Kevin Durant, le “traître” devenu roi
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Kevin Durant, le “traître” devenu roi

Ce qui est beau avec tout ça, c'est que tu peux avoir le bouc d'Amonbofis et remporter un titre NBA. Mais ce n'est pas un palais qu'il veut KD, juste de l'amour.

Aujourd’hui, on fête l’anniversaire du 2ème meilleur joueur de la NBA. Et oui, je suis comme ça moi, je prends des positions. Ok, le Marsu est MVP et the Beard est juste derrière, mais il n’y a juste pas photo sur le fait que LeBron et Durant “own this league”. Chacun sa conf’, chacun son style, mais une trajectoire étrangement similaire. Le Vestiaire du Sport vous propose un petit aperçu de la carrière de l’immense Kevin Durant, “aka” le Snake.

De Washington à Austin : la création d’un monstre

1988 : Kevin Durant est né le 29 septembre 1988, il y a maintenant 29 ans, à Washington. Pourtant, ne lui parlez pas des Wizards, il ne veut pas y mettre un pied. Il faut le comprendre, il veut gagner le bougre.

2 : Durant fait parler de lui dès le lycée. Les médias le voient comme une futur superstar au même titre que Greg Oden. Mais pas de move direct vers la NBA. La case université s’impose pour KD. Il atterrit à Austin au Texas en 2006 alors âgé de 18 ans. Il pète tous les records et se positionne comme l’un des meilleurs universitaires du pays. Même Team USA s’intéresse à lui. L’année universitaire bouclée, il se déclare candidat à la Draft de 2007. Portland a le premier choix et les SuperSonics de Seattle le deuxième. Les Blazers font l’immense erreur de choisir Greg Oden en 1st pick et laissent aux SuperSonics la voie libre pour récupérer Kevin. Quand tu compares ce qu’ont fait les deux derrière, tu te dis que la cure de Xanax du GM de Portland n’est pas prête de s’arrêter.

De Seattle à OKC : dans la cour des grands 

1 : KD ne jouera qu’une seule saison sous les couleurs de Seattle. 2007-2008. A la suite de cette saison, les SuperSonics doivent déménager à Oklahoma City qui devient le Thunder. -Ce sont des choses qui arrivent. A ce sujet, il est d’ailleurs prévu que Seattle accueille de nouveau une franchise NBA-. Durant cette saison, Durant a le temps de compiler plus de 20 points par match en moyenne et de s’envoyer le trophée de Rookie of the Year. Prometteur le gamin.

4 : Très vite, le gamin de Washington s’impose comme un scoreur hors-norme, à la Michael Jordan. Durant son passage à OKC, il est d’ailleurs 4 fois meilleur scoreur de la ligue : 09-10 ; 10-11 ; 11-12 ; 13-14. Avec un record à 32 points par match lors de la saison 2013-2014. Pour lui, les paniers étaient des bassines géantes.

5 : Comme le nombre de fois où il a été sélectionné au sein de la All-NBA First Team, soit le 5 Majeur de toute la ligue, la première fois lors de sa 3ème saison NBA. Comme LeBron James. En terme de précocité, ces deux-là se ressemblent terriblement.

: On va la faire en 2 temps celle-là.

1, c’est d’abord le nombre de Finales NBA que KD a disputé avec le Thunder. C’était en 2012. Avec Russell Westbrook, James Harden et Serge Ibaka, OKC avait roulé sur la Conférence Ouest, y compris San Antonio. Le Thunder s’était retrouvé en finale face au Heat de LeBron. Malheureusement, malgré l’incroyable effectif, la marche fut bien trop haute. Une défaite nette et sans appel 4-1 qui a fait beaucoup de mal. C’est le 1er titre pour le King.

1 aussi comme le titre de MVP remporté par KD en 2014. Une saison monumentale ponctuée par une moyenne à 32 points par match. Après 2 trophées consécutifs remportés par LeBron, Durant rafle la mise sans qu’aucune contestation ne puisse être faite. On peut dire qu’à ce moment-là, il rentre vraiment dans la cour des grands. Il peut regarder tout le monde dans le blanc des yeux.

04/07/2016 : Lors des playoffs 2016, Durant et Westbrook emmènent OKC en finale de conférence. Face à eux se présentent les Warriors, qui viennent de réaliser la meilleure saison régulière de l’histoire avec un record de 73 victoires pour seulement 9 défaites. La mission parait impossible mais le Thunder mène 3-1. Mais il finit par se faire croquer au Game 7. Terrible. Par la suite, Golden State finit par perdre en finale face aux Cavs après un scénario inverse. Les remontada, ça existait avant Barça-PSG. C’est ainsi que le 4 juillet 2016, après les finales NBA, Kevin Durant annonce son départ d’OKC pour rejoindre les Warriors et leur Big Three déjà en place. Colère, rage, indignation. Jamais un joueur n’avait essuyé autant de critiques suite à un départ.

Cette décision ressemble étrangement à celle prise 6 ans plus tôt par LeBron James, lorsqu’il a quitté Cleveland pour Miami. Maillots brûlés, insultes, haine. Certes, le King avait rejoint une superteam avec ses potes Dwyane Wade et Chris Bosh mais ce n’était pas une équipe qui restait sur un bilan à 73-9. Loin de là, tout était à construire. Dans le cas de Durant, tout était déjà en place. Donc plus rapidement opérationnel. Et la suite l’a bien montré…

D’Oklahoma à Oakland : la quête du Graal 

Finis les chiffres, les stats. Supers le trophée de MVP et les distinctions de meilleur scoreur. KD veut autre chose. Quand on a l’ADN d’un gagnant et qu’on veut marquer ce sport de manière indélébile, il faut des bagues. Tu peux être Hall of Famer sans titre, mais tu trouveras toujours quelqu’un pour te le rappeler. Celui qui est désormais appelé le Snake, le traître, s’est parfaitement fondu dans le moule. Une moyenne de points plus raisonnable, un jeu plus varié et une nouvelle saison régulière à plus de 60 victoires pour Golden State. Les Warriors abordent les playoffs avec une confiance folle. Et les chiffres vont le prouver. 3 sweeps (4-0 sur la série) pour arriver en finale. Portland, Utah, puis San Antonio se feront rouler dessus tour à tour par le Big 4 d’Oakland.

KD dispute sa 2ème finale NBA après l’échec de 2012. L’occasion pour lui de prendre sa revanche sur LeBron qui dispute ses 7èmes finales NBA consécutives. La suite, tout le monde la connait. 2 matchs parfaitement maitrisés à l’Oracle Arena et un Game 3 à la fin duquel KD a joué la faucheuse. Un 3 points destructeur, peut-être l’un des plus clutchs que tu puisses voir, qui enterre les Cavs. Score final : 4-1 pour Golden State (16-1 sur l’ensemble des playoffs). KD remporte sa première bague et, comme un bonheur n’arrive jamais seul, il remporte le titre de MVP des finales grâce à ses stats complètement folles : plus de 35 points par match. Il a roulé sur les finales et a pris le meilleur sur le King. On dira que c’était facile, qu’il a manqué de loyauté, que c’est un complot orchestré par Georges W. Bush. Certes, on a vu des titres plus compliqués à aller chercher, mais avec les performances qu’il a réalisées, il ne l’a pas volé. Il est le seul à pouvoir regarder LeBron dans le blanc des yeux actuellement. Il suit ses traces. Et on peut être sûr que d’autres bagues attendent de décorer ses doigts.

A tout ceci, on peut rajouter les 2 titres olympiques avec Team USA à Londres et Rio. Merci, au revoir. Happy Birthday M. Durant ! Vous êtes un grand, mais je vous respecterai le jour où vous reviendrez à OKC pour accrocher une bannière dans leur sublime salle. Mais n’est pas LeBron James qui veut.

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