Ligue 1 Conforama : retour vers le futur
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Ligue 1 Conforama : retour vers le futur

Le calendrier de la Ligue 1 Conforama a enfin été dévoilé. Décryptage des événements majeurs qui interviendront au cours de la saison.

J1 : Pour sa première journée version Confo’, la Ligue 1 a décidé de mettre à l’honneur deux clubs connus pour leur glorieux passé, moins pour leurs récents exploits. Pour preuve, sur leurs 6 dernières confrontations, jamais l’entraîneur d’une de ces équipes n’a serré la paluche de son confrère plus d’une fois. Aujourd’hui, exit les Der Zakarian, Girard, Antonetti, Renard ou Collot ; place à 2 entraîneurs ultra-bankables dans le petit monde du ballon rond. Marcelo Bielsa reçoit Claudio Ranieri ! Le soi-disant meilleur tacticien du monde selon Guardiola face à un type qui a gagné la Premier League avec Leicester. Ca a quand même de la gueule. Toujours plus que de dire que Nantes se déplace à Pierre-Mauroy.

J4 : Peu avant la clôture du mercato, Kylian M’Bappé officialise son départ vers le Real Madrid pour 130M€ plus 20M€ en bonus. A 18 piges, il devient le joueur le plus cher de l’Histoire et bat le récent record de Wayne Rooney, parti à Shanghai contre un chèque de 120M€. Malgré ce transfert astronomique, Zizou décide de le prêter une dernière saison à Monte-Carlo, histoire de ne pas griller le petit avant la Coupe du Monde 2018. C’est dans ce contexte que l’OM se déplace à Louis-II. Au cours de ce match, les latéraux du Champions Project Sagna et Evra (70 ans à eux deux) prennent l’eau devant les furies monégasques et le néo-Madrilène. Le bilan est lourd, l’OM prend 4 plombs dans les filets. En conférence de presse, Garcia se veut rassurant pour la suite de la saison, affirmant qu’à l’exception de ce faux-pas, l’OM dispose de la meilleure défense du championnat.

J6 : Après le budgetico de la 1ère journée entre le PSG et Amiens, le club de la capitale affronte cette fois l’adversaire le plus à sa portée. Etrangement, c’est bien l’OL et non le club parisien qui se déplace dans la peau du leader de ce championnat après un début de saison canon et sans le moindre faux-pas. Remis de son transfert avorté à l’Atletico puis à Liverpool, faute de documents envoyés quelques minutes trop tard, Lacazette est par ailleurs titularisé pour la première fois par Génésio, préférant auparavant ne pas faire partie du groupe tant que sa situation ne s’était pas éclairée. Le PSG aligne de son côté Lo Celso, dont la pré-saison fût une totale réussite et profitant d’un problème musculaire de Pastore. C’est d’ailleurs lui qui offre le seul but du match sur une ouverture lumineuse de Renato Sanches. Le PSG tient ses nouveaux hommes forts.

J11 : A 3 jours d’un match décisif pour l’une et l’autre des équipes en Ligue des Champions, le choc entre Niçois et Parisiens est vu comme une répétition générale. Alors que le PSG n’a besoin que d’un point face au RB Leipzig pour passer au tour suivant –le RB Salzbourg ne participe donc pas à la compétition après une étrange match de barrage cumulant 3 buts inscrits contre son camp-, Nice de son côté, se doit de l’emporter impérativement face à Manchester City pour continuer d’y croire. Lucien Favre décide de ménager Balotelli pour ce déplacement et fait confiance à Mickaël le Bihan. L’ancien Havrais prouvera une fois de plus après mai 2017 que la ville normande à la cote en permettant à son équipe de revenir au score dès l’engagement. Une faute de concentration qui n’empêchera pas le PSG de s’imposer sereinement. L’OGC Nice vit décidément une période bien délicate sans ses anciennes perles parties aux 4 coins de l’Europe pendant l’été.

J17 : C’en est trop pour Oscar Garcia, qui depuis son arrivée n’arrive pas à s’entendre avec sa direction. Les résultats ne sont pas présents et la dernière victoire remonte à la 8ème journée lors d’un déplacement face à Troyes, bon dernier et déjà parti pour faire le yo-yo entre L1 et L2. Après une défaite 3-0 sur un coup du chapeau de Valère Germain, le technicien espagnol remet la première partie de sa lettre de démission à Bernard Caïazzo et l’autre à Roland Romeyer. Surpris, ce dernier évoquera qu’ « il ne comprend pas cet échec », pensant que « mettre un entraîneur étranger suffisait à faire gagner une équipe ». Coup de froid à Saint-Etienne, dont les présidents se doivent désormais de chercher au plus vite une solution pour remettre la machine en route. Lucide, Garcia évoquera de son côté en conférence de presse que l’OM n’a pas concédé de but et rappelant que « si on enlève les matchs contre le PSG, Monaco et Bordeaux, ils sont parmi les meilleures défenses de L1 ».

J19 : Claudio Ranieri l’a encore fait ! Après sa victoire sur Amiens, l’Italien offre le titre honorifique de champion d’Automne au FC Nantes, comme il l’a fait avec Leicester 2 ans auparavant. Les sites de paris sportifs s’emballent et une vague de gens décide de miser sur une victoire nantaise à l’issue de la saison. Près de 50 000 tickets sont ainsi placés en quelques jours. L’engouement autour de ce phénomène est si important que les bookmakers décident même de suspendre le pari pendant plusieurs jours. Comme un symbole, Ranieri profite du mercato hivernal pour se faire prêter Riyad Mahrez par la Juventus, dont le temps de jeu est famélique.

J24 : On apprend que l’homme d’affaires Gérard Lopez a mentionné une clause dans le contrat de Marcelo Bielsa lui stipulant d’être obligatoirement sur une glacière lorsqu’il est sur le banc du LOSC, question de marketing. Par ailleurs, le dispositif en 3-2-1-4 et l’installation dans ce système des jeunes recrues boliviennes, costariciennes et éthiopiennes dénichées par Luis Campos fonctionne à merveille. Unai Emery est donc prévenu : la tâche sera difficile, d’autant que le 1/8ème de finale de Ligue des Champions face à Barcelone arrive à grand pas et pèse dans les esprits. Mais après 45 premières minutes de grande facture de la part des Dogues, Paris va finalement renverser la vapeur en seconde mi-temps et l’emporter 4-6, profitant de l’état de fatigue très avancé des Lillois. Paris en profite pour reprendre la seconde place à son concurrent du soir.

J27 : Derby Rhônalpin, acte 2. Après que Saint-Etienne ait essuyé de nombreux refus au poste d’entraîneur, c’est finalement le fils de « Tchouki » qui prend les rênes du club. Ses résultats sont sensiblement différents que ceux que son père a connu avec les Verts puisqu’il est jusqu’ici invaincu. Ce derby est l’occasion pour beaucoup de revenir sur les choix contestables d’Aulas de maintenir Génésio alors que son club figure à la 6ème place de la L1 et est en ballottage défavorable en Europa League. Le président lyonnais en profite pour lancer une pique sur Twitter : « Votre incompétence me navre ! Génésio a été ½ finaliste de l’EL l’an dernier et ns sommes en Europe depuis plus de 20 ans ». Saint-Etienne l’emporte finalement au Parc OL, mais n’empêchera pas Aulas de continuer à soutenir (en surface) Bruno Génésio.

J34 : Près de 2 ans après avoir démissionné du club du jour au lendemain, Marcelo Bielsa fait son retour au Vélodrome. L’entraîneur argentin dispose encore d’une cote d’amour inestimable aux yeux des supporters marseillais. Cette saison, son LOSC aura sensiblement connu le même parcours que lorsqu’il était à l’OM : une première partie extraordinaire avant de lâcher petit à petit des points et voir s’éloigner la qualification en C1. Si ce match revêt donc une saveur particulière par l’aspect des retrouvailles entre les 2 parties, il l’est également sur le plan comptable, car celui qui perd ce soir pourrait bien définitivement dire adieu à la 3ème place. Fort de ce contexte particulier, l’OM et le LOSC se crispent et se neutralisent dans un match sans saveur.

J38 : Pour l’ultime journée de la Ligue 1 Conforama, tout reste à faire. Seul Troyes connaît le sort qui lui est promis. Avec 17 malheureux points, le club de l’Aube a même fait pire que son total en 2015-2016. Amiens et Rennes complètent les places dans la zone rouge, mais peuvent encore espérer se sauver. En tête de classement, ça se bouscule. Ranieri est encore en lice pour l’impensable, d’autant qu’il fait face à un PSG plus concerné par son déplacement à Kiev pour la finale de la Ligue des Champions que par une victoire en Ligue 1. L’OM complète le podium, mais voit son concurrent bordelais lui mener la vie dure. L’OL semble lui avoir vécu la saison de trop, tout comme Monaco, dont le petit Kylian semble avoir la tête au Real depuis plusieurs mois déjà. Sans oublier les départs de l’an passé qui ont pesé trop lourd cette saison. Nice a de son côté vécu une saison cauchemardesque et semble déjà préparer l’avenir depuis que le maintien a été acquis. Quant au LOSC, le projet laisse un arrière-goût d’inachevé avec un début très prometteur, mais une méthode Bielsa bien trop éreintante pour les joueurs.

Alors que le PSG mène logiquement face aux Caennais et sont donc virtuellement champions grâce à une plus large différence de buts, Emiliano Sala, dans les derniers instants du match face aux Alsaciens, vient faire lever de bonheur les 37 000 spectateurs présents à la Beaujoire. Monsieur Thual siffle la fin du match dans la foulée. Ranieri vient de rééditer l’exploit d’être champion avec une équipe de seconde zone et justifie son statut de ténor des bancs de touche. La Ligue 1 Conforama, première du nom, tient son champion.

  1. avatar
    19 juin 2017 a 16 h 42 min

    Superbe ! Toujours délectables ces articles fictifs :D

    • avatar
      20 juin 2017 a 14 h 25 min

      Bonjour Fabrice,

      Heureux que ca t’ait plu, comme tu peux le constater j’ai fait place à mon imagination

  2. avatar
    20 juin 2017 a 18 h 01 min

    Pas mal. Par contre, il manque le classement final détaillé de ce championnat fictif.

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