Ligue des Champions : l’équipe-type de la saison
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Ligue des Champions : l’équipe-type de la saison

Alors que cette fantastique édition 2017/2018 de la Ligue des Champions touche à sa fin, l’heure est au bilan. Qui sont les meilleurs joueurs de cette saison sur la scène européenne ? Les deux finalistes, le Real et Liverpool, trustent ce onze-type qui récompense avant tout les équipes ayant atteint le dernier carré de la compétition.

Gardien : Keylor Navas (Real Madrid)

David De Gea a été sur une autre planète cette saison, comme en témoignent notamment ses performances lors du 8e de finale aller contre le FC Séville, qui ont permis à un bien pâle United d’y croire encore. Néanmoins, l’élimination précoce des Red Devils, mais également un 8e retour moins bien négocié par le portier espagnol, poussent à choisir le gardien du Real Madrid comme étant le gardien le plus décisif de cette saison.

Sa demi-finale retour a été un modèle du genre avec 8 arrêts (un record pour lui), dont certains de très grande classe, pour permettre aux Merengues de s’en sortir une fois de plus dans la douleur pour décrocher une 3e finale consécutive.

Mentions : Alisson Becker

Arrière gauche : Andrew Robertson (Liverpool)

La révélation de la saison sans aucun doute. Le jeune international écossais, encore en deuxième division il y a moins de deux ans, a gagné ses galons de titulaire en profitant d’une petite blessure de Moreno pour enchainer les performances de haut niveau. Il n’est jamais ressorti du onze de départ depuis. Virevoltant sur son aile, apportant en permanence le surnombre et doté d’une qualité de centre fantastique, Robertson est également très solide défensivement et surtout très constant dans la performance. N’ayant coûté que 10 millions d’euros à Liverpool, il est incontestablement avec Salah le transfert de la saison du côté d’Anfield, avec un rapport qualité-prix sensationnel vu le marché actuel.

Marcelo, comme à son habitude, a répondu présent dans les grands matches et sera à n’en pas douter un élément-clé lors de la finale. Le Brésilien est intrinsèquement le meilleur joueur à ce poste et de très loin, mais la saison surprenante et de très haut niveau du jeune Ecossais méritait d’être récompensée.

Défenseurs centraux : Sergio Ramos (Real Madrid) / Kostas Manolas (AS Roma)

Que dire qui n’a pas encore été dit sur le capitaine du Real ? Impressionnant dans les matches décisifs, toujours présent, leader dans l’âme et même régulièrement buteur, il est celui qui permet au navire Real de toujours avancer dans la tempête. C’est d’ailleurs son absence lors du quart de finale retour et les difficultés énormes du Real face à une Juve pourtant privée de Dybala qui soulignent le mieux son importance capitale dans un onze madrilène pourtant si dense en talent.

Et puisqu’il faut récompenser la Roma de sa surprenante épopée européenne, Kostas Manolas fait un beau partenaire en défense centrale. Le colosse grec (mais pas aux pieds d’argile) a notamment délivré toute une ville en inscrivant le but de la qualification face au Barça tout en réussissant, lors de chaque confrontation, à museler les attaquants adverses. Seul le trio magique de Liverpool (dont on reparlera un peu plus bas) aura réussi à le faire vaciller.

Mentions : Virgil Van Dijk, Raphaël Varane, Giorgio Chiellini

Arrière droit : Joshua Kimmich (Bayern Munich)

Si on avait dit aux fans du Bayern que leur capitaine emblématique serait remplacé dès sa première saison par un jeune joueur allemand sans que le poids de la pression se fasse ressentir sur ses épaules, ils auraient certainement invoqué la folie. Et pourtant…

Le Bayern et la Mannschaft ont trouvé en Kimmich un footballeur complet, capable d’évoluer à tous les postes de la défense mais aussi milieu défensif… et parfois dans un même match ! Le jeune (23 ans) Allemand, passé par le RB Leipzig, est comme un poisson dans l’eau dans cette équipe du Bayern qui aura encore une fois buté sur la machine madrilène. Auteur du but de l’espoir au match retour après avoir déjà scoré à l’aller, Kimmich termine cette campagne avec 4 buts et 3 passes décisives, des statistiques que beaucoup d’attaquants souhaiteraient avoir. La voilà la relève à ce poste d’arrière droit qui ne regorge pas de talents, loin de là…

Mentions : Dani Carvajal, Trent Alexander Arnold

Milieu défensif : James Milner (Liverpool)

Ce onze à vocation très offensive doit, pour avoir un tant soit peu d’équilibre, disposer d’un milieu défensif à tout faire, capable de courir dans tous les sens et de récupérer des ballons que d’autres n’essaieraient même pas d’aller gratter. Bref, d’effectuer le travail de l’ombre.

A ce petit jeu, James Milner est cette saison le meilleur et de loin. L’homme à tout faire de Liverpool court comme un lapin malgré son âge avancé (32 ans déjà), porte le costume de patron du milieu d’une équipe des Reds résolument offensive et le fait sans rechigner. Capable de jouer arrière gauche, n°6, milieu relayeur ou ailier, Milner est le prototype du joueur moderne et également le coéquipier parfait. De plus, il est le meilleur passeur de cette édition avec 9 « assists », un total jamais atteint auparavant dans l’histoire de la plus belle des compétitions de club.

Une présence complètement méritée dans la meilleure équipe de la saison.

Mentions : Casemiro, Mateo Kovacic, Thiago Alcantara, Sergio Busquets

Milieux offensifs : Lionel Messi (FC Barcelone) / Roberto Firmino (Liverpool)

On vous a prévenus, ce 11 marquera des buts ! Et qui de mieux que le génie argentin et la « machine » Firmino pour nous régaler de leur justesse technique ? Les deux sont bien entendu résolument plus haut sur le terrain, mais ils méritent de faire partie de ce onze-type de la saison.

Lionel Messi, comme à son habitude, est présent dans cette équipe-type malgré l’élimination précoce du Barça. Il est d’ailleurs le seul joueur présent n’ayant pas atteint le dernier carré de la compétition. Même s’il a traversé comme un fantôme le quart retour au Stadio Olimpico comme l’ensemble de ses coéquipiers, il a marqué de son empreinte la double confrontation face à Chelsea, exorcisant enfin ses démons face à son rival le plus coriace et qualifiant presque à lui seul les Catalans pour le tour suivant (2 buts et 1 passe au retour). Sans lui (et sans les poteaux), le Barça aurait sûrement plié bagage un peu plus tôt…

A côté de lui (on pourra également selon la tournure du match, le trouver derrière, devant, à droite ou à gauche…) se trouve le joueur indispensable à l’attaque des Reds, le joueur le plus sous-côté au monde depuis deux saisons. Salah attire la lumière, mais tout cela est possible grâce au sens du collectif, du sacrifice et au génie technique de Bobby Firmino.

Roberto « Bobby » Firmino, 26 ans et toutes ses dents – très blanches –, est la pierre angulaire de l’attaque de Liverpool, l’homme par qui passent toutes les offensives et certainement le joueur-clé du système « Heavy Metal » mis en place par Jürgen Klopp. Souvent décrié pour son manque de buts (compensé par une activité défensive n’ayant rien à envier à celle de Milner !), le Brésilien a cette saison fait taire tous ses détracteurs. En Ligue des Champions, Firmino a marqué 10 buts et délivré 8 passes décisives en 12 matches, soit 1,5 but/match avec une implication directe de sa part (plus haut total de la compétition). Pas mal pour sa découverte de la Ligue des Champions, n’est-ce pas ?

Mentions : Willian, Radja Nainggolan, Luka Modric, Isco, Christian Eriksen

Ailiers : Mohamed Salah (Liverpool) / Sadio Mané (Liverpool)

Et voici que la MSF est maintenant complète ! Oui, Liverpool est l’équipe la plus représentée dans ce 11, mais comment ne pas récompenser l’ensemble du trio magique qui a fait rêver la planète football cette saison et totalise à lui seul 29 buts cette saison en Ligue des Champions ?

Mohamed Salah tout d’abord. Comme en Premier League où il affole les compteurs, « The Egyptian King » fait des merveilles sur la scène européenne, avec des performances et des buts sensationnels semaine après semaine. Seule la demi-finale retour, sur son ancien terrain de jeu du Stadio Olimpico, fut un échec relatif. Ses matches face à City et son festival face à Rome fin avril sont des modèles du genre. Sa vitesse et sa technique font de lui le principal concurrent des deux monstres pour le prochain Ballon d’Or. Et si Liverpool venait à remporter la coupe aux grandes oreilles le 26 mai à Kiev, Salah deviendrait le favori logique pour le trophée, qui viendrait récompenser une saison sensationnelle, inattendue de tous et qui est pour beaucoup dans les hautes ambitions de Liverpool. Avec 10 buts et 4 passes décisives pour lui cette saison, dont une forte part dans les matches à élimination directe, Mo Salah a validé son entrée par la grande porte dans le cercle très fermé des stars planétaires du football.

Toutefois, la triplette d’Anfield ne serait pas ce qu’elle est sans son troisième larron. Sadio Mané, virevoltant sur son aile gauche, a été très inconstant en Premier League cette année. En revanche, il a brillé de mille feux en Ligue des Champions avec 9 buts et 2 passes décisives, dont 6 buts lors de la phase finale (triplé face à Porto). Complément parfait de ses deux compères, décisif face au but et tout aussi fin techniquement, le Sénégalais a régalé l’Europe cette saison.

Mentions : Franck Ribéry, Neymar, Leroy Sané, Raheem Sterling

Avant-centre : Cristiano Ronaldo (Real Madrid)

Comment pourrait-il en être autrement ? Avec 15 buts en 12 matches et malgré deux rencontres ratées face au Bayern, Ronaldo a été encore une fois l’artisan principal de la saison européenne réussie du Real. Il a majoritairement scoré en phase de poules, mais fut aussi décisif face au PSG et surtout à la Juventus en marquant un but qui restera dans les mémoires. Ronaldo se transcende dans une Ligue des Champions qui est sa compétition et nul doute qu’il sera au rendez-vous en finale pour tenter de faire le triplé et se rapprocher d’un 6e Ballon d’Or qui ferait de lui le joueur le plus titré.

D’autres grands attaquants ont réalisé une saison magnifique et auraient mérité de figurer dans cette équipe-type. Deux ressortent du chapeau : Wissam Ben Yedder, décisif avec Séville face à Manchester United et auteur de 8 buts, mais surtout Edin Dzeko. L’attaquant bosnien, 9 buts au compteur dont 5 en phase finale, a permis à lui seul à Rome d’y croire et s’est rappelé au bon souvenir de nombreux observateurs qui l’éliminent trop rapidement lorsqu’il s’agit de nommer le meilleur « pur n°9 » au monde. Dans son registre, Dzeko est la référence ultime.

Mentions : Edinson Cavani, Harry Kane, Gonzalo Higuain

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