Sixers : la reconstruction se poursuit avec Fultz
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Sixers : la reconstruction se poursuit avec Fultz

A ce qu'il parait, la patience est mère de toutes les vertus. Mais dans un monde où il faut tout tout de suite, où les gens se lassent très vite et les consciences ne sont plus très avisées, comment faire de cet adage une réalité effective ? Element de réponse avec la franchise NBA des Sixers de Philadelphie, qui nous offre depuis 5 ans une leçon de patience et de pragmatisme.

Il y a en NBA ce que l’on appelle les gros marchés : Los Angeles, New York, Chicago, Boston. Par leurs localisations et leurs histoires glorieuses, ces équipes sont des entités en NBA, des franchises qui, quoi qu’il se passe, trouveront toujours le moyen d’attirer des grands joueurs pour construire des équipes compétitives (ou pas… n’est-ce pas Carmelo ?!). Et puis il y a ces autres équipes, sympathiques, moins médiatisées, qui n’ont pas la même cote pour attirer les joueurs et les fans, sauf quand elles s’appellent San Antonio, Golden State ou Cleve… pardon, LeBron James. Ces équipes constituent ce que l’on appelle les petits marchés, qui ne sont suivis que par leurs succès, plus ou moins temporaires.

Certaines de ces franchises sont tout de même restées légendaires auprès des fans du monde entier et d’un paquet de jeunes basketteurs qui rêveraient de porter la tunique de leur équipe de coeur. Des Hornets de Johnson et Mourning aux Kings du début des années 2000 en passant par les Raptors de Carter, toutes ces franchises ont conservé une popularité sans faille et le simple fait de les voir en déroute peut être douloureux à accepter.

Alors que dire des 76ers de Philadelphie ? Julius Erving, Charles Barkley mais surtout Allen Iverson… Sportivement, culturellement, médiatiquement, le trublion de Georgetown a eu un impact dingue auprès de toute une génération. Si bien que chacun d’entre nous a dans son coeur de l’affection et de la sympathie pour cette équipe de Philly. Au fond du trou depuis maintenant cinq ans, le front-office a décidé de jouer la carte de la patience et de drafter très haut sur plusieurs cuvées afin de monter un groupe jeune et compétitif.

Tout vient à qui sait attendre

Par génie ou par dépit, les dirigeants de la franchise de Pennsylvanie ont décidé de reconstruire presque uniquement via la Draft en attendant de tomber sur LE crack qui allait les ramener sur le devant de la scène. Il y a eu une première tentative avec Michael Carter-Williams, choisi en 11ème position lors de la Draft 2013. Rookie de l’année, il a déçu par la suite et finalement été envoyé aux Bucks deux ans plus tard. L’année suivante, c’est Joel Embiid qui a posé ses valises sur la côte Est avec l’ambition d’être le nouveau visage de la franchise. Après deux années de galère rythmées par des blessures, le Camerounais a explosé la saison dernière, mettant tout le monde d’accord quant à son talent et son potentiel. De nouveau blessé après seulement 31 matchs joués, il a rejoint à l’infirmerie un certain Ben Simmons, drafté en première position en 2016. L’Australien est un client très sérieux qui malheureusement a dû faire une croix sur sa saison rookie après s’être fracturé le pied à l’entrainement.

Bonne nouvelle pour les fans des Sixers, tout le monde devrait attaquer la nouvelle saison et avec l’arrivée du jeune mais extrêmement talentueux Markell Fultz au poste de meneur, l’addition risque d’être salée. Embiid, Simmons et Fultz… un mini Big Three bourré de talents, entouré de roles-players aussi intéressants que jeunes : Saric, Covington, Luwawu, Okafor, Holmes, McConnel.. Tous sont à développer et il existe déjà des possibilités pour le coach de varier le 5 sur le parquet pour mettre le danger aussi bien sur les extérieurs que dans la peinture.

Trust the process

Avec l’arrivée de Fultz, les retours de blessure de Joel Embiid et Ben Simmons, la confirmation des Saric, Luwawu et consorts, l’équipe semble maintenant prête à se frotter à la concurrence. Au sein d’une conférence Est accessible, où même une équipe pathétique des Bulls a su se hisser en play-offs l’an passé, il semble y avoir assez de place pour un tel vivier de talents.

De plus, les joueurs semblent bien s’entendre et ne former qu’une entité autour de leur leader Embiid et de ce slogan “Trust the Process”. Une bande de potes bourrés de qualité qui semblent s’apprécier sur et en dehors du terrain… Tous les feux semblent être au vert pour la saison à venir et seules les blessures pourraient à nouveau la gâcher. Mais ne parlons pas de malheur car l’avenir semble être promis à ce collectif qui, en plus de son talent purement basket, possède une dimension physique assez impressionnante. Il ne serait pas étonnant de les voir dominer le reste de la NBA et le small-ball qui, malgré son succès actuel, a beaucoup de limites.

Chaque début de saison NBA est attendu par les fans. Parmi les raisons qui vont nous rendre hystérique jusqu’à la mi-octobre, il y a bien l’envie de voir évoluer cette équipe jeune et ambitieuse qui n’attend qu’une chose : devenir les princes de la ville.

  1. avatar
    28 juin 2017 a 8 h 16 min
    Par rishi

    très bien

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