Le renouveau des Knicks
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Le renouveau des Knicks

Après de grosses modifications, tant dans l’effectif que dans le management, cette saison semble être celle du retour des Knicks à un bon niveau... et des playoffs au Madison Square Garden ?

 Les changements de l’intersaison

Deux gros changements se sont produits à l’intersaison chez les Knickerbockers. Le premier est le départ de Phil Jackson, qui a un bilan plus que mitigé en tant que GM. Cela a permis à Jeff Hornacek de proposer un autre basket que celui du fameux triangle. Depuis, les Knicks jouent bien en attaque et on peut penser que leur nouvelle façon de jouer n’y est pas étrangère. Le second changement est le départ de Melo, échangé contre Doug McDermott et Enes Kanter, 2 role-players solides pour le moment et qui ne sont pas étrangers au renouveau de l’équipe. Anthony n’a jamais été le leader attendu à NYC, trainant même un certain malaise lors de ses deux dernières saisons en entrant dans des conflits de bas étage avec Phil Jackson.

Enfin NYC a aussi fait un joli coup en recrutant Hardaway Jr, déjà passé par les Knicks entre 2013 et 2015 et tournant actuellement à 18 points de moyenne tout en étant capable de prendre feu à n’importe quel moment pour enflammer le Garden. Le montant de son contrat (71 millions de dollars sur 4 ans) avait fait scandale, mais quand on voit le niveau de jeu affiché par le fils de Tim Hardaway et les salaires actuels en NBA, on peut dire que finalement, la prise de risque valait le coup.

Porzingis en super star

Avec le départ de Melo, la place a été laissé à KP pour devenir la pierre angulaire du système offensif new-yorkais. Avec 25,5 points, 6,6 rebonds et 2,1 contres par match, Porzingis domine son sujet et bon nombre d’équipes. Encore perfectible, notamment sur le plan physique, la Licorne va encore s’épaissir ces prochaines années. Joueur collectif ayant appris le basket en Europe, et plus précisément à Séville, il est le joueur idéal pour l’environnement chaud du Garden. Ses capacités mentales et au rebond au-dessus de la moyenne devraient lui permettre de durer au plus haut niveau en NBA. Sa saison de rookie en est la preuve, après avoir été sifflé lors de la Draft 2015 par les supporters des Knicks et massacré par les commentateurs américains qui avaient donné leur avis sans l’avoir vu jouer.

KP représente le basket du futur : grand (2m21 !), athlétique, excellent shooter, capable de dribbler, de contrer… On a bien compris qu’il est une sorte de couteau-suisse qui n’a que le ciel pour limite.

Ntilikina et le débat Dennis Smith Junior Smith

S’il n’a pas été sifflé lors de la Draft, certains spécialistes américains s’interrogeaient sur le talent offensif de Ntilikina. Ils le comparaient notamment à Dennis Smith Jr, le rookie des Mavericks de Dallas. Les deux profils sont pourtant totalement différents avec d’un côté un meneur gestionnaire qui cherche d’abord à faire jouer ses coéquipiers et les impliquer dans l’attaque et de l’autre, un combo-guard cherchant plutôt à scorer. L’autre aspect qu’il ne faut pas oublier, c’est que Ntilikina est plus jeune que Smith (il a seulement 18 ans) et qu’il doit encore s’adapter au jeu américain. Pour appuyer le choix de Phil Jackson lors de la Draft 2017, on peut aussi souligner le fait que les Knicks ont déjà un joueur avec un profil comparable à Smith Jr avec Hardaway Jr qui, comme nous l’avons dit précédemment, réalise une excellente saison.

Adopté par le public new-yorkais, notamment depuis sa légère altercation avec Lebron James, le jeune Français se plait à New-York et satisfait sa franchise qui lui fait confiance. Il doit désormais devenir plus agressif en attaque en prenant confiance et en continuant de développer son arsenal offensif.

Les playoffs comme ambition

Avec ce groupe jeune et enthousiaste, le retour des playoffs dès cette saison est envisageable. En effet, avec un bilan de 15-13 et une place de 8ème à l’Est, les Knicks sont en bonne position dans la course à la post-season. L’objectif n’est pour l’instant pas de un gagner un titre. Rappelons qu’il faut remonter à 2013 pour voir les Knicks franchir un tour de playoffs. Ce serait déjà une immense surprise de les retrouver en demi-finale de conférence.

Pour atteindre l’échelon supérieur, les Knicks devront très certainement acquérir une autre superstar, ce qui est tout à fait possible s’ils conservent ce bon état d’esprit et que les résultats suivent. Notons aussi l’attrait et l’énorme marché que représente la ville de New-York, qui est toujours un atout considérable quand il s’agit d’attirer des gros poissons sur le marché des free-agents. Ce moment pourrait arriver à l’aube de la saison 2019-2020 : les Knicks n’auront plus que 8 joueurs sous contrat avec une masse salariale de 60 millions de dollars. Sinon, ce sera l’année suivante même si l’objectif sera dans un premier temps de re-signer le géant letton.

Cela fait longtemps que les Knicks n’ont pas été dans une aussi bonne situation et l’avenir s’annonce radieux pour cette franchise mythique de la NBA.

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