Barça-PSG : mais qui est responsable ?
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Barça-PSG : mais qui est responsable ?

Neymar, Cavani, la défense parisienne, Emery... Tellement de questions se posent après une rencontre aussi riche en émotions.

Pour se qualifier, Barcelone devait l’emporter par au minimum 5 buts d’écart étant donné le match aller (4-0). Apres une première mi-temps plus que satisfaisante du FCB, les Catalans menaient 2-0. A ce moment-là, personne ne se doutait encore de ce qui allait arriver. Lorsque Edinson Cavani a marqué le but du 3-1, cela semblait plié pour la qualification.

Mais Barcelone a su puiser dans ses ressources mentales pour se qualifier de manière historique. Aucune formation dans l’histoire européenne n’avait validé son billet pour le tour suivant après avoir encaissé un 4-0 au match aller. A la 88e minute, Neymar a sonné la révolte en alourdissant le score à 4-1. Dans le temps additionnel, aux 91e et 95e minutes, les Catalans ont brisé les espoirs français.

Un stade en fusion dès le coup de sifflet final a raccompagné les Espagnols aux vestiaires, ces derniers qui ne voulaient plus quitter la pelouse après cette énorme leçon de réalisme et de mental donnée aux Parisiens.

Mais au final, qui est le fautif de ce terrible faux-pas du PSG ?

La défense parisienne ?

Six buts encaissés, dont deux sur penalty, ainsi que deux buts casquette en première mi-temps, peuvent résumer le cauchemar de la défense parisienne. Tout d’abord, lors du premier acte, des que l’équipe catalane eut accélérer le jeu, la charnière centrale Silva-Marquinhos, qui habituellement parrait très sereine, semblait très déstabilisée par les excellents ballons transmis par le milieu de terrain. Un premier but inscrit par Suarez des la troisième minute vient faire douter un minimum déjà le PSG. Mais, après un terrible marquage et cafouillage dans la surface, ainsi qu’une talonnade d’Iniesta, c’est Kurzawa qui vient marquer contre son camp et relancer tout les espoirs du Camp Nou juste avant la pause. En seconde période, deux penaltys (à la 50e et 90+1e) ont été concédés ce qui prouve le manque de maitrise d’autant plus qu’il en fallait peu lors de cette rencontre pour que Suarez se laisse tomber dans la surface et convaincre l’arbitre de ce match, malgré le fait que les fautes soient belles et bien réelles. Lors du but du 3-1, la défense française a affiché plus de maîtrise mais dans les derniers instants, elle s’est littéralement effondrée sous les assauts de la MSN et du Barca pour finalement rompre,s’incliner lourdement et encaisser trois buts en seulement huit minutes. Nous avons vu un sérieux manque de niveau défensif ce soir du coté de Barcelone, d’autant plus que sur les cotés, Kurzawa et Meunier ont laissé de grands boulevards pour les attaques adverses. Dans un grand soir, il est très difficile de faire face à cette attaque catalane qui fait mal lors de chaque incursions dans la moitié de terrain. Un sérieux manque de maitrise aura probablement couté la qualification au PSG.

Le but de Cavani : maîtrise ou relâchement parisien ?

Lorsque Neymar a marqué le but du 3-0 à la 50e, tout semblait possible pour les Barcelonais. Des espoirs vite éteints puisque, à la 62e minute, en bon renard des surfaces, Cavani est venu fusiller ter Stegen. A ce moment précis, les Catalans y croyaient encore mais le stade beaucoup moins. Nombreux sont ceux qui ont même quitté le stade après le but de l’Uruguayen car il fallait désormais 3 buts au Barça pour se qualifier et aucune prolongation n’était envisageable.

La défense parisienne s’est alors mise en retrait et a affiché une certaine assurance que nous n’avions pas vu encore au cours de ce match. Trapp a répondu présent également face aux différentes frappes adverses. Verratti a même expliqué à la presse que les Barcelonais lui ont dit, juste après le but de Cavani, “que c’était terminé pour eux”. Mais le coup-franc de Neymar a eu le mérite de réveiller le Barça dans les derniers instants pour en marquer 3, crucifiant le PSG et sa défense. Cavani a tout donné mercredi soir mais il a aussi indirectement contribué à la fulgurante fin de match des rouges et bleus.

Emery, une faute professionnelle ?

Il est souvent expliqué que dans le football, lorsqu’un rencontre se perd, c’est à 90% la faute de l’entraineur. Hier soir, Emery a sûrement perdu une bataille tactique lourde de conséquences. En alignant son 4-3-3, le coach basque espérait bien bloquer le terrible milieu de terrain catalan, notamment grâce à l’excellent Verratti. Mais Luis Enrique, en alignant un inhabituel 3-4-3, a bel et bien réussi sa remontada.

Avec sa une défense à trois, il a garni son milieu de terrain avec Messi en n°10 afin de distribuer le jeu vers les trois attaquants, Suarez, Neymar et Rafinha, et faire couler la défense. L’entraineur du Barca savait qu’en bloquant le milieu, les attaques parisiennes seraient rares ; il a donc aligné une défense à trois et a bien eu raison sur ce point. En face, Rabiot n’a pas été en mesure de soutenir sa défense face à la rapidité des Barcelonais qui se “baladaient” entre les lignes sans être dérangés. Emery a donc en partie contribué au fait d’avoir encaissé 6 buts mais il faut également souligner l’excellent choix tactique d’Enrique au moment d’aborder cette rencontre.

Neymar, beaucoup trop fort ? 

C’est un Brésilien de gala qui a marqué la rencontre de son pied droit. Il est impliqué sur les 3 derniers buts de son équipe, les 3 buts décisifs. A la 88e minute, il envoie un coup-franc splendide en pleine lucarne, sur lequel Trapp n’a pu être que spectateur. Trois minutes plus tard, c’est lui qui transforme le penalty et offre une fin de match de folie aux Catalans. Cerise sur la gâteau, il est passeur décisif sur le but du 6-1 de Sergi Roberto, d’une magnifique passe lobée qui a éventré la défense parisienne.

En plus de tout cela, le Brésilien a réalisé un match techniquement parfait, en jouant toujours très juste. Positionné en ailier comme à son habitude, il est le grand homme du match, porté par avec un mental d’acier pour qualifier sa formation. De son coté, Paris, à qui tout souriait après le match aller, va vite devoir relever la tête afin de ne pas être distancé dans une course au titre qui s’annonce passionnante.

Quentin Jacquet

  1. avatar
    10 mars 2017 a 22 h 02 min
    Par racati

    Très bien ton article. Pas comme les très très nombreux articles du journal madrilène MARCA qui depuis trois jours ne cesse de clamer que l’unique responsable de la défaite du PSG est l’arbitre allemand! Et il vaudrait mieux qu’ils se taisent car, en tant que supporters du Real Madrid, ils sont plutôt mal placés pour mettre en cause l’arbitrage…

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