NBA : quels joueurs vont vous surprendre ?
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NBA : quels joueurs vont vous surprendre ?

Que les choses soient claires : les Curry, Westbrook, LBJ, Harden, Giannis et autres Durant ne vous surprendront pas cette saison. Ils seront toujours aussi forts. On s'intéresse donc à ceux qui vont se révéler, exploser, continuer leur progression... bref les joueurs à suivre.

Andrew Wiggins (Minnesota Timberwolves) :

L’arrivée de Butler aurait pu inhiber le Canadien. Au contraire, les nouvelles ambitions des Wolves lui donnent les crocs. Une semaine avant la reprise de la saison et alors qu’il allait rentrer dans la dernière année de son contrat rookie, le front office a officialisé sa prolongation. Un contrat maximal de 148 millions de dollars pour l’ancien n°1 de draft (en 2014), désormais lié à la franchise jusqu’en 2023.

Andrew Wiggins sort d’une saison réussie niveau stats : 23,6 points, 4 rebonds et 2,3 passes décisives de moyenne par soir à seulement 22 ans. Mais on lui reprochait parfois un manque d’engagement ou de prise d’initiative. Message entendu : l’ailier canadien est chaud bouillant, illustration avec son buzzer-beater sur le parquet de OKC. Défensivement, ce n’est tout de même pas encore ça dans le Minnesota et l’alchimie n’a pas encore pris avec toutes les recrues (Butler, Teague, Crawford,… ). Pour clore le dossier Wiggins, rappelons qu’il est tout simplement le 4e joueur à avoir marqué le plus de points en NBA avant ses 22 ans derrière – excusez du peu – LeBron James, Kevin Durant et Carmelo Anthony !

Otto Porter Jr. (Washington Wizards) :

Cet été, le front office de DC a essayé d’attirer en vain Paul George. Au même poste, c’est donc Otto Porter Jr qui va être responsabilisé. Il faut espérer que les dollars ne l’empêchent pas de courir, lui qui a signé un contrat max de 106,5 millions sur 4 ans ! Une somme “normale” finalement pour un titulaire indiscutable à Washington, mais qui parait au final très élevée si on se base purement sur les stats.

Porter Jr., c’est 9,4 points de moyenne en carrière, 13,4 la saison dernière pour son installation dans le 5 des Wizards (+ 6,4 rebonds). Reconnaissons tout de même sa bonne moyenne de 51,6% de réussite dans le champ en 2016-2017. 3e arme offensive derrière le duo back-court Wall-Beal, Otto doit vraiment assumer le contrat et la confiance de ses dirigeants. Son début de saison est bon : réussite aux shoots en très légère hausse (51,9%) avec 16,8 points et 7,5 rebonds de moyenne sur 4 matchs. De sa progression dépendra beaucoup la réussite collective des Wizards cette saison, qui se veulent très ambitieux avec une finale de Conférence Est pour objectif.

Jaylen Brown (Boston Celtics) :

Ses bons play-offs au printemps pour sa saison rookie ont attiré les regards sur lui… le départ de IT puis la grave blessure de Gordon Hayward font aujourd’hui de Brown la deuxième arme offensive des Celtics… pour sa deuxième année dans la Ligue. Rappelons que l’arrivée de Jaylen Brown (3e choix de draft en 2016) n’a pas fait l’unanimité parmi les fans, certains huant le choix des dirigeants lors de la cérémonie ! Cette arrivée s’est faite dans la foulée d’un tournoi NCAA complètement manqué avec les Golden Bears de Cal-Berkeley. La saison dernière, Brown a compilé des stats faibles (6,6 pts ; 0,8 passes ; 2,2 rebonds) qui ne correspondant pas vraiment à l’impression laissée sur le terrain. Il s’est souvent montré plutôt à son aise et a même été placé 20 fois dans le 5 de départ par Brad Stevens.

On l’a dit, les circonstances de ce début de saison le propulsent dans le grand bain : titulaire désormais indiscutable, Brown a signé près de 17 points de moyenne en 5 rencontres avec 6,4 rebonds ! Le n°7 a battu son record en carrière face aux Cavs avec 25 points… et en a ajouté 23 autres contre NY cette semaine. Après cette rencontre au TD Garden, Jaylen Brown a expliqué à ESPN l’une des raisons de sa réussite actuelle : “j’ai pu discuter avec Thierry Henry, un célèbre joueur de football cet été et l’une des choses qu’il m’a dites c’est “vis chaque jour et traite chaque personne de la même manière.” Chaque jour, je dois me lever et être le meilleur que je peux. Il n’y a pas de jours de repos.” Si notre Titi national conseille le jeune Bostonien, c’est sûr qu’il va faire parler de lui cette saison !

D’Angelo Russell (Brooklyn Nets) :

L’air de New-York semble mieux réussir à D-Lo que celui de Los Angeles. Devenu indésirable chez les Lakers qui ont préféré drafter Lonzo Ball, Russell se voit offrir cet été une deuxième (dernière ?) chance pour convaincre qu’il peut vraiment se faire une place de choix dans la Ligue. Le talent est là, on le sait depuis ses débuts… mais le néo-Nets ne l’a jamais exploité correctement. La faute peut-être à son équipe précédente, par moments désespérante, mais surtout sa faute à lui. Immature, nonchalant, le meneur n’a pas convaincu pour ses deux premières saisons même s’il avait réussi à se hisser dans la NBA All-Rookie Team en juin 2016.

Comme ses 40 points face aux Cavs en mars l’ont prouvé, D’Angelo peut prendre feu à n’importe quel moment. Mais surtout à Brooklyn, on attend de lui qu’il mène le jeu et qu’il redonne le sourire aux fans au passage. C’est plutôt bien parti, même s’il ne faut pas tomber dans le piège des #conclusionshatives : 23 points/match (14,5 en carrière) ; 5,5 passes ; 46,7% de réussite dans le champ et 39% à 3 points. Un regret tout de même là-dedans : on ne verra pas le back-court D’Angelo Russell – Jeremy Lin cette saison après la grave blessure au genou de ce dernier.

Devin Booker (Phoenix Suns) :

Un bon anniversaire en légère avance à la jeune star de l’Arizona qui fête ses 21 ans le 30 octobre ! Ses stats en 2016-2017 lui auraient presque valu le trophée de MIP (meilleure progression) de l’année mais la concurrence était trop rude (Giannis, Gobert et Jokic en finalistes). De 13,8 pts/match pour son année rookie, Booker a signé la saison dernière une belle moyenne de 22,1 pts avec un honorable 42,3% de réussite en 35 minutes de présence sur le terrain.

C’est une vraie machine à scorer, on l’a vu en mars dernier avec ce raton à 70 points (!!!) contre les Celtics. Si sa progression est linéaire, il ne tardera pas à se faire une place en compagnie des meilleurs joueurs de la Ligue. Une sélection de tirs à travailler et un environnement plus stable à Phoenix (changement de coach au bout de 3 matchs) pourraient l’aider à grandir encore.

Evan Fournier (Orlando Magic) :

Un Frenchy dans la liste ! Meilleur marqueur d’une équipe floridienne très faible la saison dernière, Evan est attendu au tournant. Après son retour en équipe de France cet été, il veut gagner plus de matchs avec Orlando. Cela passe forcément par un meilleur collectif mais aussi par une encore meilleure saison individuelle.

Certes, il scorait 17,2 points en 2016-2017 mais avec une réussite en baisse par rapport à la saison précédente (43,9% dans le champ contre 46,9% ; 35,6% à 3 points contre 40%). A Orlando, on compte beaucoup sur Evan qui jouait déjà 33 minutes en moyenne la saison dernière (son plus gros temps de jeu en 5 ans en NBA). Il bénéficie du même temps de jeu pour ce début de saison plutôt réussi pour Orlando et ses stats sont en hausse dans tous les secteurs : prometteur !

Myles Turner (Indiana Pacers) :

Le départ de Paul George cet été à OKC a fait du jeune pivot le nouveau visage de la franchise d’Indianapolis. A 21 ans, Turner a-t-il les épaules suffisamment larges pour assumer la responsabilité ? Lui assure que oui alors que l’on promet l’enfer aux Pacers pour cette première saison post-PG.

La saison dernière, sa 2e en NBA, Turner s’est hissé sur le podium des meilleurs rebondeurs derrière Rudy Gobert et Anthony Davis avec 7,3 rebonds/match accompagnés de 14,5 points. Il était aussi le 3e meilleur contreur de la Ligue (2,1/match). Auteur d’un super match en ouverture de la saison face aux Nets (21 pts, 14 rbds), Turner n’a depuis pas refoulé un parquet. Victime d’une légère commotion cérébrale, il fait l’objet d’un suivi très strict comme c’est le cas pour toutes les blessures de ce genre dans les sports US. On espère qu’il va vite renfiler son n°33.

Ben Simmons (Philadelphia Sixers) :

Cela faisait plus d’un an que tous les observateurs attendaient les débuts de l’Australien sur les parquets de NBA. Privé de sa saison rookie en raison d’une blessure au pied, le n°1 de la draft 2016 a répondu aux attentes, même s’il faudra bien sûr le juger sur la durée. A l’occasion de la première victoire des Sixers cette saison, Simmons s’est tout simplement offert un triple-double : 21 points (8/11), 12 rebonds et 10 passes… Seuls Oscar Roberston en 1960 et Hambone Williams en 1967 avaient eux aussi signé un triple-double avant leur 5e match en NBA.

Utilisé en meneur, Simmons est un poison pour les défenses avec ses 2m08, et une vraie arme offensive grâce à sa vitesse et sa bonne vision du jeu. Il peut attirer les défenseurs sur lui et ensuite délivrer un caviar dans la raquette pour Embiid. Un tel duo (en attendant le trio avec Markelle Fultz), c’est beau !

Lauri Markkanen (Chicago Bulls) :

C’est peut-être LE rayon de soleil dans la saison calvaire qui s’annonce dans la Windy City. En moyenne sur ses quatre premiers matchs en NBA, le Finlandais s’offre un double-double avec 15,8 points et 10 rebonds par match, et une réussite de 40% à 3 points ! Il a eu droit aux félicitations de King LeBron à l’issue de la difficile victoire des Cavs sur les Bulls. Le n°7 de la draft s’est aussi permis de rentrer un tir à 3 points dans les dernières secondes du match face aux Hawks pour la première victoire de Chicago.

Cette article a volontairement fait l’impasse sur des joueurs que l’on attend encore plus haut et qui pourraient/devraient repartir avec un trophée en fin de saison. Vous en saurez plus ici.

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