Franco Cervi, le nouveau joyau du SL Benfica
Photo Panoramic

Franco Cervi, le nouveau joyau du SL Benfica

Il a débarqué dans le sud de l’Europe depuis l’Argentine au début de la saison 2016-2017 et fait déjà exulter les supporters du Benfica Lisbonne. Présentation du jeune Franco Cervi, véritable promesse.

Jeune joueur du centre de formation de Rosario Central qu’il intègre à l’âge de 6 ans et où il réalise toutes ses classes, il signe au SL Benfica en septembre 2015 mais ne rejoint que le club lisboète récemment, en juillet 2016. Deux saisons après ces débuts en professionnel avec le club argentin, « Chuky » régale du côté de l’Estádio da Luz et rentre dans les petits papiers d’Edgardo Bauza, le sélectionneur de l’Albiceleste. Focus.

Débuts intéressants et explosion sous les ordres d’Eduardo Coudet :

Cervi est né à San Lorenzo et rejoint le centre de formation du club de Rosario Central à l’âge de 6 ans. Il a représenté les couleurs des « Canallas » à chaque niveau. Pourtant chez les jeunes, « Chucky » ne s’est pas encore fait un nom. Jamais titulaire indiscutable jusqu’à son accession à la réserve de Rosario Central, il prend le temps de jeu qu’on lui donne et continue de travailler. C’est alors que le temps s’accélère. Le petit meneur prend une autre dimension, son talent éclate et il s’installe dans l’équipe d’Hugo Galloni. C’est avec l’équipe réserve dirigée par ce dernier entraîneur argentin, en 2013, que Franco Cervi commence à se faire un nom au club.

5 buts en 15 apparitions avec l’équipe réserve suffisent pour que Miguel Angel Russo offre au jeune joueur de 20 ans ses débuts avec l’équipe principale fin 2014 lors d’une rencontre du « Torneo Transición » face à Estudiantes avec une victoire 1-0 à la clé.

Quelques mois plus tard, lorsque la légende du club Eduardo Coudet prend la tête de l’équipe A début 2015, il place immédiatement Cervi dans son XI type et en fait l’une des pièces maîtresses. Cervi doit à cette arrivée l’opportunité de franchir un dernier palier. Propulsé meneur de jeu de Central, il marque les esprits d’entrée lors de la victoire au Racing (le jeune Argentin lobe le gardien adverse à 30 mètres des buts et offre une victoire importante contre le champion en titre). Puis, il continue de se mettre au service de son équipe dont il est le cœur du potentiel offensif, alimentant un Marco Ruben devenu meilleur buteur du championnat. Cervi maintient ce niveau de performance et forme avec l’attaquant de pointe un tandem très prolifique, permettant à Rosario de maintenir l’objectif du titre jusqu’à la fin de saison. 5 buts et 4 passes décisives en 22 apparitions cette saison-là : Franco Cervi, âgé de 20 ans, est la dernière star du club de la 3ème plus grande ville d’Argentine à cette époque et ses prestations brillantes ont aidé Rosario Central à réaliser une excellente saison.

L’Europe s’intéresse déjà à lui : on parle d’un intérêt du Sporting Portugal, de Tottenham, de l’Atlético Madrid et du Benfica Lisbonne notamment. C’est avec les Águias du Benfica que le club de Rosario trouve un accord début 2015 pour un transfert de 4,7 millions d’euros et un contrat de 6 ans. Lors de la négociation entre les deux clubs, Rosario Central a réussi à obtenir le départ du joueur uniquement pour la fin de championnat argentin afin d’atteindre ses objectifs. Si le SL Benfica le voulait réellement avant cette date, en mai 2016, il aurait dû débourser une somme supplémentaire. Le club n’a pas jugé utile son arrivée immédiate, préférant qu’il s’aguerrisse une saison supplémentaire dans le club et le championnat qui l’a révélé.

Dans la continuité pour le SLB :

Le SL Benfica incarne ce style d’équipe qui aime avoir le contrôle du ballon, aime construire ses occasions de but et joue un « beau » football. Pour cela, il est nécessaire de posséder des joueurs techniques, dotés d’un toucher de balle d’exception et une grande vision du jeu. Après Di Maria, c’était Nicolás Gaitán qui représentait cela dans l’effectif lisboète. Ce dernier s’envolant pour la capitale madrilène cet été, il a fallu trouver un joueur capable d’organiser le jeu de l’équipe, de mettre au sol les défenseurs adverses en quelques dribbles et de faire briller les yeux des supporters rouges et blancs. Pour cela, il n’a pas fallu aller chercher bien loin, les recruteurs du club avaient déniché ce parfait type de joueur un an auparavant, en la personne de Franco Cervi.

Lorsque « O Magico » Nicolás Gaitán se dirige vers l’Atlético, Cervi débarque à Lisbonne. Argentin et gaucher, cela suffit pour que les comparaisons fusent. Lui-même se prononce à ce sujet lors de sa présentation au club en juin 2016 : « je suis plus ou moins comme Ángel Di María et Nicolás Gaitán. J’aime aller de l’avant, faire des changements de rythme, aider mes coéquipiers et donner le meilleur de moi-même ». Une des ex-idoles de l’institution Benfiquista a d’ailleurs influencé le choix du jeune Argentin, comme il l’annonce : « Quand il y a eu l’opportunité de venir à Benfica, j’ai pris une décision très personnelle parce que je connaissais les joueurs et le club, et j’aime tout ce que j’ai vu. Et aussi, c’est le cas de Di Maria qui a été formé d’où je viens qui a également aidé (le choix) », d’autant plus que l’actuel joueur du PSG lui a fait « l’éloge de Benfica ».

Les comparaisons entre Cervi et les deux anciens joueurs du Benfica ne portent pas que sur la nationalité et le pied gauche. Franco Cervi ressemble à ces derniers dans la manière de jouer un football très technique et très « argentin » si l’on décide d’associer une culture sportive à un style de jeu. Capable d’évoluer sur les ailes ou en soutien à un attaquant de pointe, Franco Cervi n’a pas seulement un énorme sens du jeu, il est un créateur. Rapide, magnifique dribbleur, doté d’une énorme vista, de ses passes à ses chevauchées capables de transpercer n’importe quelle défense, Cervi est un petit meneur comme l’Argentine aime en créer. Sa petite taille, qui ne l’empêche pas d’être solide dans les duels au sol, est complétée par un centre de gravité bas : il aime slalomer entre les défenseurs adverses, notamment grâce à un jeu de jambes captivant, et possède une grosse capacité à créer des déséquilibres. Franco Cervi jouit d’un répertoire envoûtant de compétences et possède un talent indéniable.

Des débuts étincelants :

Il s’en va « heureux » de son club formateur qu’il a rejoint 15 ans auparavant et qui lui a permis d’évoluer et de devenir un des futurs grands joueurs de la sélection argentine. Après Lionel Messi, Ángel Di María, Ezequiel Lavezzi, Mauro Icardi et Ezequiel Garay entre autres, c’est son tour de quitter Rosario Central et de rejoindre l’Europe et plus précisément le sud de l’Europe. A 22 ans, Franco Cervi est « enthousiaste » de commencer la saison et désire « faire le meilleur pour ce club, qui est très grand. »

Le petit (1m70) gaucher n’est pas venu pour repartir en prêt. Non, il entre bel et bien dans les schémas de l’entraîneur portugais du SL Benfica malgré la très forte concurrence sur les côtés et au poste de meneur de jeu. Le 7 août 2016, pour ses débuts avec le club, Franco Cervi marque le premier but d’une victoire 3-0 face à Braga, est élu meilleur joueur de la rencontre et permet au SL Benfica de repartir avec la coupe Cândido de Oliveira (Supertaça, équivalent du Trophée des Champions en France). Après ces débuts remarqués, Franco Cervi profite de la prolifération des blessures dans la ligne offensive du Benfica pour pouvoir gagner en temps de jeu et démontrer son talent.

A cette heure, début novembre, Franco Cervi a disputé 11 rencontres sous les couleurs du SLB et réalise des débuts remarquables. Ses performances en championnat et en Ligue des Champions (2 buts en 2 rencontres) ne sont pas passées inaperçues et il est d’ores et déjà l’un des chouchous de l’Estádio da Luz. Omniprésent dans l’organisation des attaques du tenant en titre de Liga NOS, ses capacités à percuter, éliminer et se projeter vers l’avant posent de nombreux problèmes aux défenses adverses. Intenable sur le carré vert, Franco Cervi est une pile électrique.

Le gaucher travaille bien avec et sans la balle. Défensivement, c’est l’un des premiers joueurs à presser et à montrer de la volonté dans la récupération rapide de la balle. Offensivement, il se sent très à l’aise lorsqu’il prend en main les attaques de l’équipe. Toujours présent pour aider ses coéquipiers en manque de soutien ou pour créer lui-même la brèche dans la défense, Franco Cervi se dépense sans compter pour trouver la solution. Très bon dans le jeu rapide, dans les renversements et pour se sortir de situations difficiles grâce à son aisance technique, il correspond parfaitement au style de jeu adopté par le club. Dernièrement, Franco Cervi était activement supervisé par le sélectionneur argentin Edgardo Bauza et fait partie de la short-list de l’ancien entraîneur de São Paulo pour refonder l’Albiceleste. Notons que « Chucky » fut pré-convoqué pour participer aux Jeux Olympiques au Brésil cet été, mais le SL Benfica ne l’a pas autorisé à prendre part à la compétition.

En très peu de temps, Franco Cervi s’est donc très bien acclimaté au championnat portugais, à l’Europe mais surtout au dispositif de Rui Vitoria qui a fait du jeune Argentin de 22 ans, un élément providentiel. Il forme avec la latéral gauche Alejandro Grimaldo un couloir que bon nombre de grandes écuries européennes souhaiteraient avoir. Les deux joueurs ne devraient pas être associés encore longtemps tant ils sont supervisés et font preuve d’un intérêt profond des tops clubs d’Europe. Il s’intègre idéalement dans la philosophie de jeu prônée par le club. Il fascine les spectateurs du Benfica Lisbonne par sa qualité de contrôle et de conduite de balle, les fait bouillir par la pression qu’il met sur le porteur de balle adverse et sur les centres précis qu’il adresse en direction des attaquants. Il enflamme l’Estádio da Luz et les spectateurs devant leurs écrans par ses redoutables percées dans la défense adverse et ses dribbles ensorcelants. Bref, Franco Cervi, c’est ce type de joueurs qui te charme et t’impressionne à chaque touche de balle.

Franco Cervi réalise des débuts étincelants pour ses premiers pas en Europe, au plus grand bonheur des supporters de Benfica qui voient en lui une véritable promesse. Le petit joueur, comparé à Messi et Maradona à ses débuts à Rosario Central, est déjà suivi par de nombreux clubs européens. Son début de saison est réussi et il va devoir « continuer à travailler » comme il le déclare lui-même afin d’aider le club à atteindre ses objectifs et, sur un plan personnel, afficher son talent sur les pelouses européennes.

  1. avatar
    16 novembre 2016 a 14 h 53 min
    Par Franco Cervi

    Très bon article sur Franco Cervi qui deviendra un très grand dans quelques années.

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