Golden State Warriors : la victoire sans l’ivresse
Photo Panoramic

Golden State Warriors : la victoire sans l’ivresse

Pour la première fois de l’histoire de la NBA, une équipe a réussi à balayer tous les adversaires de sa propre conférence. Auteurs de cette performance unique et majuscule, les Warriors apposent une nouvelle empreinte dorée sur l’histoire de la NBA. Cependant leur parcours, si exceptionnel qu’il soit sur le plan sportif, peine à faire briller les yeux des fans.

12 matchs, 12 victoires. Un écart moyen supérieur à 16 points et plus de 118 points marqués par match. Les statistiques des Warriors ont de quoi faire rêver tous les fans de basket-ball. Et pourtant, cette domination sans partage sur la conférence Ouest, déjà initiée au cours d’une saison régulière dominée de la tête et des épaules pour la troisième année consécutive, ne semble pas susciter d’émotion particulière dans le monde de la NBA.

Les explications sont plurielles mais trouvent toutes leur source dans ce qui fait l’essence même du sport : la compétition. L’armada des Warriors n’a rencontré aucune difficulté lors de ces Playoffs : ni la jeune et trop hétérogène équipe des Blazers ni les inexpérimentés joueurs du Jazz n’ont eu ne serait-ce que l’occasion d’espérer prendre un seul des quatre matchs qu’ils ont disputés contre les Warriors. Et face à des Spurs amputés de leurs meilleurs joueurs, la messe était dite au soir du Game 1.

Face à une telle différence de niveau, difficile de s’enflammer. Le parcours des joueurs de la baie d’Oakland ressemble à un long fleuve tranquille où les phases de repos durent plus que les séries. Un comble. Golden State subit en réalité le contre-coup du choix estival de Kevin Durant de rejoindre ses rangs pour constituer, sur le papier, l’équipe la plus dominante de l’histoire du jeu.

Comme nous l’écrivions à ce moment-là, ce choix de carrière discutable et discuté devait déboucher sur une victoire lors des Finales NBA dès cette année. Les Warriors sont bien partis pour le faire, même si l’obstacle Lebron James reste à franchir. Si cette stratégie d’accumuler les stars se révèle bénéfique sur le plan du jeu, elle réduit quasiment à néant la dimension émotionnelle procurée par cette équipe, qui fait que l’on se souvient, des décennies plus tard, d’une action, d’un tir, d’un match ou d’une série. Cette équipe restera sans aucun doute dans l’Histoire mais sera vu, avec le recul, comme une simple machine programmée pour tout écraser sur son passage.

Une victoire en juin paraîtrait ainsi simplement logique et normale et, aussi contestable que cela puisse paraître, ne leur attribuerait pas autant de mérite qu’elle le devrait. Les joueurs californiens s’en moquent, les spectateurs et fans de basket un peu moins. Sans réelle rivalité, ils ne trouvent pas leur compte dans cette série impressionnante de victoires et le spectacle, pourtant devenu l’objet principal de la NBA depuis quelques années, s’en trouve forcément réduit.

Les Finales peuvent, peut-être, changer la donne en nous offrant une belle entre Warriors et Cavaliers, avec des effectifs au complet de chaque côté et ainsi nous faire frissonner devant des matchs à couteaux tirés où le suspense reste entier jusqu’aux dernières minutes de chaque rencontre. Si les Warriors l’emportent, un seul mot viendra saluer leur performance : bravo… mais certainement pas merci.

  1. avatar
    23 mai 2017 a 14 h 56 min
    Par HERVE BASKET

    RENDS L’ARGENT ADAM

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Retrouvez Your Zone sur

Compatible Smartphone & Tablette

Iphone & iPad

Abonnez-vous à la Newsletter