Babcock et le lustre d’antan à Toronto
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Babcock et le lustre d’antan à Toronto

Nouvel entraîneur en chef des Maple Leafs de Toronto, Mike Babcock est très motivé à l’idée de redonner à son nouvel employeur, son standing historique. Absents des playoffs depuis 2 ans, et 9 fois sur les 10 dernières saisons, les Leafs ont misé gros sur Bab’s.

8 ans, et 50 millions de dollars. Voilà les conditions contractuelles de Mike Babcock dans l’Ontario pour ramener Toronto en playoffs. Plus du tout dans le coup depuis 2 ans, classés 27e l’an passé, les Leafs sont au fond du seau, et ne parviennent pas à enchaîner après leur bonne saison il y a 3 ans. La 1e chose sera donc de ramener un peu d’organisation dans l’équipe, avant d’imprimer leur propre style de jeu. Selon le coach du Team Canada, l’attaque doit passer par la possession du puck avant tout. Pour lui, si la zone défensive est la « zone de travail », et que la zone neutre est la « zone de vitesse », la zone offensive est le « lieu de divertissement ». Sans surprise, Bab’s préfère largement s’amuser, et on peut le comprendre.

Pour cela il faut donc travailler dur pour récupérer le palet, et accélérer le jeu. Cela commence donc par la défense de son propre but, en permettant au gardien « de contrôler d’où vient le danger pour intervenir ». Le travail consistera donc à bien identifier les menaces adverses. Et si Babcock n’a pas encore décidé qui serait le gardien N°1 entre Jonathan Bernier et James Reimer, il a en tout cas 2 portiers de valeur en sa possession, entre qui il souhaite manifestement instaurer une grosse concurrence. L’important sera finalement d’être moins perméable, ce que les Leafs ont visiblement oublié, encaissant 262 buts la saison passée, 4e plus faible défense en NHL.

De leur côté, les attaquants, auront l’esprit libre devant la cage adverse pour créer. Mais les Leafs ont vu du changement à l’intersaison. Exit le meilleur réalisateur Phil Kessel, parti aux Penguins. La pression retombe donc sur son principal lieutenant, James Van Riemsdyk, et ses 56 points l’an dernier. L’américain va donc prendre le commandement de l’attaque des bleus. Un peu décevant en 2014 malgré son statut de 2e menace, il semble « ravi d’endosser ce nouveau rôle de leader ». Il sera accompagné de Nazem Kadri, 24 ans, très prometteur attaquant, ainsi que Tyler Bozak, Joffrey Lupul, Shawn Matthias ou le dernier arrivé Michael Grabner, transfuge des NY Islanders. Les Leafs peuvent aussi compter sur des choix de draft comme Kasperi Kapanen, William Nylander, Mitch Marner, ou encore Connor Brown pour garnir l’effectif à moyen terme.

L’arbitrage à avoir cette saison sera donc le rythme avec lequel les Leafs voudront reconstruire. Doivent-ils faire une saison de plus en bas du classement pour récupérer un ou plusieurs bons choix de draft supplémentaires, ou d’ores et déjà tenter d’approcher le cut ? Babcock, qui n’est pas le seul « recrutement » parmi les dirigeants, puisque l’ancien GM des Devils Lou Lamoriello est aussi nouvel arrivant, est un avide de victoires, et ne se contentera pas de végéter dans les profondeurs du classement, même pour seulement une saison.

Le renouveau de Toronto est donc en marche mais dans quelle proportion dans les prochaines semaines ? Quelques vétérans, comme Bozak, Lupul, ou Dion Phaneuf seront peut-être transférés pour baisser la masse salariale et rajeunir l’effectif. En tous les cas, le double champion olympique en titre, à la tête du Canada, a encore du pain sur la planche, et cela tombe bien, Babcock est également un bâtisseur, et en plus…il adore ça.

  1. avatar
    22 septembre 2015 a 18 h 27 min

    Salut Pierre, merci pour l’article. Les changements apportés à la haute direction de l’équipe vont donner espoir à cette équipe minable depuis de nombreuses années. Cela est d’autant plus incompréhensible que c’est la franchise la plus riche (“valuable”) de la ligue, devant les Rangers et le Canadiens.

    Pendant de nombreuses années ils ont suivi la stratégie d’engager des gros noms établis (potentiellement afin de remplir l’aréna), sans succès sportifs probants.

    Lou Lamoriello a été le GM des Devils du New Jersey de 1987 à 2015. Il a remporté 3 coupes.

    Mike Babcock a été l’entraineur des Ducks d’Anaheim (une finale) et surtout des Red Wings de Détroit (une coupe, une finale).

    Peut-être que ces deux-là proneront une reconstruction à moyen terme qui passe par le repêchage et le développement de joueurs talentueux.

  2. avatar
    23 septembre 2015 a 8 h 02 min

    Salut Fabrice, nul doute que la jeune garde qui arrive sera bien encadrée par ce staff de grande valeur.

    L’essentiel sera la continuité.

    Bonne route :)

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