OL : Les raisons de croire à une « remontada »
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OL : Les raisons de croire à une « remontada »

A l’occasion de la ½ finale aller de l’Europa League, l’OL s’est lourdement incliné sur la pelouse de l’Ajax (4-1). Si le résultat ne laisse que peu d’espoir pour la suite, il existe pourtant des raisons d’y croire.

La force du Parc OL

Le match n’a pas été simple au sein de la Johan-Cruyff ArenA. Les Ajacides n’ont cessé de poser des problèmes à leurs adversaires du jour, comme ils en ont l’habitude pour toute équipe se déplaçant sur leurs terres depuis 10 matchs. Leur bilan est sans appel : l’Ajax n’a été mené au score sur sa pelouse que 16 minutes en tout et pour tout sur les 1000 dernières. L’OL n’a pas fait exception et est devenue la 11ème victime de cette serial-équipe, auteure de 32 buts sur cette période.

Le match retour devrait cependant montrer un tout autre visage pour l’une et l’autre des équipes. En cause : le Parc OL. Nouveau stade des Gones depuis début 2016, ces derniers totalisent 35 rencontres officielles dans cette enceinte pour un ratio de 80% de victoires et une moyenne de 2.65 buts par match. Marquer 3 buts pour espérer voir l’OL se qualifier ne devrait donc pas être un souci majeur. Il est également à noter que l’OL a remporté 34% de ses matchs au Parc OL sur un score qui, pour le match retour, l’emmènerait au moins en prolongation. C’est plus d’1 match sur 3…

Enfin, si l’OL se montre extrêmement performant sur ses terres, l’Ajax lui montre plusieurs signes de faiblesses. Pour preuve, le club de la capitale néerlandaise n’a remporté qu’un seul de ses 6 derniers déplacements. C’était face à Nijmegen, pénultième de l’Eredivisie et qui prend veste sur veste depuis le début de l’année civile. Tout est donc envisageable dans un stade probablement plein et prêt à assister à une première historique pour son club.

Lacazette, ce héros

S’il est vrai qu’Alexandre Lacazette peut être décrié pour ne marquer que face à des petits clubs et être bien souvent absent des grands rendez-vous, force est de constater qu’il revient en forme ces derniers temps. Buteur à Alkmaar, buteur contre la Roma, buteur en Turquie, si l’OL peut encore espérer viser une finale européenne, c’est bien grâce à lui.

Auteur de la meilleure saison de sa carrière, il comptabilise déjà 31 buts en 40 matchs toutes compétitions confondues. Un ratio encore plus important que la saison qui l’avait vu remporter le titre de meilleur buteur de L1 devant Zlatan Ibrahimovic. Trop juste physiquement pour le match aller, le buteur vedette de l’OL a dû se contenter d’un maigre quart d’heure, alors que son club était déjà la tête sous l’eau. Son entrée en jeu n’a pas eu de conséquences, mais sa présence au retour pourrait bien en avoir.

Fer de lance de l’attaque lyonnaise, il pourra s’avérer plus efficace que Nabil Fékir, dont le rendement n’est plus le même depuis sa malheureuse rupture du ligament croisé du genou droit, contracté face au Portugal en 2015. L’OL doit marquer pléthore de buts pour espérer composter son billet pour Stockholm. Cela passera nécessairement par un Alexandre Lacazette au top de sa forme et présent 90 minutes.

L’Ajax, une équipe encore en construction

La performance des 2 équipes lors du match aller n’a pas laissé de place au doute quant à l’issue du match. L’Ajax a fait preuve d’une grande insouciance tout au long de la rencontre, enchaînant les occasions alors même que le score était largement en sa faveur. Une insouciance qui peut s’expliquer par sa jeunesse, la moyenne d’âge de l’Ajax sur ce match ne dépassant même pas les 22 printemps.

Ce vent de fraîcheur qui a soufflé sur Amsterdam s’est finalement rapidement transformé en un ouragan arrachant tout sur son passage. L’OL, malgré ses joueurs d’expérience, n’a pu que constater les dégâts. Le bilan est lourd, mais tout est encore possible. Cette même jeunesse a été très en difficulté au cours du match précédent face aux Allemands de Schalke. L’expérience du club de Gelsenkirchen avait alors un temps repris le dessus avant de finalement sombrer en prolongation.

Un exploit est clairement envisageable. L’esprit même d’un groupe encore jeune est de faire preuve de versatilité. Un futur grand tennisman peut tout à fait disposer de 2 ou 3 balles de matchs devant un Rafael Nadal, avant de finalement s’incliner devant l’expérience. Il est parfois facile de garder un esprit plein de panache lorsqu’on est encore loin de l’exploit, mais une fois au pied du mur, la peur peut rapidement se faire ressentir et l’on expose alors toutes ses failles.

Si la tâche semble complexe pour l’OL, la confrontation est donc encore loin d’avoir rendu son verdict définitif.

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