Lionel Messi – Cristiano Ronaldo, le duel sans fin…
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Lionel Messi – Cristiano Ronaldo, le duel sans fin…

Leur duel sportif a phagocyté celui entre leurs clubs, le Real Madrid et le FC Barcelone, et rejoint d’autres oppositions mythiques du sport, Fausto Coppi / Gino Bartali en cyclisme, Alain Prost / Ayrton Senna en Formule 1 ou Roger Federer / Rafael Nadal en tennis. Lionel Messi et Cristiano Ronaldo sont les deux meilleurs footballeurs du monde de façon incontestable, depuis la saison 2007-2008. L’Argentin et le Portugais sont deux phénomènes, par leur vitesse, leur technique, leur sens du but. Cependant, le lutin virtuose du Barça l’emporte de peu sur le joyau du Real Madrid car il est légèrement plus décisif dans les grands matches...

Jamais un duel entre deux footballeurs n’aura duré si longtemps au sommet, offrant des montagnes russes d’adrénaline au public : Kopa / Di Stefano, Cruyff / Beckenbauer, Platini / Maradona, Zidane / Ronaldo, aucune opposition n’aura été si intense et si longue que celle entre les deux joueurs symboles de Barcelone et du Real Madrid, même si la lutte avait commencé en 2007-2008 du temps où Cristiano Ronaldo était la clé de voûte du Manchester United de Sir Alex Ferguson.

Les deux ogres latins ont cannibalisé le football et monopolisé 7 Ballons d’Or consécutifs depuis 2008, aucun joueur de classe mondiale ne pouvant durablement s’immiscer dans leur duel ni même se targuer d’être un troisième homme de façon pérenne, que ce soit les Espagnols Xavi ou Andres Iniesta, les Brésiliens Kakà et Neymar, le Suédois Zlatan Ibrahimovic, le Camerounais Samuel Eto’o, les Ivoiriens Yaya Touré et Didier Drogba, les Uruguayens Luis Suarez et Diego Forlan, les Allemands Thomas Müller, Toni Kroos, Mesut Ozil et Manuel Neuer, les Français Franck Ribéry, Paul Pogba et Karim Benzema, l’Italien Andrea Pirlo, le Croate Luka Modric, le Gallois Gareth Bale, les Anglais Wayne Rooney et Steven Gerrard, les Néerlandais Arjen Robben, Wesley Sneijder ou Robin Van Persie, les Argentins Carlos Tevez, Angel Di Maria, Gonzalo Higuain et Sergio « Kun » Aguero, les Colombiens James Rodriguez et Radamel Falcao, les Belges Thibaut Courtois et Eden Hazard, le Chilien Arturo Vidal…

Plusieurs joueurs ont côtoyé les deux ogres sur les podiums du Ballon d’Or depuis 2007 : Kakà (1er en 2007) avant que leur oligopole ne débute en 2008, Fernando Torres (3e en 2008), Xavi (3e en 2009, 2010 et 2011), Andres Iniesta (2e en 2010 et 3e en 2012), Franck Ribéry (3e en 2013) et Manuel Neuer (3e en 2014)

Le bilan de Lionel Messi dans les grands matches, ceux avec pression (finales, barrages, matches couperet et clasicos Real – Barça) est légèrement meilleur que celui de Cristiano Ronaldo

Bilan de Leo Messi (au lundi 23 mars 2015, après le clasico du dimanche 22 mars 2015 et avant les quarts de finales de C1 2014-2015)

Finales de Coupes d’Europe : 2 matches, 2 buts (1 contre Manchester United à Rome en 2009, 1 contre Manchester United à Wembley en 2011)

Demi-Finales de Coupe d’Europe : 12 matches, 2 buts (2 contre le Real Madrid à Madrid en 2011)

Quarts de Finale de Coupe d’Europe : 13 matches, 10 buts (2 contre le Bayern Münich à Barcelone en 2009, 4 contre Arsenal à Barcelone en 2010, 1 contre le Chaktiar Donetsk à Donetsk en 2011, 2 contre le Milan AC à Barcelone en 2012, 1 contre le PSG à Paris en 2013)

-  Finales de Supercoupe d’Europe : 3 matches, 1 but (1 contre le FC Porto à Monaco en 2011)

-  Finale de Championnat du Monde des Clubs : 2 matches, 3 buts (1 contre Estudiantes à Abu Dhabi en 2009, 2 contre Santos à Yokohama en 2011)

-  Finale de Coupe du Roi : 4 matches, 2 buts (1 contre l’Athletic Bilbao en 2009, 1 contre l’Athletic Bilbao en 2012)

Clasicos Real Madrid / FC Barcelone : 30 matches, 21 buts (14 en Liga, 5 en Supercoupe d’Espagne, 2 en Coupe d’Europe).

Matches de phase finale de Coupe du Monde : 12 matches, 4 buts (1 contre la Bosnie, 1 contre l’Iran et 2 contre le Nigeria avec l’Argentine en 2014).

Total : 78 matches, 45 buts soit un ratio de 0.57 but / match.

Bilan de Cristiano Ronaldo (au lundi 23 mars 2015, après le clasico du dimanche 22 mars 2015 et avant les quarts de finales de C1 2014-2015)

Finales de Coupes d’Europe : 3 matches, 2 buts (1 contre Chelsea à Moscou en 2008 avec Manchester United, 0 contre le FC Barcelone à Rome en 2009 avec Manchester United, 1 contre l’Atletico Madrid à Lisbonne en 2014 avec le Real Madrid)

Demi-Finales de Coupe d’Europe : 16 matches, 10 buts (1 contre le Milan AC à Manchester en 2007, 2 contre Arsenal à l’Emirates en 2009 avec Manchester United, 2 contre le Bayern Munich à Madrid en 2012, 1 contre le Borussia Dortmund à Dortmund en 2013, 2 contre le Bayern Munich à Munich en 2014 avec le Real Madrid)

Quarts de Finale de Coupe d’Europe : 14 matches, 12 buts (2 contre l’AS Rome à Manchester en 2007, 1 contre l’AS Rome à Rome en 2008, 1 contre le FC Porto à Porto en 2009 avec Manchester United, 1 contre Tottenham à Madrid en 2011, 1 contre Tottenham à Londres en 2011, 2 contre l’APOEL Nicosie à Madrid en 2012, 1 contre Galatasaray à Madrid en 2013, 2 contre Galatasaray à Istanbul en 2013, 1 contre le Borussia Dortmund à Madrid en 2014 avec le Real Madrid)

-  Finale de Supercoupe d’Europe : 1 match, 2 buts (2 contre le FC Séville à Cardiff en 2014)

-  Finale de Championnat du Monde des Clubs : 1 match, 0 but (contre San Lorenzo à Marrakech en 2014)

-  Finale de Coupe du Roi : 2 matches, 2 buts (1 contre le FC Barcelone en 2011, 1 contre l’Atletico Madrid en 2013)

-  Finale de Coupe d’Angleterre (FA Cup) : 3 matches, 1 but (1 contre Millwall en 2004)

Clasicos Real Madrid / Barcelone : 24 matches, 15 buts (7 en Liga, 5 en Coupe du Roi, 3 en Supercoupe d’Espagne)

Matches de phase finale de Coupe du Monde : 14 matches, 2 buts (1 contre l’Iran en 2006, 1 contre le Ghana en 2014)

-  Coupe du Monde – matches de barrage : 4 matches, 4 buts (0 contre la Bosnie en 2009, 1 contre la Suède à Lisbonne en 2013, 3 contre la Suède à Solna en 2013)

Matches de phase finale d’Euro : 15 matches, 5 buts (1 contre la Grèce en 2004, 1 contre les Pays-Bas en 2004, 1 contre la République Tchèque en 2008, 2 contre les Pays-Bas en 2012)

Total : 97 matches, 55 buts soit un ratio de 0.56 but / match.

D’autres statistiques hallucinantes témoignent de la redoutable efficacité des deux buteurs

-  Lionel Messi a dépassé en 2014 Alfredo Di Stefano comme meilleur buteur de l’histoire des clasicos

-  Cristiano Ronaldo comme Lionel Messi ont dépassé Raul comme meilleur buteur de l’histoire de la Ligue des Champions

-  Depuis la saison 2010-2011, l’Argentin comme le Portugais marquent plus de 30 buts par saison en Liga, du jamais vu en championnat d’Espagne, les deux hommes ayant pulvérisé le record de buts par saison (38 buts) que détenait le Mexicain du Real Madrid, Hugo Sanchez, depuis 1990

-  Depuis la saison 2010-2011, l’Argentin comme le Portugais marquent plus de 50 buts par saison en cumulé (Liga + Coupe du Roi + Ligue des Champions + sélection nationale)

Les bilans chiffrés seront lancés à partir de la saison où les deux joueurs ont véritablement explosé, soit la saison 2006-2007, comme un symbole, celle où Zinédine Zidane laissa le football orphelin après la finale perdue à Berlin contre l’Italie, Berlin où pourraient se retrouver le Real et le Barça pour une finale européenne sous forme de clasico, après trois duels en demi-finale (1960 et 2002 à l’avantage du Real Madrid, 2011 à l’avantage du Barça) et plusieurs occasions ratées (2000 où Valence élimine le Barça en demi-finale pour retrouver le Real Madrid en finale à Saint-Denis, 2012 et 2013 où le Real et le Barça sont tous les deux éliminés en demi-finale, 2014 où l’Atletico Madrid élimine le Barça en demi-finale pour retrouver le Real Madrid en finale à Lisbonne…).

Bilan de Lionel Messi en Liga depuis 2006-2007

-  2006-2007 : 26 matches, 14 buts avec le FC Barcelone
-  2007-2008 : 28 matches, 10 buts avec le FC Barcelone
-  2008-2009 : 31 matches, 23 buts avec le FC Barcelone
-  2009-2010 : 35 matches, 34 buts avec le FC Barcelone
-  2010-2011 : 33 matches, 31 buts avec le FC Barcelone
-  2011-2012 : 37 matches, 50 buts avec le FC Barcelone
-  2012-2013 : 32 matches, 46 buts avec le FC Barcelone (ratio record de 1.43 but / match)
-  2013-2014 : 31 matches, 28 buts avec le FC Barcelone
-  2014-2015 : 28 matches, 32 buts avec le FC Barcelone (après la 28e journée)
-  Total 2006-2015 : 281 matches, 268 buts en championnat soit un ratio de 0.95 but / match

Bilan de Cristiano Ronaldo en Premier League et Liga depuis 2006-2007

-  2006-2007 : 34 matches, 17 buts avec Manchester United
-  2007-2008 : 34 matches, 31 buts avec Manchester United
-  2008-2009 : 33 matches, 18 buts avec Manchester United
-  2009-2010 : 29 matches, 26 buts avec le Real Madrid
-  2010-2011 : 34 matches, 40 buts avec le Real Madrid
-  2011-2012 : 38 matches, 46 buts avec le Real Madrid (ratio record de 1.21 but / match)
-  2012-2013 : 34 matches, 34 buts avec le Real Madrid
-  2013-2014 : 30 matches, 31 buts avec le Real Madrid
-  2014-2015 : 23 matches, 31 buts avec le Real Madrid (après la 27e journée)
-  Total 2006-2015 : 289 matches, 274 buts en championnat soit un ratio de 0.94 but / match

Bilan de Lionel Messi en Ligue des Champions depuis 2006-2007

-  2006-2007 : 5 matches, 1 but avec le FC Barcelone
-  2007-2008 : 9 matches, 6 buts avec le FC Barcelone
-  2008-2009 : 12 matches, 9 buts avec le FC Barcelone
-  2009-2010 : 11 matches, 8 buts avec le FC Barcelone
-  2010-2011 : 13 matches, 12 buts avec le FC Barcelone
-  2011-2012 : 11 matches, 14 buts avec le FC Barcelone (ratio record de 1.27 but / match)
-  2012-2013 : 11 matches, 8 buts avec le FC Barcelone
-  2013-2014 : 7 matches, 8 buts avec le FC Barcelone
-  2014-2015 : 8 matches, 8 buts avec le FC Barcelone (après les huitièmes de finale)
-  Total 2006-2015 : 87 matches, 74 buts en Ligue des Champions soit un ratio de 0.85 but / match

Bilan de Cristiano Ronaldo en Ligue des Champions depuis 2006-2007

-  2006-2007 : 11 matches, 3 buts avec Manchester United
-  2007-2008 : 11 matches, 8 buts avec Manchester United
-  2008-2009 : 12 matches, 4 buts avec Manchester United
-  2009-2010 : 6 matches, 7 buts avec le Real Madrid
-  2010-2011 : 12 matches, 6 buts avec le Real Madrid
-  2011-2012 : 10 matches, 10 buts avec le Real Madrid
-  2012-2013 : 12 matches, 12 buts avec le Real Madrid
-  2013-2014 : 11 matches, 17 buts avec le Real Madrid (ratio record de 1.54 but / match)
-  2014-2015 : 8 matches, 8 buts avec le Real Madrid (après les huitièmes de finale)
-  Total 2006-2015 : 93 matches, 75 buts en Ligue des Champions soit un ratio de 0.80 but / match

Bilan de Lionel Messi toutes compétitions confondues depuis 2006-2007

-  2006-2007 : 46 matches, 21 buts
-  2007-2008 : 50 matches, 19 buts
-  2008-2009 : 60 matches, 41 buts
-  2009-2010 : 64 matches, 48 buts
-  2010-2011 : 66 matches, 57 buts
-  2011-2012 : 69 matches, 82 buts (ratio record de 1.18 but / match)
-  2012-2013 : 62 matches, 69 buts
-  2013-2014 : 57 matches, 48 buts
-  2014-2015 : 46 matches, 46 buts (au lundi 23 mars)
-  Total 2006-2015 : 519 matches, 431 buts soit un ratio de 0.83 but / match

Bilan de Cristiano Ronaldo toutes compétitions confondues depuis 2006-2007

-  2006-2007 : 61 matches, 28 buts
-  2007-2008 : 61 matches, 46 buts
-  2008-2009 : 60 matches, 27 buts
-  2009-2010 : 46 matches, 34 buts
-  2010-2011 : 59 matches, 56 buts
-  2011-2012 : 69 matches, 69 buts
-  2012-2013 : 64 matches, 59 buts
-  2013-2014 : 57 matches, 62 buts (ratio record de 1.08 but  / match)
-  2014-2015 : 42 matches, 44 buts (au lundi 23 mars)
-  Total 2006-2015 : 581 matches, 440 buts soit un ratio de 0.75 but / match

Trois conclusions s’imposent de ces statistiques de cannibales sur presque neuf saisons :

-  Lionel Messi a des ratios légèrement meilleurs que son rival Cristiano Ronaldo, que ce soit en championnat, en Coupe d’Europe ou en cumulé

-  La meilleure saison de l’Argentin sur le plan individuel fut la campagne 2011-2012, à l’âge de 24 ans

-  La meilleure saison du Portugais sur le plan individuel fut la campagne 2013-2014, à l’âge de 29 ans, en plein cœur de la période 27-30 ans dont on dit souvent qu’elle est la meilleur d’un footballeur, avec le compromis idéal entre expérience, motivation et forme physique. C’est justement dans cette période qu’entre Lionel Messi qui retrouve une forme stratosphérique en ce début d’année 2015

Comparés chacun aux plus illustres du joueurs du passé, Lionel Messi et Cristiano Ronaldo ne ressemblent pourtant à personne, à part peut-être à Olivier Atton et Mark Landers, le premier de la classe et son rival bad boy, si l’on pousse la caricature à l’extrême pour ceux de la génération Y qui ont grandi au rythme des épisodes d’Olive et Tom et des consoles de jeux vidéo de Nintendo, Sega et autres Sony permettant de rejouer des matches à l’infini dans le salon familial…

Comme deux taureaux acharnés, les deux hommes se plantent banderilles sur banderilles, avec des records qui pleuvent chaque année, mais aucun des deux ne parvient  porter l’estocade à l’autre. Comme le disait le philosophe Nietzsche, qui vit de combattre un ennemi a besoin qu’il reste en vie.

Début 1994, le triple champion du monde brésilien Ayrton Senna était mélancolique sans Alain Prost malgré la menace Michael Schumacher, étoile montante de la F1, comme en témoigne son émouvant message à l’intention du Français à bord du cockpit de sa Williams Renault, quelques heures avant le décès de l’archange brésilien sur l’autodrome Enzo e Dino Ferrari d’Imola…

Que serait Messi sans Cristiano Ronaldo, ou l’inverse ? Les deux hommes ont beau s’en défendre et se cacher derrière le collectif du Real et du Barça, ils sont logiquement obsédés par leur rivalité. Détrôné par Cristiano Ronaldo deux années de suite comme Ballon d’Or, Lionel Messi ne rêve que d’une chose : gagner la C1 en 2015 pour retrouver son trophée, ce qui serait la cinquième victoire de l’Argentin, qui éloignerait la menace portugaise jusqu’en 2016…

Chacun des deux joueurs en a fait plus qu’assez pour prétendre au panthéon de leur club. Comme Alfredo Di Stefano, Raymond Kopa, Ferenc Puskas, Carlos Santillana, Juanito, Emilio Butragueno, Manuel Sanchis, Fernando Hierro, Fernando Redondo, Raul, Luis Figo, Iker Casillas, Roberto Carlos ou Zinédine Zidane avant lui, Cristiano Ronaldo fait évidemment partie des légendes du Real Madrid. Ses deux Ballons d’Or et la conquête de la Decima en 2014 légitiment encore plus sa présence au panthéon madrilène, lui qui fut acheté comme Figo et Zidane avant lui sur un montant record, une somme galactique, par Florentino Perez désireux de briser la férule catalane.

Quant à Lionel Messi, il est le dernier de cordée d’une longue liste de joueurs emblématiques du Barça : Ladislao Kubala, Luis Suarez Miramontes, Johan Cruyff, Hristo Stoïtchkov, Josep Guardiola, Romario, Michael Laudrup, Ronaldo, Luis Figo, Rivaldo, Ronaldinho, Carles Puyol, Xavi et Andres Iniesta.

Au niveau national, Lionel Messi fait partie des plus grands sportifs argentins de tous les temps, même s’il est parti très jeune en Catalogne, ce qui laissera toujours à Juan Manuel Fangio ou Diego Maradona un avantage sur la Pulga au jeu du plébiscite populaire.

Quant à Cristiano Ronaldo, s’il continue sur sa lancée, le débat n’aura plus longtemps lieu avec Eusebio et Luis Figo pour le nom du plus grand sportif qu’ait connu le Portugal.

Présenté depuis des années comme l’héritier du Diego Maradona, Lionel Messi n’a rien à voir avec El Pibe del Oro.

Certes, comme Diego, la puce du Barça est un petit gabarit, gaucher, virtuose du dribble et de nationalité argentine. Mais entre ces deux génies du football, la comparaison s’arrête là.

Diego a forgé sa légende avec Naples, un club à construire et qui imposa sa férule au trio des clubs du Nord, Juventus Turin - Milan AC - Inter Milan. Gagnant deux fois le Scudetto (1987 et 1990), Maradona succéda à Platini comme meilleur joueur du Calcio, qui était alors un véritable Eldorado pour superstars : Zico, Boniek, Rummenigge, Van Basten, Socrates, Falcao, Passarella, Völler, Matthaus, Elkjaer-Larsen, Rush, Souness ou encore Gullit furent parmi les plus grands joueurs à évoluer en Italie dans les années 80, suite à la réouverture des frontières du Calcio en 1980.

A l’inverse, El Pibe del Oro avait échoué au Barça, où il aurait pu former un tandem royal avec Bernd Schuster, autre prince des pelouses. Mais ce fut en Italie et non Espagne que Maradona porta son talent au pinacle, ensorcelant chaque dimanche des défenses médusées, même s’il fut en 1983 le premier joueur du Barça à être applaudi par les socios du Real à Santiago Bernabeu, le deuxième n‘étant pas Messi mais Ronaldinho en novembre 2005 après un match titanesque (doublé et victoire 3-0 des Catalans).

Le parcours de Messi à Barcelone n’a rien à voir avec celui de Maradona à Naples. Au pied du célèbre volcan du Vésuve, Maradona trouva un club vierge de toute histoire et toute légende. Tout était à écrire, et le pied gauche magique de Maradona fit le reste.

Messi, lui, est arrivé dans un Barça triomphant, s’intégrant petit à petit dans la Dream Team de Frank Rijkaard, symbolisée par le trio Deco – Eto’o – Ronaldinho, championne d’Europe en 2006. La fin du cycle Ronaldinho s’accompagna d’une saison médiocre en 2008, Barcelone tombant de Charybde en Scylla.

Le phénix allait renaître de ses cendres sous l’impulsion de Pep Guardiola, autre apôtre converti de Cruyff. Suite au départ de Deco vers Chelsea et Ronaldinho vers Milan, Leo Messi devenait la clé de voûte d’un Barça magnifié par le talent d’autres anciens de la Masia, Xavi et Andres Iniesta.

Messi qui a souvent fait le vide autour de lui en attaque, Samuel Eto’o étant sacrifié par Pep Guardiola en 2009, l’Argentin écoeurant ensuite Zlatan Ibrahimovic avant d’épuiser à l’usure David Villa et Alexis Sanchez. L’actuel trio sud-américain Messi – Neymar- Suarez semble être enfin le cocktail explosif attendu depuis le trio de la fabuleuse saison 2009, Messi- Eto’o – Henry, sans remonter jusqu’à celui entre Deco, Ronaldinho et Eto’o voici une dizaine années sous l’ère Rijkaard.

Aussi introverti et discret que Maradona était extraverti et charismatique, Messi n’exprime pas ses opinions politiques et se concentre sur le jeu. Très fort caractère, Diego était du genre à rater des entraînements, véritable diva et génie du jeu, comme Romario le fut plus tard, seul Johan Cruyff réussissant à comprendre la psychologie du lutin de Rio de Janeiro, en tirant le meilleur en 1993-1994.

Sur le terrain, Messi joue également plus haut que Diego, chef d’orchestre là où Messi est davantage premier violon. Son aîné était un vrai numéro 10, espèce en voie de disparition même si Michael Laudrup, Gheorghe Hagi, le Maradona des Carpates, Dragan Stojkovic, Juan Roman Riquelme, ou Zinédine Zidane ont perpétué la tradition du 10 par la suite. Par la suite, bien d’autres organisateurs de jeu n’ont pas vraiment collé à la définition canonique du 10, que ce soit en terme de placement sur le terrain ou de qualités intrinsèques : Clarence Seedorf, Xavi, Michael Ballack, Steven Gerrard, Kakà, Andrea Pirlo, Paul Scholes, Pavel Nedved, Stefan Effenberg, Fernando Redondo, Deco, Luis Figo, Robert Prosinecki, Wesley Sneijder, David Beckham, Arjen Robben, Andres Iniesta, Zvonimir Boban, Rui Costa, Bastian Schweinsteiger, Frank Lampard, Cesc Fabregas…

Dans la caste des intouchables, Lionel Messi appartient à une autre race, celle des neuf et demis, expression créée pour qualifier un joueur génial tel que Roberto Baggio, électron libre de la Juventus du début des années 90. Au sein de la Vecchia Signora alors coachée par Giovanni Trapattoni, Baggio attirait tous les superlatifs. L’expression neuf et demi fut créée pour Il Divin Codino, les journaux italiens ne cessant d’alimenter la comparaison avec un certain Michel Platini, dont la Juventus était orpheline depuis 1987. D’autres joueurs que Baggio ont ensuite magnifié le poste de neuf et demi : Dennis Bergkamp, Dejan Savicevic, Raul (en début de carrière), Alessandro Del Piero (en début de carrière), Jari Litmanen, Rivaldo, Francesco Totti, Ronaldinho.

Lionel Messi possède à la fois la vision du jeu des grands numéros 10 et le sens du but des grands canonniers, avec un opportunisme redoutable. La capacité de l’Argentin à convertir les occasions de but est proprement stupéfiante, à rendre jaloux les plus éminents spécialistes de la question depuis vingt ans : Marco Van Basten, George Weah, Romario, Hristo Stoïtchkov, Jürgen Klinsmann, Gabriel Batistuta, Alan Shearer, Jean-Pierre Papin, Filippo Inzaghi, Ruud Van Nistelrooy, Oliver Bierhoff, Samuel Eto’o, Ronaldo, Pedrag Mijatovic, Wayne Rooney, Andrei Shevchenko, Thierry Henry, Hernan Crespo, Fernando Torres, David Trezeguet, Bebeto, Christian Vieri, Fernando Morientes, Andy Cole, Davor Suker, Zlatan Ibrahimovic, Didier Drogba, Dimitar Berbatov, Diego Forlan, Gonzalo Higuain, David Villa, Miroslav Klose, Carlos Tevez, Dwight Yorke, Roy Makaay, Diego Milito, Robert Lewandowski, Mario Gomez, Mario Mandzukic, Diego Costa, Luis Suarez, Neymar, Edinson Cavani…

Bien que médaille d’or en 2008 aux Jeux Olympiques de Pékin, une autre chose sépare aussi Messi de son glorieux aîné Diego Maradona (champion du monde 1986), mais aussi de tous les autres grands joueurs du panthéon : Pelé (champion du monde 1958, 1962 et 1970), Garrincha (champion du monde 1958 et 1962), Ferenc Puskas (champion olympique 1952), Franz Beckenbauer (champion d’Europe 1972 et champion du monde 1974), Michel Platini (champion d’Europe 1984), Zinédine Zidane (champion du monde 1998 et champion d’Europe 2000), Romario (champion du monde 1994), Ronaldo (champion du monde 2002), Bobby Charlton (champion du monde 1966), Marco Van Basten (champion d’Europe 1988), Lothar Mätthaus (champion du monde 1990), Dino Zoff (champion du monde 1982) ou encore Lev Yachine (champion d’Europe 1960) : un titre en sélection nationale. Les rares exceptions à la règle sont Johan Cruyff (finaliste de la Coupe du Monde 1974), Eusebio (demi-finaliste de la Coupe du Monde 1966), Paolo Maldini (finaliste de la Coupe du Monde 1994 et de l’Euro 2000), George Best, Alfredo Di Stefano et bien sûr, Cristiano Ronaldo (finaliste de l’Euro 2004), le plus grand contemporain de Lionel Messi.

Cependant, Cruyff avait une réelle emprise sur les Oranje, là où Messi semble incapable de galvaniser l’Albiceleste. Privé de Xavi et Iniesta, Messi a longtemps semblé perdu en sélection argentine, bien qu’entouré de joueurs du calibre de Tevez, Higuain, D.Milito, Aguero ou Di Maria. Portant sur ses épaules le jeu argentin, Messi a progressé sur ce plan mais reste un roi sans couronne, avec en point d’orgue une finale perdue à Rio de Janeiro lors de lors la Coupe du Monde 2014, et ce duel raté face à Manuel Neuer, bête noire de la Pulga parmi les grands gardiens. Tonitruant en début de Coupe du Monde 2014, Messi fut ensuite orphelin d’Angel Di Maria blessé, et ne fut plus décisif dans les matches couperet, à l’exception d’une passe décisive contre la Suisse. Messi peut maudire l’Allemagne, bête noire de l’Argentine en Coupe du Monde trois fois consécutivement en 2006, 2010 et 2014…  Les fiascos de la Coupe du Monde 2010 et de la Copa America 2011, s’ils devaient se répéter, entraveraient gravement la légitimité de Messi à rejoindre les plus grands dans le cénacle des légendes immortelles du football.

Car un grand joueur, un uomo squadra comme disent les Italiens, est capable de faire gagner n’importe quelle équipe, par son talent, de faire gagner les matches que l’équipe mérite de perdre. Ainsi étaient, par exemple, Alfredo Di Stefano au Real Madrid ou Michel Platini à la Juventus Turin.

Les échecs récurrents de Messi en sélection sont aussi le lot de Cristiano Ronaldo avec le Portugal. Là où son aîné Luis Figo était le catalyseur de la sélection lusitanienne, en témoignent les parcours magnifiques du pays à l’Euro 2000, à l’Euro 2004 mais aussi à la Coupe du Monde 2006, CR7 a pour l’instant échoué à l’Euro 2008, au Mondial 2010, à l’Euro 2012 puis à la Coupe du Monde 2014.

A la différence de l’Argentin qui a vu ses glorieux aînés Mario Kempes et Diego Maradona soulever la Coupe du Monde en 1978 et 1986, ou encore Gabriel Batistuta lauréat de la Copa America en 1991 et 1993, Cristiano Ronaldo hérite d’un palmarès vierge en sélection du Portugal, malgré les tentatives d’Eusebio (Coupe du Monde 1966) ou de Luis Figo (Euro 2000, Euro 2004, Coupe du Monde 2006), accompagné de Deco pour les deux dernières campagnes. Le Portugais peut donc invoquer l’historique moins glorieux de son pays pour justifier ses échecs, ce qui ne pourra faire l’Argentin, prisonnier d’un passé doré avec deux Coupes du Monde et pas moins de quatorze Copas Americas au pays.

Mais Cristiano Ronaldo, comme Messi, a déjà réussi à marquer l’Histoire faute de titre en sélection. L’homme qui a battu le record de buts marqué par un joueur de Manchester United n’évoluant pas en pointe (dépoussiérant celui de George Best) possède un incroyable éventail de qualités : technique de velours, puissance, vitesse, sens du but.

Mais CR7 doit travailler ses défauts. Soliste irréductible, à l’instar d’un Rivaldo, le Portugais doit apprendre à se fondre dans un collectif. Il a encore trop souvent tendance à vouloir chercher l’exploit.

Son péché d’orgueil est de vouloir à tout prix marquer, et sur ce plan il est bien inférieur à Messi, qui se double d’un passeur redoutable en plus du buteur efficace qu’il est, tout comme le Portugais.

Cependant, tant que le joueur de Madère affolera à ce point les statistiques, ce genre de tares lui seront pardonnées : que ce soit avec Manchester United ou le Real Madrid, CR7 a tutoyé la perfection. Chasseur de buts hors normes, le Portugais explose tous les records depuis son arrivée en Castille, et s’attire tous les superlatifs.

Ballon d’Or en 2008 avant de soulever à nouveau le trophée en 2013 et 2014, le natif de Madère a vécu quatre longues années dans l’ombre du virtuose barcelonais Messi entre 2009 et 2010, étant trois fois son dauphin au Ballon d’Or, en 2009, 2011 et 2012.

Cristiano Ronaldo s’est servi de son point de mire, Lionel Messi, pour progresser et le dépasser en 2013-2014, comme Ayrton Senna avait pour cible Alain Prost, qu’il rejoignit chez McLaren en 1988 pour un duel de titans, ou Novak Djokovic s’est amélioré en luttant avec Rafael Nadal et Roger Federer, créant le Big Three et des occasions renouvelées de joutes tennistiques d’anthologie.

Désormais égal statistique de Johan Cruyff (1971, 1973 et 1974), Michel Platini (1983, 1984 et 1985) et Marco Van Basten (1988, 1989 et 1992) avec trois Ballons d’Or dont deux consécutifs, le Portugais n’est plus devancé que par un seul homme, Lionel Messi, quadruple Ballon d’Or entre 2009 et 2010, record absolu !

Quoi qu’il advienne désormais, Cristiano Ronaldo et Lionel Messi feront partie des joueurs mythiques et inoubliables du football mondial, avec Nordhal, Matthews, Di Stefano, Kopa, Puskas, Garrincha, Yachine, Pelé, Eusebio, Bobby Charlton, Rivera, Sandro Mazzola, Facchetti, Best, Zoff, Beckenbauer, Gerd Müller, Cruyff, Keegan, Rummenigge, Maradona, Platini, Matthaus, Baresi, Romario, Van Basten, Roberto Baggio, Weah, Bergkamp, Zidane, Ronaldo, Kahn, Paolo Maldini, Figo, Nedved, Ronaldinho, Buffon, Pirlo et autres Casillas…

Mais que Messi et Ronaldo fassent en même tomber les uns après les autres des records de statistiques en Liga a quelque chose de troublant. Sans faire injure aux deux prodiges actuels, les voir écraser à ce point le Championnat d’Espagne a quelque chose de troublant.

A l’heure où le jeu en Europe est globalement défensif, calqué sur les énormes enjeux financiers sous-jacents à la compétition de haut niveau, Messi et Ronaldo semblent évoluer dans une autre galaxie, marquant à un rythme supérieur à celui d’Alfredo Di Stefano et Ferenc Puskas, qui évoluaient à une époque où le football était encore plus offensif, et où le Real Madrid dévastait toute concurrence, imposant son sceau avec une violence rarement atteinte dans l’Histoire du jeu.

L’âge d’or du Real Madrid, entre 1955 et 1966, semble aujourd’hui fade sur le seul plan statistique. La politique élitiste de la Liga nous offre donc le spectacle d’un club merengue dauphin du grand Barça de Guardiola, tout en pulvérisant les records : 17 victoires consécutives pour le club castillan en 2009 avant le célèbre camouflet infligé par Barcelone (6-2 pour les Blaugrana au Bernabeu), 96 points en 2010 tout en étant dauphin.

L’opposition est absente, le Barça et le Real étant devenus deux ogres implacables, deux épouvantails imposant leur férule au reste de la péninsule, à l’exception de l’Atletico Madrid champion d’Espagne en 2014 avec son quatuor majeur : l’entraîneur Diego Simone, génial aboyeur de vestiaire digne d’un Ferguson, d’un Mourinho ou d’un Guardiola avec le sens tactique d’un Capello ou d’un Lippi, le gardien de but Thibaut Courtois, muraille de Belgique qui est vite retournée chez son employeur, Chelsea, l’attaquant brésilien Diego Costa et le défenseur uruguayen Diego Godin.

L’ordre bipolaire en vigueur en Espagne a donc favorisé les statistiques hallucinantes, époustouflantes, de Messi et Cristiano Ronaldo, qui font passer les saisons 1994 de Romario ou 1997 de Ronaldo, deux pichichis de légende, pour des promenades de santé.

Au final, Lionel Messi a l’avantage sur Cristiano Ronaldo qui s’est cependant bien rattrapé en 2013 et 2014, avec deux Ballons d’Or et la Decima du Real Madrid, la deuxième C1 du crack portugais : plus décisif, plus collectif, plus titré, le lutin du Barça doit cependant pérenniser ses exploits ainsi que rétablir l’hégémonie catalane pour marquer durablement l’Histoire. Mais son défi principal, qu’il partage avec son rival, est de propulser sa sélection nationale vers un grand titre, de préférence la Coupe du Monde. Le rendez-vous est pris pour voir Messi ou Cristiano Ronaldo soulever le trophée de la Coupe du Monde 2018 à Moscou, avec également le défi de l’Euro 2016 en France pour le Portugais.

Au temps des météores, le duel Messi – Ronaldo se prolonge depuis 2007 au firmament du football mondial, avec en toile de fond la rivalité séculaire entre le Barça et le Real. A l’exception de Zidane, aucun grand joueur n’a su durer plus de trois ans à son apogée depuis que Maradona et Van Basten vécurent leur chant du cygne à l’aube des années 90 : les Baggio, Romario, Weah, Ronaldo (circonstances atténuantes compte tenu de ses blessures), Figo, Shevchenko, Nedved, Ronaldinho, Kakà n’a su résister à l’inexorable érosion du temps, au péché d’orgueil et à l’usure du pouvoir.

Seul le recul permettra cependant de juger lequel des deux génies aura le plus marqué de son empreinte le jeu de football… Pour l’instant, seul compte le jeu, alors réjouissons-nous de voir deux titans s’affronter ainsi, pour le plus beau duel de champions que le ballon rond ait proposé depuis le duel Cruyff – Beckenbauer, au milieu des années 70.

  1. avatar
    31 mai 2015 a 17 h 40 min

    Sans le vouloir, CR7 a sans doute motivé son rival Messi quand le Portugais a reçu son 3e Ballon d’Or (2008, 2013, 2014) en janvier 2015 à Zurich …

    En disant qu’il pouvait égaler voire dépasser les 4 trophées de l’Argentin, le virtuose du Real Madrid a surmotivé sa Némésis …

    2015 la renaissance du phénix argentin, à nouveau implacable avec le Barça, en lice pour un triplé avec la finale de C1 samedi prochain contre la Juventus, auteur d’un nouveau but maradonesque hier en finale de la Copa del Rey contre Bilbao.

    Si Barcelone gagne sa 5e Coupe d’Europe des Clubs Champions samedi à Berlin, Messi sera à 80 % assuré du Ballon d’Or 2015, son 5e au total …

    S’il marque en finale, à 90 %, il lui faudra juste faire un bel automne pour ne pas perdre la faveur des jurés.

    • avatar
      1 juin 2015 a 15 h 12 min
      Par mwn44

      Salut Axel. Il y a la Copa America au Chili aussi cet été pour Messi.

  2. avatar
    1 juin 2015 a 17 h 13 min

    Salut Mwn,

    Oui en effet si Messi gagne aussi la Copa America, tout suspense sera tué.

    Un scénario intéressant serait le suivant, victoire de l’Uruguay ou du Brésil avec un Suarez ou un Neymar étincelant.

    Et Suarez / Neymar confirmant à l’automne en éclipsant un Messi en méforme.

    Neymar étant super bankable (critère du BO actuel estampillé FIFA), si jamais il fait le quadruplé C1 – Liga Coupe du Roi – Copa America, pourquoi pas un 1er Ballon d’Or à 23 ans ?

  3. avatar
    1 juin 2015 a 21 h 08 min

    Salut Axel,

    En effet voici une autre opposition d’exception (tout comme celle que nous vivons en tennis avec Federer, Nadal et Djokovic).

    J’aime aussi le parallèle entre leur réussite en club et leur relatif retrait en sélection nationale. Cependant au foot, pour remporter la coupe du monde, il me semble qu’il faut au moins 2-3 joueurs d’exception dans une équipe, non? Peut-être que les astres ne sont pas alignés pour eux. Messi a le plus de chance sur ce point de par son âge moindre, et sa nation, plus “puissante”.

  4. avatar
    2 juin 2015 a 10 h 28 min
    Par bengono

    messi est et sera le meilleur joueur de tous les temps

    • avatar
      17 septembre 2015 a 12 h 49 min
      Par cantoine13

      oui t’as raison messi est et restera le meilleur footballeur de tous les temps de par son implication dans le jeu collectif de Barcelone mais aussi à toujours être décisif dans les grands matchs comme son but sensationel contre le Bayern Munich, en quarts de finale de la dèrnière Ligue des Champions.

  5. avatar
    2 juin 2015 a 10 h 35 min

    Salut Fabrice,

    Oui en effet et le cas de Diego Maradona en 1986 est intéressant. OK jamais un joueur n’a autant étalé de virtuosité dans une Coupe du Monde.

    Mais autour du Pibe del Oro, roi de Naples, il y avait Jorge Valdano (Real Madrid période Quinta del Buitre), Jorge Burruchaga (FC Nantes) ou encore Oscar Luis Ruggeri (River Plate).

    Donc en effet le talent individuel ne suffit pas, et tous les immenses joueurs qui ont échoué en quarts, demi ou finale du Mondial étaient tous bien entourés:

    - Puskas en 1954 par Kocsis, Czibor, Grosics, Hidegkuti et autres Bozsik, le virtuose Kubala ayant déjà choisi l’Espagne alors

    - Cruyff en 1974 par Krol, Neeskens, Rensenbrink, Rep, Keizer, Haan

    - Platini en 1982 et 1986 par Bossis, Battiston, Rocheteau, Giresse à chaque fois, Tigana, Fernandez et Bats en 1986 seulement

    - Zico en 1982 et 1986 par Socrates à chaque fois, Falcao en 1982

    - Rummenigge en 1982 et 1986 par Breitner la première fois, par Völler, Förster, Briegel et Matthaus la seconde, par Schumacher à chaque fois

    - Messi en 2014 par Di Maria, Higuain, Mascherano, Aguero, le sélectionneur ayant laissé Carlos Tevez à la maison

  6. avatar
    2 juin 2015 a 10 h 40 min

    Oui en effet c’est du niveau de Ali / Frazier, Coppi / Bartali, Nadal / Federer (ou Nadal / Djokovic c’est selon), Prost / Senna …

    Seul Cruyff / Beckenbauer peut être comparé au duel C.Ronaldo / Messi dans l’histoire du football.

  7. avatar
    3 juin 2015 a 8 h 44 min

    @Bengono, attendons encore avant de proclamer Messi meilleur joueur de tous les temps.

    Seul le temps et le recul permettront de juger sa place face aux Pelé, Maradona, Cruyff, Zico, Di Stefano, Beckenbauer, Garrincha, Puskas, Zidane, Ronaldo (le Brésilien), Eusebio, Best et autres Platini

  8. avatar
    4 juin 2015 a 19 h 56 min

    Aussi, rendu en 1/2 voire en finale des compétitions majeures, il y a un facteur chance non négligeable qui entre en compte: la victoire finale se décide sur 1 seul match: Ligue des champions, Coupe du Monde, Euro… La seule exception est la 1/2 de C1 qui est sur 2 matchs.

    Pour la Coupe du monde qui n’arrive qu’aux 4 ans, un joueur n’a généralement que 3 occasions dans sa carrière, et encore si le pays se qualifie. Comme nous le savons tous, Zidane et sa bande sont passés à un cheveu d’une 2e coupe du monde.

    Par opposition, les finales (toutes les séries en fait) de NBA et NHL se jouent au meilleur des 7 matchs, ce qui favorise souvent l’équipe la plus forte, et permet des remontées spectaculaires d’un déficit de 0-3 (très rares) ou 1-3 (rares) au niveau des matchs.

    C. Ronaldo a une finale d’Euro, Messi une finale de Coupe du monde. Pas trop mal. À mes yeux, ils devront atteindre une deuxième fois une finale majeure chacun (même perdue) pour plus de crédibilité.

  9. avatar
    5 juin 2015 a 8 h 19 min

    Salut Fabrice,

    Pour C.Ronaldo, la finale d’Euro est celle de 2004 et les leaders portugais avaient alors pour nom Luis Figo et Deco.

    Il lui faudrait une victoire ou a minima une finale en étant lui le leader. Il lui reste Euro 2016 et Mondial 2018 pour cela, en 2020 à 35 ans il sera trop tard.

    Pour Messi, il y a la Copa America 2015 et 2017 voire 2019, mais surtout le Mondial 2018 en Russie.

  10. avatar
    12 juin 2015 a 23 h 00 min
    Par Nofou Batoe

    Cr7 et Lm10 seront et restera dans notre memoire a jamais. Ils font le football

  11. avatar
    29 juin 2015 a 21 h 59 min
    Par Erwan

    Messi est largement au dessus de Ronaldo qui gonfle ses stats sur penalties et contre les petites équipes. Messi ne fait qu”un avec le ballon, une grande classe, une extraordinaire vision de jeux. C”est pur crack

  12. avatar
    12 septembre 2015 a 13 h 16 min
    Par Wagué Abdrahamane

    Messi et Cristiano sont les deux meilleurs joueurs du monde et resteront dans nos memories

  13. avatar
    29 janvier 2016 a 14 h 22 min
    Par sow Abdoulaye

    Formidable

  14. avatar
    3 avril 2017 a 21 h 02 min
    Par Franck Ndamou

    Cet article est de loin le meilleur que j’ai pu lire sur la rivalité opposant Cr7 à Messi. Mais à mon avis, Cr7 aujourd’hui est 1 cran au dessus de son rival. Pourquoi? Parce qu’il a remporté récemment l’euro avec sa sélection nationale et a réussi à s’illustrer dans 3 clubs différents tandis que l’argentin ne brille que grâce au génie de ses coéquipiers barcelonais à l’instant de iniesta xavi …. conclusion honnête. C’est Barcelone qui fait de Messi ce qu’il est inversement à Ronaldo qui fait du réal ce que le réal est. Honnêtement avant son arrivée au réal, le réal était quasiment pitoyable. Et dès son arrivée au réal, il a réussi quelque peu à rétablir non pas l’hégémonie mais la digne concurrence de ces 2 orgres du foot mondial. Souvenezvous, il ya 1 décennie Chelsea faisait la pluie et le beau temps en Angleterre, dictaitsa loi à tous ses adversaires réussissant même à être invaincu toute une saison. A peine Ronaldo est arrivé s’est imprégné qu’il a toujours rétabli l’ordre. Ronaldo= Commando ultra efficace l’homme des situations tandis que Messi= bénéficiaire d’1 système barcelonais qui lui permet de faire le buzz

  15. avatar
    7 septembre 2017 a 9 h 42 min
    Par bob

    celui qui à le plus de trophée messi vs ronaldo c ronaldo la preuve https://us-fight.com/foot/messi-combien-trophee-individuel/

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