NBA : qui sera Coach of the Year ?
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NBA : qui sera Coach of the Year ?

C'est au travers des performances inoubliables de ses joueurs, des tensions et délivrances de ses matchs à couper le souffle que s'est forgée l'histoire de la NBA. Mais c'est aussi grâce aux coaches qui se sont succédés sur les bancs des franchises que certaines confrontations sont désormais ancrées dans les mémoires. Mais qui, cette année, va remporter ce titre qui récompense le travail de longue haleine que représente le poste de head-coach. Tour d'horizon des principaux candidats.

Les mentions honorables :

Ces entraîneurs ont réalisé des saisons bien différentes mais tous pourraient éventuellement prétendre au titre. Ce sont tous des coachs qui ont montré de vraies capacités pour redresser une situation, voire se réinventer, ou alors de maintenir un niveau d’excellence indéniable… mais qui ne devraient pas être récompensés cette année.

Steve Kerr (Golden State Warriors) : Difficile de ne pas mentionner l’ancien joueur des Chicago Bulls dans l’optique du titre de coach de l’année. Son équipe a réalisé une fois de plus une très grande saison. Après avoir décroché le meilleur bilan de l’histoire NBA l’an passé avec 73 victoires pour seulement 9 défaites, la franchise d’Oakland affiche encore plus de 81% de victoires et domine la NBA pour la 3ème année consécutive. Sa franchise fait preuve d’une constance affolante mais c’est aussi ce qui pourrait priver Kerr d’être récompensé pour la deuxième année consécutive. L’effectif n’a quasiment pas changé, et quand on a sous ses ordres le meilleur roster de la ligue, il est normal d’être premier.

Erik Spoelstra (Miami Heat) : Si vous aimez les folles remontées et les scénarios indécis jusqu’à la dernière seconde, la saison de Miami vous a forcément plu. Distancée dans la course aux play-offs après le All-Star break (bilan de 25 victoires pour 32 défaites, remonté à 41-41 au finish), la franchise a cru jusqu’au bout ne pas être en vacances au mois d’avril. Mais au buzzer, c’est finalement Chicago qui a verrouillé la 8ème place à l’Est. Toutefois, les coéquipiers de Whiteside ont réalisé une deuxième partie de saison de toute beauté, autant sur le plan comptable que dans le jeu. Mais cette absence pour les play-offs ne concrétise pas leurs beaux efforts.

Quin Snyder (Utah Jazz) : Belle progression pour le Jazz cette saison. Après avoir échoué aux portes des play-offs l’an passé, les Gordon Hayward & co ont failli obtenir l’avantage du terrain cette fois-ci. Malheureusement pour eux, ce sont les Los Angeles Clippers qui ont verrouillé la 4ème place et qui leur font face durant le premier tour (1-0 Utah à l’heure actuelle). Toutefois il faut reconnaître que, malgré les blessures et les absences, finir aussi bien classé dans une conférence Ouest toujours plus compliquée est une performance à mettre au crédit de l’ancien assistant-coach des Hawks d’Atlanta. Mais ce sera dans doute insuffisant quand on voit les autres candidats.

Les prétendants :

Ces entraîneurs ont réalisé les plus belles progression de la saison. Tout ce qu’il faut pour postuler au titre de Coach of the Year.

Jason Kidd (Milwaukee Bucks) : Absents des play-offs la saison passée, les joueurs du Wisconsin affrontent cette année les Toronto Raptors au premier tour (1-0). Malgré la longue blessure de Khris Middleton dès le début de la saison, les Bucks ont réussi à engranger 42 victoires. Surtout, Jason Kidd a montré ses capacités à souder un groupe et à tirer le meilleur de son effectif. La progression de Giannis Antetokounmpo en est le plus bel exemple. Le Greek Freak a terminé la saison régulière à près de 23 points de moyenne contre à peine 17 l’an passé. Au-delà de cette progression, il est également le numéro 1 de son équipe en points inscrits, rebonds, passes décisives, contres et interceptions ! Milwaukee en play-offs, Antetokounmpo MIP, pourquoi le titre de coach de l’année n’irait pas lui aussi dans le Wisconsin ?

Mike D’Antoni (Houston Rockets) : Après avoir passé une saison galère, la franchise texane a ressuscité. Qualifiés de justesse pour les précédents play-offs, les pensionnaires du Toyota Center ont cette année réussi à se placer sur le podium de la conférence Ouest ! C’est probablement la meilleure progression de toute la ligue. Il fait ajouter à cela un départ important, sur fond de désaccord et de mauvaises relations : Dwight Howard. A la peine dans un roster dirigé par James Harden, l’ancien pivot des Los Angeles Lakers s’est envolé avec les Atlanta Hawks. Mais son absence n’a pas vraiment été préjudiciable. Mieux encore, James Harden réalise sa meilleure saison en meneur de jeu ! Au bord du triple-double sur la saison (29,1 points, 8,1 rebonds et 11,2 passes) et ce malgré son changement de poste, l’ancien d’OKC est une des preuves de la qualité du coach. Progression, choix importants et réussis, Mike D’Antoni est un candidat sérieux.

Mon favori :

Brad Stevens (Boston Celtics) : C’est probablement le seul qui puisse prétendre au titre cette saison, tout en l’ayant fait la saison précédente. Nommé entraîneur des Celtics en 2013, les résultats de l’équipe n’ont cessé de progresser depuis. En quatre ans, la franchise du Massachusetts est passée de la 12ème place -et donc d’une absence en play-offs- au fauteuil de leader de la conférence Est devant les Cleveland Cavaliers ! L’équipe est passée d’un bilan de 25 à 53 victoires ! De plus, Brad Stevens a profité de l’explosion d’Isaiah Thomas. Dans la forme de sa carrière, le lutin vert porte son équipe vers les sommets. Danny Ainge, le general manager de la franchise, donne lui aussi tous les moyens pour réussir à son entraîneur. Confiance, renforts accordés, la réussite des Celtics est non seulement basée sur le collectif sur et en dehors des parquets, mais en plus elle semble partie pour durer ! Avec un titre de Coach de l’année, Brad Stevens s’affirmerait définitivement comme un des meilleurs entraîneurs de la NBA actuelle.

  1. avatar
    17 avril 2017 a 10 h 18 min

    Pas mal d’erreurs à mon goût.
    Je ne vois pas pourquoi Quin Snyder ne serait pas un prétendant et Jason Kidd si. Alors qu’il emmène Utah haut, et qu’il a un fait un vrai coaching, il finit avec le même bilan que Cleveland. Il faudrait sûrement inversé les deux coachs, Kidd n’est pas un candidat sérieux mais plus un “outsider”.
    Puis même pas de Gregg Popovich ? Les Spurs avec 61 victoires, décide de faire sortir du banc Gasol et d’autres bonnes idées (Dedmon et j’en passe). Post-Duncan, meilleur coach de la ligue, ça mérite au moins une mention.
    De plus de ce que je peux lire ces dernières semaines, D’Antoni est sûrement le favori, donc non Stevens n’est certainement pas le “seul” à pouvoir y prétendre. Houston a surpris beaucoup de monde cette saison, un jeu rapide. Top 3 à l’Est, c’est très fort.

    • avatar
      17 avril 2017 a 10 h 57 min

      Je m’expique donc:
      Je place Jason Kidd comme prétendant plutôt que Quin Snyder car la conférence Est est bien plus équilibré que la conférence Ouest à mon goût. De plus, Jason Kidd a du faire face à la longue blessure d’un de ses starters. Mais je n’enlève rien à la saison du Jazz qui m’a beaucoup plu, seulement je trouve que sa patte se fait moins sentir sur le jeu de son équipe.
      En ce qui concerne Greg Popovich, je ne le mentionne pas car son équipe n’est pas chamboulée d’une année sur l’autre. Il est au top de l’Ouest depuis des tellement longtemps. Alors oui il y a la constance, mais il n’y a pas autant de challenge que de coacher à Utah, Milwaukee ou encore Boston.
      Pour finir je place Brad Stevens comme MON favori personnel. Ce n’est que mon avis et il n’engage que moi. Maintenant je me suis peut être mal exprimé: je veux dire que Brad Stevens était déjà mentionné l’an passé dans la course au titre de COY. Et que c’est le seul dans ma liste à y être deux années de suite tout en ayant une progression dans le jeu, dans le bilan, et dans le classement.

      • avatar
        19 avril 2017 a 12 h 22 min

        Les Spurs ont été un peu secoués globalement si. Perdre Duncan ce n’est pas rien, l’arrivée de Gasol, Dedmon, l’éclosion Leonard. Faire une saison à 61 victoires malgré ça, c’est superbement bien gérer. De plus si je dis ça c’est que tu cites aussi Kerr, du coup je pense qu’il aurait mérité une mention aussi.

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          20 avril 2017 a 13 h 54 min

          Bien sur que le départ de Duncan est un coup dur. Maintenant il y a plus compliqué comme intégration que celle de Gasol. Surtout aux Spurs ! Je me répète sans doute mais Popoviche a un effet tellement énorme sur tout ses joueurs, qu’ils soient là depuis des années ou des nouveaux venus, que le mettre en coach de l’année ne rimerait à rien selon moi. Le jour où il maintient ce niveau d’excellence dans une autre franchise là ce sera autre chose.

          Maintenant je reconnait qu’il était maladroit de ma part de ne pas le mentionner. Surtout quand je mentionne Steve Kerr. Mea Culpa.

    • avatar
      17 avril 2017 a 11 h 00 min

      Ah et un oubli sur Popovich: On le sait tous que c’est un grand coach. Peut être même le plus grand de l’histoire de la ligue je n’en sais rien. Mais je trouve qu’il serait dommage de le lui donner alors qu’il y en a d’autres qui font des grandes saisons. Alors je ne l’ai pas mentionné parce qu’il l’est plus par son nom et son CV que par sa saison qui ne sort pas du lot par rapports à ses précédentes.

  2. avatar
    18 avril 2017 a 7 h 52 min
    Par Frag03

    J’ajouterai à cette revue d’effectif des COY : Scott Brooks à Washington qui a réussi cette saison à faire cohabiter (et plus que bien) John Wall et Bradley Beal !

    • avatar
      20 avril 2017 a 13 h 57 min

      Effectivement les Wizards réalisent une excellente saison et John Wall et Bradley Beal sont impressionants. Maintenant il faut aussi admettre que John Wall est un meneur gestionnaire, probablement le meilleur à l’Est. Donc pour lui Bradley Beal c’est que du benef’ ! Il attire la défense et renforce le pouvoir offensif de Washington. Wall est assez intelligent pour le savoir et donc s’en servir.

      Mais oui Scott Brooks est également un candidat en effet.

  3. avatar
    18 avril 2017 a 18 h 23 min

    Merci pour le très bon article !

    Je pense comme M. Seguin que Popovich aurait mérité une mention honorable.
    61 victoires, le coach y est forcément pour quelque chose !

    Évidemment il a déjà sa place dans le panthéon car ses résultats élevés année après année, au gré des joueurs phares dont il a assuré les transitions, sont exceptionnels !

    • avatar
      20 avril 2017 a 13 h 57 min

      Mea Culpa pour ne pas l’avoir mentionner effectivement.

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