Clément Grenier, enfin le leader technique et mental de l’OL ?
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Clément Grenier, enfin le leader technique et mental de l’OL ?

Après un prêt de 6 mois à la Roma, Clément Grenier revient dans son club formateur avec la ferme intention de (re)trouver sa place dans l’entrejeu, ainsi que dans le vestiaire.

Nous sommes à l’été 2013 et Clément Grenier vient de fêter ses premières sélections sous le maillot tricolore. Une tournée en Amérique du Sud très difficile pour les Bleus, mais des premières prestations encourageantes pour le jeune Lyonnais. Sa vision du jeu et sa qualité de passes ont attiré l’œil des observateurs, quasi-unanimes à son sujet.

Clément Grenier dispose d’une marge de progression aussi grande que la précision de ses coup-francs. Membre de la génération 1991 avec Alexandre Lacazette et Gueida Fofana, champion d’Europe chez les moins de 19 ans, le natif de l’Ardèche dispose de nombreux signaux favorables quant à l’évolution de sa carrière. On voit en lui le successeur de Juninho, capable de faire revenir l’OL sur le devant de la scène. Quatre ans après, le voilà revenu dans son club après 6 mois à l’AS Rome, qui n’a pas souhaité lever l’option d’achat fixée à 3,5 millions d’euros. Disposant d’un salaire très élevé et d’un temps de jeu réduit la saison dernière, le n°7 lyonnais peut aujourd’hui espérer redevenir le joueur qu’il a été.

Une progression trop vite freinée

Convoqué par Didier Deschamps dans la liste des 23 pour aller à la Coupe du Monde au Brésil, Clément Grenier avait finalement dû renoncer en raison d’une blessure aux adducteurs. Le début d’une longue série noire pour le meneur de jeu. En 3 saisons, il n’a été titulaire que 14 fois en Ligue 1. Une succession de blessures liée à une pubalgie l’oblige à se faire opérer et à suivre des programmes de réhabilitation très lourds. Son absence du groupe coïncide avec la montée en puissance de jeunes joueurs comme Tolisso ou Ferri, qui s’installent peu à peu. Lyon réalise trois saisons satisfaisantes en championnat sans que Clément Grenier ne puisse y prendre part. Redescendu à la 5ème place dans la hiérarchie des milieux lyonnais, l’ardéchois oscille entre la CFA et le banc de touche, sans jamais pouvoir influer sur le jeu de son équipe.

Ce retour au haut niveau tardif serait également lié à un extra-sportif plutôt agité. Fan de bon vin, Clément Grenier aurait tendance à sortir plus que de raison. Une donnée courante chez de nombreux joueurs de foot professionnel mais qui est difficilement compatible pour revenir à son meilleur niveau après une pubalgie. De plus, l’image renvoyée par le joueur qui fait partie du top 5 des salaires de son club n’est pas optimale. Malgré une technique toujours présente et visible durant les courts instants passés sur la pelouse, le meneur de jeu français perd la confiance de son coach et de son président, qui n’hésite pas à le prêter avec une option d’achat très basse pour alléger sa masse salariale.

Rome comme révélateur ?

Si sur le plan statistique, le prêt de Clément Grenier n’a pas été une réussite (6 matchs de Série A, 1 titularisation), il lui a permis de côtoyer le haut niveau et les exigences qui vont avec. En s’entraînant dans un environnement qui ne lui était pas familier, avec des joueurs comme Daniele De Rossi ou Francesco Totti, l’international français a sûrement changé ses habitudes pour parvenir à s’inviter dans la rotation de Luciano Spalletti. « C’était très bien à Rome, j’en avais besoin, j’avais moins de temps de jeu ici (à Lyon) et ça s’est bien passé, j’ai beaucoup appris. C’est une autre culture footballistique, une belle expérience pour moi, c’était mon premier départ de chez moi, j’apprenais. L’accueil était très bon là bas, j’ai appris auprès d’un groupe avec des joueurs de talent, une très belle équipe » a raconté le Lyonnais à son retour en France.

Un surplus de professionnalisme qui se ressent dans la préparation de l’Olympique Lyonnais. Arrivé très affûté, Clément Grenier n’hésite pas à rester après les entraînements pour travailler des points essentiels de son jeu, notamment les coups-francs. Cette attitude fait écho aux déclarations de Bruno Genesio lors de la présentation de Bertrand Traoré le 26 juin dernier : « On a eu un échange assez long en tête-à-tête. Il était important de se voir, de se dire des choses. Il est talentueux, a un niveau international, mais il a besoin de confiance, qui est capable d’être un joueur de très très haut niveau. Avec un tel joueur, il y a des exigences à avoir, je pense qu’il l’a compris. J’espère qu’il va faire une bonne préparation pour faire une saison de haut niveau. ».

Si l’entente entre l’entraîneur et son joueur se remet dans le droit chemin et dans le sens du club alors tout est possible.

Un rôle de leader à prendre

Avec les départs de Maxime Gonalons, Alexandre Lacazette et Corentin Tolisso, l’OL a perdu ses trois capitaines de la saison dernière. Alors que Clément Grenier était vice-capitaine il y a quelques saisons, il a les qualités pour récupérer un brassard sans propriétaire. De plus, du haut de ses 26 ans et avec 152 matchs sous le maillot lyonnais, il apparaît comme l’un des joueurs les plus appropriés pour être le leader de l’équipe avec Jordan Ferri, Nabil Fekir ou Anthony Lopes.

Un rôle dans le vestiaire qui pourrait être bénéfique pour le n°7, d’autant qu’il revient avec de nouvelles ambitions pour cette nouvelle saison : « je suis de retour à la maison, avec beaucoup de choses en tête, un état esprit et un mental encore plus forts, je reviens chez moi. J’aimerai être dans la continuité des six derniers mois à Rome, ou même de la saison passée à l’OL, je n’avais pas eu beaucoup de temps de jeu mais je me sens bien physiquement. Voilà deux ans que je n’ai plus de pépins physiques, je continue de bosser, j’ai envie de continuité, de prendre du plaisir et d’en donner, d’apporter mon expérience et ma maturité au sein d’un groupe encore jeune cette saison. Je me suis préparé et j’espère que ça ira dans le bon sens. »

Les espoirs sont grands pour que Clément Grenier (re)devienne enfin le leader d’une équipe en pleine transition.

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