Lidl Starligue : bilan de la 1ère partie de saison
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Lidl Starligue : bilan de la 1ère partie de saison

Clap de fin sur la phase aller de la Lidl Starligue ! Malgré une lourde défaite (la première en championnat) 37-31 face à Nantes, le PSG Handball règne sur le championnat de première division, talonné de très près par le HBC Nantes justement, tandis que le Sélestat Handball de Christian Gaudin ferme la marche, avec un seul petit point glané en treize journées. En attendant le 8 février et la reprise de la Lidl Starligue, il est l’heure de dresser un premier bilan et de tirer les enseignements de ces treize premières journées.

Les cadors sont au rendez-vous

En haut du tableau, la logique est plus ou moins respectée. A commencer par le leader actuel, le Paris Saint-Germain Handball. Meilleure attaque de Lidl Starligue et de loin avec 456 buts marqués (contre 414 buts pour la deuxième meilleure attaque Montpellier), le PSG a tout écrasé sur son passage. Grâce à un recrutement très intelligent entre superstar (Uwe Gensheimer), joueurs d’avenir (Nedim Remili et Luka Stepancic) et joueurs expérimentés (Gorazd Škof et Jesper Nielsen), l’effectif parisien a été très vite rodée ; sous l’impulsion de leur entraineur serbe Noka Serdarusic -dont c’est la dernière année de contrat- les Parisiens ont enchainé victoire écrasante sur victoire écrasante. Seul bémol à noter, la défaite lors de la précédente journée contre le HBC Nantes dans un Hall XXL en fusion…

Le HBC Nantes fait figure, à l’instar du PSG Handball, de favori pour le titre final. Malgré son nul à domicile face à Ivry en octobre (30-30) et une défaite à Saint-Raphaël (23-21), le H de Thierry Anti a remporté toutes ses autres rencontres. Avec un 7 majeur intégralement composé de joueurs internationaux et un banc qui ferait rêver plusieurs équipes de première division, la mayonnaise a bien pris… et les joueurs nantais n’ont qu’une seule longueur de retard sur le Paris Saint-Germain Handball. Ils peuvent se mettre à rêver de titre national.

Derrière les intouchables PSG et HBC Nantes, on retrouve les trois équipes qui faisaient partie du top 5 la saison dernière, à savoir Saint-Raphaël, Montpellier et Chambéry. 3e à mi-parcours avec 19 points, soit 4 de retard sur le HBC Nantes, Saint-Raphaël effectue un bon début de saison, malgré une grosse déception dès le premier match contre Saran (match nul 30-30 à domicile) et ce grâce à une défense de fer (meilleure défense de LSL avec 331 buts encaissés) emmenée par le rugueux Wissam Hmam et le talentueux Alexander Lynggaard.

Derrière Saint-Raphaël figure à la 4e place le Montpellier HB qui, malgré un rajeunissement d’effectif et des départs/blessures de joueurs importants (départ de Dragan Gajic pour Veszprem, blessures de Mathieu Bonnefond puis de Mathieu Grébille) a su rester fidèle à lui-même grâce au sens tactique de Patrice Canayer et des recrues qui se sont bien intégrées, notamment Jonas Truchanovicius et Miha Zvihej, sans oublier les jeunes du centre de formation qui s’imposent naturellement (notamment Ludovic Fabregas qui s’affirme de plus en plus comme un patron de la défense, Arthur Anquetil ou encore Jean-Loup Faustin).

Pour Chambéry, 5e à la trêve, attention à bien négocier le virage de 2017 car l’équipe reste sur une série de trois défaites consécutives (à Toulouse, contre Nimes et Montpellier). Cette mauvaise série est due en partie à la blessure de Melvyn Richardson (cheville) fin novembre, qui est encore -malgré le fait d’avoir manqué les quatre dernières journées de championnat- le deuxième meilleur buteur du club. Outre Richardson qui devrait être de retour après la trêve, les arguments ne manquent pas pour que Chambéry réalise une deuxième partie de saison aussi bonne que ce qu’il s’est passé jusqu’à fin novembre.

Les bonnes surprises

A l’heure de faire le bilan, on compte deux bonnes surprises.

La première est de taille et concerne le Saran Loiret Handball. Après être passé de la N1 au premier échelon français en deux ans, et après avoir franchi l’étape de la CNACG sans encombre mais avec le plus petit budget du championnat (1,9 millions d’euros), Saran n’a fait qu’impressionner, alors que tous les spécialistes les voyaient finir derniers. Un nul dès la première journée à Saint-Raphaël pour commencer, un autre nul à Toulouse trois semaines plus tard, jusqu’à ce mercredi 28 octobre où Saran a décroché à Dunkerque une victoire historique, la première de son histoire en Lidl Starligue (27-29). Depuis, Saran a décroché 3 autres victoires et 2 autres matchs nuls, et figure aujourd’hui à une très honorable 8e place avec 12 points, à 2 points de la 5e place potentiellement qualificative pour la Coupe EHF ! Cette 8e place, Saran la doit à son insouciance, à la résurrection de joueurs déjà passés par le hand pro (Yann Gheysen, Matthieu Drouhin) ou encore à d’autres qui découvrent le premier échelon professionnel et jouent complètement libérés (Tomi Vozab, Jean-Jacques Acquevillo). Mais c’est aussi grâce au sens tactique de l’entraineur Fabien Courtial, adepte du jeu à 7 joueurs sans attaque, qui possède également plusieurs cordes à son arc en défense pour contrer les attaques adverses.

Autre surprise : le FENIX Toulouse Handball. Malgré la perte de Valentin Porte cet été, et une saison 2015-2016 très moyenne, le FENIX s’est remis en ordre de marche. A son actif, quelques victoires de prestige contre Chambéry… grâce à l’arrivée d’Idrissi de Nimes qui complète bien la paire avec Wesley Pärdin et une homogénéité en attaque, le FENIX renaît de ses cendres et figure à mi-parcours à une belle 6e place, à 1 point seulement du Chambéry Handball.

Les déceptions

L’USDK Handball Grand Littoral : après avoir été relégable pendant un bon mois, les joueurs de Patrick Cazal sont repartis de l’avant dès la mi-novembre (3 victoires et 1 match nul en 6 matchs) et figurent désormais à la 11e place avec 4 points d’avance sur l’US Créteil, premier relégable. Mais au vu des ambitions affichées par le 7e budget de Lidl Starligue (4 millions d’euros), on ne peut qu’être déçu par le rendement des joueurs dunkerquois. Blessures en cascade, individualités pas au niveau (notamment Marko Mamic et les gardiens), jeu trop centré sur Benjamin Afgour qui a affiché ses limites… Les raisons sont nombreuses. Malgré un renouveau du collectif sur les dernières semaines, il est important voire urgent de repartir de l’avant, à commencer par les rencontres à domicile, où Dunkerque affiche pour la première fois un pourcentage de victoires inférieur à 50%. Si le maintien devrait être acquis sans trop de mal, se qualifier pour la Coupe EHF s’avère déjà être une tâche compliquée voire impossible… à moins que les lions des Flandres ne décrochent l’un des billets qualificatifs par le biais d’une coupe nationale. Ça tombe bien, l’USDK s’est qualifié pour le Final IV de la Coupe de la Ligue (qui aura lieu les 7 et 8 avril à Reims) et à deux marches de la victoire finale, les Dunkerquois seraient bien inspirés de remporter ce titre.

US Créteil Handball : 6e au classement final 2015-2016 grâce à un jeu offensif osé et l’émergence d’individualités telles que Nedim Remili ou encore les frères Minel (Quentin et Thibaut), les hommes de Christophe Mazel déchantent totalement cette saison. Nedim Remili parti chez le voisin parisien, Quentin Minel envolé à Chambéry tandis que son frère est allé rejoindre le promu Sélestat, on s’attendait forcément à une saison plus compliquée pour les Cristoliens, mais pas à ce point. Apathiques en attaque, fébriles en défense (418 buts encaissés, la deuxième pire défense de Lidl Starligue), un gardien pas assez décisif dans les moments-clés… et vous retrouvez l’US Créteil englué à une très inconfortable 13e place, avec déjà 4 points de retard sur Cesson-Rennes, le premier non-relégable. Si Créteil a perdu beaucoup avec les départs de Remili et Minel, il attend mieux des recrues arrivées pour les remplacer, notamment Juan Castro et Martin Petiot, qui sont loin du niveau attendu et devront élever leur niveau de jeu à partir de février.

Sélestat Handball : promu de Proligue et 13e budget de Lidl Starligue, on ne s’attendait pas à ce que Sélestat soulève des montagnes pour son retour dans l’élite du handball français. Cependant, on ne s’attendait pas à un tel bilan. Avec 12 défaites et un seul match nul, le bilan comptable est catastrophique. Et paradoxalement, ce que montre Sélestat est loin d’être déplaisant. Emmené par la fougue du néo-international français Yanis Lenne (20 ans), la puissance du Rudy Seri (22 ans) ou encore l’insouciance de Thibaud Valentin (20 ans), le jeu de Sélestat est séduisant. Leurs mauvais résultats sont principalement le fruit de leur inexpérience, mais également de leurs entames de match trop souvent poussives. A mi-chemin, la troupe de Christian Gaudin a déjà un bon pied en Proligue. Charge à eux de sauver l’honneur, d’aller glaner la première victoire espérée par tout le peuple sélestadien, et de ne pas suivre le mauvais exemple de Billère, qui avait fait l’ascenseur en 2012-2013 avec 26 défaites en autant de matchs.

Ils tiennent leur rang, dans la continuité de la saison dernière

USAM Nîmes : 4e la saison dernière puis 10e au terme de l’exercice 2015-2016, l’USAM Nîmes est actuellement 7e à la trêve, à 2 points de Chambéry 5e. Emmenés par leur duo intenable d’Islandais Gudjonsson (2e meilleur buteur de LSL avec 83 buts)-Hallgrimsson, ainsi que par une défense de fer (la 6e du championnat) dont le dernier rempart, Remi Desbonnet, est en fusion avec 35% d’arrêts en moyenne en 12 matchs, les joueurs de Franck Maurice peuvent espérer mieux en deuxième partie de saison… à condition d’être plus réguliers. Alternant le bon (défaite de 3 buts contre le PSG Handball après avoir mené de 9 buts, victoire de 3 buts contre Dunkerque), voire le très bon (victoire de prestige au Phare de Chambéry 17-22), et le moins bon (défaite à domicile contre Aix 25-29, lourde défaite dans le derby contre Montpellier 37-30), les Gardois doivent impérativement rectifier le tir s’ils veulent espérer accrocher un sésame pour l’Europe l’année prochaine et ne pas connaître la même deuxième partie de saison difficile que l’année dernière.

Ivry : 11e la saison dernière avec un maintien décroché assez tôt dans la saison, les Ivryens sont dans la continuité avec pour le moment une 10e place et autant de points au compteur. Après avoir connu un mercato assez stable, avec l’arrivée du pari Micke Brasseleur et celle de l’ailier droit Morten Vium en provenance du Danemark, l’effectif rouge et noir fait avec ses moyens et sa solidarité sans faille, qui lui a permis notamment de décrocher des nuls à la toute dernière seconde à Saran (32-32), à la Trocardière contre Nantes (30-30) et une victoire de prestige contre Montpellier (30-29). A part un trou d’air conséquent contre le PSG Handball (défaite 40-26), les joueurs de Rastko Stefanovic auront à cœur de poursuivre leur progression en Lidl Starligue afin d’obtenir leur maintien le plus rapidement possible. Gare aux 13 autres équipes, il n’est jamais aisé de s’imposer contre Ivry !

Cesson-Rennes Métropole Handball : premier non-relégable et antépénultième budget de Lidl Starligue (2,2 millions d’euros), les Cessonnais n’ont plus connu la victoire en championnat depuis le 26 octobre. On aurait pu attendre mieux de l’effectif de Yérime Sylla, notamment après les arrivées du prometteur Allan Villeminot en provenance de Montpellier ainsi que du gardien belge de Saran Jef Lettens, mais au niveau qualitatif l’effectif cessonnais est à sa place, encore plus depuis la grave blessure du gardien titulaire Kevin Bonnefoi (coude) qui effectuera son retour au mois de février pour faire la paire avec Jef Lettens, bien trop seul depuis début novembre. Ca ne sera pas de refus pour les joueurs de Yérime Sylla qui, malgré une avance confortable de 4 points sur le premier relégable Créteil, vont devoir enrayer cette spirale négative et renouer au plus vite avec la victoire s’ils ne veulent pas avoir des sueurs froides d’ici la fin de la saison.

PAUC Handball : que dire des joueurs de Jérôme Fernandez ? On aurait pu les classer dans les bonnes surprises, comme dans les déceptions. Après un début de saison en boulet de canon, les Provençaux sont vite rentrés dans le rang, la faute à des contre-performances inattendues (défaites à domicile contre Dunkerque 31-35 et contre Saran 27-30). Ils occupent à l’arrivée de la trêve la 9e place du classement, à seulement 2 points de retard sur la 5e place détenue par Chambéry. Les joueurs d’Aix-en-Provence ont alterné le chaud et le froid durant cette première partie de saison. A 6 mois de la livraison de l’Arena tant attendue de 6000 places et l’arrêt de carrière de Jérôme Fernandez qui deviendra cette fois entraîneur du PAUC à plein temps, Aymeric Minne et ses coéquipiers auront à cœur d’être plus réguliers afin de rebasculer dans la première partie du tableau… et de pourquoi pas, décrocher une place pour la Coupe EHF.

Une chose est sûre, après 13 journées de spectacle et de suspense, le classement actuel ainsi que les qualités de chaque équipe de Lidl Starligue vont nous promettre de beaux mercredis et jeudis soir à partir de février. Si Sélestat est à moitié condamné, tout reste à jouer pour le reste, que ce soit pour le titre, les places pour l’Europe ainsi que la relégation, d’autant plus que les Championnats du Monde (du 11 au 29 janvier) auront un impact non-négligeable sur la suite de la saison. Rendez-vous à partir du 8 février donc pour la deuxième partie de la Lidl Starligue qui s’annonce prometteuse !

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