Le top 20 des meilleurs joueurs de l’Histoire du FC Barcelone
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Le top 20 des meilleurs joueurs de l’Histoire du FC Barcelone

Par ordre décroissant, voici le Hall of Fame des joueurs qui ont le plus marqué le club catalan. Il ne s’agit pas d’élire les meilleurs joueurs sur leur talent intrinsèque, mais sur leur apport à l’Histoire du club, leur longévité, leur impact sur le destin de l’équipe…

Chaque club a connu ses légendes :AlfredoDi Stefano, Ferenc Puskas, Carlos Santillana, Juanito, Emilio Butragueno, Raul, Zinédine Zidane, Iker Casillas et Cristiano Ronaldo au Real Madrid, Nils Liedholm, Gunnar Nordhal, Juan Alberto Schiaffino, Gianni Rivera, Franco Baresi, Marco Van Basten, Paolo Maldini, Andreï Shevchenko, Kakà, Filippo Inzaghi et Andrea Pirlo au Milan AC, Giamperio Boniperti, John Charles, Omar Sivori, Dino Zoff, Roberto Bettega, Gaetano Scirea, Michel Platini, Roberto Baggio, Zinédine Zidane, Alessandro Del Piero, Pavel Nedved et Arturo Vidal à la Juventus Turin, Sepp Maier, Franz Beckenbauer, Gerd Muller, Karl-Heinz Rummenigge, Jean-Marie Pfaff, Lothar Mätthaus, Stefan Effenberg, Bixente Lizarazu, Oliver Kahn, Arjen Robben, Franck Ribéry, Bastian Schweinsteiger et Philip Lahm au Bayern Munich, Kevin Keegan, Kenny Dalglish, Steve Grobbelaar, John Barnes, Ian Rush, Michael Owen, Fernando Torres, Luis Suarez, Jamie Carragher et Steven Gerrard à Liverpool, Meazza, Facchetti, Sandro Mazzola, Luis Suarez, Lothar Mätthaus, Giuseppe Bergomi et Javier Zanetti à l’Inter Milan, Duncan Edwards, Denis Law, Bobby Charlton, George Best, Bryan Robson, Eric Cantona, Peter Schmeichel, David Beckham, Roy Keane, Ryan Giggs, Paul Scholes, Cristiano Ronaldo, Edwin Van der Sar, Rio Ferdinand et Wayne Rooney à Manchester United, Johan Cruyff, Johan Neeskens, Ruud Krol, Marco Van Basten, Dennis Bergkamp, Jari Litmanen et Frank Rijkaard à l’Ajax Amsterdam, David Seaman, Ian Wright, Dennis Bergkamp, Vieira, Henry et Cesc Fabregas et Robin Van Persie à Arsenal, Josip Skoblar, Jean-Pierre Papin, Chris Waddle, Carlos Mozer, Didier Deschamps, Laurent Blanc et Didier Drogba à l’Olympique de Marseille, Carlos Bianchi, Luis Fernandez, George Weah, Rai, Ronaldinho, Pedro Miguel Pauleta et Zlatan Ibrahimovic au Paris SG, Pelé, Giorgio Chinaglia et Franz Beckenbauer au Cosmos New York, Diego Maradona à Naples, Eusebio au Benfica Lisbonne…

Voyons qui sont les joueurs mythiques du FC Barcelone …

- 20e, Josep Guardiola : petit gabarit, véritable métronome du jeu de l’équipe de rêve imaginée par Johan Cruyff, Pep Guardiola débarque en 1990 en équipe première. Quand il la quitte en 2001 pour aller jouer en Italie, il est devenu depuis longtemps capitaine, a gagné six fois la Liga (1991, 1992, 1993, 1994, 1998 et 1999), ainsi que la Coupe des Champions (1992). Et surtout, Josep Sala Guardiola a montré que la technique et l’intelligence de jeu pouvaient largement compenser un physique moyen, ce qu’avait aussi montré son idole de jeunesse, un certain Michel Platini ! Guardiola le montrera aussi en tant qu’entraîneur entre 2008 et 2012, pour la plus glorieuse période de l’Histoire du club, avec trois petits gabarits qui évolueront en osmose parfaite sur le terrain, Lionel Messi, Xavi et Andres Iniesta…

- 19e, Diego Maradona : véritable du prodige du football appelé à succéder aux Puskas, Di Stefano, Pelé, Eusebio, Garrincha, Cruyff, Beckenbauer et autres Zico au panthéon du jeu, Diego Armando Maradona quitte Boca Juniors pour Barcelone en 1982, juste après la Coupe du Monde espagnole où il confirme bel et bien ses qualités exceptionnelles, même si l’Argentine perd son titre mondial acquis à domicile en 1978. Pendant deux saisons, avant de rejoindre Naples pour y forger son destin de légende du football dans un Calcio italien aux airs d’Eldorado, El Pibe del Oro va enchanter le Nou Camp par ses arabesques, lui qui sera associé au Barça à un autre artiste des pelouses, l’Ange Blond, alias Bernd Schuster. En 1984, quand il quitte la Catalogne, Maradona n’a gagné qu’une Coupe du Roi en 1983, mais a marqué 38 buts en 58 matches, tout en étant élu meilleur du joueur championnat espagnol pour sa première saison (1982-1983). Cependant, le prodige argentin, tel Dr Jekyll et Mister Hyde, a aussi écumé la vie nocturne de Barcelone, et avouera bien plus tard que c’est en Espagne qu’il a commencé à prendre la cocaïne, sans parler de ses relations tendues avec l’entraîneur Udo Lattek. Et Maradona termine très mal son séjour au Barça, par une défaite en finale de la Coupe du Roi contre l’Athletic Bilbao, où il retrouve son bourreau, le défenseur Andoni Goikotxea qui l’a blessé violemment à la cheville, l’éloignant des terrains pendant plusieurs mois. Durant cette finale jouée en présence du roi Juan Carlos, une bagarre générale éclate sur le terrain, dont Diego est à l’origine, de par son caractère sanguin. Le divorce avec Barcelone est alors inéluctable, mais il deviendra roi de Naples…

- 18e, Rivaldo (Ballon d’Or en 1999) : le Barça ayant perdu Ronaldo en 1997 (transféré à l’Inter Milan pour un montant record), le club catalan fait venir du Deportivo La Corogne un autre joueur brésilien, Rivaldo, désigné injustement responsable de la défaite du Brésil contre le Nigeria en demi-finale des Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996, pour avoir perdu un ballon alors que les Auriverde menaient 3-1 face aux Super Eagles. En Galice, dans l’ancien club de Bebeto, Rivaldo a montré qu’il s’était parfaitement acclimaté à la vie européenne et à la Liga, marquant 21 buts en 41 matches de championnat. Recrue phare du premier mercato estival de l’ère Louis Van Gaal, Rivaldo sera un électron libre, un soliste de génie, marquant des buts exceptionnels, étant avec le Portugais Luis Figo l’atout maître du Barça entre 1997 et 2000. Ballon d’Or en 1999 autant pour sa forme stratosphérique avec le Barça que pour son triplé en Copa America (victoire finale, titres de meilleur joueur et de meilleur buteur), Rivaldo devient après 2000 le joyau d’un Barça orphelin de Figo, et sa place dans le classement aurait été plus haute s’il avait conquis un titre européen et surtout s’il avait été moins individualiste. En juin 2001, par un triplé contre le FC Valence, l’ancien joueur de Palmeiras sauve son club du spectre d’une non-participation à la Ligue des Champions. En 2002, quand Joan Gaspart décide du retour de Louis Van Gaal sur le banc blaugrana, Rivaldo quitte le Catalogne pour le Milan AC.

- 17e, Neymar (5e du Ballon d’Or en 2013) : phénomène du football brésilien et star incontestée de Santos, Neymar est rapidement l’objet des convoitises du Real Madrid comme du FC Barcelone. C’est finalement en Catalogne que le Brésilien pose ses valises en 2013, devenant le complément idéal de Lionel Messi en attaque, avant que Luis Suarez ne les rejoigne en 2014 pour former le fameux trio MSN. Né en 1992 soit cinq ans après Messi (1987), le phénomène brésilien représente l’avenir du Barça, même si son transfert a fait couler beaucoup d’encre, étant à l’origine de l’interdiction de recrutement prononcée par la FIFA pour le mercato estival de 2015.

- 16e, Ronald Koeman : libero de grande classe, Ronald Koeman n’avait pas la finesse technique d’un Franz Beckenbauer ou d’un Franco Baresi. Mais le Néerlandais apportait un plus offensif par sa maîtrise des coups de pied arrêtés, terminant par exemple meilleur buteur de la Ligue des Champions 1993-1994 (8 buts, ex-aequo avec le Néo-Zélandais du Werder Brême, Wynton Rufer) alors que le Barça comptait des deux meilleurs attaquants du monde à l’époque avec le tandem Romario / Stoïtchkov. Tireur exceptionnel de coups francs tel le défenseur brésilien Roberto Carlos plus tard, Koeman expliquait que sa frappe surpuissante inspirait la crainte aux murs qui se trouvaient devant lui… Buteur sur coup franc à Wembley en 1992 pour la finale de C1 gagnée par Barcelone contre la Sampdoria de Gênes, Koeman fut une des clés de voûte de la réussite de la Dream Team construite par Johan Cruyff entre 1988 et 1996.

- 15e, Samuel Eto’o (6e du Ballon d’Or en 2006) : forte personnalité, le Camerounais est arrivé au Barça en 2004 en provenance de Majorque. Joueur du Real Madrid, Eto’o n’a jamais été considéré par Florentino Perez durant l’ère galactique, il a donc finalement rejoint les rangs du rival catalan après son éclosion aux Baléares. Buteur de grande classe, meilleur joueur africain des années 2000 avec Didier Drogba, Michael Essien et Yaya Touré, Samuel Eto’o a notamment formé un superbe trident offensif avec Ronaldinho et Deco, marquant au Stade de France contre Arsenal en finale de C1 en 2006, puis au stade Olympique de Rome contre Manchester United toujours en finale de C1 en 2009, exploit qui sera ensuite renouvelé par Lionel Messi (finales européennes 2009 et 2011). Sauvé in extremis d’un départ forcé en 2008 par Guardiola, le Camerounais quitte le club en 2009, car la mayonnaise ne prend pas avec son coach. Individualiste comme beaucoup de grands buteurs, Eto’o part à l’Inter tandis que Zlatan Ibrahimovic fait le trajet inverse vers Barcelone. Le Suédois sera le grand perdant de ce transfert, ne s’entendant ni avec Messi ni avec Guardiola, tandis qu’Eto refait le triplé Championnat – Coupe – Ligue des Champions avec le meilleur ennemi du Barça, le Special One José Mourinho !

- 14e, Carles Puyol : Puyol fut lancé dans le grand bain en octobre 1999 par Louis Van Gaal. Comme son coéquipier de toujours Xavi, Carles Puyol fut une inamovible cheville ouvrière du Barça pendant plus de quinze ans, étant notamment le cerbère d’un certain Luis Figo lors du retour du crack portugais au Camp Nou sous le maillot du Real Madrid pour un explosif clasico en octobre 2000. Avant les arrivées de Gérard Piqué et Daniel Alves en 2008, Puyol était de très loin le pilier de la défense barcelonaise. Capitaine des Blaugrana pendant de nombreuses années, Carles Puyol fut un grand seigneur en 2011 à Wembley, laissant à son coéquipier Eric Abidal, de retour de maladie, l’honneur de soulever la quatrième Coupe d’Europe du Barça après une victoire 3-1 contre Manchester United où les hommes de Guardiola avaient porté l’art de leur football de possession au pinacle.

- 13e, Ronaldinho (Ballon d’Or en 2005) : un seul souvenir de ses années catalanes suffit à rappeler quel fut l’impact de Ronaldinho, les fameux applaudissements des socios madrilènes à Santiago Bernabeu le 19 novembre 2005, lors d’une victoire 3-0 du Barça face au Real Madrid, avec un doublé de Ronnie. C’était quelques jours avant que le génie de Porto Alegre ne soit plébiscité Ballon d’Or, lui qui fut le grand artisan du 17e titre de champion d’Espagne gagné par le onze de Frank Rijkaard au printemps 2005. Malgré les renforts précieux de Samuel Eto’o ou Deco, mais aussi d’Henrik Larsson et Ludovic Giuly tous arrivés à l’été 2004, Ronaldinho était le patron du jeu catalan, recruté par Joan Laporta en 2003 après que le Real Madrid ait devancé le Barça pour obtenir le transfert de David Beckham. L’Histoire montrera que sportivement, l’impact sportif de l’ancien joueur du PSG était bien plus grand que celui de l’ex numéro 7 de Manchester United. Si Ronnie ne figure pas plus haut dans ce classement, c’est car il n’a pas su pérenniser son impact après 2006, finissant de façon bien terne son quinquennat en Catalogne : sorties nocturnes, motivation en berne, déclin sportif et ambiance pesante dans le vestiaire qui conduisit à son départ, ainsi que ceux d’un autre cadre de l’ère Rijkaard (en l’occurrence Deco) à l’été 2008 dès l’arrivée de Pep Guardiola sur le banc du Barça.

- 12e, Andres Iniesta (2e du Ballon d’Or en 2010) : comme Xavi ou Lionel Messi, Andres Iniesta symbolise le triomphe de ces petits gabarits dans la lignée du premier de cordée, Pep Guardiola lui-même intronisé en 1990 en équipe première par Johan Cruyff. Au printemps 2009, il égalise dans les arrêts de jeu contre Chelsea à Stamford Bridge et sauve in extremis le club de l’élimination en C1. Passeur décisif, buteur occasionnel, altruiste naturel, Andres Iniesta possède une technique intrinsèquement au-dessus de la moyenne, une vitesse redoutable et un sens du jeu hors du commun, sans qui Xavi ou Lionel Messi auraient été orphelins. Dès la campagne européenne victorieuse de 2006, Iniesta avait su s’offrir du temps de jeu aux yeux de Frank Rijkaard malgré la concurrence féroce de Giuly, Deco, Ronaldinho et Xavi. Comme d’autres Espagnols du club (Xavi, Puyol, Piqué, Busquets…), c’est avec Pep Guardiola que ce joueur d’envergure a pris toute sa dimension, étant fidèle au Barça qui est sa deuxième famille.

- 11e, Luis Figo (5e du Ballon d’Or en 1999) : d’autres joueurs sont passés de Barcelone vers Madrid, comme Bernd Schuster ou Michael Laudrup. Mais l’Allemand n’était plus en odeur de sainteté entre 1986 et 1988 : conflit financier avec le club, attitude non professionnelle après son remplacement en finale de C1 à 1986 (il quitta directement le stade Sanchez Pizjuan avec son épouse, direction l’aéroport de Séville)… Quant au Danois, malgré son talent exceptionnel, il avait moins marqué le Nou Camp que Luis Figo, transféré en 1995 à Barcelone après une interdiction prononcée par le FIFA de jouer en Italie pendant deux ans (1995-1997), alors qu’il avait signé deux contrats, le premier avec la Juventus Turin et le second avec Parme. Johan Cruyff en profite pour récupérer ce joyau du Sporting CP, plus grand espoir de la génération dorée du Portugal champion du monde juniors en 1989 et 1991. Avec Cruyff (1995-1996), Robson (1996-1997) ou Van Gaal (1997-2000), Luis Figo fut un prodigieux accélérateur du jeu catalan, terminant vice-capitaine du vestiaire derrière Pep Guardiola. Joueur apprécié par les socios, il fut plus fidèle que Ronaldo et plus altruiste que Rivaldo, étant le grand bonhomme de la campagne européenne 1999-2000 qui vit le Barça échouer en demi-finale contre Valence. Piégé par la naïveté de son agent José Veiga face à Florentino Perez, Luis Figo se retrouve à signer au Real Madrid où il devint le premier Galactique. Piégé par le montage de Perez, le nouveau président du Barça ne peut payer une clause de dédit au Real Madrid pour conserver Figo en 2000-2001. En octobre 2000, le judas subit le courroux du Nou Camp lors du clasico le plus explosif de l’Histoire, la haine des socios du Barça se déversant sur Luis Figo … Avec un titre européen et sans sa trahison (pardonné par Johan Cruyff vu le piège tendu par Perez), Luis Figo serait beaucoup plus haut dans ce classement, au vu de son rendement exceptionnel sur le terrain entre 1995 et 2000. Luis Figo à Barcelone, ce n’était pas des fulgurances, mais une magie permanente sur le terrain…

- 10e, Luis Suarez Miramontes (Ballon d’Or en 1960) : fils d’un boucher de Galice, Luis Suarez fut un attaquant de grande classe, bien avant son homonyme uruguayen arrivé de Liverpool en 2014. Avec Kubala, Czibor et Kocsis, soit trois génies du football venus de Hongrie, Luis Suarez fut le grand artisan des exploits du Barça au carrefour des années 50 et des années 60. Champion d’Espagne en 1959 et 1960, Suarez a pérennisé les exploits durant ces deux années, étant le principal artisan d’une prouesse majuscule.

- 9e, Ricardo Zamora : gardien mythique de l’équipe d’Espagne entre 1920 et 1936, Zamora donnait l’impression d’être imbattable selon Santiago Bernabeu. Ce fils d’un médecin de Cadix fut recruté en 1919 par le Barça, et le quitta en 1922 pour le voisin de l’Espanyol, avant de rejoindre le Real Madrid en 1930. Vainqueur de deux Coupes d’Espagne en 1920 et 1922 avec les Blaugrana, Zamora est certainement le premier joueur de l’histoire du football à être devenu un phénomène médiatique. Sa renommée est telle que lorsque Staline apprend que Niceto Alcalá-Zamora est nommé à la tête de la République espagnole, le dictateur soviétique s’exclama : Ah ! Le gardien de football !

- 8e, Romario (FIFA World Player en 1994) : pendant cinq ans, il fut avec Dennis Bergkamp le meilleur joueur de l’Eredivisie, et le fer de lance du PSV Eindhoven. En 1993, Johan Cruyff fait venir Romario à Barcelone. Comme Diego Maradona, O Baixinho n’est pas un stakhanoviste de l’entraînement mais le triple Ballon d’Or néerlandais va pourtant tirer la substantifique moelle de son attaquant de poche brésilien. En instaurant une relation de confiance avec Romario, Cruyff lui fera réaliser la meilleure saison de sa fantastique carrière, ponctuée par une victoire en Coupe du Monde avec le Brésil. Le meilleur exemple est le fameux triplé de Romario lors du 5-0 infligé en février 1994 au Real Madrid, match après lequel le Brésilien s’envola en pleine saison pour le carnaval de Rio de Janeiro ! Mais il fut sacré Pichichi avec 30 buts en 33 matches, son seul échec étant la finale de C1 d’Athènes contre le Milan de Capello, que Romario traversa comme un fantôme, mais il avait déjà la tête à sa World Cup américaine. Dès janvier 1995, Romario retourne à Flamengo. Trois ans plus tard, en 1998, Cruyff indiquait que Romario aurait pu être le roi des années 90 s’il avait vraiment voulu, beau compliment de celui qui est plutôt réputé avare en la matière.

- 7e, Michael Laudrup (5e du Ballon d’Or en 1993) : arrivé en 1989 à Barcelone en provenance d’une Juventus orpheline de Michel Platini, le Danois porta longtemps le numéro 9 même s’il fut le numéro 10 de la Dream Team catalane montée par Johan Cruyff, celle là même qui dépucela le club en mai 1992 en Coupe d’Europe des Clubs Champions. Sa technique virtuose et ses passes lumineuses ont régalé le Camp Nou des années durant, et l’aîné des frères Laudrup quitta en 1994 les Blaugrana pour l’ennemi séculaire du Real Madrid, la faute à une relation dégradée avec Cruyff durant les six derniers mois, mais également à la concurrence de Romario, les deux autres étrangers du clubs (Hristo Stoïtchkov et Ronald Koeman) étant beaucoup plus souvent titulaires que lui durant la saison 1993-1994, dans une époque qui précédait encore l’arrêt Bosman. A l’été 1994, Laudrup sera remplacé par le Maradona des Carpates, Gheorghe Hagi qui sera lui aussi sur le banc face au trio Romario Stoïtchkov Koeman, et le Danois sera avec Ivan Zamorano et Fernando Hierro l’une des pierres angulaire de la Liga conquise par le Real Madrid de Jorge Valdano en 1995.

- 6e, Hristo Stoïtchkov (Ballon d’Or en 1994) : chien fou venu des Balkans, incroyable dynamiteur de défense, ce numéro 8 était la figure de proue des années Cruyff avant que Romario en débarque en 1993 en Catalogne. Dès son arrivée en 1990 en provenance du CSKA Sofia où il s’était révélé à l’échelle européenne, le Bulgare se fait remarquer, marchant sur le pied d’un arbitre en Supercoupe d’Espagne. Pierre angulaire de la Dream Team quadruple championne d’Espagne entre 1991 et 1994, Stoïtchkov marque toujours des buts décisifs lors des matches couperet : contre Bilbao en 1992, contre la Real Sociedad en 1993 puis contre le FC Séville en 1994. Gaucher de génie, l’enfant de Plovdiv rêvait du Ballon d’Or depuis le sacre de Kevin Keegan en 1978 : il le frôle en 1992, terminant dauphin de Marco Van Basten, avant de le recevoir en 1994, à mi-chemin entre plébiscite et élection serrée. Marquant son 100e but avec le Barça en novembre 1994 face à Manchester United, Stoïtchkov voit ses relations se détériorer avec Johan Cruyff durant la saison 1994-1995. Comme Michael Laudrup un an plus tôt, le Bulgare voit l’idylle finir en queue de poisson. Transféré à Parme en 1995, il rate son adaptation dans le Calcio et revient au bercail dès 1996, mais sera remplaçant derrière Ronaldo puis Rivaldo, finissant son bail catalan par la petite porte sous le mandat de Louis Van Gaal, loin de l’hommage qu’il aurait mérité pour l’ensemble de son oeuvre.

- 5e, Ronaldo (2e du Ballon d’Or en 1996) : lorsqu’il débarqua à Barcelone après les Jeux Olympiques d’Atlanta, Ronaldo n’avait que 20 ans et avait à peine enlevé l’appareil dentaire qu’il portait encore au PSV Eindhoven, où il suivait déjà les traces de son aîné Romario … Il Fenomeno n’a joué qu’une seule saison au Barça, mais quelle saison ! En 1996-1997, sous l’égide du tandem Bobby Robson / José Mourinho, Ronaldo va tutoyer la perfection et s’attirer tous les superlatifs, terminant Pichichi en Liga avec 37 buts en seulement 34 matches, avec ce but venu d’ailleurs contre Compostela, qui rappelle celui de Diego Maradona en 1986 contre l’Angleterre. Son début de saison est tellement impressionnant qu’il maintient l’espoir d’un titre de champion d’Espagne pour Barcelone face à l’implacable Real Madrid de Capello, et qu’il le frôle le Ballon d’Or à seulement 20 ans face à Matthias Sammer. Comme El Pibe del Oro, Ronaldo fut l’objet de toutes les convoitises, étant transféré du PSV pour le Barça pour une somme record à l’époque, battant ensuite un an plus tard le record du plus gros transfert lorsqu’il partit à l’Inter Milan en 1997.

- 4e, Laszlo Kubala : au début des années 50, le Barça a connu un premier âge d’or avant que le Real Madrid ne recrute Alfredo Di Stefano en 1953. Meilleur joueur de l’Histoire du club avant que Johan Cruyff ne débarque en 1973, l’ancien Hongrois est resté onze ans en Catalogne de 1950 à 1961, et aurait mérité de finir sa période blaugrana par un triomphe européen. Mais Benfica en décida autrement sur la pelouse du Wankdorf de Berne, stade déjà maudit en 1954 pour les ex-compatriotes magyars de Kubala, en l’occurrence Sandor Kocsis et Zoltan Czibor, clés de voûte de l’Aranycsapat finaliste malheureuse de la Coupe du Monde 1954 contre la RFA.

- 3e, Xavi (3e du Ballon d’Or en 2009, 2010 et 2011) : métronome du jeu catalan, Xavi a connu deux carrières, avant et après 2008. Fidèle au Barça durant 17 saisons (1998-2015), Xavi fut un exceptionnel pourvoyeur de caviars, le poumon du jeu blaugrana de la Dream Team de Pep Guardiola. Meilleur joueur de l’Euro 2008 avec l’Espagne, ce n’est pas pour rien s’il est monté trois années de suite sur le podium du Ballon d’Or en raison de ses performances exceptionnelles avec Barcelone. Il faut chercher loin dans sa mémoire pour trouver trace de matches ratés de Xavi, joueur qui touchait 100 ballons par match vu son importance dans le dispositif catalan. Il fut de tous les grands triomphes des années 2000-2010 du Barça : les 4 finales de C1 gagnées par le club (2006, 2009, 2010 et 2011), le mythique 6-2 au Bernabeu en mai 2009, le 5-0 infligé au Real Madrid de José Mourinho en novembre 2010, en écho direct aux manitas de février 1974 et 1994, la victoire 3-1 au Bernabeu en décembre 2011… Les adieux auxquels il a eu droit en juin 2015 lors de son départ en disent long sur son colossal apport au palmarès et au prestige du Barça.

- 2e, Lionel Messi (Ballon d’Or en 2009, 2010, 2011 et 2012) : ce Pantagruel des terrains de football possède tant de records, il a marqué tant de matches de son empreinte par des triplés, des quadruplés voire des quintuplés qu’il serait difficile d’extraire une seule image de Lionel Messi, à l’exception peut-être de son sensationnel but de la tête en 2009 à Rome contre Manchester United en finale de C1, lobant Edwin Van der Sar à qui le lutin argentin rend pourtant 30 cm sous la toise. Quadruple Ballon d’Or, quadruple vainqueur de la C1, septuple champion d’Espagne, auteur du sextuplé en 2009, la Pulga a vite détrôné Ronaldinho, Kubala, Stoïtchkov ou Romario dans la légende du FC Barcelone. L’Histoire est bien connue, le club a accepté de payer le traitement pour favoriser la croissance du jeune Argentin. Emigrant en Catalogne, Messi débute en octobre 2004 sous les ordres de Frank Rijkaard. C’est en mars 2006 qu’il se révèle dans une confrontation européenne contre Chelsea. Le déclin progressif de Ronaldinho et Deco, conjugué au départ de Ludovic Giuly, offre de plus en plus de temps de jeu au numéro 19 qui récupère ensuite le numéro 10 du virtuose brésilien parti en 2008 au Milan AC. Avec Pep Guardiola, Leo Messi devient le meilleur joueur du monde, seul Cristiano Ronaldo pouvant lui être comparé pour ses statistiques tout aussi hallucinantes en Liga ou Ligue des Champions. Mais contrairement à Cruyff qui arrivait dans un Barça orphelin de titre de champion d’Espagne depuis 1960, le natif de Rosario était déjà dans l’un des plus grands clubs du monde à sa première apparition sous le maillot blaugrana. Et Messi, contrairement à Cruyff qui n’avait besoin que de lui-même, a toujours eu besoin de ses coéquipiers pour exister, si génial soit-il par son habileté diabolique face au but, sa vitesse redoutable ou sa technique de velours : Xavi et Iniesta tout d’abord, Neymar et Luis Suarez par la suite…

- 1er, Johan Cruyff (Ballon d’Or en 1973 et 1974) : Lionel Messi pourra accumuler les titres, les buts et les records, il ne pourra jamais détrôner Johan Cruyff de la première place d’un tel classement pour une raison simple. Héritier des Dream Teams de Cruyff et Rijkaard qui ont forgé le cercle vertueux de l’ogre catalan entre 1988 et 2006, le lutin argentin ne réussira jamais ce que Cruyff a réussi à Barcelone tout comme Di Stefano à Madrid, Beckenbauer à Munich ou encore Maradona à Naples : changer le destin d’une équipe qui ne gagnait pas, changer l’ADN d’un club… Le témoignage de l’ancien président du Barça Joan Laporta (2003-2010) est sans équivoque : Johan Cruyff est le personnage le plus important de l’Histoire moderne du Barça. C’est lui qui nous a montré que gagner était possible. Pendant mes douze premières années, je n’avais jamais vu gagner le Barça. Grâce à ce match en 1974 et à cette Liga, l’histoire a changé. Quand il débarque de l’Ajax Amsterdam en 1973, Johan Cruyff est déjà le meilleur joueur du monde, il va devenir la locomotive d’un club qui attend le titre de champion d’Espagne depuis 1960 ! Dès sa première saison en Catalogne, le Hollandais Volant offre ce titre tant attendu au Barça, avec en point d’orgue une victoire 5-0 le 9 février 1974 sur le terrain de l’ennemi séculaire, le Real Madrid. Cette manita fondatrice est le chef d’œuvre collectif du Barça, Cruyff ayant lui réalisé un exploit avec un but venu d’ailleurs, un véritable OVNI, le 22 décembre 1973 contre l’autre club madrilène, l’Atletico. En 1975, les Blaugrana sont éliminés par Leeds en demi-finale de C1, la fin du séjour catalan de Cruyff est moins réussie avec des problèmes relationnels avec Hennes Weisweiler (ancien coach du Borussia Mönchengladbach), le triple Ballon d’Or quittant le club en 1978 après une Coupe du Roi, direction la NASL, Eldorado de l’époque avec sa manne de dollars. Barcelone, lui, recrute Hans Krankl pour le remplacer. Dix ans plus tard, Cruyff 2.0 revient au Barça comme entraîneur, et il va une fois de plus révolutionner le club catalan, brisant le totem de la malédiction européenne en C1 (deux finales perdues en 1961 et 1986).

Ce top 20 laisse sur le carreau des joueurs comme Cesar Rodriguez, Luis Suarez (l’Uruguayen), Andoni Zubizarreta, Guillermo Amor, José Maria Bakero, Txiki Beguiristain, Hans Krankl, Zlatan Ibrahimovic, Gary Lineker, David Villa, Alexis Sanchez, Yaya Touré, Thierry Henry, Gheorghe Hagi, Laurent Blanc, Gheorghe Popescu, les frères de Boer, Patrick Kluivert, Zoltan Czibor, Sandor Kocsis, Sergio Busquets, Allan Simonsen, Bernd Schuster, Robert Prosinecki, Luis Enrique, Deco, Henrik Larsson, Rafael Marquez, Miguel Angel Nadal, Julio Salinas, Juan Roman Riquelme, Mark Hughes, Johan Neeskens, Carles Rexach, Victor Valdes, Lilian Thuram, Gianluca Zambrotta, Eric Abidal, Dani Alves, Ivan Rakitic.

  1. avatar
    16 novembre 2015 a 13 h 57 min

    Messi pourrait gagner 10 C1, 15 Ligas, 7 Ballons d’Or et marquer 1000 buts avec le Barça, il restera derrière Cruyff pour moi, car le Néerlandais a réussi quelque chose de plus fort, changer le destin du club catalan.

    Par contre, celui qui viendra déloger l’Argentin de sa place de dauphin n’est pas encore né, même si l’on souhaite le meilleur en Catalogne pour Neymar, qui pourrait relayer la Pulga après sa retraite, vu que le Brésilien est de 5 ans le cadet de Leo Messi.

    • avatar
      17 novembre 2015 a 12 h 37 min

      Il manque Duga et Christanval.

      Et n’oublions pas Charles “Patriot” Kaboré, qui est sans doute le plus grand joueur qui soit presque venu au Barça, loin devant Di Stefano.

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        17 novembre 2015 a 17 h 17 min

        Et Frédéric Déhu aussi attention ! En plus, recruté par un certain M. Van Gaal, l’homme qui ne se trompe jamais c’est bien connu …

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      19 mars 2017 a 10 h 52 min
      Par Djabir

      Bien vu JOJO LE GRAND je partage absolument votre point de vue Pour tout ce qu’il a fait au foot Johan Cruyff est pour moi le plus grand monsieur de ce sport devant Franz Beckenbauer (qui a tout gagné en tant que joueur et entraineur avec notamment 2 finales dont une victorieuse durant les 6 années passées à la tête de la sélection allemande).

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    17 novembre 2015 a 15 h 23 min

    Salut Axel,

    J’aime bien ton podium.
    Une chose que tu n’as pas assez développée à mon goût, l’aspect meneur d’hommes de Cryuff, qui naturellement s’est vu lors de son succès en tant qu’entraîneur.

    Deux aspects supplémentaires en faveur de Messi:

    - sa longévité à un niveau exceptionnel. Messi a su s’adapter à une succession d’entraineurs et de coéquipiers. Sa fidélité sans doute éternelle au club qui lui a donné une chance (cf. le traitement de croissance). De plus il a remplacé puis éclipsé les plus grands joueurs, donc il a fait face à une vraie concurrence au sein de l’équipe.

    - Cryuff a donné le goût de la victoire au Barça. Messi (et sa bande, incluant le coach Guardiola) lui a donné le goût de l’excellence année après année.

    Par contre, je pense qu’il ne tentera même pas une carrière d’entraîneur car il manque de charisme et de leadership pour mener directement les hommes. Ceci dit il agit aussi par l’exemple, mais ce n’est aps suffisant pour être entraineur.

  3. avatar
    17 novembre 2015 a 17 h 11 min

    Salut Fabrice,

    Oui Johan Cruyff avait un charisme énorme sur le vestiaire, et c’est pour cela que cela a clashé avec Weisweiler arrivé en 1975 en provenance de Monchengladbach.
    Et c’est aussi pour cela qu’il avait quitté l’Ajax en 1973, étant vexé de ne pas être plébiscité comme capitaine à Amsterdam.

    Leo Messi est mieux entouré que Cruyff (joueur), qui n’avait que Neeskens et Rexach à l’époque, là où la Pulga peut compter sur Neymar, Suarez, Iniesta, Rakitic, Piqué, Dani Alves et Busquets, sans oublier ceux qui sont partis depuis plus ou moins longtemps, Xavi, Puyol, Henry, Villa, Sanchez, Ibrahimovic, Abidal, Deco, Eto’o, Ronaldinho, Marquez, Pedro …

    Pour la longévité, Cruyff a joué super longtemps à un excellent niveau, hormis sa pige en NASL (Los Angeles et Washington) et son passage raté en D2 espagnole début 1981 à Levante.
    Sinon, de 1966 à 1978 puis de 1981 à 1984 (retour en Eredivisie), il fut excellentissime.

  4. avatar
    18 novembre 2015 a 1 h 16 min
    Par nicolas

    Quand je voit comment ce club a traité Emmanuel Petit de sous merde je ne pense pas que cela soit utile de le mentionner.

    Les gros clubs de foot sont bien souvent les plus cons et les plus ennuyeux. Je suis désolé de casser ton article Axel.

    • avatar
      19 novembre 2015 a 19 h 10 min
      Par mousab

      mais moi je dit le barca est parfai

  5. avatar
    18 novembre 2015 a 11 h 17 min

    Salut Nicolas,

    Personne ne dit que Barcelone est parfait loin de là, ce qui s’est passé avec l’Ouzbékistan sous Laporta est ignoble avec Gulnara Karimova notamment, alors que le club est sous partenariat avec l’UNICEF.

    Mais reconnais aussi qu’un top 20 du FC Sochaux Montbéliard, c’est quand même moins vendeur comme article …

    Pour emmanuel Petit, il est arrivé au mauvais moment : départ de Nunez, Gaspart qui n’avait pas le niveau pour gérer le club, Figo parti au Real Madrid, Rivaldo esseulé au milieu de Néerlandais perdus sans Van Gaal …

  6. avatar
    19 novembre 2015 a 1 h 42 min
    Par Nicolas

    Je te comprends Axel mais le Barça n’avait qu’a pas faire ça même si ils avaient des soucis.

    Mais pour le FC Sochaux je suis d’accord.

  7. avatar
    19 novembre 2015 a 14 h 29 min

    Salut Nicolas,

    Il faut distinguer le club et Joan Laporta (ou Sandro Rosell qui a truandé sur le transfert de Neymar).
    Le FC Barcelone terminera le 29 novembre sa 116e année d’existence, et l’institution ne peut pas être condamnée pour quelques années noires au niveau du comportement de ses présidents, paradoxalement au moment où le club a connu son apogée sportive.

    De la même manière qu’on ne peut pas résumer le Milan AC à Berlusconi, le Real Madrid à Bernabeu ou Perez, l’OM à Tapie, Chelsea à Abramovitch, l’Inter à Moratti fils et père, le Bayern à Uli Hoeness, Parme à Tanzi, la Lazio à Cragnotti, ou la Juventus à Moggi par exemple …

  8. avatar
    11 février 2016 a 22 h 34 min
    Par Renault

    Il ne faut pas agir ainsi. Ce que Messi a fait au Barca, personne d’autre ne l’a fait!!!! Vous faites expres! Cela sonne mal a vos oreilles quand Leo passe pour le meilleur de l’histoire.

  9. avatar
    2 mars 2016 a 14 h 49 min
    Par yves

    pour moi Puyol a sa place dans le classement

  10. avatar
    31 mai 2016 a 14 h 06 min
    Par Williams MOMBE

    Je ne suis pas totalement dacord avec ce top car ronaldinho n’est paz honoré 13e c’est blague

  11. avatar
    31 mai 2016 a 14 h 17 min
    Par Williams MOMBE

    1er cruff 2e ronaldinho et 3e messi car messi a trouvé une tres bonne Equipe du barca uniesta,Xavi,bousquet,puyol et d’autres

  12. avatar
    3 septembre 2016 a 22 h 32 min
    Par davido

    Messi le number 1 ces le meilleur

  13. avatar
    29 novembre 2016 a 21 h 49 min
    Par Juvenal

    Lionel MESSI est le plus grand footballeur de tous les temps et comment expliquer lui qui a passé toute sa carrière au fc Barcelone ne puisse être le numéro un du classement ; malgré ce que Johan Cruyff avait apporté au club ?
    C’est un classement fallacieux !
    pour ce qui me concerne Lionel MESSI est même le plus grand footballeur de tous les temps et le meilleur que j’aie vu dans ma vie !

  14. avatar
    6 décembre 2016 a 16 h 53 min
    Par JIMMYLARSSON MALUNDAMA

    Messi est exceptionnel

  15. avatar
    11 décembre 2016 a 11 h 27 min
    Par zang marc celse

    Messi n mérite même pas d’être en 2eme position car il n fait que des records personnels il n fait rien d’extra pour l club

  16. avatar
    29 décembre 2016 a 13 h 32 min
    Par Shirty zaratuza

    Totalement deçu de la basse consideration que Ronaldinho moins que Leo ont pour le club, c classement est pour moi ….

  17. avatar
    4 mars 2017 a 9 h 21 min
    Par Jojo Le Grand

    Je reconnai que en matière football messi est plus performant que Cruyff mais ce dernier mérite la première place parce qu’il a changé l’histoire du FC Barcelone et pour mon classement Cruyff Messi Ronaldinho Eto’o et consort. Merci

  18. avatar
    12 mars 2017 a 1 h 14 min
    Par Joël jésus

    Messi est plus grand que tout !

  19. avatar
    15 mai 2017 a 12 h 46 min
    Par Ongomitian sylvain

    pour moi Me……………………..ssi est le meilleur de tous les temp

  20. avatar
    30 mai 2017 a 3 h 45 min
    Par Sam

    Lionel Messi est le meilleur joueur de l’histoire du FC Barcelone et il est par là même occasion le meilleur joueur de l’histoire du football.

  21. avatar
    17 novembre 2017 a 14 h 57 min
    Par Keji

    Messi merite la première place.

  22. avatar
    17 novembre 2017 a 14 h 59 min
    Par Keji

    Messi est le plus gand joueur qui existe

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