Super Bowl 50 : Panthers – Broncos, le feu contre la glace
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Super Bowl 50 : Panthers – Broncos, le feu contre la glace

L’affiche du 50ème Super Bowl est connue. Elle opposera, le dimanche 07 février, au Levis Stadium de Santa Clara (60km de San Francisco), les Denver Broncos, tombeurs des champions en titre, les New England Patriots, aux Carolina Panthers, faciles vainqueurs des Cardinals d’Arizona. Entre ces deux équipes, l’opposition de style est totale. Quand les Panthers écrasent tout sur leur passage avec une attaque de feu, articulée autour du versatile QB Cam Newton, aussi précis dans ses passes que puissant dans ses courses, les Broncos étouffent leurs adversaires grâce à une défense de fer.

Broncos : défense d’entrer

En limitant les Patriots à 18 points en finale de conférence, Denver a réalisé une formidable performance défensive. Le pass rush des joueurs du Colorado a mis Tom Brady sous pression tout au long du match (4 fois sacké et 20 fois touché). « Tom Terrific » n’a jamais pu trouver son rythme et le MVP du dernier Super Bowl a été intercepté 2 fois. Au milieu de cette défense, un homme a une fois de plus fait forte impression : Von Miller. Que ce soit en couverture (1 interception) ou en pass rush (2,5 sacks), le linebacker a été un véritable poison pour les hommes de Bill Belichick.

Cette performance s’inscrit dans la lignée d’une saison où les Broncos auront été dominants de ce côté du terrain. Avec seulement 18,5 points encaissés par match (4ème de la NFL) et 283,1 yards alloués aux attaques adverses (1er), c’est une véritable muraille qu’ont dressé les joueurs des Rocheuses devant leur end-zone. Meilleure défense contre la passe (199,6 yards par match), et 3ème contre la course (83,6 yards par match), les Broncos ne semblent pas avoir de point faible. Le front seven est imposant (52 sacks cette saison, 1er de la ligue), avec la présence des DE Derek Wolfe et Malik Jackson et des LBs Von Miller et DeMarcus Ware. Ce quatuor, capable d’harceler constamment le QB adverse, facilite ensuite la tâche des excellents defensive backs et notamment des cornerbacks Aqib Tabil et Chris Harris et du safety T.J Ward.

A l’inverse, l’attaque des Broncos est un peu hésitante : 22,2 points/match (19ème) et 355,5 yards/match (16ème). Pourtant, l’effectif comporte deux receveurs  de très grande qualité, cumulant chacun + de 1000 yards cette saison : Demaryus Thomas (1304 yards et 6 TDs) et Emmanuel Sanders (1135 yards et 6 TDs). Mais le bras de Peyton Manning a perdu de sa puissance et le Sheriff se contente de faire avancer son attaque en passes courtes. Aussi, il ne bénéficie pas d’un jeu au sol assez performant pour le soulager (107,4 yards/match, 17ème de la ligue). Pire encore, Manning a été cette saison le 2ème QB le plus intercepté (17 interceptions pour seulement 9 TDs, QB rating de 67,9), alors qu’il a manqué près de la moitié des matchs. Des erreurs inhabituelles chez lui, si bien que beaucoup se sont demandés si son remplaçant, Brock Osweiler, propre sans être génial à chacune de ses apparitions (10 TDs pour 6 interceptions), ne devait pas enfiler le costume du titulaire pour les PO. Mais Gary Kubiak, le coach, a tranché. Manning, de retour de blessure en semaine 16, a été maintenu dans l’équipe de départ. Difficile de donner tort à Kubiak. L’expérience de Manning, qui compte trois participation au Super Bowl, pourrait s’avérer précieuse.

Les Panthers prêts à rugir

Si la défense des Broncos a les armes pour mettre à mal n’importe quelle attaque de la ligue,  elle devra encore élever son niveau de jeu lors de ce Super Bowl.

Car, face à elle, se présente l’une des armadas offensives les plus efficaces de la NFL (31,2 points marqués de moyenne, 1ère de la ligue). Surtout, l’attaque des Panthers est extrêmement complète. Le jeu au sol, emmené par Jonathan Stewart, débarrassé cette saison de ses pépins physiques, est terriblement performant (2ème de la ligue avec 142,6 yards/match). Alors qu’en début d’exercice, on pouvait se poser des questions sur la qualité du corps de receveurs (et notamment avec la blessure de Kelvin Benjamin, meilleur joueur de l’unité), ces derniers ont su élever leur niveau, notamment Ted Ginn Jr (10 TDs en saison régulière), pour réaliser une saison correcte. Et comme le solide Tight End Greg Olsen est toujours aussi fiable (1104 yards pour 7 TDs), le jeu aérien des Panthers, même s’il ne figure pas dans les meilleurs de la NFL, comporte des solutions.

Mais, la principale force offensive des Panthers, c’est son QB, Cam Newton. Le probable futur MVP de la saison sait tout faire.  Il alterne parfaitement passes courtes et passes longues, et représente une double menace grâce à ses capacités athlétiques. Il n’hésite pas à se servir de ses jambes, et il le fait très bien, que ce soit pour gagner le first down, ou pour aller lui-même dans la end-zone adverse (10 TDs à la course en saison).

Surtout, les Panthers ont passé la vitesse supérieure depuis le début des P-O. Les joueurs de la Caroline du Nord viennent d’inscrire 31 et 49 points face aux Seahawks et aux Cardinals, deux équipes pourtant réputées pour leur solidité défensive, avec des moyennes de yards gagnés supérieures à celles de saison régulière, que ça soit à la passe ou à la course.

Si la défense de Denver est une référence, celle des Panthers n’est pas en reste. Articulée autour du LB Luke Kuechly, probablement le meilleur à son poste en NFL, machine à plaquer (118 placages cette saison, 2 fumbles forcés) et capable de lire et anticiper les attaques adverses (10 passes défendues, 4 interceptions en saison, 2 en P-O retournées pour TD), elle sait faire les stops quand il le faut. Cette saison, elle n’a encaissé que 19,2 points (6ème) et accordé 322,9 yards (6ème) en moyenne par match. La ligne défensive est solide (44 sacks, 6ème NFL) et surtout, Carolina est l’équipe qui réalise le plus d’interceptions (24 en saison et déjà 6 en deux matchs de P-O), dont 9 (7 en saison et 2 en P-O) pour le safety Kurt Coleman. Le cornerback Josh Norman s’est peu à peu imposé comme l’un des meilleurs à son poste, bien assisté par le vétéran Charles Tillman, arrivé à l’intersaison des Bears de Chicago et qui a retrouvé une seconde jeunesse en Caroline du Nord.

Avantage Carolina

La clé de ce match réside probablement dans la capacité de l’attaque des Broncos à faire tourner l’horloge et à monopoliser le ballon pour limiter le temps de possession de Carolina. La ligne offensive de Denver, pas toujours rassurante cette saison (39 sacks accordés, 20ème NFL), va devoir faire un énorme travail pour protéger Manning et lui permettre de distribuer le jeu. Si le Sheriff est sous pression et qu’il rend trop vite la balle à l’attaque des Panthers, il sera dur pour la défense des Broncos de la stopper tout le match. Car même si le pass rush est performant, Cam Newton, à l’inverse de Tom Brady, a les capacités athlétiques pour se sortir de la pression.

Favori de tous les bookmakers, les Carolina Panthers semblent aujourd’hui plus complets. Ils sont capables de dominer le match des deux côtés du terrain, ce qui n’est pas le cas des Broncos.

Mais, emmenés par Peyton Manning, les joueurs du Colorado comptent bien déjouer les pronostics. Considéré comme l’un des plus grands quaterbacks de l’histoire, le Sheriff n’a pourtant qu’une seule bague à son palmarès. Ce 50ème Super Bowl est probablement sa dernière chance d’en obtenir une deuxième et de faire taire ses détracteurs qui le considèrent fini. « Ne sous-estimez jamais le coeur d’un champion… ».

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