Deuxième tour des play-offs NBA : le bilan !
Photo Panoramic

Deuxième tour des play-offs NBA : le bilan !

On s’en rapproche petit à petit. Les demi-finales de conférence se sont terminées la nuit dernière. Désormais, quatre équipes peuvent rêver du titre.

A l’Est : “que ce fut bref, mais que ce fut dur !”

Les Cavs ont annoncé la couleur. Lebron James et ses camarades étaient en démonstration au moment d’affronter les vaillants Raptors de Toronto. Contrairement à Cleveland, Derozan et les siens avaient eu des difficultés à se défaire de Milwaukee au premier tour. Toronto-Cleveland, c’était l’affiche de la finale de conférence de l’année dernière et les Cavs s’étaient déjà imposés 4-2.

Cette année, les hommes de Tyronn Lue ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Les Cavs ont ainsi remporté leurs deux premiers matchs à la maison sans difficulté. Il fallait finir le travail à Toronto, dans un Air Canada Center bouillant en temps de play-offs. Le soutien de Drake sur le bord du terrain n’a pas aidé les Raptors à se dépasser. Rien à faire, les champions en titre sont imprenables.

La force de Cleveland, c’est sa profondeur de banc. Si un jour Kryie n’y est pas, Derron Williams peut rentrer et faire le job. De même pour JR Smith, secondé par le shooter d’élite Kyle Korver qui sur cette série a tourné à plus de 50% à 3pts 11/20). Ajoutez à cela le talent et l’expérience de Lebron James… Terrifiant ! Toronto, privé de Kyle Lowry sur les derniers matchs, ne pouvait éviter le sweep. Cleveland s’est imposé 4-0 ; c’est la première fois dans l’histoire de la NBA qu’une équipe atteint la finale de conférence en ayant gagné la totalité de ses matchs. Bref, les Cavs semblent inarrêtables.

Si les Cavs ont facilement accédé à la finale de conférence, on ne peut pas en dire autant de leurs futurs adversaires.

L’autre 1/2 finale opposait deux équipes qui ne se portaient pas beaucoup d’affection : Boston et Washington. Leurs affrontements cette saison avaient été marqués par des tensions à répétition et beaucoup de trash-talk. Bref, le spectacle était au rendez-vous.

Lors du premier match à Boston, Washington a cru faire un premier break en menant de plus de 15 points en première mi-temps. Mais Isaiah Thomas a remis les siens dans le droit chemin et les Celtics l’ont emporté. Après avoir rattrapé un gros écart durant le premier match, les hommes de Brad Stevens se sont offerts le deuxième en overtime. Les 40 points de John Wall n’ont pas suffi face aux 53 unités d’Isaiah Thomas.

Les Wizards sont rentrés sur la capitale avec deux défaites mais ils savaient qu’ils pouvaient faire douter leurs adversaires. Logiquement et sans difficulté, ils ont gagné leurs deux matchs à domicile, grâce notamment à un duo Wall/Beal en feu. De retour à Boston, les verts n’avaient pas d’autre choix que de gagner. Ces derniers, portés par un Avery Bradley monstrueux (29 points, 4/7 de loin, 63% au shoot), ont infligé une lourde défaite à Washington. La balle était une nouvelle fois renvoyée et c’était au tour les joueurs de Scott Brooks de recevoir Boston dos au mur dans un match 6 très tendu.

Il restait 7.7 secondes à jouer, les Celtics menaient 3-2 dans la série et 91-89 dans le match. C’est alors que John Wall a fait dans l’innovation : le trois points clutch. Probablement un des shoots les plus importants de cette saison en NBA. Certains peuvent se demander : « C’est quoi être clutch ? » Lisez la suite. John Wall s’élève et shoote devant Avery Bradley, surpris, qui voit la balle pénétrer et caresser le filet. 92-91 score final. C’est ça être clutch. 3-3 dans la série, ce qui renvoie aux deux mots les plus attendus lorsqu’on regarde les play-offs NBA : « Game 7 ». Le match décisif, le match d’une vie, celui qui a vu Kyrie anéantir les espoirs de back-to-back des Warriors l’an passé.

C’est dans un TD Garden extrêmement bouillant que s’est jouée l’issue de la série. A la mi-temps, les Wizards menaient de deux petits points. Mais le 4ème quart-temps, particulièrement apprécié par les Celtics cette saison, a tourné une nouvelle fois en leur faveur. Kelly Olynyk, le Canadien, plus connu pour son coté scandinave que pour son basket-ball, a décidé au meilleur des moments de sortir le match de sa vie. 9 points dans le dernier acte, 26 dans le match. Le chevelu, aidé par 29 points et 12 passes d’I.T., a offert à son équipe et son public une finale de conférence face aux Cavs.

A l’Ouest : entre assurance, expérience et faute professionnelle ?

Historique ! Les Warriors assurent et maintiennent un combat à distance de haut niveau avec les Cavaliers.

Tout comme Cleveland, Golden State s’est tiré d’un premier tour tranquille, sans perdre un match et durant lequel Kevin Durant a pu se reposer pour revenir en forme. Face à eux, le Jazz de Rudy Gobert sortait d’un affrontement en 7 matchs face aux Clippers. Cette fatigue s’est forcément ressentie malgré une attitude courageuse lors des deux premiers matchs perdus avec 11 points d’écart.

Kevin Durant est ensuite revenu en force, scorant 38 points lors du game 3 à Utah pour rendre la mission du Jazz quasi-impossible. Lors du match 4, les 30 points de Stephen Curry et le triple-double de Draymond Green ont suffit à mettre fin à la série. 4-0 ! C’est la première fois la deuxième dans l’histoire de la NBA qu’une équipe atteint la finale de conférence en ayant gagné la totalité de ses matchs. La première équipe à l’avoir fait… c’était Cleveland, un jour auparavant ! Golden State a donc facilement accédé à la finale de conférence pour la troisième année consécutive.

L’autre demi-finale voyait s’affronter les Spurs de San Antonio et les Rockets de Houston dans une série 100% texane. Popovich et les siens se sont défaits de Memphis à l’issue d’un premier tour assez disputé. Les Rockets ont de leur côté mis fin à l’incroyable saison de Russell Westbrook et Oklahoma.

C’est la série qui, à l’Ouest, avait tout pour surprendre. Logiquement, les Spurs, deuxièmes de conférence et grands habitués des play-offs, étaient favoris. Mais les Rockets avaient du répondant avec un James Harden auteur d’une saison monstrueuse, dans une équipe bien huilée qui a réussi à se hisser à la 3e place de conférence. Et la série a tenu ses promesses.

D’entrée de jeu, les Rockets ont fait le break en remportant le premier match à San Antonio avec 27 points d’écart. Le Game 2 devenait un must-win pour les Spurs, au risque de se mettre dans une situation très délicate. Ils ont remporté ce deuxième match largement mais en perdant Tony Parker sur blessure. Avec TP en moins, la mission s’annonçait compliquée. Mais c’était sans compter sur Kawhi Leonard et Lamarcus Aldridge qui ont inscrit 26 points chacun lors du match 3, reprenant ainsi le break concédé au premier match. Houston a ensuite gagné le match 4 sans trop de difficultés, notamment grâce aux 28 points et 12 passes décisives de James Harden.

Le Game 5 a ensuite été très déterminant car ce fut le match le plus disputé. Les Rockets, qui menaient au score pendant presque tout le match, se sont faits rattraper en fin de 4ème quart-temps, les Spurs arrachant la prolongation. Touché à la cheville, Kawhi Leonard a été contraint de sortir sur blessure… Mais Danny Green (présent depuis 2010) et Manu Ginobili (39 ans) ont pris les choses en main. Le premier a inscrit les points décisifs qui ont permis à San Antonio de passer devant. Le second a tout simplement empêché James Harden d’égaliser au buzzer grâce à un block incroyable. Sur ce match, Mike d’Antoni n’a utilisé que 7 joueurs, soit deux remplaçants. C’est sans Kawhi Leonard ni Tony Parker que les Spurs sont ensuite allés gagner la série à Houston grâce aux 34 points d’un « Old School » Lamarcus Aldridge. Après sa fin de match catastrophique lors du game 5, James Harden n’a lui marqué que 10 points sur ce match à 2/11 au shoot, pour 6 pertes de balle.

Bref, le prétendant au titre de coach de l’année, Mike d’Antoni, s’est heurté à l’expérience de Gregg Popovich et ses 5 titres NBA. Les Spurs affrontent Golden-State pour essayer, après deux échecs, d’accéder aux finales.

Malheureusement pour moi, mon seul pronostic était la victoire de Washington sur la série. C’était pas loin. Reste maintenant à savoir si les Warriors et les Cavaliers se retrouveront encore en finale. Pour Golden-State, battre les Spurs sans T.P. et avec Kawhi sur une jambe est faisable sauf coup de génie stratégique de la part de « Pop ». En revanche, la finale à l’Est est selon moi loin d’être jouée. Les Celtics ont montré qu’il était difficile d’aller gagner chez eux. Or le match 7 se jouerait encore une fois au T.D Garden. Toutefois, je pense que les Cavs devraient l’emporter sur la série. A suivre !

Samuel Zagury, 21 ans, étudiant à Paris 1 Panthéon Sorbonne.
Twitter : @Sam_Zag ( perso ) et @Sport_Discuss.

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