Paris – Londres, un monde les sépare
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Paris – Londres, un monde les sépare

Le Paris Saint-Germain et Chelsea s’affrontant ce soir pour une place en demi-finale de Ligue des Champions, l’occasion est donnée de prendre un peu de hauteur pour examiner ce qui différencie les deux capitales qu’ils représentent en matière de football. Si Londres et Paris sont les deux principales métropoles d’Europe occidentale avec 12 millions d’habitants pour la capitale britannique et 11 millions pour son homologue française, le traitement du football dans les deux cités est en effet très différent, l’Histoire et la passion que véhicule le ballon rond au quotidien étant incomparables des deux côtés de la Manche.

Vivier quasiment inépuisable de jeunes espoirs, l’Ile-de-France n’a curieusement que très peu mis à disposition ses joueurs de talent au service du club phare de la capitale. Souvent, la région parisienne aura même été le terrain de chasse des recruteurs d’autres clubs formateurs de province, voulant logiquement profiter du trésor ignoré par le Paris Saint-Germain. En effet, on peut légitimement se demander comment – et surtout pourquoi – le PSG, trônant sur un bassin de plus de 10 millions d’âmes, n’a pas davantage puisé dans cette magnifique ressource. Il semble étonnant aussi que ses clubs “filleuls” n’aient pas plus souvent orienté leurs meilleurs éléments vers la seule équipe de première division de la région. Au lieu de lancer de nombreux jeunes dans le grand bain, le PSG a au contraire davantage misé (quand il en a eu les moyens) sur une politique de vedettariat.

D’autre part, la capitale française et son seul et unique club professionnel (fait rarissime en Europe) ignore complètement la signification du mot “derby”, privant ainsi la population francilienne de ce qui fonde la popularité du football, à savoir sa territorialité. La proximité attise en effet la rivalité ; le proche est celui qui nous ressemble et c’est aussi celui que l’on aime à détester. Construire une identité, cela passe aussi par la négation, le rejet, être contre quelqu’un. Et dans une agglomération aussi importante (où vit aujourd’hui 1 Français sur 5), difficile de fédérer tous les amoureux du ballon rond derrière une seule et même bannière, les tensions qui existaient entre les tribunes Auteuil et Boulogne avant la mise en place du plan Leproux étant un exemple assez parlant.

A Londres, berceau du football moderne, c’est tout le contraire qui a lieu, la ville vit en permanence au rythme du sport le plus populaire de la planète. Pas moins de quatorze clubs londoniens évoluent ainsi dans les quatre divisions professionnelles que compte l’Angleterre, dont six en Premier League : Arsenal, Chelsea, Crystal Palace, Fulham, Tottenham et West Ham. Les huit autres clubs évoluent dans les divisions inférieures : Charlton Athlétic, Millwall, Queen’s Park Rangers, Watford (Championship), Brentford, Leyton Orient (Ligue One), Dagenham & Redbridge et Wimbledon (Ligue Two). Une particularité que l’on retrouve dans certaines villes d’Amérique du Sud, à Buenos Aires notamment, mais unique en Europe et qui offre aux passionnés de ballon rond des derbys toujours intenses, même dans cette période de “football business” qui tend à altérer la nature même du rôle populaire et sociétal de cette discipline.

Qu’ils vivent à l’ouest, au nord, à l’ouest ou au sud de la ville, les Londoniens peuvent ainsi facilement s’identifier à un club selon leurs origines sociales. Plutôt huppés à Chelsea où Ken Bates, l’ancien président (avant l’arrivée d’Abramovitch), voulut faire des Blues une entreprise conçue pour les touristes et les businessmen de passage dans la capitale. Bates fut en effet celui qui, en 1985, installa un grillage électrifié autour de la pelouse de Stamford Bridge, histoire de refroidir l’ardeur de ses hooligans dont voulait se débarrasser l’ancien propriétaire du club. Hélas pour lui, le “Greater London Council” lui interdit d’activer son barbecue géant et peu après, Bates le fit démonter. Mais ça ne l’empêcha pas ensuite d’installer des hôtels luxueux et des restaurants dans l’enceinte même de Stanford Bridge. Le club est ainsi détesté en Angleterre pour son côté “nouveau riche”. Ce côté fortuné n’échappe pas à son voisin, Fulham, implanté en bordure de la Tamise, dans un quartier pavillonnaire calme et fleuri. Les Cottagers comme on les surnomme représentent le plus vieux club de la ville qui est également le premier à être passé sous mécénat étranger en la personne de Mohammed Al-Fayed. Le derby entre ces deux équipes de l’ouest londonien n’a cependant pas la même renommée que ceux du nord et de l’est de la capitale.

Au nord justement, l’argent, longtemps apporté par la communauté juive de Grande-Bretagne, fit aussi le bonheur de Tottenham Hotspur dans les années 1960. Outre un doublé national, le club, dont l’emblème est un jeune coq de combat se dressant fièrement sur un ballon, fut la première équipe anglaise à remporter un trophée européen, la Coupe des Coupes en 1963. On connait évidemment sa rivalité avec Arsenal, venu s’installer sur ses terres en 1913, une affiche indémodable quels que soient les résultats et classements des deux clubs. Les “Gunners” d’Arsenal, résolument tournés vers les joueurs du vieux continent depuis l’arrêt Bosman, attirent forcément des supporters de plus en plus cosmopolites. A l’origine pourtant, Arsenal était un club très populaire intra-muros mais qui n’a pas hésité à s’embourgeoiser lorsque la manne des droits tv a explosé. A l’Emirates Stadium, l’ambiance n’a d’ailleurs jamais été à son apogée. Bien loin en tout cas de l’atmosphère d’Highbury qui était baignée autrefois par les chants anglais et les vapeurs d’oignons cuits émanant de ruelles voisines.

Pour le côté traditionnel et populaire, c’est à West Ham, dans l’est de Londres, qu’il faut aller. On y parle toujours le “cockney”, l’anglais des faubourgs et Boleyn Ground (Upton Park) affiche toujours complet malgré des résultats sans rapport avec la ferveur qui accompagne les “Hammers”. Par ailleurs, le derby opposant West Ham à Millwall, peu disputé ces dernières années en raison des promotions et relégations alternées, et encore assez méconnu du grand public, est probablement le match le plus enflammé du football anglais. L’antagonisme entre ces deux clubs, ancrés au coeur du Londres ouvrier, remonte à l’origine de leur fondation et n’a fait que prendre de l’ampleur depuis. Lors de la grève de 1926 au sein de l’industrie navale, les dockers de West Ham cessèrent de travailler ce qui augmenta les tensions avec ceux de Millwall, qui eux, avaient choisi de continuer. S’en sont suivis des années d’affrontements entre firmes hooligans des deux camps qui ont d’ailleurs fait l’objet de plusieurs films sur ce thème.

Pourquoi ces rivalités de quartier sont-elles si importantes outre-Manche et en particulier à Londres ? Et bien ces matchs qui s’apparentent un peu à des luttes de classe offrent des émotions que ne peuvent que rarement apporter les autres rencontres de la saison. De plus, la plupart des fans sont conscients que leur club a au final assez peu de chances de gagner quoi que ce soit dans une saison, donc en détestant un autre club, de préférence un rival local, ils peuvent prendre énormément de plaisir aussi lors de chaque défaite de celui-ci. Evidemment ici, les supporters ne sont pas volages, ils ne feront jamais allégeance à une autre équipe, et comme les Anglais aiment à le répéter : “ici tu peux changer de femme, mais pas de club”. La couleur du maillot reste donc sacrée, génération après génération. Les Londoniens respirent le football à pleins poumons. Pour eux, se rendre au stade en famille est une évidence, répondant à une tradition plus que séculaire, n’ayant rien à voir avec un phénomène de mode.

Ce sport, aperçu dans les écoles publiques victoriennes dès la fin du XIXème siècle et qui a rapidement trouvé une assise populaire dans les bassins industriels des Midlands et du nord-ouest de l’Angleterre, s’est pourtant éveillé assez tardivement à Londres. Si le football moderne a bien été codifié dans la capitale britannique en 1863, dans le “Freemasson’s Tavern” plus précisément, il aura fallu attendre 1931 et le sacre d’Arsenal pour qu’un club londonien remporte enfin le championnat national. De même, sur la scène internationale, aucun de ses représentants ne possède le palmarès et le prestige des clubs du nord du pays tels que Liverpool ou Manchester United. Ce qui n’empêche pas la passion pour le ballon rond de se transmettre de génération en génération au coeur de la City.

Pour conclure, tandis que le Parc des Princes accueille 40 000 personnes tous les 15 jours (essentiellement des touristes prêts à siffler à la moindre occasion – et encore, ce nombre est valable depuis l’arrivée de Zlatan et consorts tellement il était difficile de le remplir jusque là…), à Londres ils sont plus de 200 000 chaque week-end, mais aussi le lendemain de Noël ou le jour de l’an, à se rendre dans les différents stades de la ville, maillot de leur club sur le dos. Si Londres et Paris ne sont distants que de 350 kms et désormais joignables en moins de 2 heures par l’Eurostar, on est bien obligé de l’admettre : un monde sépare ces deux capitales en terme de football. Ce soir, ils seront onze contre onze sur la pelouse du Parc des Princes, et si le club parisien aura là une belle occasion de rattraper une partie de son retard en terme de palmarès, le gouffre qui sépare les deux villes d’un point de vue culturel ne sera, lui, jamais comblé.

  1. avatar
    2 avril 2014 a 8 h 32 min

    Salut M. Cullen, merci pour l’article.

    J’ai une remarque.

    Dans chacun de tes articles, on sent une vraies connaissance du foot britanique et surtout un vrai amour de leur “culture” foot. Ce qui est une bonne chose ! C’est toujours plus agréable de lire quelqu’un de passionné (à mon goût).

    Ce qui m’embête, c’est que cela s’accompagne presque à chaque fois d’un dénigrement du foot francais ou plus précisément de l’absence de culture foot et de ferveur populaire en France. (On a?) J’ai compris ! C’est bon ! Pas la peine de le rabacher. Loin de moi l’idée de te contredire (puisque c’est vrai), mais comme tu l’écris en fin d’article “le gouffre qui sépare les deux villes d’un point de vue culturel ne sera, lui, jamais comblé”.

    Alors s’il te plaît, laisse tomber (les filles…. désolé) et concentre toi à nous faire partager ce que tu aimes (d’autant que tu sais très bien le faire).

    Bien cordialement,
    Un de tes lecteurs assidus

    PS: C’est toujours difficile de trouver le bon ton à l’écrit, j’espère que tu le prendras pas mal.

  2. avatar
    2 avril 2014 a 12 h 32 min
    Par Cullen

    Salut et merci du commentaire.

    D’abord, sois rassuré, je ne le prends pas mal du tout, au contraire ce genre de remarques – plutôt constructives – ça peut m’aider dans la rédaction d’un prochain article. Mais si je donne l’impression d’autant insister, c’est aussi parce qu’aujourd’hui de nombreux suiveurs sont convaincus qu’avec l’arrivée d’investisseurs étrangers, la Ligue 1 va d’un coup changer de standing, et que, sous prétexte que certaines stars du ballon rond évoluent désormais chez nous, la France va devenir une terre de football.

    Et ça, on en est bien loin. Trop de virages importants ont été loupés par le passé, et notamment ( pour revenir à l’article ) la suppression des derbys à la fin des années 1920′ au nom de la politique “une ville, un club”, ces rencontres dont toute une ville (ou une région) parle des semaines avant qu’elles aient lieu et dont les vainqueurs ne cessent de rappeler aux perdants leur défaite les semaines suivantes. En plus, ces rivalités de quartier créent une sorte d’émulation au sein d’une ville, ce qui a beaucoup manqué au football français, et qui est aussi une des raisons du manque de compétitivité de nos clubs sur la scène internationale depuis 60 ans.

    Et puis je l’avoue, il y a aussi un peu de jalousie de ma part. Lorsque j’étais un habitué du Parc, j’aurai aimé retrouvé la même ferveur de la part du public français que ce que j’ai découvert hors de nos frontières. Ce qui n’est jamais arrivé. Et bien qu’on ne parle plus que du match contre Chelsea depuis quelques temps, et que les maillots du PSG aient tendance à fleurir dans les rues, je ne suis même pas certain que la tribune visiteurs sera pleine ce soir…

    • avatar
      2 avril 2014 a 12 h 35 min
      Par Cullen

      “je ne suis même pas certain que la tribune visiteurs sera pleine… dans 1 semaine”

    • avatar
      3 avril 2014 a 10 h 41 min

      Salut CULLEN,

      très bel article de ta part,

      je rejoins YANNOUNET sur la redondance de ta “plainte” envers le peu d’engouement et de ferveur qu’il y a dans nos stades.
      Après, ce côté répétitif ne vient que lorsque l’on te lit régulièrement!
      Et même si l’on retrouve ta patte dans chacun de tes articles ils doivent se suffirent à eux même. Dc c’est normal que tu te “répètes”. De plus, c’est une cause qui te tient à coeur, alors c’est tout naturel que tu la défende.
      D’ailleurs on ne ressent la “jalousie” (que tu évoques en commentaire) que dans cette conclusion, et le reste de l’article nous transporte agréablement à Londres, de quartiers en quartiers, (titillant par la même occasion mes relativement faibles connaissances géographiques).

      Deux points que j’ai particulièrement apprécié:
      ta comparaison Highbury/Emirates, qui pour moi est vraiment très intéressante et symptomatique! Effectivement elle marque un tournant, celui de l’ère du “Naming”! Un tournant paradoxal
      Car si ce nouveau stade marque un changement d’atmosphère dans les gradins… il marque surtout le début de la grande misère pour les Gunners… qui n’ont rien remporté depuis l’inauguration du stade (il me semble)! soit depuis bientôt 8 ans!!

      Le second c’est lorsque tu évoques le derby West Ham/Millwall.
      Une rivalité dont j’ignorais l’ampleur !
      Une rivalité que j’ai eu plaisir à découvrir, grâce à toi.

      Merci pour ce bel article

      et petite ouverture “100% sportive”,

      but de Lavezzi (2 à l’époque) contre un des Blues à la 27e minutes…
      c’est le scénario de Naples-Chelsea d’il y a 2 ans (3-1), lorsqu’à Londres, au match retour, Chelsea avait renversé la situation (gagnant 4-1 après prolongation).
      C’est aussi celui d’hier.

      Alors si un monde sépare Paris et Londres, un monde sépare encore le PSG du dernier carré de la ligue des champions!

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        3 avril 2014 a 12 h 42 min
        Par Cullen

        Salut Sporthinker,

        Et ben… Je ne me suis pas rendu compte du rabâchage que vous semblez décrire. Et pour m’en convaincre, j’ai relu en diagonale mes précédents papiers, et même après cet exercice, je n’ai toujours pas eu cette impression. Mais je vous fais confiance, c’est toujours bien d’avoir un œil extérieur.

        Content que ça t’ai fait voyager un peu sinon, et encore je n’ai décrit qu’une infime partie du “London Football Club”, le cœur se situant surtout au sein des clubs amateurs ou semi-professionnels.

        Pour la rencontre d’hier, en effet tout le monde semble s’extasier du résultat ( un poil surfait pour le PSG au vu du match ) mais une défaite 2-0 à Stamford Bridge n’est pas du tout impossible ( même si les Londoniens devront faire le jeu et que Mourinho est plus à l’aise dans la situation inverse ).

        A + et encore merci pour ton intervention.

        • avatar
          3 avril 2014 a 17 h 08 min

          Salut,

          Je n’ai pas relu les articles mais il y a aussi tes interventions dans les commentaires. Peut-être est-ce là que tu te “lâches” plus. (et puis je te lis depuis l’ère du vox).

          Bref, c’est sûr que rien n’est joué et c’est tant mieux parce que de l’autre côté même si ce n’est jamais facile de jouer à Dortmund, je ne vois pas l’équipe de cette saison retourner la situation.

  3. avatar
    7 avril 2014 a 14 h 15 min

    Salut,

    Je voulais pour ma part faire un autre constat, qui ne cherche en rien à expliquer le fait que Paris n’ait qu’un club en première division, mais qui peut peut-être avoir son importance en comparaison avec Londres :
    La superficie.

    En effet, le chiffre le plus démonstratif est le fait que Paris soit 17 fois plus petit que Londres !
    Ainsi, Londres a une superficie de 1 706 km² quand Paris ne présente « que » 105 km².

    D’où le côté un peu central du PSG alors que les clubs de Londres disposent d’un plus grand espace …

    Mais ça n’explique pas pourquoi c’est le seul club de la région parisienne à être dans l’élite. Bref.
    J’suis pas sûr que mon commentaire ait servi à grand chose :p

    Superbe article en tout cas, comme l’a dit Simon, ça m’a transporté à Londres, très sympa :)

    • avatar
      7 avril 2014 a 17 h 11 min
      Par Cullen

      Salut Damien et merci du compliment.

      Ton intervention n’est pas du tout inintéressante, simplement lorsque j’évoquais les 12 millions d’habitants à Londres et les 11 millions à Paris, je parlais bien sur du “Grand Londres” et de l’Ile de France dans son ensemble. Surtout, outre l’aspect démographique, Londres est la capitale qui se rapproche surement le plus de Paris, d’un point de vue économique et politique. Elles concentrent toutes les deux les pouvoirs administratifs et culturels contrairement à nos autres voisins où la répartition est souvent plus marquée, notamment dans les pays fédéraux. En Allemagne par exemple, le poumon industriel est situé dans la Ruhr ( là où il y a prolifération de clubs ) et non à Berlin, de même qu’en Italie, si Rome est la capitale historique, Milan est bien la capitale sur le plan économique.

      Je ne dis pas que Paris devrait disposer de 15 clubs pros comme à Londres, c’est évident, mais 2 ( avec une identité bien distincte ), ce serait déjà pas mal, ça pourrait créer une petite émulation dans la région.

      • avatar
        8 avril 2014 a 9 h 49 min

        Re-salut !

        Je me disais bien que c’était pour le grand Londres et le grand Paris (au niveau du nombre d’habitants) et du coup c’est vrai qu’il pourrait y en avoir 2 ou 3 dans le grand Paris.

        Il y avait bien le Racing FC mais malheureusement ces deux clubs ne se sont pas croisés …
        Mais si un investisseur veut créer cette rivalité, le Racing serait pourquoi pas une bonne idée. Puisque le Racing est historiquement plus marqué que le PSG, existant depuis 1886 (pour la section foot)

        Mais aller chercher un club en amateur pour le mener vers l’Elite … ça doit pas faire rêver nombre d’investisseurs … même si le challenge semble intéressant :p

        Bref, ça semble compliqué dans les années à venir, mais c’est sûr que ce serait amusant une rivalité dans le coin :)

        • avatar
          8 avril 2014 a 13 h 17 min
          Par Cullen

          Oui, le Racing pourrait être une piste intéressante, mais à condition qu’il se différencie vraiment du PSG, qu’il se revendique comme étant le club des provinciaux de Paris, celui de la banlieue ou qu’il s’adresse à une catégorie sociale bien précise. Lagardère avait essayé de relancer le club dans les années 80’, sous le nom de Matra, mais il n’a jamais été une alternative crédible au Paris Saint-Germain et pour plusieurs raisons.

          Déjà, les résultats n’ont jamais été à la hauteur des ambitions de Lagardère. Empiler les stars, ça peut fonctionner mais pour ça il faut du temps, et en l’occurrence, les dirigeants du club n’en avaient pas beaucoup à accorder aux joueurs, et la mayonnaise n’a pas pris. Ensuite, le public francilien n’était pas prêt ( et ne l’est toujours pas à mon avis ) à soutenir un club à qui l’on associe un nom commercial, une marque. Et puis surtout le fait d’avoir partagé le Parc des Princes a été une grosse erreur, ça n’avait pas permis au Racing de se démarquer suffisamment du PSG, de trouver un public à part entière qui se serait retrouvé derrière les mêmes valeurs.

          D’une manière générale, les plus grands derbys de la planète sont souvent le résultat d’un raisonnement très manichéen opposant une couche de la société à une autre. Ca peut être un antagonisme social, culturel, religieux ou politique mais l’origine d’une grande rivalité se trouve finalement souvent très loin des terrains de sport.

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