Real Madrid : peut mieux faire
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Real Madrid : peut mieux faire

Le Real Madrid est pour l’instant en bien bonne posture sur le trône espagnol. Pourtant, vu leurs prestations et les blessures à répétition, les voir tout haut du classement est assez spécial. Oui, spécial. Pas chanceux, pas calculé, spécial.

Pas chanceux car le parcours des hommes de Zidane est dû à plusieurs facteurs. La chance en fait évidemment partie mais elle n’en est pas l’élément principal.

Enchaîner 40 matches sans goûter à la défaite, c’est d’abord le reflet d’une grande force mentale de l’équipe. Durant cette série d’invincibilité, le Real a souvent dû batailler, remonter des scores défavorables, marquer dans les arrêts de jeu ou encore renverser la vapeur en étant en infériorité numérique.

Ce n’est pas calculé parce que les Merengues ne marchent pas non plus sur l’eau. Ils vont clairement vers l’avant, mais ce n’est pas rythmé ou harmonieux. Ronaldo titube, James boitille, Benzema vacille, mais la machine blanche avance et c’est le plus important.

Les Merengues ne sont pas ce leader incontestable, incontesté, mais les voilà en train de mener la marche. Ils sont beaucoup trop inconstants pour apparaître comme la meilleure équipe du moment, mais ils ne sont pas non plus à sous-estimer. Madrid a de la ressource, a cette forme de champion qui lui fait gagner des matchs pièges, qui l’aide à avoir cette avance sur ses concurrents… En attendant un football plus léché, une attaque plus rayonnante, l’équipe se maintient en bonne position.

Après un bon début de saison en terme de jeu, les Madrilènes ont quelque peu levé le pied. Les résultats sont certes restés à l’ordre du jour, mais la manière a parfois manqué. Zidane a eu son lot de satisfactions, mais aussi celui des déceptions. Les statistiques de Ronaldo sont acceptables, mais son niveau de jeu est tellement en-deçà de ses habitudes. Il semble à court de rythme, en manque de confiance, comme si quelque chose était venu enrayer la machine autrefois indomptable.

Et que dire de Benzema… Sa forme est prévisible dans son imprévisibilité. On ne sait jamais à quoi s’attendre avec le Français. Capable du meilleur comme du pire, ses bonnes prestations peinent quand même à voiler ses non-matchs. Ajoutez à cela la sérieuse blessure de Bale et vous avez peut-être l’essence des problèmes de l’équipe.

La défense n’est pas exempte de tout reproche, mais le quatuor à l’arrière a quand même à son actif des prestations on ne peut plus solides. RAS pour le milieu : les joueurs sont en forme, ils se blessent peu et leur bataille au niveau de la ligne médiane en impose à chaque match. C’est l’attaque qui fait défaut. Un constant revient et il est parfois criant : beaucoup d’occasions sont vendangées, et cela porte préjudice à l’équipe quand elle e besoin de buts pour se relancer ou se mettre à l’abri. Pour l’instant, Cristiano a égaré son instinct de tueur et Benzema nous fait son Benzema. Pour ce qui est de l’aile droite, en l’absence de Bale, Vazquez tient bien son rang.

Les Merengues ont 1 point d’avance, mais cela peut monter à 7 s’ils gagnent leurs deux matches décalés (mais le Celta Vigo et Valence à l’extérieur ne sont pas des minces affaires). Si tout se passe bien, les Blancs pourraient prendre une sérieuse option sur le titre surtout que, au moment d’aborder les choses sérieuses, Zidane récupère la quasi-totalité de son effectif.

Ce soir, le Napoli fera office de premier test, histoire de voir si les fondations madrilènes sont bien en place ou si les bases sont vraiment fragiles. Le problème, c’est que vu les dernières sorties de l’équipe, on ne sait pas à quoi s’attendre : démonstration de force ou équipe fébrile ? L’hymne de la C1 transcende les Merengues, c’est connu. Mais ce match, ce sera avant tout l’occasion de revoir les cartes de Zidane. Ce dernier ne peut pas flancher ; à ses joueurs de réaliser un match de haute volée, histoire de rassurer les aficionados.

Le Real Madrid pourrait peut-être s’inspirer d’autres leaders : Chelsea avec son avance confortable et son système solide ou encore Monaco avec sa réussite et son explosivité de tous les instants. Même le Bayern est un modèle de gestion dans ce domaine.

Bien sûr, le Real n’est pas si mauvais. Si la barre est si haute et les attentes si grandes, c’est parce qu’il serait dommage de les voir céder cette si chère première place à l’issue d’une saison qui, pour l’instant, n’est pas des plus étincelantes mais n’en reste pas moins solide.

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