MVP : et si ce n’était ni Russell, ni James ?
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MVP : et si ce n’était ni Russell, ni James ?

Le trophée de MVP de la saison ne semble pas pouvoir échapper à "Mister Triple-Double Record" ou à "The Beard"... et pourtant d'autres joueurs réalisent une excellente saison. Ils méritent que l'on s'intéresse - aussi - à eux. Alors, une petite surprise le 26 juin ?

Stephen Curry (Golden State Warriors)
Double tenant du trophée de MVP, il est encore tout en haut cette saison, comme les Warriors d’ailleurs… Mais on va parler des autres.

LeBron James (Cleveland Cavaliers)
“The King” a bien digéré le titre de sa vie remporté la saison dernière. Non seulement il est toujours aussi impressionnant mais ses stats ont même encore augmenté ! 26,4 points cette année (*) contre 25,3 points en 2015-2016 ; à 54,8% de réussite contre 52% ; 8,6 rebonds contre 7,4 ; 8,7 passes contre 6,8… Le hic, c’est que LeBron joue 2 minutes de plus en moyenne par match (37,8 min contre 35,6 la saison dernière). Si on le sait “bête de compétition”, a-t-il suffisamment de jus pour porter les siens vers une nouvelle finale, et surtout une nouvelle bague ? Cette saison plus que jamais, Cleveland semble archi-dépendant de sa star mais avec des stats pareilles et une première place de conférence (dont ne peuvent pas se vanter Westbrook et Harden), LeBron pourrait très bien ramener un 5e trophée de MVP à la maison.

Isaiah Thomas (Boston Celtics)
1m75 de pur talent ! Le meneur des Celtics est un géant… pas sous la toise mais dans le jeu. Il va toucher le jackpot cet été en signant son nouveau contrat et ce sera largement mérité. Cette saison, Thomas a fait bondir sa moyenne de points par match, passant de 22,2 en 2015-2016 à 29,2… tout en augmentant aussi son pourcentage (42,8% la saison dernière, 46,4% aujourd’hui). Il a surtout fait preuve d’un sang-froid à toute épreuve dans le dernier quart-temps, rebaptisé du côté du TD Garden le “Isaiah’s time”.

Kawhi Leonard (San Antonio Spurs)
Le leader des Spurs brille autant par son jeu et ses perfs que par sa discrétion. C’est sans doute la star de la Ligue la moins médiatisée ou exposée. Il est tout simplement incontournable dans les deux raquettes. Ses moyennes de points et de passes par match sont en hausse sur un an (25,8 pts et 3,6 pd) et il vole toujours autant de ballons et empêche tout shoot facile d’un adversaire. Double tenant du titre du trophée de meilleur défenseur, il pourrait viser la passe de trois sans notre Rudy Gobert national. Bref le joueur complet et parfait.

DeMar DeRozan (Toronto Raptors)
Les Raptors peuvent dire merci à leur numéro 10 qui a porté presque à lui tout seul l’équipe dans le top 3 à l’Est. La blessure du meneur Kyle Lowry au All-Star break a contraint DeRozan à se démultiplier. Il a inscrit plus de 30 points à plus de 30 reprises cette saison et s’est offert au passage le titre de meilleur marqueur de l’histoire de la franchise canadienne. Il a inscrit logiquement plus de points cette saison mais a aussi pris plus de rebonds. Ce qui lui manque par rapport aux autres top-players, c’est peut-être la réussite à 3 points (26,6%). DeRozan peut emmener Toronto en finale de conférence comme la saison dernière, mais avec la potentielle défense très agressive des Cavs, il manquera de solutions.

John Wall (Washington Wizards)
Meneur élégant, Wall réalise la meilleure saison de sa carrière. Il est le deuxième meilleur passeur de la Ligue derrière James Harden (10,2/match) et le plus grand voleur de ballons à égalité avec Draymond Green (2). Il marque aussi plus de points que la saison dernière (23,1) avec plus de réussite (45,1%). Plus, plus, plus… Wall c’est grand art et avec Bradley Beal peut-être le meilleur backcourt de NBA. Et si c’était l’année des Wizards? Le top 4 à l’Est n’a pas été aussi serré depuis longtemps et ça peut faire l’affaire de DC.

Damian Lillard (Portland Trail Blazers)
Si Leonard est le plus discret des top players de NBA, Lillard est le moins connu et le plus sous-coté… et pourtant que dire de la saison du leader de Rip City. Surtout sa deuxième moitié de saison ! Début mars, Portland pointait à 11 matchs sous la barre des 50% de victoires. 16 matchs (13 victoires) plus tard, la 8e place et les play-offs sont dans la poche… et pendant ce temps “Dame” a enchainé les cartons : 27 matchs de suite à plus de 30 points par match… une série ponctuée par ses 59 points face au Jazz samedi dernier, record personnel et nouveau record de la franchise. Capable de shoots irréels en sortie de dribble à la Steph Curry, Lillard est un meneur d’hommes du haut de ses 26 ans. Problème : ce sont justement les Warriors qu’il faudra affronter au premier tour des play-offs et Portland a perdu 6 de ses 7 derniers matchs face aux Californiens dont un sweep cette saison.

(*) Stats arrêtées avant les matchs du 10 avril 2017.

  1. avatar
    13 avril 2017 a 10 h 54 min
    Par DENTSDESABRE

    Joli tour d’horizon, il manque peut être Durant, mais sa blessure en fin de saison l’a sans doute écarté des débats.

    Ce sont tous des top-player, les learders de leur équipe mais perso je ne vois qu’une course à 2. Médiatiquement seul Westbrook et Harden me semblent éligibles. Même James est distancé malgré son excellente saison (sans compter l’écroulement du dernier mois de Cleveland). Ils sont au top de leur forme et réussissent une année incroyable. Après on aime ou pas mais il faut avouer qu’ils ont sacrément pris les choses en main dans leur franchise respective. J’aime mieux l’implication et le changement de mentalité d’un Harden (même si sa défense est toujours aussi faible…) plutôt que le côté “seul au monde” de Westbrook.

    Enfin pour finir, je crois que Leonard ne pourra jamais vraiment se battre pour le titre de MVP tant que Popovich sera là. Pas assez de stats tout simplement parce que pour le reste il possède quasiment tout.

    • avatar
      13 avril 2017 a 17 h 17 min

      tant que pop sera la kawhi n’aura jamais le MVP ?? MDRRR Duncan et l’amiral apprécie …

      • avatar
        14 avril 2017 a 9 h 36 min
        Par DENTSDESABRE

        Avant de répondre de manière péremptoire et donc sans arguments, il faudrait déjà lire correctement les posts.

        Je n’ai pas écrit que Leonard n’aura jamais le titre de MVP, juste qu’à mon avis, la gestion de Popovich limite de manière naturelle les stats de son meilleur joueur. Or au regard de l’évolution de la ligue et l’explosions des perfs actuelles, sans stats incroyables et régulières il est très difficile d’exister médiatiquement pour ce trophée.

        Me citer Duncan, double MVP il y a presque 15 ans, et Robinson, MVP en 95 il y a 22 ans, alors même que Popovich n’était pas encore le head coach des Spurs (GM à l’époque) montre juste que de l’eau a coulé sous les ponts en 2 décennies.

        Cela étant dit, je lui souhaite d’obtenir cette distinction un jour.

  2. Pingback: Play-offs NBA 2017 : Conférence Ouest, 1er tour ! - beIN SPORTS Your Zone - Partagez votre passion et votre expertise du sport

  3. avatar
    13 avril 2017 a 17 h 36 min
    Par Frag03

    Oui effectivement j’ai écarté Durant en raison de sa blessure, et après les deux sacres consécutifs de Curry il parait évident que le trophée va quitter la Californie.
    On peut critiquer cette avalanche de perfs individuelles cette saison, mais comme tu le dis si bien, ces top players ont vraiment porté leur équipe mais ont aussi trouvé du soutien à côté d’eux (le collectif des Celtics, Beal enfin en phase avec John Wall, Nurkic qui a fait le ménage dans la raquette des Blazers…).
    J’ai longtemps penché en faveur de Harden… mais j’avoue que plus que le record, c’est la saison en triple-double + cette 6e place finale du Thunder (je ne les imaginais pas si haut sans Durant) qui me feraient finalement voter pour Russ West.

    • avatar
      13 avril 2017 a 23 h 49 min

      Ton Article a était inclus dans le mien, partage le ;)

    • avatar
      14 avril 2017 a 9 h 18 min
      Par DENTSDESABRE

      Je ne critique pas l’avalanche de perfs et de stats, je crois que ça correspond à l’évolution globale de la NBA.

      Sans doute aussi à une préparation physique et mentale de tous les instants et bien mieux maitrisé pour l’ensemble des joueurs.

      • avatar
        14 avril 2017 a 10 h 57 min
        Par Frag03

        Quand je disais “On peut critiquer cette avalanche de perfs individuelles”, ça ne s’adressait pas à toi DENTSDESABRE… c’était une observation générale car j’ai pu lire beaucoup de commentaires dans ce sens.
        Désolée si j’ai mal formulé ;o)
        Et je suis d’accord sur le doss Leonard… La vraie magie des Spurs c’est d’être toujours en haut sans faire de bruit et sans mettre en avant ses stars.

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