Playoffs NBA 2018 – Preview à l’Ouest
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Playoffs NBA 2018 – Preview à l’Ouest

Mais qui va sortir victorieux de ce "foutoir" absolu ?

#1 Houston Rockets vs #8 Minnesota Timberwolves

Voilà, le juge de paix arrive pour les Rockets, forts d’une saison où ils finissent logiquement n°1… Logiquement car ils avaient l’équipe pour faire partie du top 3 et ont passé une saison relativement tranquille grâce à des aléas positifs (pas de blessure, pas d’histoire extra-sportive et un arbitrage clément sur les passages en force de James Harden). Maintenant, nous allons voir si cette équipe a réellement passé un cap, défensivement et mentalement surtout… Alors taillés pour le titre ? Si Clint Capela reste en bonne santé, oui.

Pour cela, il faudra d’abord passer l’obstacle Minnesota. Les Wolves sont tellement passés prêts de la sortie qu’ils n’en seront que plus dangereux. Pour le moment, et c’est ce qu’on va le plus guetter de leur côté, l’effectif est au complet et en pleine forme. Les ex-Bulls (Butler, Rose et Gibson) sont sur leurs deux jambes. Ce sont eux et Jeff Teague qui seront les guides de cette équipe qui n’a pas connu les play-offs depuis 13 saisons et l’ère d’un certain Kevin Garnett. Une première donc pour KAT, Wiggins et les autres loups. Ce manque d’expérience sera à mon avis la raison pour laquelle Minnesota ne passera pas.

C’est pour moi la série la plus dure à analyser. D’un côté, les Rockets jouent sur trois systèmes offensifs dont deux pour des tirs à 3 points avec Capela ou Néné pour gober les rebonds offensifs qui traînent. Le 3e ballon est pour Harden : pénétration, faute imaginaire et deux lancers. Une équipe qui dépend donc beaucoup de l’adresse offensivement… et qui n’a jamais vraiment connu de trou d’air durant la saison régulière.

En face, nous avons des Wolves en crypté, avec des joueurs qui n’arrivent toujours pas à s’harmoniser. Ils sont tous bons individuellement, mais ils sont incapables de s’accorder sur la même mélodie. Ce constat fut encore plus évident quand Butler était à l’infirmerie.

Mon pronostic : Houston en 6 matchs.

#2 Golden State Warriors vs #7 San Antonio Spurs

Et si… ? C’est un peu la question à la mode en ce moment du côté de la baie… et du Texas. Et si Steve Kerr n’était pas un si bon coach que ça ? Et si Durant était le vrai leader de cette équipe ? Et si Kawhi ne revenait jamais joué chez Pop ? Et si Zaza n’avait pas blessé ce même Kawhi il y a un an ? Et si Curry partait à Charlotte ? Et si c’était la fin d’un cycle ?

Beaucoup de questions qui pourraient trouver réponses si Golden State ne passait pas ce premier tour d’anthologie ? Un premier tour sans Steph Curry, avec un Durant à 100 % mais trop seul… Un premier tour durant lequel Steve Kerr va vraiment devoir montrer autres chose que cette bouillie de basket small-ball qui est d’une pauvreté affligeante sans star. Un premier tour qui a tout du piège absolu pour les Warriors face à des Spurs qui n’ont rien à perdre et qui, c’est certain, auront le couteau entre les dents.

Une opposition de styles aussi, mais qui commence à être un classique en play-offs avec quelques antécédents houleux. On se rappelle de l’attentat de Pachulia sur Kawhi Leonard en finale de conférence la saison passée. Golden State, l’attaque rapide et le tir à 3 points contre l’Academy San-Antonio. Une école qui, lorsque le collectif est bien huilé, peut faire déjouer n’importe qui.

Certes, ce n’est pas le duel rêvé : pas de Kawhi Leonard, pas de Stephen Curry… et beaucoup de doutes dans les deux franchises. Mais finalement, on se dit que ce n’est pas plus mal pour les Warriors d’affronter les Spurs et vice versa.

Mon pronostic : Golden State en 6 matchs.

#3 Portland TrailBlazers vs #6 New Orleans Pelicans

Portland va recevoir New-Orleans pour ce qui sera le duel le plus serré de l’Ouest, et ce pour plusieurs raisons. La première, c’est évidemment la confrontation directe entre deux des meilleurs joueurs de la saison : à n’importe quel moment, Anthony Davis et Damian Lillard sont capables de battre n’importe quelle équipe à eux seuls. La seconde raison, c’est que nous avons deux équipes qui nous ont agréablement surpris durant la saison et qui arrivent en pleine bourre. Troisième raison ? Aucune des deux ne veut en rester là après une telle saison régulière !

Portland poursuit sa construction et une bonne partie des médias ne croyaient plus en eux après les départs de Lamarcus Aldridge, Batum et compagnie. Pire encore, beaucoup de personne s’acharnaient sur les Blazers en les réduisant à un duo et non une équipe. Certes, Lillard est au-dessus mais il pousse aussi ses coéquipiers à être meilleurs. Nurkic a atteint un très haut niveau cette saison tandis que des joueurs comme Evan Turner ou Aminu revivent dans l’Ohio.

Les Pelicans ont eux dû se faire à l’idée de jouer la fin de saison sans Demarcus Cousins. Avec Davis, Boogie était en train de faire une saison de MVP et la doublette dominait le secteur intérieur de la ligue comme personne ne l’avait jamais fait. Sa grosse blessure a finalement relancé le collectif et c’est la doublette d’arrières Rondo-Holiday qui a pris le relais. Il fallait aussi compenser les 25 points, 10 rebonds et 6 passes de moyenne de DMC. Les Pelicans sont allés chercher le revanchard et non moins talentueux Mirotic. Son arrivée a changé leur façon de jouer mais ils ne se sont jamais affolés. Cherchant des solutions défensives, ils ont enchaîné les victoires dans l’ombre d’un Anthony Davis sur-surhumain ! Bref, leur 6e place ne doit rien à personne et ils ont toutes les armes pour battre Portland… On en salive d’avance.

Mon pronostic : une série en 7 matchs… et une victoire de New Orleans !

#4 Oklahoma City Thunder vs #5 Utah Jazz

L’épouvantail contre la grosse surprise de l’année. Les studios Pixar ou Kobe Bryant pourraient facilement nous faire un film d’animation sur ce duel. On aurait le géant bâti pour gagner mais toujours aussi fragile mentalement, et le petit héros aux mille facettes, plein de bons conseils… mais très ennuyeux à regarder.

Le Thunder version OK3 est donc en play-offs. Derrière un Russell Westbrook encore en triple-double sur la saison, Paul George et Melo ont connu une saison très très mitigée. Le Thunder, c’est un peu le Cleveland de l’ouest finalement. Ils font presque tout pour gagner des titres depuis des années avec des joueurs incroyables, une atmosphère indescriptible à domicile… Mais comme avec mon histoire de la Formule 1 de Cleveland, il manque toujours le principal pour jouer au basket : un collectif qui joue ensemble et qui est guidé et commandé par quelqu’un que l’on nomme coach ou entraîneur.

Depuis 9 ans et le transfert depuis Seattle, OKC a grandi derrière un duo ou un trio magique. À l’époque, les trois ThunderKids de l’Oklahoma se nommaient Durant, Harden et Westbrook, trois des meilleurs joueurs de la ligue depuis cinq ans. Mais à chaque obstacle pour aller chercher la bague, l’équipe et ses stars sont parties : d’abord Harden, ensuite Durant. Mais OKC a continué à être une équipe de haut niveau grâce à des recrutements intelligents. Enes Kanter et Steven Adams dans la raquette l’année dernière avec Westbrook sont allés chercher les play-offs. Paul George et Corey Brewer cette saison sont là pour apporter de la défense et un soutien arrière au marsupilami. Tout est là pour que cette équipe puisse gagner quelque chose sur le long terme… sauf un entraîneur capable de gérer cette Formule 1 qui n’arrive jamais à boucler ses matchs proprement… Je trouve ça incompréhensible qu’après 75 matchs, le Thunder n’ait aucun système collectif en fin de partie quand celles-ci sont serrées. J’espère pour eux qu’ils en auront quand la défense de fer du Jazz viendra les enquiquiner 47 minutes 45 et qu’il faudra clouer le match.

Le Jazz, c’est la grosse, très grosse surprise de la saison à l’Ouest. Partis pour faire une saison de transition après le départ de Gordon Hayward et les blessures de Rudy Gobert, Utah et son entraîneur Quin Snyder ont sorti du chapeau Donovan Mitchell ! Le rookie, qui sortait du banc en début de saison, a été propulsé sur le parquet plus vite que prévu avec la blessure de notre Français. Utah a ainsi décidé de jouer avec Favors en 5 et Donovan Mitchell dans le line-up en tant qu’arrière et sniper. L’équipe a dû complètement changer sa façon de jouer et son ADN avec l’éclosion explosive de Mitchell (premier rookie à être meilleur scoreur d’une équipe qui va en play-offs depuis Carmelo Anthony en 2003). Sans Gobert et avec Mitchell, le Jazz a limité la casse : 20 victoires pour 25 défaites. Respectable.

Le retour de Gobert (meilleur défenseur de la ligue) a ensuite propulsé l’équipe vers une série incroyable de victoires. Ses partenaires ont retrouvé leur base défensive avec en plus Donovan Mitchell et Ricky Rubio pour caresser les ficelles adverses. 17 victoires et 4 défaites plus tard, le Jazz a commencé à croire aux play-offs, surtout que leurs principaux concurrents (OKC, Wolves, Spurs et Clippers) chutaient match après match. Avec Denver dans son sillage, Utah est allé au bout d’une saison en forme de rêve éveillé. Et pour finir, cette victoire symbolique à Golden State pour décrocher pour les play-offs… Maintenant place à Oklahoma. Les deux meilleures défenses de la ligue en efficiency dans deux des salles les plus bouillantes de la ligue, ça va cogner !

Mon pronostic : sauf blessure, OKC gagne en 6.

  1. avatar
    14 avril 2018 a 12 h 16 min

    Oregon . Pas Ohio . dsl traduction automatique.

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