Nice et Guingamp : l’art du rebond en trois leçons
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Nice et Guingamp : l’art du rebond en trois leçons

Au bord du gouffre fin novembre, les clubs de Nice et Guingamp ont su se relancer en engrangeant des points de manière spectaculaire avant la trêve. Une résurrection en trois actes, obéissant à un schéma similaire.

En ce dimanche 26 novembre, l’ambiance est morose du côté du Roudourou. L’En-Avant, qui vient de s’incliner au Vélodrome, n’est parvenu à glaner que deux malheureux points lors de ses six derniers matchs et se morfond dans le dernier quart du classement. À l’Allianz Riviera, pire, c’est carrément la grosse déprime qui prévaut. Les Aiglons, après avoir enchaîné cinq défaites d’affilée en octobre, viennent de se faire humilier à domicile par l’OL et chatouillent désormais la zone de relégation.

Pourtant, à la trêve, cinq journées plus tard, les deux équipes pointent respectivement aux huitième et sixième places du championnat. Deux rebonds inattendus, articulés selon la même recette dont voici les préceptes.

Leçon n° 1 : un succès fondateur, à l’extérieur et dans la douleur

Tous les coachs vous le diront, rien de tel qu’une victoire aux forceps obtenue dans des conditions dantesques pour forger le mental d’un groupe. Pour les bretons, ce succès s’est dessiné à Troyes sur le plus petit des scores, au terme d’un match couperet entre deux équipes mal classées, disputé dans un froid glacial et ponctué de deux cartons rouges.

Pour les Aiglons, l’histoire est plus romanesque. Menés depuis la cinquième minute et réduits à dix pendant plus d’une mi-temps, le déplacement à Toulouse semblait prendre des allures de soirée cauchemardesque. Mais ils ont trouvé les ressources nécessaires pour d’abord égaliser sur penalty puis finalement s’imposer dans les arrêts de jeu.

Leçon n°2 : un festival de buts à domicile, orchestré par les attaquants

Tous les supporters vous le diront: rien de tel qu’un feu d’artifice à la maison pour réconquérir un public sceptique, d’autant plus lorsque les attaquants en sont les artisans. Les Guingampais ont parfaitement appliqué la méthode en infligeant un cinglant 4-0 à Dijon. Une partie rythmée, aboutie, durant laquelle les tauliers Briand, Salibur et Coco ont fait trembler les filets.

A l’Allianz Riviera, ce sont Balotelli, Pléa et Saint-Maximin qui, à défaut d’un jeu flamboyant, ont su faire preuve de réalisme en inscrivant les trois buts de leur équipe contre Metz. Une efficacité retrouvée, qui a permis aux hommes de Lucien Favre de faire oublier la débâcle contre Lyon.

Leçon n° 3 : porter l’estocade à un concurrent aux abois

Tous les chasseurs vous le diront : c’est moche de tirer sur une bête à terre. Ça ne se fait pas. Sauf qu’en matière de football, la règle ne tient pas. Quoi de plus jouissif en effet que d’étaler la confiance retrouvée au nez et à la barbe d’un adversaire en détresse, en quête lui aussi du rebond salvateur. Les Niçois ont fort bien illustré le concept contre les Girondins en marquant le seul but de la rencontre après avoir joué pendant une demi-heure à la passe à dix.

Les Guingampais, eux, ont été encore plus taquins contre Saint-Etienne. Après avoir laissé les Verts, inoffensifs et à dix, ouvrir le score contre le cours du jeu, ils ont égalisé dans la minute qui a suivi pour finalement planter la banderille fatale dans le temps additionnel.

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