Pallois, la bonne pioche bordelaise
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Pallois, la bonne pioche bordelaise

A Bordeaux, il n'y a pas que Diego Rolan et Willy Sagnol qui crèvent l'écran, un certain Nicolas Pallois pointe aussi le bout de son nez. Arrivé dans le plus grand anonymat, le néo-bordelais fait figure de révélation au sein de la défense girondine. Intraitable défenseur, le transfuge de Niort s'attire les louanges de nombreux supporters. A tout juste vingt-sept ans, Pallois perce enfin au premier plan après avoir durement travaillé dans l'anti-chambre de la Ligue 1.

Pallois est la bonne surprise bordelaise de ce début de saison, il fait parti de ce genre de pari qui prend l’apparence de véritable réussite en quelques matchs. Doté d’un physique de rugbymen (1m90 pour 85kg), Pallois en fait parfaitement usage depuis le début de la saison afin de protéger la muraille bordelaise. Pallois est ce joueur au parcours atypique, formé au dur métier de défenseur dans les divisions les plus inférieures de France.

La magie de la Coupe de France

Formé au sein du centre de formation de Caen, Pallois n’obtient cependant pas le graal de tout jeune footballeur: le contrat pro. Recalé, Pallois décide alors de prendre l’air du coté de Quevilly en CFA. Une très bonne pioche pour le club, car en deux saisons (de 2008 à 2010) Pallois montre son talent et le club réussit une épopée fantastique. En effet, le petit club de CFA attend les demi-finales de la Coupe de France à la surprise générale. Auteur de matchs d’excellente facture, Pallois s’attire les regards de clubs de Ligue 1.

Il choisit de rejoindre au cours de l’été 2010 Valenciennes avec un premier contrat pro à la clé. Cependant, le natif de Seine-Maritime n’arrive pas à s’imposer dans le nord de la France (seulement onze matchs de Ligue 1) et choisit de s’exiler, seulement une saison après son arrivée, un échelon plus bas à Laval. C’est ici que Pallois retrouve la lumière en disputant vingt et un match de deuxième division. Son profil physique intéresse d’autres clubs pensionnaire de deuxième division, Pallois quitte la Mayenne et pose ses bagages à Niort en 2012.

Pallois le Chamois

Sa première saison chez les chamois niortais est un succès (trente-cinq matchs), Pallois se met en valeur au sein d’un effectif qui termine l’exercice à la quinzième place. C’est la saison suivante (2013-2014) que Pallois rayonne en Ligue 2 et contribue largement à l’excellent classement de son équipe (5ème). Il est considéré par beaucoup d’observateurs comme étant un des meilleurs défenseurs du championnat. Ces louanges vont faire de lui un joueur convoité.

Lors de l’été 2013, Niort voit arriver dans ses rangs un jeune buteur argentin provenant de Bordeaux, Emiliano Sala. Ce dernier constitue un renfort de poids pour Niort (dix-huit buts en National, 2012-2013) et Bordeaux fonde de grands espoirs sur lui. Par conséquent, à plusieurs reprises Bordeaux envoie des superviseurs afin de suivre la progression de leur attaquant argentin. C’est ainsi, que les recruteurs s’aperçoivent que la défense niortaise est particulièrement efficace, et notamment grâce à un certain Nicolas Pallois à tel point que Bordeaux songe à le rapatrier. Les bordelais sentent la bonne affaire et ne veulent pas que ce joueur leur passe sous la main surtout depuis qu’Henrique officialise son départ de Bordeaux. Par conséquent, en contre parti d’un chèque de 500 000 euros, Bordeaux met la main sur le défenseur niortais durant le mois de juin 2014 pour une durée de quatre ans.

Un physique adapté pour la Ligue 1

Dubitatif dans un premier temps, les supporters bordelais ont pu rapidement se rendre compte que la première recrue de l’ère Willy Sagnol n’était tout sauf un échec. Rugueux mais aussi très serein, Pallois réussit à faire plier les attaquants adverses les uns après les autres. La grande force de Nicolas Pallois est de remporter ses duels débout grâce à un jeu de tête performant, un bon sens de l’anticipation et surtout en faisant briller ses qualités physiques.

Cependant, il ne faut pas oublier de mettre en lumière l’importance de son compère (et capitaine) Lamine Sané. En effet, de par leur profil différent, les deux axiaux affichent une réelle complémentarité qui rend encore plus leur association intéressante. A l’inverse de Pallois, Sané possède une bonne pointe de vitesse qui lui permet de couvrir la défense bordelaise en cas de percées adverses. Pallois se situe plus dans le rôle de premier rideau, n’hésitant pas à aller au charbon quand il y a besoin.

L’ex-niortais a su rapidement imposer son style et susciter les louanges à Bordeaux. En effet, Pallois a pris part à l’intégralité des rencontres de Ligue 1 (six matchs dont cinq titulaires), et n’est donc pas étranger à l’excellent début de saison des hommes de Willy Sagnol.

 

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