Minnesota Wild : Les raisons d’un succès
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Minnesota Wild : Les raisons d’un succès

Avant que l'exercice 2016-2017 ne démarre, la plupart des gens et des experts s'accordaient à prédire que la saison du Wild du Minnesota se résumerait à décrocher la dernière place de Wild card dans la très disputée conférence ouest. Jouer dans la division centrale qui comprend 3 équipes du calibre des Blackhawks de Chicago, les Blues de St Louis et les Predators de Nashville n'est pas une mince affaire et pour sortir son épingle du jeu, il faut une saison quasi parfaite.

Si vous suivez la NHL, il y a une équipe qui impressionne, qui fascine, qui déjoue les pronostics, tant dans l’attitude sur la glace qu’au classement, 4 mois de compétition sont déjà joués, et le Wild se retrouve devant les Blackhawks, Blues et Predators en tête de la division centrale, mais plus encore, en tête de la conférence ouest et presque aux deux tiers de la saison régulière, pour la première fois de leur jeune histoire (ndlr Le Wild a été fondé en 2000, suite au déménagement des North Stars à Dallas en 1993) ils ont un meilleur record (57-38-13).

Avec 82 points au classement, ils ne sont pas juste de 7 points au dessus de leur rival, les Blackhawks de Chicago (75 points), ils sont également juste à 2 points sous le leader de la NHL (les Capitals de Washington) qui apparaissent comme l’ogre de cette saison 2016-2017.

Comme les chiffres peuvent en attester, tout semble aller dans la bonne direction du coté de la bande à coach Bruce Boudreau qui arrive à mettre ce qu’il faut dans la marmite pour gagner des matchs de hockey.

  • Ils marquent des buts (3.33 buts par matchs, 4ème place de la ligue)
  • Ils en encaissent peu (2.30 buts par matchs, 2àme place de la ligue)
  • Marquent en power play (21.8%, 7ème place de la ligue)
  • Encaissent peu de buts en infériorité numériqaue (82.7% de penalty kill 10 ème place de la ligue)

L’arrivée de Bruce Boudreau a redynamisé un groupe déjà soudé

La première raison de ce succès se trouve derrière le banc du Minnesota, le changement de coaching, qui avait fait coulé beaucoup d’encre à l’époque quand le GM Chuck Fletcher se sépare de Mike Yeo après 5 saisons de bons et loyaux services (head coach des St Louis Blues désormais) en février 2016. Le Wild termine la saison en roues libres mais se qualifie tout de même pour les playoffs pour la 4ème saison consécutive avant de se faire sortir prématurément par les Stars de Dallas au premier tour.

Du coté d’Anaheim, la saison se termine en catastrophe après une domination de la tête et des épaules sur la saison régulière mais une élimination au premier tour face aux Predators de la Nashville, Bruce Boudreau est remercié par la direction des Ducks et se retrouve au chômage technique pendant … 7 petits jours, avant de recevoir un appel provenant de St Paul pour prendre en charge la franchise du Minnesota.

La suite on la  connait, il récupère un groupe avec de grandes qualités et en pleine éclosion, il leur fallait le petit plus pour en prendre conscience, et coach Boudreau est plus que jamais dans la course pour remporter son deuxième trophée jack Adams, décerné au meilleur entraîneur de la ligue (ndlr le premier a été remporté alors qu’il entraînait les Capitals en séries en 2008 pour la première fois en 4 ans).

La recette semble fonctionner à merveille, Minnesota a outscoré ses adversaires de 59 buts, la deuxième meilleure marge de buts marqués/encaissés en dépit de ne pas avoir un seul joueur dans le top 15 de la ligue en points marqués. Mais pour remettre les choses en perspective, le Wild a 8 joueurs avec 30 points ou plus cette saison et est la seule équipe avec 10 joueurs avec 10 buts ou plus cette saison.

Vous voulez de la profondeur ?

  • les 4 joueurs de centre du Wild ont au moins engrangé 14 buts et 25 assists cette saison (Staal, Granlund, Coyle et Koivu)
  • Les 4 top défenseurs ont au moins accumulé 15 points cette saison (Suter, Spurgeon, Dumba et Brodin)

Devan Dubnyk, la forteresse canadienne

Derrière ces 4 là, nous retrouvons un des favoris pour le trophée Vezina, l’oublié du froid, le canadien Devan Dubnyk, drafté par les Oilers en 2004 et passé par Montréal.

Dubnyk cette saison en chiffre c’est ce qui se fait de mieux en NHL

  • 1er en pourcentage d’arrêts 0.933
  • 1er en buts encaissés par matchs 1.97
  • 1er en victoires 31 (à égalité avec  bobrovski des Blue jackets)
  • 5ème en blanchissage (5 matchs sans encaisser de buts)

La profondeur d’équipe, un facteur trop négligé ?

J’en parlais précédemment, la force du Wild cette saison, c’est d’apporter le danger à n’importe quel moment, peu importe qui se trouve sur la glace, les équipes d’en face commencent à peine à prendre la mesure du danger permanent face au Wild. Des défenseurs qui marquent, des 3èmes et 4 èmes trios inédits, des centres qui jouent à l’aile (CF Charlie Coyle) et surtout un coach qui n’a pas peur de tout modifier pendant le match quand quelque chose ne marche pas. Il sait aussi que si un joueur n’est pas dans un bon soir, les autres prendront le relais pour lui, c’est ce qui fait que Minnesota gagne et et qu’ils engrangent les points.

La recette du coach? Il n’y en a pas, un joueur peut jouer en top line le samedi et se retrouver retrogradé le lendemain et même pendant le match si quelque chose ne lui plait pas sur la glace et les joueurs ont parfaitement adhérer à ce discours, il veut juste qu’ils aient confiance en eux comme lui peut le faire.

Le résultat? Chacun donne le meilleur de lui même pendant son temps de glace, et si le joueur n’est pas dans ses patins, il privilégiera celui qui a les patins en feu, chacun met son ego de coté et joue pour le collectif

Le Wild, un sérieux contender ?

Si on en croit Las Vegas, Minnesota est favori avec les Capitals de Washington pour remporter la prestigieuse Stanley Cup cette année (cote à 8 pour les parieurs.

Avec une équipe qui sait qu’elle peut marquer à tous moments, et faire confiance à son top gardien, Minnesota peut espérer une fin de saison en apothéose, et ironiquement parlant, après des belles saisons sur différents bancs de NHL, le Wild pourrait apporter à Bruce Boudreau sa première Stanley Cup.

Mais, oui il y a un MAIS et je l’écris en majuscule, la saison régulière n’est que peanuts pour reprendre les termes d’un ami journaliste, la vrai saison démarre quand les séries débutent, il n’y a alors plus de classement, plus de first seed ou de wild card, juste 1 équipe qui doit prendre 4 matchs à une autre pour passer le tour. Certaines équipes volent sous le radar chaque saison et sortent les muscles en playoffs, je pense à Chicago qui coaché par Joel Queneville a remporté 3 trophées en 6 ans.

Pour remporter un tel trophée, il faut que toutes les étoiles soient alignées car les systèmes de jeu s’entrechoquent et les matchs se jouent sur des détails et/ou des exploits individuels et il faut ce facteur chance qui réussit aux grandes équipes. pour terminer, une saison c’est 82 matchs de saison regulière et il faut éviter les blessures sur des joueurs clés, notamment Devan Dubnyk.

Si tous les ingrédients sont réunis, j’ai envie de me dire et pourquoi pas? en tous cas, la dernière partie de la saison s’annonce palpitante et on va suivre avec attention comment les équipes vont la gérer, qui ira en playoffs et qui sera éliminé à la surprise générale.

  1. avatar
    20 février 2017 a 14 h 11 min
    Par Pierre Donard

    Article très documenté d’Angelo la Science !

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