Les grands chantiers du football français
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Les grands chantiers du football français

Bien que de nouveaux stades soient sortis de terre cette année alors que se profile l’Euro 2016, l’affluence en Ligue 1 ne décolle pas pour autant, le taux de remplissage ayant même tendance à baisser. Des réformes en profondeur sont inévitables pour parvenir à réconcilier le public français avec son football. Voici donc quelques pistes de réflexion, une liste non exhaustive de choses à améliorer pour rendre notre championnat plus attractif.

La Ligue 1 est régulièrement moquée pour son manque de spectacle, ses entraineurs frileux ou encore pour l’absence de résultats de ses clubs en coupes d’Europe. Le visage qu’elle a offert le week-end dernier ne va malheureusement pas aider à lui donner une image plus reluisante. 10 buts inscrits en autant de rencontres, 6 matchs nuls (dans tous les sens du terme), et en prime une parodie de football disputée sur la pelouse de Metz. Habitués à la douceur azuréenne, les Niçois ont en effet découvert les charmes de la Lorraine, un 31 janvier au soir… Résultat ? Une purge, jouée avec un ballon jaune, quasiment invisible (la faute à des accords commerciaux signés par des gens qui n’ont surement jamais visionné une rencontre de football sous la neige), des glissades incessantes et un match qui s’est terminé avec 10 minutes de retard sur les autres rencontres de la journée, pour cause de déneigement de la pelouse à la mi-temps.

Bien sûr, avec Ibrahimovic et Cavani, la Ligue 1 sent un peu moins fort le pâté et la bière chaude. C’est vrai, quand on a connu Franck Gava et Geraldao, les ratés de Pastore et Lucas prennent une importance toute relative et on constate ému le chemin parcouru par notre championnat depuis quelques années. On se prend même à rêver qu’une équipe française puisse à nouveau régner sur l’Europe et on ironise sur la Série A , cette vieille dame sénile et un peu folle, clairement sur le déclin. Seulement voilà, à mi-chemin d’une saison qui devait projeter la Ligue 1 parmi le gotha européen, on réalise avec effroi tout ce qui lui manque pour faire partie des meilleurs championnats au monde.

Un meilleur entretien des pelouses

Le terrain d’expression des footballeurs étant le rectangle vert, il est logique que l’état du gazon soit une priorité absolue. Et justement, la qualité des pelouses du Championnat de France fait énormément débat, saison après saison, encore plus alors que l’hiver bat son plein actuellement. Si le Stade de Reims, l’OGC Nice ou encore le Sporting Club de Bastia sont les plus mauvais élèves selon le championnat des pelouses établi par la Ligue de Football Professionnel, le Paris Saint-Germain est aujourd’hui devenu un modèle en la matière. Malgré le froid, la neige ou la pluie, la pelouse du Parc des Princes suscite l’admiration des clubs de Ligue 1 et même d’Europe, à l’image du FC Barcelone. Lors de leur venue en France en septembre dernier pour le compte de la Ligue des Champions, les joueurs catalans avaient été impressionnés par la qualité du terrain. “Mes joueurs ont été émerveillés par votre pelouse. Ils sont venus me voir pour me réclamer la même au Camp Nou” expliquait ainsi Josep Bartomeu, le président du Barça, à Nasser Al-Khelaifi.

L’homme par qui la notoriété de la pelouse de l’enceinte parisienne a traversé nos frontières se nomme Jonathan Calderwood. L’ancien jardinier d’Aston Villa, également élu deux fois meilleur jardinier de Premier League, est aujourd’hui un exemple, et ses homologues français pourront prochainement s’inspirer de son travail lors d’une réunion organisée par la LFP. Calderwood sera en effet la tête d’affiche de ce rendez-vous qui aura pour but d’améliorer la qualité des terrains de Ligue 1. Nul doute que l’échange entre l’Anglais et les autres jardiniers devrait être fructueux, et pourrait être tout bénéfique pour le Championnat à condition bien sur que les dirigeants français, mais aussi les pouvoirs publics, comprennent la nécessité d’investir dans ce domaine…

En effet, l’immense majorité des clubs français ne sont pas propriétaires de leur stade, ils ont bien souvent des contrats qui leur permettent seulement d’exploiter l’enceinte. Une multiplicité des acteurs qui conduit à des situations où les enjeux politiques d’une ville prennent le pas sur l’intérêt sportif. Dans plusieurs communes, le club s’est ainsi heurté à la volonté des pouvoirs publics concernant le chauffage de sa pelouse en période hivernale. Trop couteux, trop lourd, les villes refusent le plus souvent de payer la facture, laissant cette charge aux seuls dirigeants de clubs. Propriétaires soucieuses de faire des économies, les municipalités ont donc leur part de responsabilité dans l’état des pelouses.A Monaco, le problème est plus profond. Construit sur un parking, le terrain atteint en été la température de 50°, une chaleur difficile à supporter pour n’importe quel gazon. D’un amateurisme certain, ces décisions structurelles gâchent ainsi une partie du spectacle proposé chaque week-end.

En hiver, lorsque les températures sont trop basses, il y a toujours la possibilité d’organiser les rencontres après-midi. Ca permettrait aussi d’attirer une clientèle plus familiale. C’est en Allemagne et en Angleterre que les affluences sont les plus importantes en Europe, et dans les deux cas, la plupart des rencontres ont lieu en pleine journée.

Un championnat à 18 clubs

Chaque année ou presque, c’est donc la même rengaine. Dès que le froid s’installe, que la pluie se fait drue et le vent plus sec, le bal des matchs reportés peut commencer, provoquant un classement tronqué de la Ligue 1. Dans ce contexte, il parait indispensable d’instaurer une trêve hivernale plus longue qu’elle ne l’est actuellement, à la manière de ce qui est pratiqué en Allemagne (alors que la plupart des pelouses sont pourtant chauffées outre Rhin). Ca permettrait aussi aux organismes de récupérer, et toujours pour les joueurs, d’avoir une préparation physique optimale pour la seconde moitié de la saison. Dès lors, un championnat à 20 clubs ne serait plus forcément adapté, il faudrait donc le réduire à 18 unités.

La Ligue 1 étant la vitrine du football français avec l’équipe nationale, elle est susceptible d’être suivie partout dans le monde. Ses représentants doivent donc véhiculés une image positive dans tous les domaines. Ainsi, l’environnement des clubs évoluant dans notre championnat doit également être irréprochable. Pour y parvenir, des critères extra-sportifs devraient être instaurés pour qu’un club ait droit d’accéder à la Ligue 1, à commencer par l’homologation des stades. Il ne s’agirait pas d’exiger d’un club une enceinte de 80 000 places si la commune dont il dépend compte moitié moins d’habitants mais des notions d’esthétisme, de confort et de sécurité devraient être néanmoins prises en compte. A l’instar de ce qui s’est passé à Caen il y a quelques années, les spectateurs se feraient plus nombreux avec des stades accueillants. Cela obligerait également certaines municipalités à se mettre à la page au risque de voir leur club de football bloqué aux portes de l’élite. Ca nous éviterait ainsi certaines horreurs comme le stade René Coty d’Ajaccio ou celui de Villeneuve d’Ascq à Lille.

Une réforme des coupes nationales

Si la Coupe de France, la plus ancienne compétition de football de notre pays, offre un parfum bien particulier début janvier lorsque certains clubs amateurs, toujours survivants après avoir franchi jusqu’à 6 ou 7 tours, défient les meilleures formations de Ligue 1, c’est loin d’être le cas de la Coupe de la Ligue, une épreuve sans saveur et qui peine toujours à déplacer les foules, y compris pour des affiches de gala.

La qualité première de la Coupe de France est qu’elle est ouverte à tous les clubs sans restriction, amateurs et professionnels, et qu’elle s’apparente un peu à une lutte de classe lorsque les poids lourds de Ligue 1 se rendent dans les petits villages reculés de Bretagne et de Bourgogne ou dans certaines banlieues peu habituées à accueillir de tels évènements. Les Français sont traditionnellement friands de ce genre de rencontres où ils espèrent souvent voir triompher le petit poucet.

La Coupe de la Ligue, de son côté, n’offre rien de bien original et contribue à surcharger un calendrier déjà bien rempli avec le championnat, la Coupe de France, les différentes coupes européennes, les rencontres internationales et les phases finales de Coupe du Monde et de Championnat d’Europe. De plus, cette compétition ne repose sur aucun socle historique et n’a été créée que pour permettre au groupe France Télévision de diffuser une épreuve de football. TF1 s’étant désengagé de la Coupe de France au dépend de la chaine du service public, la coupe moustache n’a plus aucune raison d’être. D’autant qu’elle empêche le 6ème de notre championnat de pouvoir disputer l’Europa League au détriment du vainqueur de cette seconde coupe nationale.

Je propose donc de supprimer purement et simplement cette Coupe de la Ligue, qui a tendance à faire de l’ombre à sa grande sœur (celle-ci étant moins bien dotée financièrement) et, au contraire, valoriser davantage la Coupe de France. Pour ce faire, si le modèle actuel peut être conservé jusqu’aux quarts de finale (avec l’avantage systématique de recevoir pour les clubs hiérarchiquement inférieurs jusqu’en 1/8èmes), les demi-finales, par souci d’équité sportive pour la dernière ligne droite de l’épreuve, devraient être disputées sur terrain neutre, un peu à la manière du Top 14 de Rugby. Une telle organisation étant difficile à mettre en place pour des raisons évidentes de sécurité, on pourrait au moins les disputer sous format aller-retour. Enfin, la finale au Stade de France devrait traditionnellement clôturer la saison.

Un plus grand respect des maillots

Au cours de ces dernières années, les ravages du merchandising sur les maillots n’ont plus connu de limites. Impensable il y a quelques temps, toutes les fantaisies ont été permises et même encouragées, quitte à produire des absurdités. L’absence de règles bien établies par les instances du football français ont également fait s’apparenter certains joueurs à de véritables mannequins publicitaires. Si l’on peut comprendre la politique commerciale des clubs qui, par ce biais, voient leur budget s’agrandir, le maillot ne doit pas pour autant être l’objet de tout et n’importe quoi, simplement pour des intérêts financiers.

Les maillots ne se distinguent pas uniquement par leur couleur mais aussi par leur style. Certaines tuniques sont ornées de filets verticaux, d’autres sont reconnaissables par de larges bandes horizontales ou verticales, et d’autres encore peuvent se distinguer par un scapulaire par exemple. A cette tenue s’ajoute un jeu de maillot différent qui est porté à l’extérieur lorsque l’équipe locale évolue dans les mêmes tons, afin de distinguer correctement les deux formations.

Mais dans l’ère moderne, il est devenu inconcevable de conserver un modèle plus d’une saison, ce qui oblige les fabricants à recourir aux procédés les plus saugrenus pour renouveler leur gamme. Si les excentricités peuvent être “tolérées” sur le maillot de rechange, sans pour autant qu’il soit dénaturé, il est inconcevable en revanche que le maillot premier subisse des outrages. Au milieu de tout ça est apparu en France un troisième maillot, prétexte pour faire absolument tout et n’importer quoi.

On dirait volontiers, en haussant les épaules, qu’il ne s’agit là que d’un accessoire de mode destiné à augmenter les ventes mais c’est vêtus de ces fadaises textiles que les clubs disputent les compétitions européennes, les plus prestigieuses et médiatiques, celles dans lesquelles les clubs devraient le plus respecter leurs propres couleurs. On a ainsi vu il y a quelques années l’Olympique de Marseille évolué en orange, l’Olympique Lyonnais en jaune fluo ou encore les Girondins de Bordeaux dans un maillot bien loin du traditionnel bleu marine. On accuse les joueurs d’avoir perdu “l’amour du maillot”, mais les clubs eux-mêmes semblent l’avoir égaré, à force de malmener leur premier emblème.

Le merchandising n’est pas le seul fautif, la fédération française et la ligue nationale ont également leur part de responsabilité dans l’absence de respect du maillot. En n’imposant aucune règlementation contrairement à l’UEFA et à aux principales instances nationales voisines, on assiste parfois à un défilé de maillots bariolés d’un nombre invraisemblable de sponsors disgracieux. Sans aller jusqu’à exiger des maillots vierges de sponsor (cas de figure que l’on retrouve de moins en moins sur le vieux continent), un seul partenaire floqué sur la poitrine redonnerait de l’élégance à certains maillots qui, à l’image de celui de l’Evian-Thonon-Gaillard, sont d’une laideur indescriptible et font souvent passer les joueurs pour de véritables hommes sandwichs.

La palme revient probablement lors des rencontres de coupes nationales où les clubs n’arborent pas leurs propres sponsors mais ceux des partenaires qui ont obtenu un accord avec la fédération ou la ligue. Impossible de les compter tant ils sont nombreux, au point de ne même plus être capable de reconnaitre les équipes parfois.

Heureusement, l’équipe nationale est encore épargnée, le maillot frappé du coq étant pour l’instant privé de publicité. En revanche, l’esthétisme n’est pas toujours au rendez-vous mais sur ce point, on est en droit de douter que la sobriété esthétique soit la priorité des instances françaises au moment de négocier les contrats avec les différents équipementiers…

Un deuxième club francilien

Alors que toutes les grandes métropoles mondiales s’enflamment régulièrement à l’occasion de derbys entre clubs que tout oppose (classes sociales, modes de vie, objectifs sportifs), la France en est privée depuis toujours. Si l’on imagine mal un deuxième club à Marseille étant donné la popularité de l’OM sur le vieux port et si la rivalité entre Lyon et Saint-Etienne peut être assimilée à un derby même si ce sont deux villes bien distinctes, il est en revanche aberrant que l’agglomération parisienne (12 millions d’habitants) ne dispose que d’un seul club professionnel digne de ce nom.

Si Paris peut s’enorgueillir d’être une ville culturellement épanouie, permettant à sa population de diversifier ses sorties et s’il n’est pas concevable de vouloir copier le modèle de Londres ou de Buenos Aires qui disposent chacune d’une dizaine d’équipes professionnelles, il n’est pas normal pour autant que notre capitale n’ait qu’un seul club en tout et pour tout. Avec un tel vivier d’amateurs de football en Ile de France, il est temps de réfléchir à la manière de créer un deuxième grand club francilien.

En effet, de nombreux franciliens aimeraient se passionner pour le ballon rond tous les week-ends mais tous ne se reconnaissent pas à travers le PSG et son côté nouveau riche. La plupart des habitants d’Ile de France sont d’ailleurs originaires de province et ne se sentent pas forcément parisiens et, à défaut de disposer d’un club auquel ils pourraient s’identifier, vivent leur passion par procuration à travers des clubs provinciaux ou étrangers, mais uniquement devant leur poste de télévision ( tiens, tiens, ça me rappelle une chanson, ça ).

Le Stade de France ayant de plus en plus de mal à être rentabilisé, on imagine volontiers un club s’y implanter durablement, à qui il suffirait alors de donner une véritable identité qui se démarquerait du Paris Saint-Germain. Le Racing, le Paris FC, le Red Star ou Créteil ne sont pas crédibles aujourd’hui mais pourraient unir leurs efforts par exemple et participer ainsi à l’émergence d’un second grand club dans la région.

Une meilleure répartition des revenus provenant des droits tv

La Ligue 1 possède tout de même quelques atouts. Elle est notamment louée pour le suspense qu’elle engendre chaque année ou presque. En effet, nulle part ailleurs on ne trouve une telle densité. Pas moins de 19 clubs différents ont ainsi remporté au moins un titre de champion de France depuis 1933 là où ils ne sont que 9 en Espagne, et sur les 5 dernières années, l’écart moyen entre le premier et le dernier du classement n’est que de 55 points en France contre 67 en Liga.Une densité qui oblige les entraineurs à se montrer prudents, le moindre point pris ayant une importance dans l’optique du maintien, et favorise le faible nombre de buts inscrits lors de chaque journée ( 2,37 buts de moyenne par match cette saison ) par rapport au championnat néerlandais par exemple ( 3,01 buts par match ), beaucoup plus disparate.

Cette particularité française ( absence de clubs “institutionnels” et ouverture à un très grand nombre d’équipes – à l’instar de la Coupe de France accessible à plus de 7000 clubs chaque année quand la coupe nationale est réservée à une sorte d’élite élargie en Angleterre ( 762 clubs au départ ) et aux seuls clubs professionnels en Italie ou en Espagne – où la compétition est disputée sous format aller-retour et réfrène un peu plus encore les surprises ) a aussi contribué aux mauvais résultats européens des clubs français qui n’ont jamais su engranger l’expérience nécessaire avec un turn-over incessant en haut du classement, et l’éparpillement des meilleurs joueurs dans de nombreux clubs différents.

Du coup, il serait intéressant de répartir un peu différemment les revenus issus des droits tv, en récompensant davantage les clubs bien classés en fin de saison, quitte à rendre le championnat moins équilibré qu’il ne l’est aujourd’hui, mais afin de favoriser la prise d’initiative des entraineurs, faire (re)venir les gens au stade et briser ce manque de constance dans la hiérarchie, néfaste aux performances européennes.

Afin de favoriser le spectacle, certains prônent également de recourir aux bonus offensifs lorsqu’une équipe inscrit un certain nombre de buts, un peu comme c’est appliqué pour les essais en Rugby. Autant vous le dire, je ne suis pas très favorable à ce procédé, qui dénaturerait un peu le football, et ne serait pas forcément efficace, d’autant qu’il peut avoir des effets pervers. En effet, en Top 14, on nous a vendu le système des bonus comme un garant de la qualité du jeu et du suspense mais depuis plusieurs saisons, on constate que la qualité du jeu est loin d’avoir progressé .

Voilà, bien d’autres thèmes pourraient être abordés, comme l’arbitrage tricolore, régulièrement pointé du doigt et privé de Coupe du Monde l’an passé, la qualité des ballons choisis par les instances du football français, ou encore la qualité des retransmissions télévisées. J’attends vos réactions et vos idées surtout, même si c’est avant tout aux acteurs de prendre les bonnes décisions afin de sortir le football français du néant où il se trouve plongé depuis bien trop longtemps désormais.

  1. avatar
    16 février 2015 a 8 h 41 min
    Par Cullen

    Je précise que cet article a été écrit il y a 15 jours mais les modérateurs préfèrent visiblement publier les résumés de matchs de 3 lignes plutôt que des débats de fond comme celui-ci. Ca peut paraitre hautain de ma part de dire ça, m’enfin il me semble que ce genre de papier a davantage sa place sur un forum de discussion que certains articles qui n’apportent strictement rien mis à part une grosse estime de soi à leurs auteurs via les fameux likes…

    Et puis ce serait bien je trouve de faire paraitre les articles en semaine plutôt que le dimanche midi où les gens sont souvent beaucoup moins derrière leur écran. Déjà qu’ils disparaissent très vite vu le nombre de parutions… Voilà j’ai fini de faire mon caliméro et j’attends vos réactions :-)

  2. avatar
    16 février 2015 a 9 h 34 min

    “Seulement voilà, à mi-chemin d’une saison qui devait projeter la Ligue 1 parmi le gotha européen, ”

    Non mais oh, c’est quoi cette phrase, ce procès d’intention??? personne a dit ça et les citations de moustache ça compte pas…

    c’est la saison qui devait projeter “PARIS” parmi le gotha européen… et la réponse est mardi prochain.

  3. avatar
    16 février 2015 a 10 h 03 min

    “C’est en Allemagne et en Angleterre que les affluences sont les plus importantes en Europe, et dans les deux cas, la plupart des rencontres ont lieu en pleine journée.”

    En Allemagne, je confirme et toi bien plus qu’un autre, évidemment. Mais pour l’angleterre, ce sont d’autres raisons qui les ont menés à choisir ces horaires et tu le sais bien que c’est pas la famille…

    “elle est susceptible d’être suivie partout dans le monde. Ses représentants doivent donc véhiculés une image positive dans tous les domaines”

    C’est quoi ce morceau du chef que tu nous lâches??? on doit rien du tout. Je sais pas si le but, ni l’avenir du foot français est d’essayer d’avoir une image positive. Est-ce comme cela que les anglais atteignent les 2Milliards d’€ de droits tv?? Non, je ne pense pas que leur tronches de cakes donne une image positive, mais par contre, la classe, l’enjeu, la compétition, c’est là bas dans l’inconscient collectif, clairement.

    Ok pour certains stades horribles, c’est vrai. Mais pour les 18 clubs, je trouve ça naze. Les anglais, pays au climat encore plus pourri que chez nous en ont 20 sans problèmes. Rien ne nous empêche de finir un peu plus tard notre championnat et de faire 1 semaine de pause en plus en hiver ou autre. Mais il ne faut pas se dire que 4 journées en moins ça change grand chose. ça fait surtout deux coins en moins sans L1 et selon les années, cela peut signifier une région…

    Je propose donc de garder 20 clubs, de n’avoir plus que 2 relégations, comme avant, et avec play-off entre le 19ème et le 2ème de ligue 2. Comme tu dis, la L1, ça doit se mériter. Quand on voit que Montanier vise le maintien avec Rennes, j’ai pitié…

    Je suis ok avec la fin de la coupe de la ligue, il serait temps, la finale se joue en mars, vla la tronche de la compet…

    Bon, sont pas jojos nos maillots, mais on a pas de thune, on fait ce qu’on peut, et grâce à eux “Eparcyl, ma fosse tranquille”, reconnaît que pour le public c’est bien quand on vient voir une purge…

    Je suis pas d’accord avec “il est en revanche aberrant que l’agglomération parisienne (12 millions d’habitants) ne dispose que d’un seul club professionnel digne de ce nom.”, il l’est tout autant pour Marseille, d’autant plus que c’est un vivier footballistique historique, beaucoup plus que paris.

    Par contre, c’est vrai que le côté richou du PSG fait que beaucoup le déteste autour de moi, à quand la montée du Red Star???

    Bon pour le reste, on est sur nos vieux débats. Sincèrement, je pense qu’on est à notre place. Nos clubs sont à l’image de la passion moyenne des gens pour le sport. Quand on est dans le foot et qu’on veut voir son sport progresser, alors ce que tu dis va dans le bon sens :

    18 clubs = réhaussement du prestige par élitisme. Appel d’air dans les stades par resserrement des affiches et meilleure focalisation télé. Ajoute à cela un deuxième club Francilien, voir même un 3ème et là c’est le jackpot assuré dans les médias, avec tout le monde qui prend parti. Les maillots et les couvertures s’amélioreront par nécessité et non obligation, l’émulation fera que les gens voudront être différent et que leur objectif ne sera plus le maintien financier et sportif, mais la performance tout court.

    Cependant, notre foot est pour moi à son niveau en France, et j’ai pas forcément envie qu’il soit sur le toit du monde pour être heureux. Le seul truc qui me manque véritablement, c’est de pas pouvoir prendre de bières tranquillou dans le stade et de bouffer pour pas cher comme en allemagne. En plus, les tarots sont vachement chers à Paris maintenant et ça casse les couilles. Par exemple, j’irais jamais au stade si j’étais londonien, c’est pire que des sponsors sur les maillots, ce sont des sponsors dans les tribunes….

  4. avatar
    16 février 2015 a 10 h 07 min

    Et t’inquiète, je te like, comme ça tu seras dans les articles à ne pas manquer, on pourra discuter plus longtemps…

    PS : la rédaction quand mettrez-vous un fil de commentaire??? ça va dans le sens d’un forum, aidez-vous bordel.

    • avatar
      16 février 2015 a 12 h 20 min
      Par Cullen

      Salut Général,

      « Est-ce comme cela que les anglais atteignent les 2 Milliards d’€ de droits tv ? » Pour moi c’est un tout, le fond compte autant que la forme. Les Anglais s’appuient à la fois sur un patrimoine historique très ancien ( le kick n’ rush, les chants, etc… ), des drames divers ( Munich 58, Bradford, le Heysel, Hillsborough, etc… ), des derbys en pagaille qui ont impliqué l’ensemble de la population et donné une toute autre ampleur à ce sport, le tout vendu et emballé dans un beau papier cadeau avec des stades superbes, des billards en guise de pelouses, des maillots splendides et un vrai savoir-faire en matière de retransmissions tv. Il n’est pas question de vouloir concurrencer les Anglais pour qui le football fait partie intégrante de la culture mais il n’est pas interdit pour autant de prendre exemple sur ce qui a fait leur réussite.

  5. avatar
    16 février 2015 a 14 h 58 min

    Ouais, mais tu vois, j’ai pas “envie” que notre foot réussisse à proprement parler, j’ai envie qu’on puisse se marrer en matant du foot et qu’il n’y ait plus de parcage visiteur.

    Les stéphanois n’ont pas pu aller au red star pour raisons de sécurité dans le stade…. non mais c’est une vrai blague ça sérieusement. Nos ambiances de foot sont dégueulasses, plus de bières, des contrôles pire qu’à l’aéroport et un tarot d’enfoiré.

    C’est archi-naze, on ne peut pas s’amuser (enfin pas tous). Je préfère aller 20 fois à Yves du Manoir voir le racing joué même si je m’en cogne du rugby, parce qu’au moins on peut se marrer, chambrer et rester tranquillou dans sa tribune. Sans déconner, le plus gros problème de notre foot, selon moi, ce ne sont pas tous les arguments rationnels d’infrastructure que tu évoques, c’est le comportement supporter autour des équipes et des conséquences au stade.

    • avatar
      16 février 2015 a 16 h 37 min
      Par Cullen

      Une vraie ambiance de football, avec des tifos, des chants, une buvette proposant des bières et des hot-dogs, ça pourrait être une alternative au PSG actuel justement, un club populaire, regroupant les banlieusards et autres provinciaux de naissance. Un club vintage qui sente bon le foot des années 80-90’, avec quelques places debout et qui miserait davantage sur le vivier francilien ( potentiel de joueurs exceptionnel jamais exploité par le PSG… ) plutôt que sur les stars mondiales. Bref, une opposition de style qui donnerait un grand derby comme toutes les grandes capitales mondiales ont la chance d’en vivre.

      Sinon, je suis totalement d’accord avec toi sur l’interdiction de déplacement faite aux supporters stéphanois. Là encore, c’est une situation qu’on ne pourrait pas imaginer outre-Manche, où suivre son club fait presque partie des droits civiques. Il faut savoir que la moyenne de supporters à traverser le pays en Ligue Two ( le 4ème échelon ) est de 800 par club alors que ce phénomène concerne à peine quelques dizaines d’Ultras en France – uniquement en Ligue 1 – et qu’on est pourtant incapable de gérer. Je ne sais pas ce que ça va donner dans un an quand les Polonais et autres Croates débarqueront à plusieurs dizaines de milliers sur le sol français…

  6. avatar
    17 février 2015 a 11 h 48 min
    Par Pennarbed

    sur qu’après avoir maté liverpool-chelsea ou tottenham-newcastle, quand on bascule sur un match d’evian, ça pique les yeux… aussi bien la qualité du match que leur maillot rose avec des bouteilles d’eau ou encore le champ de patates du parc des sports. et on se dit que la différence de revenus en droits tv est finalement pas imméritée…

    • avatar
      17 février 2015 a 13 h 21 min
      Par Cullen

      C’est certain que ça n’est pas avec cette image que la Ligue 1 va s’exporter davantage, et 700 millions d’euros de droits tv – même si c’est la loi de l’offre et de la demande – ça n’est pas si mal quand on voit qu’ils sont inférieurs en Bundesliga par exemple. Mais la comparaison que tu fais n’est pas tout à fait juste, dans la mesure où tu prends des têtes d’affiche en Premier League, et un club qui joue le maintien en Ligue 1. Tu aurais donc pu prendre l’exemple de Leicester ou Sunderland et là, on se serait rendu compte que le constat est aussi accablant pour le club savoyard.

  7. avatar
    27 février 2015 a 19 h 49 min

    Bon papier Christian.

    Comme personne ne l’a fait, je souligne ton judieux clin’doeil à la chanson de Jean-Jacques Goldman, “La vie par procuration”.

    “vivent leur passion par procuration à travers des clubs provinciaux ou étrangers, mais uniquement devant leur poste de télévision”

    C’était marrant et j’ai ri comme Fanny Ardent ;)

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