La folie des salaires en NBA
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La folie des salaires en NBA

Droits TV, salary cap, luxury tax… la NBA est truffée de règles visant à encadrer les masses salariales de l’ensemble des franchises. Mais la donne a changé pour la saison 2016-2017, d’où une explosion incroyable des salaires.

Qu’est-ce que le salary cap ? Il s’agit, pour chaque franchise, du montant total des salaires versés aux joueurs annuellement. Ce salary cap est limité chaque année par la NBA en fonction des revenus de celle-ci.

De 58 millions de dollars pour la saison 2013-2014 puis 70 millions pour 2015-2016, le salary cap a explosé pour la saison 2016-2017 en atteignant plus de 94 millions de dollars. Raison de cette explosion : les 2,5 milliards de dollars de droits TV déboursés par ESPN et TNT pour acquérir la diffusion des matchs jusqu’en 2026.

Autre notion à connaître, la luxury tax. Une somme annuelle est fixée en début de saison par la NBA, somme elle aussi calculée en fonction des revenus générés par la NBA. Somme légèrement supérieure à celle du salary cap. L’idée est que si les salaires versés par une franchise dépassent ce seuil, la franchise en question devra s’acquitter d’un impôt auprès de la NBA. Pour la saison 2016-2017, le seuil de la luxury tax est passé à 113 millions de dollars. On parle d’impôts pouvant aller jusqu’à 30 ou 40 millions de dollars.

Des équipes comme Cleveland, les Clippers ou les Lakers, dont les propriétaires ne sont pas dans l’optique de faire des économies, sont largement au dessus du salary cap ou même du seuil de la luxury tax, mais peu leur importe.

Concrètement, ce qu’il s’est passé lors de l’été dernier, c’est qu’au vu de l’explosion du salary cap, les franchises ont fait signer des contrats faramineux à des free-agents (joueurs libres) d’autres franchises ou de leurs propres franchises. Cet été a été extrêmement intéressant pour tous les joueurs dont les contrats arrivaient à expiration à cette période.

C’était le cas par exemple de LeBron James. Pour pouvoir garder leur joueur, les Cavaliers ont fait signer au King un contrat hallucinant de 100 millions d’euros sur 3 ans soit plus de 30 millions de dollars par an (et notamment 33,3 millions de dollars lors de la saison prochaine, ce qui en fera le joueur le mieux payé de l’histoire de la NBA sur une saison, dépassant les 33 millions touchés par Michael Jordan lors de la saison 1997-1998) Ce nouveau contrat fait de lui le joueur le mieux payé de la Ligue.

On a également eu le cas assez fou de Mike Conley. Jamais all-star, 0 bague. Quoi qu’il en soit, les Grizzlies de Memphis ont fait signer un nouveau contrat à leur meneur. Et quel contrat ! 153 millions sur 5 ans. Il est le 2ème joueur le mieux payé de la NBA (ex aequo avec d’autres). Cette nouvelle avait beaucoup fait parler. Beaucoup mentionnaient en comparaison le salaire du double MVP en titre Stephen Curry qui est de 12 millions par an.

Mais le contrat de Curry arrive à expiration à l’été 2017. Et en NBA, on va jusqu’au bout des contrats. Donc il a fait une saison de plus avec ce salaire, ce qui en fait très certainement le joueur le plus rentable de la ligue. Mais ne vous inquiétez pas, il va bien pouvoir négocier un nouveau gros contrat bien juteux dans quelques semaines à l’issue des playoffs. D’autant plus que Kevin Durant, arrivé sur la baie de San Francisco lors de l’été des folies, a signé un contrat de 54,5 millions sur 2 ans (soit 26 millions de dollars annuels).

On connait des clubs de foot dans lesquels cela aurait fait un véritable scandale. Ca s’est passé à Lyon avec l’arrivée de Valbuena, le rôle de Curry ayant été joué par Lacazette. La situation n’a pas été vécue de la même manière. C’était notre petit aparté. On aime bien trouver des comparaisons entre les différents sports pour se rendre compte des différences de culture et de comportements. Sur ce point, la ligue 1 et ses joueurs auraient beaucoup à apprendre de ce qu’il se passe en NBA. On ne voit pas un seul joueur de football élu 2 fois d’affilée meilleur joueur de Ligue 1 (et encore on est sympa de faire cette comparaison, le titre de MVP pouvant plutôt être assimilé au ballon d’or), accepter d’être le 4ème joueur le mieux payé de son équipe. C’est ce qu’il s’est passé avec Curry (Durant, Thompson et Green ont un salaire plus élevé que lui) et pourtant on n’a jamais entendu quoi que ce soit sortir de sa bouche durant la saison en cours. Il se rattrapera bien cet été certes mais on aime cette mentalité.

Nos français ont également bien profité de cette explosion des salaires. Rudy Gobert (Utah Jazz) touchera un salaire annuel de 25,5 millions de dollars à partir de 2017, ce qui en fera un des joueurs les mieux payés de la Ligue, tout comme Nicolas Batum des Charlotte Hornets avec ses 24 millions de dollars annuels. 18 millions pour le grand Jojo Noah et 17 pour Evan Fournier. TP n’est que le 5ème joueur français le mieux payé avec un salaire annuel de 15 millions de dollars.

Aujourd’hui, la NBA est en plein essor. C’est le cas depuis que Michael Jordan est arrivé dans la Ligue avec comme véritable point de départ les JO de 1992 à Barcelone avec la Dream Team. Depuis, des joueurs comme Kobe Bryant ou LeBron James perpétuent ce développement et permettent à la NBA d’être une véritable pompe à fric. Le spectacle étant au rendez-vous toute l’année, tout ceci n’est pas pour nous déplaire. Certes, les salaires sont énormes et hors de proportion avec 99% des métiers, mais le monde fonctionne comme ceci. Ne perdons pas de temps à dénoncer une organisation qui permet de faire vivre des milliers de personnes et de procurer des émotions inégalables à des millions d’autres.

On est en plein âge d’or de la NBA, et ce sont nos yeux qui sont les premiers servis.

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