Kevin Durant : “Veni, Vidi, Vici”
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Kevin Durant : “Veni, Vidi, Vici”

Le 4 juillet 2016, Kevin Durant choque le monde du basket-ball en quittant le Thunder pour partir chez les Warriors formant ainsi une formidable équipe, sur le papier du moins. Un an plus tard, peut-on dire que le jeu en valait la chandelle ?

Je suis venu

Brillant ailier, élu Most Valuable Player en 2014, Kevin Durant fait le choix polémique de quitter sa franchise pour rejoindre Golden State, équipe contre laquelle il s’était incliné en finale de conférence et qui venait de terminer la saison régulière avec le meilleur bilan de l’histoire (73-9). Pour Durant, l’objectif est “de sortir de sa zone de confort” et surtout d’aller chercher le titre qui manque à son palmarès. Pour KD, les distinctions individuelles ne suffisent plus, il veut une bague et cela signifie partir sous d’autres cieux.

Mais la décision choque d’autant plus que son ancienne franchise est tout sauf une équipe à la dérive. Portée par Russel Westbrook et Kevin Durant, elle vient d’arriver en finale de conférence en éliminant les Dallas Mavericks (4-1), des Spurs également auteurs du meilleur bilan de leur histoire en saison régulière (4-2) et a forcé les Warriors à repousser leurs limites en finale (3-4).

Au lieu de continuer à porter sa franchise, Kevin Durant fait le choix de partir chez le plus fort, créant ainsi une équipe sur le papier redoutable, réunissant les trois derniers MVPs en titre (KD en 2014 et Curry en 2015 et 2016)

J‘ai vu

Après ce transfert, deux questions se posent:

- L’alchimie va-t-elle prendre ? Après tout, empiler les stars ne fait pas forcément une bonne équipe, encore moins une équipe gagnante.

- Même si KD réussit son pari et remporte le titre, sera-t-il méritant pour autant ? “A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire”. En rejoignant une des meilleures franchises actuelles, à un cheveu du back-to-back en 2016, Kevin Durant semble choisir l’option de facilité.

Qu’en sera-t-il finalement ? Loin de déclencher une guerre d’égos pour savoir qui est la star de l’équipe, KD s’intègre en quelques semaines dans le jeu huilé des Californiens, semblant partager une complicité réelle avec le meneur Stephen Curry. Si le bilan de la saison régulière est moins brillant que le précédent (“que” 67-15), la franchise déroule son jeu avec application et termine en tête de la conférence sans difficulté.

J‘ai vaincu

Plus sage pendant la saison régulière, les Warriors déroulent pendant les play-offs, humiliant leurs adversaires les uns après les autres (trois sweeps en conférence). Mais c’est contre Cleveland que Kevin Durant va se révéler. Parfois mis en cause pour son mental dans les gros matchs, l’ailier marche sur ces finales. Loin de se laisser porter par ses équipiers jusqu’au titre suprême, il enchaîne les prestations époustouflantes. Au bout du compte : 35,2 points, 8,4 rebonds, 5,4 passes, 1,6 contre, 1 interception de moyenne et un titre de MVP des finales incontestable.

Et maintenant, revenons à la question initiale : le jeu en valait-il la chandelle ? Trop facile de rejoindre les plus forts pour gagner ?

KD était venu chercher un titre, il l’a eu. Veni, Vidi, Vici. Mais par ses superbes prestations en finale, il a marqué les esprits et obtenu ce titre au mérite. Au lieu de se fondre et de se faire oublier dans un collectif de all-star, il l’a sublimé. Si ces détracteurs peuvent toujours lui faire le reproche de la facilité, il semble impossible de lui reprocher de ne pas y avoir mis du sien.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Simple “mission accomplie” ou réelle performance ?

  1. avatar
    22 juin 2017 a 15 h 46 min

    On peut pas le blâmer de vouloir remporter une bague de champion.

    À OKC il semble que Westbrook se révèle comme étant assez individualiste. Peut-être que Durant voulait jouer dans une “vraie” équipe, c’est-à-dire collective.

    D’autre part tout autre résultat que le titre aurait été un échec. Mais ils ont réussi une performance de très haut niveau, passant à un cheveu de réussir des éliminatoires sans faute, avec une toute petite défaite avec une avance de 3-0 en finale.

    Et on voit que Durant s’est sublimé dans la finale. Donc bravo à lui et à toute l’équipe d’avoir joué soudés. Chacun a poussé dans la même direction sans chercher à attirer toute la lumière, notamment Curry et Durant.

    • avatar
      22 juin 2017 a 18 h 19 min

      Oui, je suis assez d’accord avec toi Fabrice.

      Il avait la pression sur les épaules mais il a assumé et a rempli les objectifs avec brio. C’est dur de le critiquer derrière.
      Mais après, il y a qurement des personnes qui pensent quand même qu’il a peu de mérite et ça m’intéresserait de connaître leurs arguements.

  2. avatar
    22 juin 2017 a 20 h 40 min

    C’est sûr qu’en NBA on voit plus facilement des dominations grâce à l’empilement de stars, avec des finales opposant les mêmes équipes plusieurs années de suite.

    À ce niveau on peut effectivement critiquer cette hégémonie qu’on ne retrouve pas dans d’autres ligues comme la LNH et la NFL.

    • avatar
      23 juin 2017 a 8 h 17 min

      Oui, c’est vrai. Je n’ai pas trop insisté sur cet aspect super-team car il y a déjà plusieurs articles qui sont parus sur ce sujet ici et je préférais faire un focus sur KD, mais c’est une vraie question qui se pose pour la NBA et pour toutes les franchises qui veulent jouer le titre.

      On le voit d’ailleurs dans les rumeurs de trade avec plusieurs équipes qui cherchent à recruter un all-star supplémentaire simplement pour pouvoir concurrencer l’armada des Warriors (et de Cleveland de l’autre côté du pays).

      Il sera d’ailleurs intéressant de voir ce que fait Boston l’an prochain en terme de résultats alors qu’il se retrouve un peu dans la même situation que les Warriors l’an dernier => leader de l’équipe avec un contrat faible ce qui permet de l’entourer de très bon joueurs.

  3. avatar
    26 juin 2017 a 9 h 36 min
    Par DENTSDESABRE

    Durant a réussi une très belle saison (comme d’habitude en somme), mais je rejoins le propos de l’auteur. C’est en réalisant de magnifiques play-off, surtout en finale quand la difficulté a été à son maximum, qu’il a fait taire beaucoup de monde.

    Il a permis aux Warriors de s’améliorer, et ça, c’est vraiment la marque des très grands.

    Et puis lui reprocher d’être partie d’une franchise où le meneur de jeu joue…pour ses stats seul… bah…. un certain barbu a fait de même quelques années avant.

    Je suis également d’accord sur le fait que la NBA devrait tout de même faire attention avec l’arrivé massive des nouveaux contrats télé et pubs qui permettent de faire bondir le salary cap. Cela créer des mastodontes avec de multiples all-stars et rends certaines équipes hégémoniques. Enfin ce n’est pas non plus une nouveauté. C’est juste plus accentué en ce moment.

    • avatar
      27 juin 2017 a 13 h 49 min

      En complément de l’article, maintenant que les NBA awards ont été attribués, je trouve le parallèle Durant-Westbrook encore plus frappant.
      L’un a reçu un titre honorifique prestigieux (mais je serai tenté de dire au détriment de son équipe) quand l’autre est parti pour gagner, le prestige ne lui suffisant plus.

      @Densdesabre
      Merci de ton commentaire !

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