Jeunes talents : les meilleurs joueurs de 24 ans et moins
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Jeunes talents : les meilleurs joueurs de 24 ans et moins

On le sait, la NBA regorge de jeunes talents. Souvent draftés haut, d’autres ont explosé sur le tard. Certains joueurs arrivent aussi dans la grande ligue très tôt, ceci nous faisant oublier qu’ils sont encore très jeunes. Liste non-exhaustive des meilleurs jeunes talents.

Jabari Parker

Drafté en 2nde position en 2014, il a connu une saison rookie écourtée par une grave blessure au genou (seulement 25 matchs joués). Pour sa deuxième année dans la ligue, il a été bon sans être exceptionnel avec 14.1 points et 5.2 rebonds. Néanmoins, il a passé un cap cette saison en s’imposant comme un véritable leader des Bucks en compagnie d’Antetokounmpo. En pleine santé, il a montré à tout le monde ses qualités athlétiques et son talent offensif. Comme beaucoup de joueurs blessés, il a progressé au niveau du shoot (notamment à 3-points). Il est ainsi passé de 25.7% à 36.5% de réussite longue distance avec 3 tentatives de plus par match. La défense est maintenant obligée de respecter son shoot, ce dont il profite en pénétrant avec toute sa puissance. Il forme un très bon duo avec Giannis Antetokounmpo, ce qui permet aux Bucks d’être encore en course pour les playoffs. Son impact au scoring est important (20.1 points) et il s’est nettement amélioré au niveau des passes. Malheureusement pour lui, il s’est encore blessé. Il s’est rompu les ligaments croisés, ce qui devrait le tenir hors des terrains pendant environ un an. C’est un vrai coup dur pour lui qui réalisait une très bonne saison. Nul doute qu’il reviendra plus motivé que jamais, et cela risque de faire des dégâts !

Harrison Barnes

Très critiqué pour son manque d’adresse lors des Finals, Barnes n’a pas quitté les Warriors de la meilleure des manières. Signé par les Mavs pour 94 millions de dollars sur 4ans, il a dû passer du statut de role player qui attend dans le corner à celui de franchise player attitré. Et le moins que l’on puisse dire est qu’il a parfaitement réussi la transition. Dans le très mauvais début de saison de Dallas, il a été un des seuls joueurs à assumer son rôle. Devenu scoreur (20.1 points par match), il a fait de l’isolation sa spécialité. Pour un temps de jeu à peine plus conséquent que l’an passé (+ 6 minutes), son volume de shoot a presque doublé, tout comme son nombre de points. Avec la balle en main beaucoup plus longtemps, on pourrait s’attendre à des pertes de balle beaucoup plus nombreuses, mais ce n’est pas le cas. Il laisse échapper le cuir seulement 0.4 fois en plus par match, pour à peine 1 turnover de moyenne. Sa mue en scoreur est parfaitement réussie, mais il va devoir maintenir ce niveau de performance pour aider les Mavs à chercher une place en playoffs. Sa marge de progression est encore grande et pour tenir un rôle encore plus grand, il va devoir se transformer en véritable playmaker.

Joel Embiid

Tout semble avoir déjà été dit sur Embiid. Un niveau exceptionnel, une personnalité attachante, il a à lui seul redonné de l’espoir à une franchise en difficulté avec son fameux Process. Le camerounais est tout simplement incroyable, alors même qu’il est rookie. Il possède de nombreux moves redoutables, un somptueux footwork et un shoot soyeux. Il tourne à 36.7% à 3-points, ce qui est excellent pour un 7-footer. 20.2 points, 7.8 rebonds et 2.5 blocks, ce sont des statistiques impressionnantes. Mais lui les réalise en seulement 25 minutes de moyenne, et cela après deux saisons blanches en ayant commencé le basket à seulement 15 ans. A 22 ans, il s’apprête tout simplement à dominer la ligue pour la prochaine décennie … si son corps le lui permet. En effet, il a raté deux saisons complètes avant de faire ses débuts, cela à cause d’une blessure au pied droit. Fragile, son temps de jeu est limité depuis le début de la saison pour le préserver. Cependant, il n’a semble-t-il pas vaincu le signe indien et s’est blessé le 20 janvier contre Portland. Annoncée au départ comme une contusion osseuse, sa blessure s’est révélée être une petite déchirure au ménisque. La blessure n’est pas grave mais l’inquiétude est toujours prédominante concernant sa santé. Si les blessures laissent le géant camerounais tranquille, il pourrait ramener Philly en playoffs, si ce n’est plus à long terme…

Devin Booker

Agé de seulement 20 ans, Devin Booker est déjà la principale arme offensive des Suns en compagnie d’Eric Bledsoe. Très bon shooteur (36.2% à 3-points avec 5 tentatives par match), il peut rapidement prendre feu et être « in the zone ». Dernière preuve en date, un énorme coup de chaud face aux Bucks avec 27 points en 7 minutes. Earl Watson a même pensé revoir Kobe pendant cette séquence. Mais il est encore extrêmement loin du niveau du Black Mamba, notamment en défense. Encore léger, il n’est pour l’instant pas un mur infranchissable pour son adversaire direct. Néanmoins, ceci est récurrent chez les jeunes talents offensifs, et n’est en aucun cas inquiétant. Autre défaut de l’ancien Wildcat, son unidimensionnalité. Il n’impact pas le match d’autre manière que par ses points. Il ne contre presque pas, n’effectue pas beaucoup d’interceptions ou ne délivre pas énormément de passes décisives. C’est un shooteur pur et il n’est pas très polyvalent. Ainsi, les jours où il n’est pas très adroit, il est transparent. Mais son talent offensif indéniable et son shoot parfait vont sans doute en faire un joueur marquant de la NBA du futur.

Bradley Beal

Choisi en 3ème position par les Wizards lors de la draft 2012, Bradley Beal a connu de nombreux problèmes de blessure. Ainsi, il n’a jamais joué plus de 73 matchs. Pire, il n’a dépassé les 60 matchs que 2 fois en 4 saisons complètes. Cependant, il est resté en bonne santé cette année et n’a manqué que 4 matchs. Sa bonne forme coïncide avec la très belle saison des Wizards, actuellement 3èmes à l’Est grâce à une impressionnante série de victoires à domicile. Beal semble enfin avoir trouvé une bonne alchimie avec son compère John Wall, mettant fin aux différentes spéculations concernant leur avenir commun. Wall lui distribue 3.1 passes décisives par match, le plus gros total parmi tous ses coéquipiers (et de très loin). L’ancien Gator est très adroit à 3-points, tournant à 39.9% de réussite derrière l’arc. Ceci est d’autant plus impressionnant quand on sait qu’il prend 7.2 tirs longue distance par match. Mais comme beaucoup de shooteurs, il est assez unidimensionnel. Il prend peu de rebonds et distribue peu de passes, mais sa défense est correcte. Il n’a que 23 ans mais est déjà dans la ligue depuis 4 saisons et demi. Cette expérience est bénéfique, et il a déjà joué 2 campagnes de playoffs (avec beaucoup de réussite). En restant en bonne santé, il pourrait faire pas mal de dégâts en playoffs dès cette année. S’il continue sur sa lancée, il pourrait même former un des meilleurs backcourts de la ligue avec John Wall.

Andrew Wiggins

Le canadien compose un trio de feu avec Karl-Anthony Towns et Zach Lavine dans le Minnesota. L’espoir était le sentiment prédominant avant la saison pour les Wolves avec l’arrivée de Thibodeau, la confirmation de KAT et l’éclosion attendue de Wiggins. Si celle-ci a bien eu lieu, elle ne suffit pas pour porter les Wolves. L’ancien de Kansas possède de très nombreux moves, et dispose d’une très grande agilité. Ces qualités athlétiques sont indéniables et il est capable de poser de gros poster dunk. Sa meilleure progression est son shoot longue distance, lui qui tourne à 35.5 % de réussite. Ce pourcentage est en perpétuel augmentation depuis sa saison rookie. La formule est simple, lorsqu’il met ses shoots extérieurs, il est injouable. Il est à 30 points de moyenne sur les 6 matchs où il inscrit 3 tirs longue distance ou plus. Le canadien a aussi réussi des énormes cartons cette année comme un match à 47 points. Il a passé la barre des 40 points 4 fois cette saison, et il est même le 4ème joueur de moins de 22 ans à réaliser deux matchs consécutifs à 40 points après Allen Iverson, LeBron James et Kevin Durant. De plus, il a réalisé cette performance en back-to-back. Un jeune diamant à polir, qui à 21 ans est déjà dans sa 3ème saison dans la ligue.

Giannis Antetokounmpo

Le Greek Freak est incroyable. Il a seulement 22 ans, mais a déjà compilé 55 double-double et 7 triple-double en carrière. Ultra complet, il tourne à 23.4 points, 8.6 rebonds, 5.5 passes décisives, 1.8 interceptions et 2 contres. Son seul défaut est un jump shoot assez perfectible, mais ceci ne le gêne presque pas tant il est athlétique. Il réalise des coast-to-coast incroyables de facilité et traverse le terrain en 2 dribbles. De plus, il ne se repose pas sur ses lauriers et a progressé chaque saison depuis son année rookie dans 6 catégories statistiques : points, adresse au tir, passes décisives, rebonds, contres et interceptions. Jason Kidd le fait même jouer meneur par séquence, profitant de sa très bonne vision du jeu. Il formait un duo très prolifique avec Jabari Parker, avant que celui-ci se blesse. C’est un duo très athlétique parfaitement adapté à la NBA moderne, hormis le manque de shoot d’Antetokounmpo (ce qui est compensé par l’évolution de Jabari Parker). S’il commence à être adroit loin du panier, il sera tout simplement indéfendable.

Karl-Anthony Towns

Rookie de l’année en titre, KAT est un joueur phénoménal. En double-double de moyenne lors de sa première saison, il réitère la performance cette année. Ultra mobile, versatile, shooteur, il possède toutes les qualités d’un intérieur nouvelle génération. Il est très complet et s’implique dans tous les aspects du jeu, surtout les rebonds et les contres. Sa vitesse et son aisance technique sont incroyables pour un 7-footer, et il l’a démontré en remportant le Skills Challenge l’année passée. Cette mobilité lui sert aussi en défense, pouvant switcher et défendre sur un 4 ou un 5. En attaque, il étire aussi le jeu avec des pick and pop grâce à son tir extérieur redoutable (34%). Il est aussi très bon dos au panier grâce à sa vitesse d’exécution et ses bonnes mains. On peut voir l’impact qu’a eu Kevin Garnett l’an passé en observant ses moves de KAT. Il fait incontestablement partie de ces intérieurs qui vont remodeler le visage de la ligue à l’image de Porzingis ou d’Embiid. Le dominicain incarne le futur de Minnesota en compagnie de Wiggins (et de Lavine). Quand les systèmes défensifs de Thibodeau auront été assimilés, avec plus d’expérience et des meilleurs joueurs autour de lui (un autre meneur ?), KAT pourra sans doute faire retrouver les playoffs aux Timberwolves, ce qui n’a pas été le cas depuis très longtemps.

Kyrie Irving

Déjà champion NBA et dans la grande ligue depuis 5 ans et demi, on a tendance à oublier qu’il est encore très jeune. A seulement 24 ans, il occupe un rôle majeur dans une équipe candidate au titre. Il est déjà clutch, comme le prouve son tir décisif lors du Game 7 des dernières Finals. Ce tir n’était en aucun cas surprenant de sa part, lui qui est capable de séquences de dribbles incroyables et possède une excellente adresse à 3-points. S’il doit encore progresser au niveau des passes décisives, ce rôle est actuellement occupé par LeBron. C’est un formidable attaquant, mais sa défense est elle aussi très correct sans toutefois être excellente. Le seul doute pour lui et de savoir s’il va tenir physiquement. Il n’a jamais joué plus de 75 matchs dans la saison, et a manqué la quasi-totalité des Finals en 2015. Cependant cette saison, il n’a manqué que 6 matchs. L’avenir s’annonce donc brillant pour celui qui a déjà gagné de nombreuses récompenses comme un titre de rookie de l’année, un trophée du concours à 3-points ou encore un titre olympique avec Team USA.

Anthony Davis

Anthony Davis a du mal à porter sa franchise, et n’a participé qu’une seule fois aux playoffs depuis son arrivée dans la ligue il y a 4 saisons. S’il n’est pas l’unique responsable de cette faillite collective, ses nombreuses blessures (combinées à celles de Holiday ou d’Evans) empêchent les Pelicans d’avoir de la continuité dans leur jeu. Dominant dans la peinture de par son envergure, il s’est depuis 2 ans acheté un shoot extérieur et à mi-distance à force de travail. Si cela l’a beaucoup perturbé au début avec une très mauvaise sélection de tirs, il s’est acclimaté pour revenir plus près du cercle. Il assume un rôle de leader à seulement 23 ans, ceci étant d’autant plus difficile qu’il n’a passé qu’un an à l’université (à Kentucky). Habituellement poste 4, Alvin Gentry l’a repositionné en pivot pour s’adapter au small ball de la NBA actuelle. Ce repositionnement l’a servi à aspirer tous les rebonds et à sortir des stats énormes, et cela a même fait gagner des matchs aux Pels. Toutefois, Unibrow préfère évoluer au poste 4, pour avoir un impact plus fort en attaque. Il va certainement continuer à ce poste avec l’arrivée de Demarcus Cousins, pour former une raquette de folie.

Nikola Jokic

Ancien jockey en Serbie, il a bien fait de choisir le basket. Auteur d’une saison rookie plutôt discrète après avoir été sélectionné avec le 41ème choix, il s’est révélé cette année. Englué dans une rotation non-définie en début de saison, il s’est rapidement affirmé comme le titulaire en puissance. Grâce à ce nouveau rôle, il a pu démontrer toute sa qualité de passe. Disposant d’excellentes mains, il distribue les caviars (4 par match) à ses coéquipiers avec une justesse insensée. Il peut aussi artiller de loin, mais utilisé plutôt ses bonnes mains pour finir en technique près du cercle. Sa saison est d’autant plus belle qu’il joue à peine 27 minutes par match. Les Nuggets dépendent beaucoup de ses performances, et il devrait sans doute penser à prendre encore plus de shoots. C’est la révélation de l’année et le très bon choix des Nuggets. C’est un des plus gros steals de ces dernières années à la draft. Une pépite en plus dans les Rocheuses, qui va essayer de mener sa franchise en playoffs, objectif encore largement accessible.

Kristaps Porzingis

Le temps où le Letton était hué le soir de la draft semble bien loin aujourd’hui. Les fans des Knicks se réjouissent maintenant de la présence de ses 2m21 dans la raquette, si bien que certains (y compris Phil Jackson) sembleraient presque disposer à trader Melo pour lui laisser place. Ceci montre bien le talent de Porzingis, qui après une saison rookie réussie, a encore élevé son niveau d’un cran. Disposant d’une très grande taille, il reste hyper mobile comme en témoigne sa victoire au Skills Challenge. Faisant partie de cette génération d’intérieurs modernes, il peut aussi shooter à 3-points avec une grande réussite. Son avenir dans la ligue ne fait aucun doute même si sa situation collective n’est pas reluisante. Dans une saison difficile et un environnement compliqué sous tous les spotlights, il réussit à être bon ce qui fait preuve d’une maturité et d’une force mentale malgré un jeune âge (21 ans). Sans prendre trop de risques, on peut aisément affirmer qu’il fera parmi des stars de la NBA dans le futur.

Mention : Evan Fournier, Zach Lavine, Dennis Schroder, Myles Turner, Rudy Gobert

 

ChapeauOn le sait, la NBA regorge de jeunes talents. Souvent draftés haut, d’autres ont explosé sur le tard. Certains joueurs arrivent aussi dans la grande ligue très tôt, ceci nous faisant oublier qu’ils sont encore très jeunes. Liste non-exhaustive des meilleurs jeunes talents.

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