les jambes des rivaux dans les cols pour voir si le bon moment est arrivé …

      J’ai toujours été un farouche opposant aux CLM par équipes. Au moins 3 Tours de France ont été biaisés par cette épreuve collective.

      En 1987 et 2003, Delgado et Ullrich auraient sans doute pu gagner sans le débours de PDM et Bianchi envers Carrera et US Postal (respectivement teams de Roche et Armstrong);

      En 1993, Tony Rominger perdit du temps avec Clas dans l’épreuve collective et se retrouva à partir plus tôt que les autres favoris dans le CLM individuel du Lac de Madine. Où il perdit à nouveau du temps du fait de la pluie et de la grêle qui lui coûta de précieuses secondes.
      Sans cela, le Suisse serait arrivé au pied des Alpes bien plus menaçant pour le maillot jaune de Miguel Indurain …

      Pour 1998, oui Marco Pantani a profité de 4 éléments : l’absence des Festina, la jeunesse d’Ullrich qui a paniqué après sa crevaison dans le Plateau de Beille, la préparation bâclée del ‘ogre de Rostock au printemps et bien entendu la météo capricieuse sur la route des Deux Alpes qui fut un facteur aggravant pour la défaillance du maillot jaune allemand (Jan Ullrich détestant le froid, on le vérifia aussi en 2000 à Hautacam et en 2004 à la Mongie).
      Mais ce n’est pas un hasard si le Pirate fut le premier grimpeur depuis Van Impe en 1976 à gagner la Grande Boucle, de surcroît pour un parcours pour rouleurs.

      Quant à Lance Armstrong, il écrasait les chronos, oui et non …
      En 1999, comme tu le dis, Zülle résiste bien (58 secondes à Metz, seulement 9 au Futuroscope)

      En 2000 il ne prend que 25 secondes à Jan Ullrich lors de ce fameux CLM de Mulhouse où le Texan frôle les 54 km/h de moyenne (53.986 km/h)

      En 2002 il perd contre Botero à Lorient avant de battre Rumsas dans le Beaujolais, ce dernier faisant un temps canon malgré un problème matériel(problème de guidon si je me souviens bien)

      En 2004 et 2005, à Besançon et St Etienne, il gagne mais sans écraser Ullrich. Idem dans le CLM de l’Alpe d’Huez où Ullrich et Kloden se défendent bien contre le boss.

      En 2003 il est largement battu par Ullrich à Cap Découverte, et fait jeu égal sur la route de Pornic avant la chute de l’Allemand sous la pluie.

      Il n’y a qu’en 2001 (son Tour le plus réussi) où L.A.écrase les CLM, que ce soit en altitude à Chamrousse et surtout sur le plat vers St Amand Montrond où Ullrich subit un double camouflet : 3e derrière Igor Gonzalez de Galdeano et surtout un écart de 1’39” derrière l’Américain …

      Armstrong avait profité de son dopage EPO + transfusions sanguines et de son stakhanovisme en soufflerie avec Trek pour progresser CLM au niveau aérodynamique (position sur le vélo) et tactique (cadence de pédalage en CLM, pas seulement en montagne).

    • avatar
      17 juillet 2015 a 15 h 31 min

      Pourquoi pas les vélos plus légers …

      Mais c’est en top priorité les oreillettes qu’il faut interdire.

  6. avatar
    17 juillet 2015 a 8 h 22 min

    Le pb c’est que les audiences ont l’air plutôt bonnes, donc ça m’étonnerait qu’on revienne à plus de km en chrono..

    Cela dit, plutôt d’accord avec vous, même si en l’occurrence ça favoriserait notre ami le squelette Froome…

    • avatar
      17 juillet 2015 a 8 h 36 min

      PS: il faudrait aussi interdire les oreillettes, et je dirais aussi les capteurs de puissance. En revanche, je serais d’accord pour qu’ils aient le droit à des vélos plus légers pour la montagne. Comme ça les records d’ascension de Pantani et consorts pourraient être battus avec moins de suspicion de dopage.

  7. avatar
    17 juillet 2015 a 21 h 59 min

    Salut à tous, effectivement, moins de 15 bornes de chrono individuel relève de la farce et/ou de l’insulte.

    Pour les oreillettes, je pense aussi qu’elle sont de trop car les coureurs deviennent des robots. Je pense que cela enlève de la spontanéité à la course.

    Je suppose que la logique des oreillettes est d’optimiser la victoire de l’équipe et donc la visibilité des commanditaires. Cependant, à plus long terme, des échappées et retournements de situations spectaculaires attireraient plus de (télé)spectateurs.

    À votre avis, est-ce que la publication des écarts entre coureurs serait un bon compromis? Les coureurs auraient à prendre leurs propres décisions.

    Par contre, je ne pense pas qu’il faille s’opposer aux autres progrès technologiques, comme des vélos plus légers et les capteurs de puissance.

    D’ailleurs dans le temps, le dérailleur était interdit, et avait été autorisé spécifiquement pour Bartali en 1937 si je ne m’abuse.

  8. avatar
    18 juillet 2015 a 17 h 14 min

    Salut Fabrice,

    Perso je ne suis pas contre la technologie, mais seulement quand elle amène de la valeur ajoutée. On voit bien que les oreillettes offrent un intérêt pour les équipes en terme de partage d’information, mais quel terrible contrecoup en terme d’initiative tactique et de capacité à lire la course.

    On est loin des Greg LeMond et Miguel Indurain qui observaient leurs rivaux et n’avaient pas besoin de leur voiture pour savoir quand attaquer ou contrer.

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