Nantes : le parcours du futur champion de France
Photo Panoramic

Nantes : le parcours du futur champion de France

Le championnat de France a repris ses droits hier vendredi avec la victoire du tenant du titre, Monaco, sur Toulouse (3-2). Derrière, le Paris Saint-Germain, et son nouveau joujou Neymar, font figure de grand favori. Nice, Marseille, Lyon ou encore Lille peuvent créer la surprise. Mais le champion de France de cette nouvelle saison sera bel et bien le FC Nantes. Des Canaris tout en haut du podium ? Récit d'une folle aventure.

Impossible is nothing. Après les récentes aventures de Montpellier en France et Leicester en Angleterre, Nantes se pose en candidat crédible à une saison de folie et pleine de surprises. Après l’échec du héros de l’Hérault, René Girard, Waldemar Kita tente le winner bet italien, Claudio Ranieri. Arrivé le jeudi 15 juin 2017, le tacticien, passé par Monaco, est un homme redoutable et plein de ressources.

Adepte du jeu italien – solide et compact derrière, rapide et efficace devant -, Claudio Ranieri est aussi un entraîneur à poigne, comme pouvait l’être son prédécesseur portugais, Sergio Conceiçao. Un vrai meneur d’hommes avec des idées tactiques bien définies : les joueurs nantais ne seront pas dépaysés. Surtout, pour certains, l’entraîneur transalpin peut leur permettre de passer un cap dans leur carrière future, à Nantes ou ailleurs.

Valentin Rongier, le chef d’orchestre

Parmi eux, le jeune Valentin Rongier. Cette nouvelle saison sera celle de l’éclosion du jeune milieu canari. Joueur que l’on qualifie volontiers de box-to-box dans le jargon du ballon rond, le natif de Mâcon – comme un certain Antoine Griezmann – est capable de récupérer et de distribuer. Avec Guillaume Gilet en soutien dans l’axe, il devient le maître du jeu nantais. Avec Claudio Ranieri, nul doute que son potentiel va s’afficher à la face de la Ligue 1. Et plus loin encore.

Autre élément, plus âgé, qui va devenir une valeur sûre en défense : Nicolas Pallois. Souvent raillé, l’ancien défenseur de Quevilly, du Stade Lavallois, de Niort et de Bordeaux (son dernier club) s’imposera comme le roc de la défense jaune. Un genre de Robert Huth à Leicester. Avec le Brésilien Diego Carlos, aussi dur sur l’homme mais plus habile dans la relance, cette charnière centrale peut s’avérer difficile à passer. En cas de fissure, elle pourra compter sur un dernier rempart international : le Roumain Ciprian Tatarusanu.

Ciprian Tatarusanu, l’infranchissable

En provenance de la Fiorentina, le géant de Bucarest – il mesure 1m98 ! – vient renforcer un secteur en difficulté la saison dernière entre Rémy Riou et Maxime Dupé. Cette saison, les Nantais auront le droit à un gardien digne de ce nom, qui compte à son actif 44 sélections internationales et quasiment autant de rencontres européennes (45), dont huit en Champion’s League avec le Steaua Bucarest. Une valeur sûre qui assurera une assise défensive bien plus imperméable.

Même si Claudio Ranieri espère encore trois renforts, notamment en attaque, le magicien qu’il est peut transformer un Emiliano Sala en serial-buteur. Et que dire de Préjuce Nakoulma ! Arrivé l’hiver dernier, il a claqué six buts en seulement onze matches. Un sens du but qui avait séduit Sergio Conceiçao et qui devrait plaire, aussi, à l’entraîneur italien. Une sorte de Jamie Vardy, en somme.

Une Leicester story

Oui, les similitudes avec Leicester existent. Personne n’attendait les Foxes au plus haut du championnat anglais, dominé par les mastodontes que sont les deux Manchester, City et United, Arsenal, Chelsea, Liverpool ou même Tottenham. Pourtant, avec des joueurs assez méconnus, ils avaient réussi à créer l’un des plus grands exploits du football anglais. Alors, pourquoi pas Nantes ? Certes, il y a Paris et Neymar qui s’affichent comme ultra-favori avec leurs magouilles financières. Monaco, dépouillé, a recruté intelligemment, ciblant des jeunes plein d’avenir et de talent.

Derrière, Lyon a décidé de taper fort au niveau du mercato avec Marcelo, Tete et Bertrand. Marseille revient aussi dans la course avec Adil Rami et surtout Luiz Gustavo, LA recrue brésilienne de ce mercato en France. Nice, avec quelques renforts, ne sera pas loin non plus vu sa prestation contre l’Ajax Amsterdam. Lille, avec Marcelo Bielsa, peut faire des étincelles. Bordeaux, malgré son humiliante élimination en tour préliminaire de l’Europa League, fait aussi partie des prétendants à l’Europe. Bref, ça fait du monde. La concurrence sera là… comme elle l’était en Angleterre pour Leicester.

La victoire 1-0, la marque de fabrique du FCN

Après avoir lutté pour le maintien la saison dernière avant l’arrivée de Sergio Conceiçao – comme Leicester ! -, les Nantais peuvent venir jouer les trouble-fêtes. Avec une colonne vertébrale Tatarusanu – Pallois – Rongier – Nakoulma, les Canaris imitent le club anglais qui disposait de Schmeichel – Morgan – Kanté – Vardy. Et les ambitions des Canaris s’afficheront dès le début du championnat. Attention, football fiction bientôt réel.

Après un succès décroché à Lille grâce à des réalisations d’Adrien Thomasson, le Ryad Mahrez du FCN, et de Préjuce Nakoulma, les hommes de Claudio Ranieri enchaînent à la Beaujoire en disposant de l’Olympique de Marseille grâce à une tête imparable de Nicolas Pallois à l’heure de jeu. Un petit 1-0 qui s’annonce comme la marque de fabrique des Canaris. Après des nuls contre Bordeaux et Lyon notamment, les Nantais connaissent leur premier coup d’arrêt contre le Paris Saint-Germain lors de la 13e journée et une défaite 2 à 0 sur deux coups de boutoir de Neymar. Un creux qui se confirme par le nul à Rennes et la défaite contre Monaco à la Beaujoire sur un but dans les arrêts de jeu de Jordi Mboula, le prodige de Barcelone débarqué sur le Rocher.

Seul Monaco fera tomber Nantes deux fois

Un deuxième revers qui sera suivi d’un troisième, toujours contre Monaco, à Louis-II (3-1). Ce seront les seules défaites de Nantes cette saison. Très costaud derrière, l’équipe de Claudio Ranieri peut compter sur un Tatarusanu impérial dans les grands rendez-vous contre Nice, Bordeaux, Lyon ou Marseille pour aller chercher des matches nuls cruciaux dans la quête du titre. Mais la victoire symbole pour les Canaris sera celle à la Beaujoire, mi-janvier, pour la 20e journée. Dans une enceinte chauffée à blanc, Valentin Rongier et ses camarades de jeu renversent le club de la capitale. Menés 1-0 après un but d’Edinson Cavani, les Nantais reviennent au score grâce à Nicolas Pallois, avant de prendre les devants grâce à Valentin Rongier, et enfin s’assurer définitivement la victoire sur un slalom de Lucas Lima. Paris est assommé, Nantes s’envole.

Enchaînant les succès contre des équipes inférieures comme Metz, Amiens ou Strasbourg, souvent sur la plus petite des marges, Nantes profite, lors de la 24e journée, des matches nuls combinés du PSG à Lille (2-2) et de Monaco contre Lyon (1-1) pour prendre les rênes du championnat… et ne plus jamais les lâcher, et ce malgré la défaite à Monaco lors de la 32e journée. Le sacre de Nantes se confirme à deux journées de la fin. Profitant du nul surprise de Monaco à Caen et de la défaite de Paris – privé de Neymar sur blessure et d’Edinson Cavani et Marco Verratti, suspendus – chez le promu amiénois (soutenu par le chef de l’Etat, Emmanuel Macron), les Canaris viennent à bout de Montpellier dans les dernières minutes grâce au revenant Joris Kayembe, de retour sur les terrains après sa grave blessure au genou. L’histoire est belle. Nantes est champion de France.

Pallois, Rongier, Thomasson et Nakoulma dans l’équipe-type de la saison

Avec Préjuce Nakoulma troisième meilleur buteur du championnat derrière Edinson Cavani (PSG) et Radamel Falcao (Monaco) et Valentin Rongier cinquième meilleur passeur du championnat, derrière Dimitri Payet (OM), Neymar (PSG), Jean-Michaël Seri (Nice) et Xeka (Lille), les individualités nantaises s’affichent en haut des classements. Les 12 buts marqués par Yacine Bammou font aussi preuve de la magie opérée par Claudio Ranieri. Avec quatre joueurs dans l’équipe-type de Ligue 1 (Nicolas Pallois, Valentin Rongier, Adrien Thomasson et Préjuce Nakoulma), Nantes montre qu’il n’a pas usurpé son titre.

Le club de Loire-Atlantique, promis à un avenir dans le ventre mou du classement, si ce n’est en dessous, vient de créer la surprise en domptant Monaco et Paris. Si le premier nommé parvient à accrocher la deuxième place à deux journées de la fin également, Paris reste à la lutte avec Marseille pour la troisième place, synonyme de tour préliminaire de Ligue des Champions. Avec deux points de retard, les Olympiens peuvent encore espérer la Coupe aux grandes oreilles… d’autant que les Parisiens sont privés de leur star brésilienne, Neymar. Mais ça, c’est une autre histoire.

  1. avatar
    7 août 2017 a 9 h 00 min
    Par M. birdy

    ca commence fort…. dommage

  2. avatar
    7 août 2017 a 10 h 12 min

    C’est tout le problème d’une football-fiction où il faut prendre en compte le 2nd degré. Mais attendons de voir la fin du mercato et la suite de la saison. Car Lille, c’est très fort !

  3. avatar
    8 août 2017 a 8 h 50 min
    Par M. birdy

    Nantes a été champion de France au moins une fois à chaque décennie 60 70 80 90 2000 Il reste 2 championnats à gagner pour la décennie 2010….

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Retrouvez Your Zone sur

Compatible Smartphone & Tablette

Iphone & iPad

Abonnez-vous à la Newsletter