Les Australiens de la NBA
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Les Australiens de la NBA

Devenu le 3ème pays le plus représenté au sein de la NBA et ayant terminé 4ème du tournoi olympique 2016 à Rio, l’Australie s’installe progressivement comme une place forte du basket mondial. Les neuf ressortissants de ce pays évoluant au sein de la grande ligue en témoignent.

Des joueurs intérieurs rugueux et bons défenseurs

Le premier joueur intérieur que nous allons évoquer est certainement le moins connu de tous : il s’agit de Mangkok Mathiang. Après son cursus universitaire avec les Cardinals de Louisville, il n’a pas été drafté. Suite à la Summer League d’Orlando, durant laquelle il a tourné à 4,4 points et 5,5 rebonds, il a eu la chance de bénéficier d’un two-way contract. Ces nouveau contrat permet au joueur d’évoluer en G-League et en NBA tant qu’il ne passe pas plus de 45 jours avec l’équipe NBA. Cela permet à cette franchise de jouir d’un roster à 17 joueurs. Grâce à son contrat avec les Hornets, il a eu la chance de faire un court passage en NBA de 3,47 minutes. Joueur solide en G-League, il a des moyennes de 9,9 points et 8,5 rebonds. Costaud au poste bas, très bon défenseur, c’est un joueur très dur.

Il partage cette caractéristique avec Aaron Baynes, toujours prêt à sacrifier son corps en défense et joueur très intense. Transféré aux Celtics avec Marcus Morris en échange d’Avery Bradley, il n’est pas étranger au bon début de saison de Boston, notamment sur le plan défensif. Sa dureté rappelle celle de Andrew Bogut, joueur en fin de carrière mais déterminant dans le premier titre des Warriors en 2015, grâce là aussi à son implication défensive mais aussi à son altruisme en attaque et ses excellentes qualités de passeur.

Des joueurs extérieurs avec un gros QI basket

Quand on parle de joueur dur sur l’homme, comment ne pas évoquer Matthew Dellavedova, qui a fait vivre un calvaire à Stephen Curry lors des finales NBA 2015. Actuellement blessé, le meneur australien tourne à 38,9% à 3 points et 83% aux lancers en carrière. Il partage cet caractéristique avec le shooteur fou des Spurs, Patty Mills, capable de faire sauter n’importe quelle défense en NBA quand il prend feu. N’oublions pas d’ailleurs son magnifique tournoi olympique de 2012 à Londres où il avait terminé meilleur scoreur avec 21,2 points de moyenne devant Westbrook et Durant. En carrière, ses pourcentages sont plus que raisonnables pour un joueur prenant autant de risques. Depuis ses débuts en NBA, il cumule un pourcentage de 39,3% aux shoots à 3 points et 84% aux lancers.

Les deux meneurs ne sont pas les seuls à présenter ce profil de joueur très adroit, comme en témoignent les stats du 10ème meilleur shooter NBA de cette saison : Joe Inglès. Joueur passé par le Barca et l’Euroleague et ayant un pourcentage de 45,8% de réussite à 3 points actuellement, Inglès avait même été le 4ème joueur le plus adroit lors du précédent exercice. Joueur au QI basket élevé, comme ses compères Dellavedova et Mills, Inglès est déterminant dans le système du Jazz car il permet d’étirer les défenses afin de laisser de la place au pick’n’roll dans l’axe sur lequel Rudy Gobert est redoutable.

Des jeunes prometteurs

L’adresse au shoot est peut-être la seule chose qui manque aujourd’hui au jeu du joyau Ben Simmons. Probable rookie de l’année, le natif de Melbourne domine déjà la NBA grâce à son physique et ses qualités de basketteur ambidextre hors du commun. Ne shootant pratiquement pas en dehors de la raquette, Simmons semble être l’avenir de la NBA grâce à sa vision, fantastique pour un joueur de sa taille. Il sera probablement le prochain joueur à tenir des moyennes en triple-double sur une saison.

Ces atouts se retrouvent chez un autre jeune Australien du nom de Thon Maker. Ce dernier est un 7-footer (joueur d’au moins 2m12) capable de faire beaucoup de choses avec un ballon. Manquant pour le moment encore un peu de force physique pour les joutes intérieures de la NBA, il a été lancé par Jason Kidd lors des Playoffs 2017. Quand il se sera épaissi, il deviendra un très bon joueur NBA, capable de beaucoup de choses sur un terrain, un petit peu dans le registre d’un Antetokounmpo (toutes proportions gardées).

Le dernier larron de cette jeune garde australienne née entre en 1995 et 1997 est Dante Exum. Joueur ultra-athlétique et spectaculaire, un temps présenté comme le nouveau Kobe Bryant, sa carrière est pour le moment en berne, notamment à cause de blessures qui peuvent se révéler gênantes pour atteindre son plein potentiel en NBA. Pour le moment, il semble un peu barré à Utah ou les lignes arrières sont fournies avec Burks, Hood et Mitchell.

Un basket en plein progression

La plupart des joueurs cités sont passés par l’AIS (Australian Instiute of Sport), l’équivalent de notre INSEP. Une institution qui fait un très bon travail. Nous pouvons le voir avec l’ensemble des joueurs australiens évoluant en NBA et ayant pour la plupart un rôle important au sein de leur équipe. Avec ses joueurs talentueux et ses résultats intéressants sur le plan international, le basket australien est en pleine progression ; l’Australie sera une équipe à surveiller dans les prochaines années sur le plan international, encore plus si Ben Simmons ne se blesse plus et atteint son potentiel extraordinaire.

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