New York Rangers : maintenant ou jamais ?
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New York Rangers : maintenant ou jamais ?

Vainqueurs de la conférence Est en 2014, Trophée du Président mais éliminés en finale de conférence en 2015, malgré un clair statut de favori, les NY Rangers sont cette saison clairement dans une sorte d’urgence. Avec un effectif taillé pour le titre, complet et équilibré, mélange de jeunesse et d’expérience, les new yorkais doivent passer ce fameux palier et assumer ce rôle de favori. Mais le peuvent-ils réellement ?

29 Mai 2015, le Madison Square Garden accueille le match 7 de la finale de conférence est, entre ses Rangers et le Lightning de Tampa Bay. Eternels habitués de ces « do or die games », les Blueshirts ont l’avantage psychologique, jouant à domicile, vainqueurs du match 6 à l’extérieur, et statistiquement bons dans les 7e matchs. Dans une partie serrée, ce sont les Bolts qui gagnent leur accessit pour la finale, en l’emportant 2-0. Une nouvelle désillusion pour les Rangers, pourtant favoris. Les hommes d’Alain Vigneault ont encore une fois manqué une marche importante.

UN EFFECTIF PLUTOT STABLE…

A l’intersaison, il y a donc eu quelques ajustements dans l’effectif. Exit Carl Hagelin, transféré aux Ducks, contre Emerson Etem, pour libérer un peu de masse salariale. Exit également Martin St Louis, le vétéran canadien, qui a donc décidé d’en finir avec sa superbe carrière, ne souhaitant pas faire l’année de trop. Cela a permis l’arrivée de Jared Stoll en provenance des Kings de LA. Expérience et savoir gagner à la clé.

Le savoir gagner, l’élément essentiel qui manque encore à ce groupe. Avec un effectif homogène, contenant autant de vétérans que de jeunes, les new yorkais sont dans une saison décisive. Le gardien N°1, Henrik Lundqvist, 34 ans, est au sommet de son art, mais vieillit. Son remplaçant Antti Raanta prend la place de Cam Talbot, excellent l’an dernier, et parti jouer un rôle de numéro 1 aux Oilers.

En défense, on n’a quasiment rien touché, les McDonagh, Girardi, Staal, Boyle, Yandle et Klein sont toujours là, aidés en cas de blessure ou de méforme par Raphael Diaz, Dylan McIlrath ou même le tout jeune Brady Skjei. Le réservoir est donc là. Il l’est également en attaque. Nash, Stepan, Brassard, Moore, ou Zuccarello encadrent les jeunes JT Miller, Jesper Fast, Kevin Hayes ou même encore Chris Kreider.

… MAIS DES QUESTIONS…

Un mix du tonnerre, des joueurs qui se connaissent pour la plupart, ayant gagné et perdu ensemble, mais soumis encore et toujours aux mêmes questionnements. Quid de la star Rick Nash en playoffs ? Les Miller, Fast, ou Hayes vont-ils apporter ce qu’il manque pour l’emporter ? Nash, 42 buts l’an dernier, a fait sans doute sa meilleure saison régulière en carrière, mais il a, comme d’habitude, disparu petit à petit en séries. Ne jouant clairement pas son rôle à ce stade de la compétition, le double champion olympique canadien soulève des interrogations légitimes. Va-t-il de plus refaire une saison autour de la quarantaine de buts ? Pas certain. Qui donc pour le remplacer statistiquement ? Avec le départ de St Louis, la place est donc toute faite aux Kreider, Zuccarello, et même JT Miller ou Kevin Hayes. Alternant AHL et NHL depuis quelques saisons, les deux derniers ont une belle carte à jouer cette année. Les 2 premiers, eux, sont bien installés dans le roster d’Alain Vigneault mais vont devoir prouver.

La dernière question à se poser est : Alain Vigneault peut-il tout simplement gagner la Coupe ? Excellent coach en saison, que ce soit aux Rangers, ou aux Canucks précédemment, le canadien sait construire. Mais il semble avoir plus de mal à finir le travail. Défait en finale avec Vancouver en 2011, Vigneault a de nouveau perdu en 2014 aux portes du Graal. Une nouvelle défaite cette année ferait clairement tâche. C’est donc tout un effectif, staff y compris, qui doit apprendre à gagner ensemble, avec tout cela, le MSG a encore de quoi vibrer cette saison, mais attention à ne pas laisser passer le train de la victoire.

Pierre GOUGUET

  1. avatar
    5 octobre 2015 a 17 h 49 min

    C’est l’année ou jamais pour les Rangers, après Lundqvist commencera à être un peu vieux. Et St-Louis va être dur à remplacer, lui qui a connu une carrière extraordinaire compte tenu des cartes dans son jeu: 1m73 seulement, jamais repêché. Malgré cela il a joué 1134 matchs, récolté 1033 points er remporté la Coupe Stanley à Tampa Bay, deux fois meilleur marqueur, et enfin une médaile d’or olympique.

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