Les Warriors champions, le début d’une nouvelle dynastie ?
Photo Panoramic

Les Warriors champions, le début d’une nouvelle dynastie ?

Suite à un Game 5 parfaitement géré la nuit dernière à l’Oracle Arena, les Warriors ont remporté leur 3e titre NBA, le 2e en 3 ans. Avec une seule défaite en postseason et le meilleur bilan de l’histoire des playoffs, les Warriors sont-ils à l’aube d’une dynastie digne de celle des Bulls de Jordan ?

129-120. 4-1 en finale. 16-1 sur l’ensemble des playoffs.

Une nouvelle page d’histoire du basket a été écrite cette nuit dans la baie de San Francisco. Portés par un collectif huilé à la perfection, deux solistes de génie et un public à nul autre pareil, l’armada des Warriors a empoché un titre que le microcosme de la NBA, mais également la grande majorité des fans de la balle orange de par le monde, lui promettaient depuis de longs mois déjà.

A vrai dire, ce n’est pas l’issue finale de cette saison qui surprendra les aficionados de la NBA.

Avec 2 MVP au sommet de leur art, 2 All-Stars en exercice (dont le probable meilleur défenseur de l’année), un ancien All-Star MVP des Finales et des joueurs de rotation tous impliqués et talentueux au possible, Golden State était le grandissime favori pour reprendre son bien, suite à l’arrivée l’été dernier de Kevin Durant.

Malgré le titre obtenu l’an passé au prix d’une remontée jamais réalisée auparavant et un groupe en grande partie conservé, Cleveland n’avait pas les faveurs des pronostics en 2017. La « SuperTeam » de la Bay Area présentait un effectif, et notamment une force offensive encore jamais vue sur le papier dans l’histoire de la grande Ligue.

Quelques doutes ont pu malgré tout apparaître cette saison, notamment car l’intégration de Kevin Durant semblait nuire, au moins jusqu’au All-Star Game, au jeu spectaculaire et à la liberté de Stephen Curry. On sentait les Warriors sûrs de leur force et de leur potentiel, mais la balle circulait mois bien que les deux dernières années, en raison notamment d’un accroissement du jeu en isolation cher à Kevin  Durant, qui excelle dans ce domaine, et d’une certaine perte de repères de Steph Curry. Mais au fil des matches, et malgré un méchant trou d’air après le All-Star Break (5 défaites en 7 matches), on a senti les Warriors monter en puissance, Curry (re)trouver sa place et Durant en mission pour faire taire les critiques et remporter enfin ce titre qu’il convoitait depuis plusieurs saisons dans l’Oklahoma.

Cette campagne de playoffs, presque parfaite hormis une mi-temps face aux Spurs et ce game 4 à la Q Arena, a renforcé ce sentiment de supériorité évidente d’une équipe qui, au-delà de compter parmi les individualités les plus fortes, possède un sens du jeu évident, une alchimie collective parfaite et des joueurs qui tous savent ce qu’ils ont à faire, et le font parfaitement.

On se demandait au soir du Game 4 en 2016, alors que les Warriors marchaient sur Cleveland, si une dynastie était en train d’émerger. Golden State était sur le point de réaliser le back-to-back, et même un Lebron à son apogée ne pouvait les stopper. La défaite finale, inattendue et historique, avait conduit de nombreux observateurs à dénigrer ces Warriors. L’arrivée de « KD » et la conservation du noyau dur qui fait la force de cette équipe depuis 3 ans (Curry, Green, Thompson, Iguodala, Livingston entre autres) a rétabli la logique implacable de ce sport : il y a les Warriors et les autres. Débarrassés maintenant de leurs seuls adversaires, ayant pris une revanche éclatante sur les Cavs et inséré le doute dans l’esprit d’un Lebron impuissant face à une telle puissance de feu, renforcés par un Durant ayant vaincu ses démons, les Warriors semblent imprenables pour au moins quelques années.

Après tout, que faire quand des talents sans égal décident d’unir leurs forces pour écrire l’histoire, en mettant leurs égos de côté et en impliquant tous leurs coéquipiers sans exception ?

Golden State va certainement resigner Durant cet été, légèrement en-dessous du maximum, afin de pouvoir proposer à leur double MVP une prolongation à la hauteur de son talent unique l’an prochain. Avec Green et Thompson, les 4 fantastiques seront encore unis pendant au moins 2 ans. Tout est réuni pour que la NBA écrive ses plus belles pages. Tout est réuni pour que la baie d’Oakland règne sur le basket mondial pendant plusieurs saisons.

Mais qui pour empêcher les Splash Brothers et leurs comparses d’empiler les titres ?

3 franchises semblent pouvoir jouer ce rôle et titiller les Warriors à court terme, mais seulement à raison d’un alignement des étoiles.

Kawhi Leonard semble bien seul à présent dans le Texas. Son absence dès la mi-temps du match 1 a montré les limites criantes des Spurs sans leur Franchise Player. Avec un TP convalescent, un Gino qui ne pourra conserver son niveau éternellement, un Gasol vieillissant et un Aldridge encore trop friable, les Spurs ne présentent pas des garanties aussi solides que les Warriors, malgré tout le talent de leur #2.

Après avoir perdu leur titre de façon aussi brutale, une remise en question évidente va devoir être effectuée dans l’Ohio. Le banc des Cavs, qui a largement déçu dans ces Finales, devra être fortement remodelé pour permettre à Lebron et Irving de remonter sur le trône du basket. Néanmoins, la marge financière des Cavaliers est restreinte, et les propriétaires de la franchise devront donc trouver les bons joueurs à un prix plutôt bas, ce qui est une denrée de plus en plus rare en NBA …

Finalement, ce sont les Celtics qui semblent les mieux armés pour se construire une nouvelle armada : avec le premier choix de Draft, de nombreux joueurs échangeables, une base déjà solide notamment défensivement, et une marge financière importante, les C’s ont un avenir doré. Toutefois, cela passera par de nouveaux coups de génies de Danny Ainge (échange du 1er choix contre un pivot établi de la Ligue, renforcement du banc, ajouts de joueurs à l’intérieur, signature de Gordon Hayward / Paul George…).

Bref, de belles promesses, mais liées à de nombreuses conditions. Tandis que de l’autre côté du pays, les Warriors vont pouvoir travailler sereinement pour confirmer qu’ils sont bel et bien, depuis déjà 3 ans, la meilleure équipe de la NBA et l’une de plus complètes et talentueuses de sa riche histoire.

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