Vers un nouvel âge d’or des pivots en NBA ?
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Vers un nouvel âge d’or des pivots en NBA ?

Durant les années 90, de nombreux pivots de talent évoluaient au sein de la grande ligue. Dans les années 2000, marquées par les postes 4 dominants, les pivots de qualité ont quasiment disparu, exception faite de Shaquille O'Neal, rescapé des 90's. Récemment, de nombreux jeunes pivots de talent sont apparus et évoluent au sein de la NBA, révolutionnant la vision traditionnelle du poste 5. Cette génération de nouveaux pivots va-t-elle être amenée à dominer la ligue dans les années à venir ?

Les années 90 : l’âge d’or des pivots NBA

Dominées par les Bulls de Jordan, les années 90 ont paradoxalement été une ère faste pour les pivots. Olajuwon, Ewing, Shaq, Morning, Mutombo ou encore Robinson ont marqué cette époque. Les plus jeunes d’entre nous n’ont peut-être pas connu ce jeu où la balle était très souvent donnée à l’intérieur, au pivot, pour démarrer les attaques. Ces derniers se distinguaient par une palette offensive très large, notamment dos au panier, mais aussi des qualités de shoot dans le périmètre à 5-6m.

Défensivement, ces pivots avaient pour caractéristique commune d’être des protecteurs de cercle de grande qualité. L’intimidation et le jeu physique, culturellement et traditionnellement présents dans le basket de la conférence Est qui a dominé cette époque, étaient des dimensions très importantes dans les années 90. Les pivots précédemment cités en ont usé pour se faire respecter et dominer les raquettes.

Les années 2000 : l’accélération du jeu et la disparition des pivots traditionnels

Si les années 2000 ont commencé par le three-peat des Los Angeles Lakers (2000, 2001, 2002) et la domination absolue du Shaq triple MVP des Finales, le basket a subi une révolution. Les pivots traditionnels ont progressivement disparu au profit de postes 4 polyvalents, véritables couteaux-suisses capables de pratiquement tout faire. Pour illustrer cet argument, on pourra citer Duncan, Garnett, Nowitzki, Webber et Wallace.

Parallèlement à ce changement au niveau du jeu intérieur, le jeu NBA s’est accéléré. Bien qu’ils n’aient jamais gagné le titre NBA, les Suns du milieu des années 2000 de Nash et Stoudemire, s’appuyant sur le concept du 7 seconds or less du coach Mike d’Antoni, caractérisent cette transition vers un jeu offensif ultra-rapide et la disparition du pivot NBA traditionnel.

Les années 2010 : une nouvelle génération dorée ?

A priori, lorsque l’on étudie les différents champions NBA des années 2010 (Mavericks, Heat, Spurs, Warriors, Cavs), on peut se dire que ce sont des équipes qui ne s’appuient pas sur des joueurs décisifs au poste de pivot. Cependant, une génération talentueuse au poste est apparue, marquée par des qualités athlétiques au-dessus de la moyenne et ressemblant de près à celles des arrières et ailiers de la meilleure ligue du monde.

S’il est frustre en attaque et reste avant tout un excellent contreur et rebondeur, Deandre Jordan (drafté en 2008) est le premier pivot qui nous rappelle les années 90, plus particulièrement Dikembe Mutombo et son fameux « not in my house ». Le Frenchy Rudy Gobert, Hassan Whiteside (meilleur contreur avec 3,8 contres) ou encore Andre Drummond (meilleur rebondeur avec 14,8 prises) sont dans cette lignée des pivots ultra-défensifs pouvant dominer un match sans marquer un seul point. Notons qu’au vu de leurs jeunes âges, le développement de leurs qualités offensives parait tout à fait possible et envisageable.

Offensivement, d’autres pivots apparaissent déjà très à leur aise et semblent promis à dominer la NBA en terme de scoring. Jahlil Okafor (17,5 pts à 50,8% et 8,5 rebonds) et Karl-Anthony Towns (18,3 pts à 54,3%, 10,4 rbds et le titre de rookie de l’année) ont approché la vingtaine de points au cours de leur première année et sont capables de marquer de toutes les positions grâce à leur palette offensive complète. Le dernier cité peut même shooter assez facilement à 3 points. Au vu de sa récente campagne de playoffs (10,2 pts, 6,4 rbds et 3,3 ctrs), Myles Turner des Indiana Pacers pourrait lui aussi être amené à devenir un pivot dominant offensivement dans les prochaines années.

C’est aussi cette caractéristique qu’a ajoutée Demarcus Cousins à son jeu l’année passée. S’il est sujet à des sauts d’humeur redondants et souvent peu enclin à s’activer sur le plan défensif par manque d’envie, il est le franchise player des Kings de Sacramento comme en témoignent ses stats (26,9 pts, 11,5 rbds et 3,3 passes) sur l’exercice précédent. Capable de toute faire balle en main, il est un potentiel MVP dans les années à venir. Il est le meilleur pivot actuel en NBA et le prototype du joueur moderne grand, fort, athlétique et polyvalent.

  1. Pingback: NBA: Une ligue ultra-offensive – basketislifeblog

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