Le renouveau du Magic ?
Photo Panoramic

Le renouveau du Magic ?

Promis, encore une fois, à une saison triste, le Magic d'Orlando réalise un remarquable début de saison, avec le meilleur bilan de la ligue après 8 matchs. Renaissance entamée, ou réussite temporaire ? Eléménts de réponse.

Cinq ans que le Magic trempe dans les bas fonds de la NBA, et ce depuis le départ de Dwight Howard de la franchise floridienne. Depuis que le natif d’Atlanta est parti, le Magic est un immense bazar. Jeu sans construction, défense très légère, mauvais trades et effectif trop jeune, les résultats ont logiquement suivi. On se souvient aussi de la fuite des plans de transfert du Magic de cet été, par l’intermédiaire d’une photo diffusée sur les réseaux sociaux. Bref, Disneyland se trouvait bien à Orlando ces dernières saisons.

Mais depuis un peu moins d’un mois, le Magic impressionne et gagne des matchs, ce qui apparaissait comme utopique il y a quelques mois, notamment lors du trade de Serge Ibaka vers Toronto en échange du “pauvre” Terrence Ross, qui se retrouvait alors dans un beau marasme. Mais la donne a changé dans O-Town.

Une équipe mieux structurée

Chaque année, depuis donc ce fameux départ de D12, une question se pose : peuvent-ils juste approcher les playoffs? L’idée paraissait possible, notamment en 2014 lorsqu’il y avait un joli compromis entre joueurs expérimentés, notamment Jameer Nelson, Hedo Turkoglu ou Channing Frye, et jeunes ayant un certain potentiel, comme Elfrid Payton, Victor Oladipo, Nikola Vucevic ou encore Tobias Harris. Cette saison, le Magic l’a terminée avec 25 victoires, la suivante avec 35. La saison passée, c’est bien simple : on a compté sur l’apport de Serge Ibaka, qui a vite déçu, afin d’encadrer les jeunes du Magic. Voir le Magic jouer l’année dernière, c’est la garantie de voir cinq joueurs sur le parquet sans aucun lien collectif.

Mais cette année, le Magic donne une impression d’unité sur le parquet assez phénoménale. Les arrivées de Jonathon Simmons, Arron Afflalo (ancien de la maison), de l’expérimenté Mareese Speights ou encore du super-sub Shelvin Mack ont créé un équilibre avec la fougue de la jeunesse floridienne. Evan Fournier a pris le leadership au scoring, faisant preuve d’une grande constance au-dessus des 20 points. Nikola Vucevic semble lui retrouver son niveau après une saison très moyenne. Enfin, Aaron Gordon semble enfin répondre aux attentes dignes d’un n°4 de Draft et montre qu’il n’est pas juste une machine à dunks.

Les changements stratégiques

Le 23 mai, le très jeune GM du Magic, Rob Hennigan, a passé le témoin à John Hammond. Symbolique quand on s’aperçoit que la très mauvaise passe du Magic coïncide avec la présence du très jeune Hennigan, arrivé en 2012. Hammond a réalisé un “mercato” estival sans grand nom, mais avec des joueurs capables de développer un collectif. Sa mission avec Frank Vogel part de là quand on voit les soldats demandés par l’ancien coach des Pacers. Certes, il pouvait s’appuyer à l’époque sur Roy Hibbert, Paul George ou Danny Granger, mais il a surtout besoin de joueurs qui se donnent à fond, comme George Hill ou Lance Stephenson. Cette saison, les arrivées de Simmons ou de Mack sont totalement dans cette lignée, quand on voit d’où ils viennent (Spurs et Jazz, soient deux très beaux collectifs NBA).

Frank Vogel a aussi revu ses plans au niveau du jeu. On le connaît pour sa tactique défensive, ayant dirigé les Pacers qui ont tenu tête au Heat des “Three Amigos”. La saison dernière, ça n’a clairement pas marché même s’il avait Serge Ibaka sous la main. Le Magic a terminé la saison parmi les pires défenses de la ligue. La faible implication des joueurs y était pour beaucoup. Cette année, Frank Vogel a changé de discours et laisse la part belle à l’attaque… et les résultats s’en ressentent. Orlando est une des meilleures attaques de la ligue et possède en plus une meilleure défense (qui peut être perfectionnée) que la saison dernière. Et voilà la franchise qui truste les premières places du classement.

Voir le Magic de nouveau briller est une bonne chose, même si l’engouement n’est pas aussi fort que du temps de Shaq, T-Mac ou D12. Mais les jeunes floridiens étonnent et peuvent légitimement prétendre à une place en playoffs si l’envie et la cohésion restent intactes. La situation du Magic fait penser au “Process” des 76ers avec peut-être un peu moins de talents individuels.

Seulement 8 matchs ont été joués mais verrons-nous le Magic dans le top 8 à l’Est ? Pas impossible avec Frank Vogel et sa meute de louveteaux affamés.

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