L’année du DFCO – 34e journée : Dijon – Nancy (2-0)
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L’année du DFCO – 34e journée : Dijon – Nancy (2-0)

Ils l’ont fait ! Après une déroute complète en terre bretonne et alors que la course au maintien ne laissait plus de place à l’erreur, le DFCO n’avait pas d’autre choix que de l’emporter à domicile face à l’ennemi nancéien. L’année passée, dans la lutte pour le titre de Ligue 2, les Lorrains avaient coiffé les Bourguignons au poteau. Cette fois, les Dijonnais ont pris le meilleur, avec la manière. Une victoire savoureuse et, grâce aux autres résultats de la soirée, un grand pas vers un maintien ô combien mérité.

Reynet : auteur de deux parades décisives en première période sur des opportunités du jeune (et très prometteur) Maoussa (29e, 35e) il a récidivé en seconde période, bien placé pour capter une frappe, trop centrée, de Dalé (61e) puis avec une intervention peu académique à une main pour enlever le ballon au même Dalé, à l’affût sur un centre de Badila (73e). Et comme la chance sourit aux audacieux, lorsqu’il a malencontreusement repoussé le ballon dans les pieds de Diagne, celui-ci a tiré sur le barre (57e). Nommé pour les trophées UNFP, le portier bourguignon a de nouveau prouvé qu’il avait toute sa place parmi les meilleurs gardiens de Ligue 1.

Rosier : Chafik et Lang blessés, Rüfli insuffisamment remis, et voilà le minot, un seul match de Ligue 1 au compteur, bombardé titulaire en défense pour un match sous haute tension où son équipe jouait son avenir parmi l’élite. Une sacrée responsabilité, mais pas de quoi faire trembler l’ancien de Rodez. Car le gamin a un sacré sang-froid ! Auteur de plusieurs interventions autoritaires en défense, qui ont parfois mis fin à des situations chaudes, il s’est par ailleurs un peu plus lâché que face à Bordeaux et est régulièrement monté pour apporter le surnombre devant, souvent à bon escient. De plus, je l’ai trouvé particulièrement affûté physiquement, normal me direz-vous pour un mec de 20 ans mais quand même. Tout au plus pourra-t-on pointer du doigt un manque de réussite et de pugnacité sur l’action qui mène à la deuxième occasion de Mouassa (35e) et un petit moment de fébrilité en début de deuxième mi-temps, lorsque Nancy poussait pour égaliser juste après l’ouverture du score. Un bilan très satisfaisant pour lui et une stat qui fait plaisir : deux matchs, deux clean-sheets.

Varrault : face à cette équipe de Nancy qu’il a joué et rejoué, le capitaine dijonnais a bien tenu sa défense, faisant parler son sens du placement, prodiguant ses conseils au jeune Rosier et attrapant pas mal de ballons de la tête. Jamais vraiment pris de vitesse, il a régulièrement harcelé le porteur, laissant peu de place aux attaquants adverses. A l’aise dans la relance, il a souvent été précis dans ses longs ballons pour passer le premier rideau nancéien. Visiblement touché sur une intervention à un quart d’heure de la fin, il a dû laisser sa place.

Remplacé par Abdelhamid, qui a eu la chance, juste après son entrée en jeu, de voir Diony marquer un deuxième but,qui a enterré les espoirs de Nancy. Il a donc passé une fin de match relativement sereine, sans prendre de risque et avec quelques interventions dans le bon tempo.

Lotiès : une grosse puissance athlétique, des interventions autoritaires et une bonne complémentarité avec Varrault. Après être passé complètement à côté de son match à Guingamp, il s’est bien repris et aurait même pu marquer son 3e but de la saison, mais sa reprise, un peu chanceuse, à la 23e a été détournée in-extremis par Ndy Assembé. A son débit, une perte de balle cafouilleuse qui a entrainé la grosse occasion de Mouassa à la 29e et c’est tout. Pour le reste, il n’a jamais été pris en défaut et n’a pas hésité à remonter balle au pied pour ouvrir le jeu, en perdant peu de ballons à la relance. Un match plein.

Haddadi : lui aussi avait livré une prestation catastrophique en Bretagne, lui aussi a su laver l’affront face à Nancy. Un sacré volume de jeu, agressif et présent dans le défi physique (parfois même un peu trop, avec un jaune précoce à la clé), il a parfaitement tenu son couloir et a beaucoup apporté dans la construction du jeu offensif. Il a entre autres offert un centre millimétré à Tavares (33e) qui aurait mérité un bien meilleur sort. Parfois encore quelques petites sautes de concentration, sur lesquels il va falloir continuer de travailler pour les gommer complètement. Encourageant.

Abeid : moins en vue qu’à l’accoutumée dans la construction, il a surtout abattu le sale boulot. Très précieux à la récupération, il est régulièrement venu au contact de sa défense pour cimenter le bloc. Si ce rôle de sentinelle prive quelque peu l’équipe de son talent de milieu « box to box » dans la création, il a revanche le mérite de lui donner une assise défensive bien plus solide, ce dont le DFCO avait grand besoin après la déroute guingampaise. Une complémentarité intéressante avec Amalfitano, avec qui il semble avoir trouvé des automatismes, et deux occasions, dont un bon coup-franc malheureusement un peu trop à gauche (55e). Sérieux.

Amalfitano : sa joie sur les deux buts dijonnais sonne comme une libération. Collective bien sûr, mais aussi personnelle. Celle d’un joueur qui a beaucoup ciré le banc en début de saison, avec de grandes difficultés à élever sa technique à hauteur du niveau Ligue 1 à son poste de milieu offensif. Mais il a continué à bosser et son replacement en tant que milieu défensif, d’abord pour pallier aux blessures et aux méformes, s’est avéré une excellente chose, pour lui comme pour l’équipe. Son abnégation, son énorme coffre et sa capacité à aller vite dans les petits espaces lui donnent toutes les clés pour être excellent à ce poste de récupérateur/relanceur et il l’a encore prouvé contre Nancy. Si les milieux nancéiens n’ont jamais semblé en mesure d’organiser correctement le jeu, il y est pour quelque chose.

Lees-Melou : il a beaucoup couru, a beaucoup bossé et n’a pas ménagé ses efforts. Précieux pour couper le jeu, même s’il gratte moins de ballons que Abeid ou Amalfitano, il a surtout souvent agi comme organisateur au départ des actions. Parfois un peu timoré, alors que sa technique lui permet de prendre davantage de risque, il a surtout semblé se concentrer sur sa tâche de densifier l’entrejeu. Toujours d’une grande justesse technique, il s’est bien battu pour récupérer les rares ballons qu’il a perdus. Un match au service du collectif. Et probablement aussi son dernier sous les couleurs de Dijon à Gaston-Gérard.

Sammaritano : LE grand bonhomme de ce match, sans mauvais jeu de mot. Véritable poison pour la défense de Nancy, il a été impliqué dans quasiment tous les bons coups dijonnais, au départ, en relais ou à la conclusion, porté par une activité énorme et un mental de guerrier. Une prestation récompensée par un but, son 4e de la saison, après un slalom dans la défense lorraine et avec une frappe légèrement déviée, et par une passe décisive, sa 4e également, pour le but libérateur de Diony. Un peu comme Amalfitano, lui aussi a connu le banc par moments cette saison. Son expérience et son implication lui ont permis de revenir dans le 11 et il termine cet exercice 2016/2017 en boulet de canon. Remplacé en fin de match, il est sorti sous une ovation méritée.

Remplacé par Balmont, qui a fait parler son expérience et sa grinta pour tuer dans l’œuf toute velléité nancéienne de venir ternir la fête bourguignonne et pour gagner de précieuses poignées de secondes par-ci par-là.

Tavares : alors oui, il nous a fait deux « Tavares » (jargon dijonnais pour parler d’une grosse toile immanquable), à la 33e sur ce centre parfait d’Haddadi et à la 84e sur la passe en retrait de Diony. Mais il n’y a bien que ça qu’on puisse lui reprocher tant il a été impliqué tout au long du match. Sur les phases offensives, il a servi de point d’appui à ses coéquipiers, énormément de ballons passant par lui pour orienter le jeu. Avec toujours la même abnégation sur les phases défensives, il a énormément pesé sur la charnière centrale de Nancy, créant les brèches dans lesquelles ses coéquipiers se sont engouffrés.

Diony : un match à deux visages. Par moment incroyable de pugnacité pour garder le ballon et créer des situations, par moment plus dilettante et faisant preuve de maladresse. Mais ce qu’on retiendra, c’est d’abord ce but, le 11e de la saison et, logiquement, le dernier avec Dijon à Gaston-Gérard. Un but qu’il a célébré avec une vraie rage qui en dit long sur sa joie de participer au maintien du club qui l’a fait éclore au haut niveau. On retiendra aussi ces actions où, même avec trois défenseurs sur le dos, il a réussi à garder la balle, comme sur ce débordement à la 84e conclu par une passe en retrait pour Tavares qui aurait pu être décisive. On retiendra aussi qu’après son but, alors qu’il avait fait un début de deuxième mi-temps peu inspiré, il a tout donné, revenant en défense, harcelant le porteur du ballon et relançant depuis des positions plus basses qu’à l’accoutumée. Pour ce qui restera sûrement son dernier match à Gaston Gérard avec le DFCO, son coach l’a fait sortir avant la fin pour qu’il profite d’une standing ovation méritée.

Remplacé par Kwon. Comme à chacune de ses entrées, il confirme les espoirs placés en lui. Chacune de ses prises de balle apporte quelque chose, avec une précision technique et une fraicheur qui font un bien fou. Une grosse occasion de la tête en fin de match, détournée in extremis par le portier lorrain, mais sur laquelle il était finalement hors-jeu. Si le DFCO confirme son maintien, il sera un élément majeur du groupe l’année prochaine.

Le 12e homme : et oui car dans un stade Gaston-Gérard chauffé à blanc, les Dijonnais étaient bien douze sur le terrain tant le public a été diapason de cette soirée mémorable. Depuis le cortège des Lingon’s Boys jusqu’à la ola en fin de match, en passant par l’accueil des joueurs à la descente du bus, les ovations pour Sammaritano et Diony et les chants des tribunes opposées qui couvraient tout autre bruit dans le stade, les supporters dijonnais ont tout donné pour soutenir leur équipe. Au point que Baptiste Reynet avait l’impression « d’être en Premier League ». Une communion magnifique pour ce dernier match à domicile de la saison qui mérite bien d’être saluée ici.

  1. avatar
    18 mai 2017 a 0 h 03 min
    Par Vivixouille

    Bien vu pour la “tavares”, un pote et moi avons dès le début de la saison appelé ça la “tavaani”, se retrouver seul, face au but, le gardien parti planté les choux de l’autre côté du but, et satelliser le ballon comme un drop au rugby. Pourquoi tavaani me direz vous? C’est bien simple, que ce soit Tavares ou Cavani, on n’a jamais été en mesure de départager celui qui vendangeait le plus d’occasions, donc pas de jaloux, une petite place pour un trademark qui veut tout dire. x)

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